jeudi 17 janvier 2008

Acces Denied ! - 17 Janvier





J’aurai un accès très limité à Internet pour les prochains jours. Histoire à suivre...

mercredi 16 janvier 2008

Mort d’un éditeur - 16 Janvier

Christian Bourgois 21 septembre 1933 - 20 décembre 2007

« J’ai toujours pensé, et aujourd’hui plus que
jamais, au rebours de toutes les prophéties
catastrophistes, que l’avenir du livre demeure
le livre. Je ne sortirai pas de cette conviction…
»

- Christian Bourgois, 18 novembre 2007

vendredi 11 janvier 2008

Compte de notes - 11 Janvier

The Field : From Here We Go Sublime



Les gens autour de moi s’étonnent souvent que je puisse aimer une certaine forme de musique électronique. Pas toutes bien sur car il y a tellement de genre, de sous genre et de sous-sous genre (techno, House, Industriel, Electro, Electronica, Intelligent Dance Music, Garage House, Chill-Out, Ambient, Downtempo...) que je m’y perd facilement. Pour me plaire, cette musique ne doit essentiellement rien avoir de commun avec le mouvement « new age ». Moi vous savez, la musique faite par des illuminées... En fait, j’aime la musique électronique au point d'avoir une douzaine de démos de ma propre musique à mon actif, composé via le logiciel Garageband de MAC. Je compte m’attaquer à la réalisation de véritables pièces musicales sous peu...

Des exemples de ce que j’aime ?

- Tangerine Dream
- DJ Champion
- The Art of Noise
- Moby
- Blonde Redhead*
- Feist*
- Air*
- Godspeed You! Black Emperor *
- Mr. Bungle *
- The Field

Pour ce dernier, c’est une découverte toute récente en fait. Et un coup de coeur instantané. Une musique remplies d’images de paysages, de plaines et d’océans. Une musique tripative (dixit Jacques Languirand) qui se respecte et qui respecte l’auditeur. une musique qui semble simple à la première écoute, mais pas du tout ; c’est une musique beaucoup plus complexe - sans être compliquée ;-) Et puis, on se surprends à « entendre » la musique longtemps après la fin du disque. C’est une musique qui nous habite.

From Here We Go Sublime
The Field
Étiquette Kompakt , 2007

Pour écouter un extrait de l’album « : From Here We Go Sublime » :
http://www.myspace.com/thefieldsthlm


* c’est plus de l’alternatif, je le concède...

jeudi 10 janvier 2008

Transports en commun - 10 Janvier

Méchant retard !




J’ai toujours pensé qu’il fallait un certain courage pour emprunter les transports en commun à Montréal : le prix, l’entassement, la saleté, les retards... Pour moi, le vrai courage c’est pas de marcher tous les jours pour couvrir la distance entre la maison et le bureau (et les courses, et les amis...) mais bien d’emprunter le transport en commun. Mais là, ça frise le ridicule : des retards de 1 à 2 ans ! Imaginez un peu cette conversation au téléphone :

LUI - « Alors, on se retrouve où ? »
ElLLE- « Que dirais-tu de la Grande bibliothèque »
LUI - « Et à quelle heure ? »
ELLE - « 17 heures, dans un an ou deux... »

Goût de l’archive - 10 Janvier





« Il faut être un peu fou pour savourer ligne à ligne
la lecture d’un inventaire d’archives. Ce n’est pas
pour me vanter mais j’en suis. Qui saura jamais
expliquer cette mystique des vieux papiers ? Que
les sceptiques se reportent au Goût de l’archive
d’Arlette Farge qui dit cela très bien. L’enquête
dans les dépôts d’archives, c’est le sel de la
recherche. On quête la pépite éblouissante, sans
autre tamis que le regard, dans un océan
d’informations d’un ennui mortel. Il y a là une
volupté inaccessible aux simples lecteurs de
livres d’histoire. Un œil un peu exercé décèle
aussitôt dans ce magma d’intitulés de pelures,
de dossiers, de boîtes ou de microfilms, ce qui
pourrait donner des livres épatants. Les mémoires
et les thèses, cela va de soi puisque les centres
d’archives sont d’abord faits pour les étudiants,
les professeurs et les chercheurs. Mais des livres !
Chaque nouvel inventaire détaillé est un gisement
pour qui sait le décrypter
».

