mardi 9 février 2010

Nouveau design - 09 Février





J’y pensais depuis un bout de temps. C’est à soir que je l’ai fait : j’ai changé le design du blogue, pour la première fois depuis l’ouverture de ce blogue le 31 décembre 2006. Alors, vous aimez ? Pour ma part, tout ce qui se trouve à droite prends encore un peu trop de place à mon goût.

Technologie - 09 Février


Mort d’un disque dur.


Acomdata 250Go

Mon plus «vieux» disque dur est mort cet après-midi. J’ai eu le temps de récupérer ce qui s’y trouvait avant de le débrancher définitivement. Je sais plus depuis combien de temps je possédais ce disque. Des années en tout cas. Il m’a fidèlement servit - et coûté un bras dans l’temps. Aujourd’hui, un disque dur de 250Go c’est pratiquement impossible à trouver ailleurs que dans l’usagé. J’ai acquis un disque dur de 1 To un peu avant les fêtes, pour 200 $ Espérons qu’il va me durer aussi longtemps que l’Acomdata.


samedi 6 février 2010

Compte de mots - 06 Février


Helene Hanff en voyage à Londres




«La duchesse de Bloomsbury Street», c’est la suite logique à l’excellent livre «84, Charing Cross Road», du même auteur. Avec «84, Charing...», Hanff racontait vingt ans de correspondance (1949-1969) entre elle, new yorkaise un peu déjantée et amante des anciennes éditions de livres et une librairie londonienne (Marks and Co) et son personnel, spécialisée en livres rares. Cette correspondance, au départ, purement professionnelle, devient tranquillement personnelle. IL faut lire l'humour corrosif de cette new yorkaise et les répliques très flegmatique du britannique Frank Doel, l'employé de Marks & Co avec qui elle correspond le plus. Cette correspondance prendra fin abruptement avec le décès de Doel - et avec la fermeture de la librairie. Le rêve d’Helene Hanff de visiter Londres et ses «amis» de la librairie ne se fit jamais, du moins, du vivant de Doel. C’est donc «après toute une vie d’attente» qu’Hanff débarque à Londres, en juin 1971. Elle y est accueillit par la veuve de Frank Doel et la fille de se dernier. Et c’est ce que raconte «La duchesse de Bloomsbury Street». La forme emprunté cette fois-ci, c’est le journal : Helene Hanff note tout, consciente que son voyage à Londres (ses premières vacances depuis 50 ans) seront sans doute les seuls vacances là-bas. Dans ce livre, on retrouve la Helene Hanff des lettres de «84, Charing...» : le ton est incisif, les colères bien senties, mais aussi, toute sa lucidité et ses réflexions sont présentent dans chaque page.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Surtout parce que j’avais lu «84, Charing Cross Road» avant. Ma préférence va sans doute à «84, Charing...», mais «La duchesse...» demeure un ouvrage à lire. C’est comme le point final à l’aventure d’Helene Hanff - et à notre aventure comme lecteur. Je recommande...




Le 84 Charing Cross Road



La duchesse de Bloomsbury Street
Helene Hanff
France, 2004. 190 pages.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Noël Liaut
Petite bibliothèque Payot
ISBN : 9782228898928
CCR : 112.j/HAN

Théâtre - 06 Février



Coup de théâtre



Soirée de théâtre hier soir au TNM pour voir «Le bourgeois gentilhomme» de Molière. L’histoire, tous le monde - ou presque - connaît : Monsieur Jourdain, homme d’affaires prospère, vit à Paris sous le règne de Louis XIV. Son ambition sociale lui fait perdre tout sens de la convenance et du bon goût. Il désire à n’importe quel prix appartenir à la noblesse. Mais à défaut d’être noble, il faut faire comme. Et ne reculant devant rien, surtout pas du ridicule, il décide de suivre les extravagances de la mode. Une pièce qui est encore beaucoup d’actualité donc.

Débutons avec les fleurs : Guy Jodoin (Monsieur Jourdain) y est excellent. Il porte la pièce sur ses épaules, rien de moins. Ce gars-là doit perdre trois kilos par représentation, juste en sueurs. Il se donne à fond dans son rôle et ça donne un personnage crédible.

Vient ensuite Nathalie Mallette qui est parfaite dans son rôle de Nicole (une servante). Dans son jeu, dans sa voix, dans sa façon de se déplacer, elle est parfaite. On y croit du début à la fin.

Alain Zouvi est, dans son rôle de Maître de philosophe, très convaincant aussi.
Le reste de la distribution est aussi très bien. Le décor est une belle trouvaille : des miroirs partout, comme pour faire éclater au grand jour la vanité de monsieur Jourdain. Mais (le pot arrive...) la mise en scène de Benoît Brière est une catastrophe. N’ayant sans doute plus l’âge (ou la forme physique) pour jouer les bouffons lui-même (a t-il faut autre chose ?), Brière fait endosser son rôle de bouffon à tous les personnages ; tous (ou presque) chantent trop fort, parlent trop fort, trépignes trop, font trop de grimaces, trop de répétitions, pas assez d’inventions... En fait, n’eut été des comédiens en général (mais surtout du trio Jodoin - Mallette - Zouvi qui ont réussit à bien intérioriser leurs personnages) cette pièce aurait été une sinistre farce, tout juste bonne pour un public adolescent ignorant tout du second degré de cette pièce. D’ailleurs, il y avait beaucoup d’adolescents à la représentation d’hier soir et ils se sont esclaffés des pitreries, des grimaces, mais je suis pas certains qu’ils aient compris quoi que se soit au réel propos de cette pièce. Et à voir cette mauvaise mise en scène, comment les blâmer. C’est donc un gros bravo à la distribution et un gros zéro à monsieur Brière et sa mise en scène. Dommage pour les comédiens...

Le Bourgeois gentilhomme
de Molière
Du 12 janvier au 6 février 2010
Supplémentaires du 9 au 18 février 2010
Théâtre du Nouveau Monde
Mise en scène de Benoît Brière

jeudi 4 février 2010

Noël en février ! - 04 Février


Ouate de phoque*


S'cusez pour la piètre qualité de l'image ; j'avais pas mon trépied

Trop, c'est trop ! Des lumières de Noël un 4 février, c'est un peu «too much» comme ils disent en latin.

Photo prise dans l'arrondissement Villeray un peu plus tôt ce soir.


_____________
* Mon amie Vieux bandit possède un copyright là-dessus.


Les Brontë - 04 Février


Les Brontë


Anne, Emily, Branwell (effacé) et Charlotte Brontë


Je n’ai jamais caché ma passion pour les soeurs Brontë, pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’oeuvre et à la vie des soeurs Brontë. J’ai même un ami (merci encore Alain) qui m’aide grandement dans ma «quête» de collection des biographies sur les Brontë, en me rapportant d’Europe des biographies anciennes et forcément rares (je ne collection rien d’autres). L’oeuvre des soeurs Brontë occupe même un espace «à part» dans mes bibliothèques ; j’ai tout réunis en un corpus ; les oeuvres, les biographies, les photos et même, une carte Michelin de la région. Je n’ai jamais voyagé - et n’ai pas l’intention de voyager un jour. Mais si je devais le faire, j’aimerais explorer à pied cette région avec un guide. Mais forcément, je serais déçu : c’est un des coins du Royaume-Uni le plus visité par les touristes...

Bref, cette introduction inutile pour vous dire que la semaine dernière, en terminant le «journal» de Helene Hanff sur son séjour à Londres, je suis tombé sur ce passage :

«Nous avons déjeuné chez Panzer puis nous sommes
retournées à la Nationale Portrait Gallery. J’ai
vu Jane Austen, Leigh Hunt, Willie Hazlitt et le
portrait des Brontë, qui donne le frisson : les
trois soeurs , et au beau milieu une tache grise
recouvrant le visage de Branwell.
Selon la légende, il se serait peint aux cotés de
ses soeurs avant de se faire disparaître dans un
accès de haine dirigé contre lui-même. Bien sûr,
j’ai été incapable de me concentrer sur les trois
femmes, le tableau est dominé par cette tache grise.
On ne peut s’empêcher de se demander si Branwell
savait qu’il en serait ainsi.
»
Helene Hanff, «La duchesse de Bloomsbury Street», p. 177

Je n’avais jamais pensé que cet acte délibéré de Branwell pouvait au fond cacher une envie «d’éternité», d’accéder à la gloire, comme ses soeurs. Intéressant... Une piste à suivre.


La version de la peinture de Branwell avant restauration
ici (2,400 × 2,908 pixels, 1,27 Mo)

la version de la peinture de Branwell restaurée en numérique
ici (2,400 × 2,908 pixels, 2,09 Mo).