C’est bien dit, non ? Et ça décrit assez bien mon état d’esprit d’archiviste. C’est bien dit, mais c’est pas de moi ; c’est de Pierre Assouline (encore), extrait de son blogue. Quant à moi, je viens de passer la commande à mon ami libraire du livre « Goût de l’archive » d’Arlette Farge.


http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/12/30/notes-pour-les-urgences/

Portrait - 10 Janvier

L'écrivain dans ses terres




Très beau - et assez juste portrait à mon avis - de VLB (Victor-Lévy Beaulieu) et de son James Joyce, par Pierre Assouline (via son blogue). C’est à lire.

P.S. cette phrase tordante dans les commentaires :
« J’ai du mal à lire le québecois, sinon j’aurais sauté sur l’occasion. ça m’a l’air plutôt appétissant. »


http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/01/01/danger-ecrivain-mechant/

Compte de mots – 10 Janvier

Le bonheur est ici...




J’ai terminé il y a quelques jours, la lecture d’un livre tout simplement extraordinaire : C’est quand le bonheur ? de Martine Delvaux. Je suis tellement emballé en fait que dors et déjà, j’en ai fait MON livre de 2008 (et nous en sommes que le 10 janvier...)

Souvent drôle, tendre aussi, c’est un roman sur l'amitié surtout, l’amitié qui survit à tout - même à l’amour. Mais c’est aussi un roman sur l’amour, sur la vie de tous les jours, raconté à travers les souvenirs et les petits moments du quotidien. C’est un roman qui touche directement le coeur du lecteur.
Même si l’histoire nous est racontée par la narratrice, ce n’est pas uniquement l’histoire d’une femme, mais aussi celle d’un homme. C’est aussi - et surtout ? - leur histoire à eux, ensemble. Commune.

Passé et présent sont tous deux présents dans le livre. On passe de l’un à l’autre sans jamais s’y perdre, parce que cette homme et cette femme c'est aussi un peu vous et moi, votre histoire et mon histoire...

C’est le genre de livre que je me refuse à lire d’une couverture à l’autre, même si la tentation ne manque pas. Pourquoi ? Pour faire durer le plaisir, tout simplement. Peut-être aussi pour se faire croire que le livre n’aura jamais de fin.

Emporté par mon enthousiasme, j’oserais même écrire que cette histoire, telle que racontée par Martine Delvaux, est une histoire universelle et à ce titre, c’est un roman qui devrait intéresser autant le lecteur d’ici que d’ailleurs.

À lire et à relire...

Le bémol ? Il ne concerne ni l’auteure ni son écriture ; c’est le site Internet de la maison d’éditions que je pointe du doigt : il requiert l’utilisation du lecteur Flash de macromedia – et la plus récente version s.v.p. – sinon, vous êtes persona non grata (ce qui est mon cas !) Juste pour ça, je vais écrire un mot aux éditeurs qui, on le devine, ne sembler rien comprendre à Internet. Consolation ? Coté livres, ils s’y connaissent.


Martine Delvaux
C’est quand le bonheur ?
Héliotrope, Montréal. 2007, 158 p.
ISBN : 9782923511061
CCR : 111,1.r/DEL

mardi 8 janvier 2008

Photo - 08 Janvier

Un petit carré de ciel bleu pour oublier le temps gris sur Montréal en ce moment...


Photo prise le 02 janvier 2008,
au pied du Mont-Royal

lundi 7 janvier 2008

Silence – 07 Janvier

S’cusé le silence : dur retour au boulot : des démissions à la pelle, du boulot en trop et un temps nul à ch.... Rien pour inspirer un gars débordé !

jeudi 3 janvier 2008

Acquisition - 03 Janvier

Chouette, des livres !




J’ai profité de cette froide journée de congé pour faire un saut à ma libraire de livres usagés (librairie Delteil). Immédiatement, mon libraire, après m’avoir souhaité la bonne année, m’a invité à passer dans l’antre, dans le saint des saints, que dis-je, dans son sanctuaire privé : sa réserve de livres. Comme la dernière fois*, j’ai fais des découvertes, mais des découvertes... Voici ce que j’ai rapporté de « ma chasse » :

Klein, Gérard – Le sceptre du hasard (science-fiction)
Mora, Léo – La croix sanglante (mystère)
Peters, Ellis – Le capuchon du moins (roman)
D’Allemagne, André – Le colonialisme au Québec (histoire)
Collectif – Peur (nouvelles d’épouvante)
Todd, Emmanuel – Après l’empire (essai)
Collectif – FLQ : un projet révolutionnaire (étude/politique)
Wharton, Thomas – Le champ de glace (roman)
Eco, Umberto – La guerre du faux (essais)
Collectif – Villon Testateur (essais)
Franzen, Jonathan – Les corrections (roman)
Baudrillard, Jean – À l’ombre des majorités silencieuses (essai)
Houellebecq, Michel – Les particules élémentaires (roman)
Makine, Andreï – Au temps du fleuve Amour (roman)
Bergeron, Léandre – Petit manuel d’histoire du Québec (essai)
Lampedusa, G.P. – Le professeur et la sirène


Drôle : j’ai même donné un coup de main à mon libraire en lui trouvant qui des titres rares, qui des auteurs « à la mode », qui des « best-sellers ». Bref, j’ai joué au libraire-archiviste cet après-midi ;-) Je recommencerais dès demain. D’oh ! c’est vrai, impossible demain : je serai « dans l’nord ».


* voir http://archivistedejour.blogspot.com/2007/11/acquisitions-et-visite-14-novembre.html

Générosité – 03 janvier

Chouette, de la musique !



Là ou vous ne voyez qu’une pile de CD bien ordinaire, je vois de la générosité ; cette pile (50 CD en fait) représente une première partie (la suite plus tard) d’un cadeau que me fait un copain ! Non, ce copain n’est pas devenu soudainement sourd. Non. C’est qu’en ce moment, il numérise en format MP3 l’ensemble des CD de sa discothèque dans son ordinateur, et qu’il m’offre de conserver tous ses CD « classique » chez-moi.
- « Donc, ce n’est pas un cadeau ? »
- « En fait, oui... mais non. Oui car je puis me considérer comme le nouveau « propriétaire » des CD. Mais non car cet ami pourrait un jour ou l’autre récupérer un ou plusieurs CD, pour quelque raison que se soit ».
- « Mais pourquoi cet ami ne conserve pas ses CD ? »
- « Comme tous ceux qui font le choix de conserver toutes leurs musiques dans un disque dur (iPod ou autre) cet ami trouvait un peu ridicule de conserver à la fois l’original sur CD et la copie en MP3 dans son ordinateur. Surtout qu’il n’écoute jamais de musique sous format CD. De plus, malin comme deux, cet ami à décidé de faire un back-up des MP3 sur DVD ».
- « Mais la question demeure ; est-ce un cadeau ou pas ? »
- « Oui car de cette façon, j’ai toujours un accès direct à des oeuvres que je ne possède pas dans ma propre bibliothèque. ».
- « Des exemples... »
- « Pourquoi pas : »

Bach, J.S. – Quatre suites pour orchestre
Bach, J.S. – Cantates BWV 202 et 209
Grieg, E – Peer Gynt
Haendel, G.H. – Orlando
Haydn, J. – Symphonies Nos. 44, 88 et 104
Prokofiev, S. – Cendrillon
Rimsky-Korsakov, N. - Schehrazade
Saint-Saëns, C. – Symphonie No. 3 (dite symphonie avec orgue)
Stravinsky, I. – Le sacre du printemps
Tchaïkovsky, P.I. – Symphonie No. 5
Verdi, G. – Requiem

Beaucoup de doublons aussi – forcément. Mais ça, c’est une autre histoire...

mercredi 2 janvier 2008

Plaisir du livre usagé – 02 Janvier

Le plaisir d’acheter un livre usagé est multiples : olfactif bien sur (ah ! l’odeur des vieux livres), tactile (passer ses doigts sur la tranche d’un livre). Visuel aussi (regarder des yeux la qualité du papier, les noms d’auteurs et de titres qui défilent d’une étagère à l’autre). Émotif (face à la redécouverte d’un livre que l’on pensait perdu à tout jamais). Sans parler du plaisir (un véritable frisson celui-ci) d’arriver à la caisse et se rendre compte que finalement, la douzaine de livres dans nos bras ne nous coûte pas la peau des fesses ;-) Bref, l’achat de livres usagés, c’est une expérience multi sensoriels et à ce titre, bien difficile à décrire à ceux et celles qui n’ont de yeux que pour le livre neuf – ou pire, qui n’achètent jamais de livre.
Pour moi, acheter un livre usagé c’est encore plus que ça ; c’est l’aventure, la découverte. C’est se laisser tenter par un titre, un auteur ou à une recommandation de son libraire. C’est aussi découvrir tout un univers passé (parfois lointain) d’un livre qui fut écrit et imprimé bien avant sa propre naissance. Un autre plaisir est celui de découvrir, à l’intérieur du livre, le nom de son ancien propriétaire. Avec Treblinka de Jean-François Steiner (voir le Compte de Mots du 02 Janvier 2008), pas de nom. Mais en y regardant de plus près, j’ai constaté que le livre fut sans doute acheté en France (pour 3,90F) et que la personne qui a lu le livre avant moi a laissé une cote (de 5/6). Est-ce une cote d’appréciation ? Ou de classification ? Mystère...
Mais plus mystérieux encore, c’est lorsque les gens utilisent de la publicité en guise de signet. Voici ce que j’ai trouvé dans le livre de Steiner :