Acquisitions - 04 Février


- «
Mais on ne peut tout avoir...»
- «
Et pourquoi pas ? Si certains n’ont rien, pourquoi n’existerait-il pas des gens qui auraient tout !».
(lu quelque part, je ne me souviens plus trop où)



Au retour d’un rendez-vous d’affaires, je suis passé devant la libraire Raffin, rue St-Hubert ; difficile de résister ;-)
J’ai acquis les livres suivants :

Mordecai Richler - «Rue Saint-Urbain» (roman)
Jacques Poulin - «Les grandes marées» (roman)
Martine Delvaux - «Rose Amer» (roman)
François Blais - «Vie d’Anne-Sophie Bonenfant» (roman)
Alice Munro - «Du coté du Castle Rock» (nouvelles)
Philip Kerr - «La trilogie berlinoise» (romans)

plus cadeau qui arrivera la semaine prochaine...

Bon, j’ai pas trouvé le plus récent opus de l’ami Éloi, mais ce n’est que partie remise : j’en ferai l’acquisition la semaine prochaine - là, j’en ai tout de même pour 175 $ de livres : je sais pourquoi je ferai du sur-temps ce soir ;-)


mardi 2 février 2010

Au menu - 02 Février



J'arrive...



Photo de l'auteur.


Patience, j'arrive. Au menu, il y aura :


cinq ou six petites lectures ;

quelques disques ;

des photos.

Peut-être une histoire ou deux aussi.

samedi 30 janvier 2010

Littérature 101 - 30 Janvier


«Au Québec, un élève peut entrer à l'université sans jamais avoir lu une oeuvre de Michel Tremblay.»
- Marie-Christine Beaudry, professeure de didactique à l'UQÀM [1]



Photo de l'auteur.

On lit ça un peu vite un samedi matin et on sursaute ! Quoi, pas même une pièce de théâtre, rien de ce «grand» dramaturge joué partout dans le monde (ou presque) ? On s’indigne, on s’offusque puis, on prends un grand respire et on se dit qu’au fond, c’est tout à fait normal: au Québec, il n’y a pas d’auteurs ou de titres obligatoires à lire, que se soit au secondaire ou au Cégep. La décision revient donc à l’école voir même, aux enseignants de choisir auteurs et textes. On croit rêver ; pas une seule règle pour encadrer un choix de lectures. En fait si, il existe une règle (une seule) depuis 1995 : l’obligation qu’ont les enseignants de faire lire cinq oeuvres par année, qui doivent représenter trois genres différents. Et la moitié des ouvrages lus doivent être québécois. Mais dans les faits, il n’y a aucun contrôle de la part du «sinistre» de l’éducation. Faut-il s’étonner alors qu’on ne lise plus Tremblay à l’école ? De toute façon, on ne lit plus Molière non plus... Le plus beau de tout ? les enseignants des différents niveaux ne se consultent pas lorsque vient le temps de choisir des oeuvres. Donc, il y a danger de dédoublement, sans compter l’absence de «progression» : «Des jeunes peuvent lire Les trois mousquetaires en première secondaire et lire des romans de La Courte Échelle en deuxième.»[1]

Mais ne pas lire Michel Tremblay au secondaire, ce n’est rien de nouveau ; moi-même du temps que je fréquentais l'école secondaire (au siècle dernier), on m’a fait lire les «Chroniques martiennes» de Bradbury, «les chiens de baskerville» de Conan Doyle - hé oui, du Sherlock Holmes. Pour faire rager mes professeurs, j’avais toujours avec moi, dans le cours de français, un roman policier d’Aghata Christie, préférablement les aventures d’Hercule Poirot ;-) Qu’ai-je lu aussi... Ah ! oui, je me souviens qu’on voulait nous obliger à lire le journal - si ! si ! pas de blague. J’ai encore souvenir de ce professeur qui voulait forcer nos parents à nous acheter Le Devoir ;-))) Je crois me souvenir que j’ai lu «Les trois mousquetaires», mais pas de Michel Tremblay.

Mais bon, je me demande si se serait une si bonne idée de remettre entre les mains de la «sinistre» de l’éducation la décision de fournir une liste obligatoire d’auteurs et de textes à lire, sachant que c’est ce même «sinistrère» qui a accouché de la réforme...
«Il n'y a rien de tel que d'allécher l'appétit et l'affection des enfants, autrement on ne fait que des ânes chargés de livres», disait Montaigne. Sans en arriver à imposer une seule et même liste sacrée de livres obligatoires, peut-on à tout le moins s'efforcer d'allécher l'appétit littéraire des élèves en leur proposant autre chose que de la malbouffe?»[2]

Mise-à-jour

Dans les commentaires, l'amie Jules nous parle de son expérience de lecture au Cégep : je reproduis intégralement son propos - très pertinent (Merci Jules).

«Tremblay serait beaucoup plus digeste que Rimbaud, Nerval, Vercors ou encore Alain Fournier que j'ai eu à lire au CEGEP! Et je ne me serais pas retrouvée à mon âge n'ayant lu que quelques auteurs de ma province et très peu de mon pays en général!»