(recto et verso)


Avouez que c’est pas banal du tout ! J’ai aussi découvert de beaux signets de cette façon. J’ai même découvert – et acheté - un livre ayant appartenu à mon professeur de français du temps de mon secondaire V - ou est-ce le secondaire IV ? Vous savez, avec un nom comme le sien - Denis Mouton – difficile de croire qu’il s’agit d’un homonyme...

Plaisirs d’hiver – 02 Janvier

Merveilleux Hiver

Quelle superbe journée ! Je sais pas chez-vous, mais à Montréal, le ciel était d’un bleu pur et sans nuage. Et avec 20cm de nouvelle neige au sol, je ne pouvais faire autrement que de passer une bonne partie de mon après-midi en raquettes, sur le Mont-Royal. C’était la première fois que j’expérimentais la photo numérique dans le froid montréalais (-13C). Tout s’est très bien déroulé. Pas une seule défaillance de l’appareil photo... Quoi, de la raquette ? ben oui, je pratique ce « sport » depuis l’âge de 11 ou 12 ans. Et vous l’aurez deviné, j’ai encore mes bonnes vieilles raquettes de babiche avec un cadre de bois...




Deux photos de cet après-midi sur le Mont-Royal (d’autres photos à venir sur mon compte chez Flickr).

Compte de mots – 02 Janvier

Les bouches inutiles




Treblinka. Treblinka est moins connu qu’Auschwitz, Dachau ou Buchenwald. Treblinka n’était pas un camp de concentration. Treblinka était purement et simplement un camp de la mort. Un camp d’extermination. Plus de 600 000 juifs y sont morts.

On ne demandait pas aux hommes, aux femmes
et aux enfants qui y étaient envoyés de travailler
jusqu’à l’abêtissement, jusqu’à l’épuisement
physique et intellectuel. On leur demandait de mourir.

Présentation. Treblinka, de Jean-François Steiner

Ce livre ne se contente pas de raconter l’histoire de ce terrible camp de la mort ; il raconte aussi le courage insensé d’une poignées d’hommes et de femmes devant l’inéluctable. Ce livre raconte que six millions de juifs ne se sont pas laissé bêtement mener à l’abattoir sans résistance ; beaucoup sont morts en résistants. Mais leurs histoires sont mal connues. Le Treblinka de Jean-François Steiner raconte l’histoire de cette résistance. L’histoire de ces gens.

C’est une lecture nécessaire. Pour ne pas oublier. Pour ne jamais oublier. Comme il est nécessaire de lire sur le massacre de Sabra et Chatila, le génocide rwandais, la guerre serbo-croate. Pour ne pas oublier.

Treblinka
Jean-François Steiner
Le livre de poche, 1968, 510 pages
pas de ISBN
CCR : 331.h/STE

mardi 1 janvier 2008

La rubrique à trucs – 1er Janvier

Firefox

Lors du démarrage de Firefox (de grâce, ne me dites pas que vous faites confiance au logiciel de navigation Internet de Micro$oft !), pourquoi se contenter de l’ouverture d’une seule page ? Firefox permet l’ouverture de plusieurs pages simultanées, via les onglets. Imaginons par exemple que vous aimeriez voir s’ouvrir simultanément la page d’accès de Blogger, de Cyberpresse et de Google. Il vous suffit d’ouvrir les préférences de Firefox (voir les instructions plus bas), d’inscrire les adresses complètes de Blogger, Cyberpresse et Google, en séparant chaque adresse par le sigle « | » sans les guillemets (pipe en anglais. Voir l’exemple). Lors du redémarrage de votre logiciel, Firefox va ouvrir simultanément, dans trois onglets distincts, le site de Blogger, le site de Cyberpresse et le site de Google.

Instructions :
OSX : Firefox/Préférences/général/Page d’accueil
WinXP :Outils/Options.../ général/Page d’accueil





Il semblerait qu’Internet Explorer 7 puisse aussi exécuter l’ouverture simultané de plusieurs onglets. Mais si vous êtes le moindrement sérieux, vous n’utilisez jamais IE 7 (ou n’importe quelle autre version). Et ça n’a rien à voir avec un quelconque ressentiment face à Micro$oft.

Photo – 1er janvier




Non, il ne s’agit pas du premier lever de soleil sur cette nouvelle année qui débute*, mais bien du dernier couché de soleil de l’année 2007, vue de la fenêtre de mon espace bureau à la maison.


*il neige en ce moment...

lundi 31 décembre 2007

Anniversaire – 31 décembre

Il y a un an aujourd’hui, j’inaugurais ce blogue.

dimanche 30 décembre 2007

Ménage et point de vue – 30 décembre



En effectuant le ménage de mes revues informatique ce matin, je suis tombé (boum !) sur Le point de vue de Julien Guillot, chef de rubrique pour la revue SVM MAC[1]. Bon, pour ne pas me faire taper sur les doigts par les gars de SVM, il m’est impossible de citer ici tout son point de vue. En gros, Julien Guillot dit que certains dinosaures de la langue française se refusent toujours à faire évoluer la langue dans le domaine des nouvelles technologies. Résultat, en France, il n’y a toujours pas d’alternatives au mail, spam, chat, blog et bugs. Mais comme le souligne Julien Guillot, la situation est différente au Québec :

« Pour les Québécois pourtant, le courriel et autres
pourriel ou polluel côtoient le clavardage, et les
blogues peuvent subir des bogues.
»

Surprise ! Pourtant, il fut un temps où nos « courriels » et autres expressions du même acabits ne récoltaient que des moqueries. Julien Guillot poursuit :

« En d’autres temps, nous n’avons pas eu peur de
fabriquer un mot pour remplacer l’anglais computer.
Ordinateur, logiciel, informatique, tous ces mots
n’existent que parce qu’on les a imaginés un jour
pour traduire des concepts inédits
.

Il termine avec cette phrase:
« Ne cédons pas à un protectionnisme passéiste et
gardons cette inventivité qui caractérise une langue
vivante et créative.
»

Belle leçon...

[1] « Bravitude informatique », Julien Guillot, chef de rubrique pour la revue SVM MAC, juin 2007

samedi 29 décembre 2007

Compte de mots – 29 décembre

Changement de décor



C’est à un véritable changement de décor que nous convit David Lodge avec son roman. L’action se passe simultanément aux États-Unis en en Grande-Bretagne, en 1969. Deux professeurs, l'un britannique et l'autre états-uniens, échangent leur poste pour six mois. Et six mois, c’est bien assez pour voir une vie complètement chamboulée : amour, sexe, amitiés, profession, Lodge démontre une fois de plus combien la vie est parfois absurde, mais remplies de rendez-vous incroyables.

Bien sur, cette histoire est farfelue, comme toutes les histoires de David Lodge. Je pourrais peut-être reproché à l’auteur une certaine facilité, (nous sommes loin de « Pensées secrètes » du même David Lodge) et aussi, une description un peu lourde de l’état des lieux au début du roman. Mais au final, je ne me suis pas ennuyé une seule minute. Et la description des moeurs universitaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne vaut le détour. Belle reconstitution d’époque. À lire donc.


David Lodge
Changement de décor
Traduction de Changing places. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Maurice et Yvonne Couturier
Rivages, Collection Littérature étrangères
281 pages. 1990
ISBN : 9782869304000
CCR :121.r/LOD

Sollicitation abusive – 29 décembre




J’ai complètement oublié de vous raconter ceci :
Mercredi 26 décembre, il est tout juste passé 16hrs. Je suis devant l’ordinateur. Je mets à jour ma base de données de livres dans Excel. Le téléphone sonne ; je réponds et c’est bell/sympatico qui désire me vendre... en fait, je sais même pas quoi, j’ai comme qui dirait, subitement « pogné » les nerfs ! Avant même que le type me vende sa salade, je me suis écrié :

« aïe ça va faire criss, c’est le temps des
fêtes, est-ce qu’on pourrait avoir la paix !
».

Puis, j’ai raccroché. Ça m’a fait un bien immense ;-) Bon, d’accord, vous me direz que c’est pas la faute du pauvre type qui boss pour une compagnie (Bell) aussi sans coeur qu’avide de mes sous. C’est vrai. Mais c’est tout de même pas moi qui lui ait imposé ce boulot tout de même. Et puis, écoeurer les gens de cette façon le lendemain de Noël, ça ne se fait pas. Il n’y a personne chez Bell qui s’est posé la question ? Pour réfléchir, ne serait-ce que deux secondes ? Je pense que lorsqu’il est question de sous, les grandes corporations comme Bell n’ont que l’idée de l’argent en tête, rien d’autre.