____________________
[1] http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201001/30/01-944626-lectures-scolaires-kafka-ou-twilight.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-title_article_ECRAN1POS3

[2] http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/rima-elkouri/201001/30/01-944662-non-a-la-malbouffe-culturelle-a-lecole.php


vendredi 29 janvier 2010

Photo - 29 Janvier


Le silence d'une image, la beauté du noir et blanc.



Photo faite il y a tout juste quelques minutes. J'aime particulièrement le «silence» de cette photo...



Nikon D90
f/4,2
1/200
ISO 100
26mm

Technologie - 29 Janvier



R.I.P. Silverlight


Est mort - et ne sera pas regretté - après quelques années de très mauvais service, le lecteur Silverlight de Radio-Canada. Silverlight c’est un «plugin»* pour navigateur Internet (principalement Internet Explorer de Microsoft), qui fonctionne de façon similaire à Adobe Flash, mais en plus mal. En fait, Siverlight fonctionne tellement mal que personne n’arrive à en dire du bien. Vous pensez que je fais une montée de lait parce qu’il s’agit d’un produit Microsoft ? Erreur : même Microsoft n’utilise pas Silverlight (c’est vous dire). Tenter de regarder une émission sur la zone télé de radio-canada avec Siverlight est une source de jurons sans fin.

C’est donc sans regret que nous disons adieu Silverlight et ce, grâce au tout nouveau site Internet www.tou.tv, un grand portail francophone d'émissions de télévision (Radio-Canada, Télé-Québec, TV5...).
Et pour une fois, la technologie utilisée est assez universelle (Flash, d’Adobe). Mais ça nécessite tout de même trois choses :

- une machine récente et véloce
- un fureteur Internet récent
- un connexion Internet haute-vitesse


Spécifications

J’ai essayé de regarder une émission de «La semaine verte» avec ma connexion «moyenne vitesse» : oubliez ça ! Ça prends vraiment la haute vitesse. Mais bon, je ne regardais déjà pas la télévision avec un téléviseur, je ne vais pas commencer à regarder des émissions de télé parce que c’est disponible via Internet. Je vais encore privilégié une soirée passé avec madame ou avec des amis, un bon livre ou quelques bons disques.

www.tou.tv c’est tout de même un bel effort qui méritait d’être souligné.



*Le terme plugiciel a été proposé par l'Office québécois de la langue française.


mardi 26 janvier 2010

Montréal - 26 Janvier


C'est tellement ça Montréal : de la confusion jusque sur les panneaux de signalisation...


Localisation : sur Lajeunesse, direction nord, entre Guizot et Liège.


Localisation : sur St-Denis direction nord un peu avant Jarry.

mardi 19 janvier 2010

Putain de mois de janvier - 19 Janvier



Kate McGarrigle 1946-2010


Kate et Anna McGarrigle
Photo : Photo Ivanoh Demers, La Presse



Si je croyais en dieu, je dirais qu’il s’ennuie ferme «là-haut» dans son paradis pour ramener à lui Lhasa de Sela et Kate McGarrigle le même mois. Mais voilà, je ne crois pas au grand type barbu qui nous regarderait, nous «sa» création, du haut de son nuage. Alors faut croire que c’est la Vie (avec un grand V) qui nous ravit ainsi deux grandes Artistes (avec un grand A).

Ma découverte des Soeurs McGarrigle remonte à 1976 ou 1977, avec l’album éponyme «Kate and Anna McGarrigle». Puis, j’ai acheté le «French album» (Entre la jeunesse et la sagesse) et finalement, «Love over and over». Je n’ai jamais cessé tout à fait d’écouter les soeurs McGarrigle et pourtant, je ne possède plus les albums vinyles et je n’ai jamais pensé à acquérir les CD. Lacune que je vais m’empresser de réparer...

Il se trouvera sans doute quelques tarlas (de Québec ou d’ailleurs) pour prétendre que tout comme pour Lhasa de Sela, les soeurs McGarrigle ne représentaient pas grand chose au fond ; diantre, naître idiot et demeurer idiot toute sa vie c’est sans doute le lot de pleins de «sans talent». On peut bien sur ne pas aimer les Kate McGarrigle et Lhasa de Sela de ce monde, mais faut être bien petit pour refuser de reconnaître le talent immense de ces deux femmes...

Putain de mois de janvier...



dimanche 17 janvier 2010

Compte de mots - 17 Janvier


La vie secrète de Walter Mitty




J’ai longuement hésité avant de vous parler de ce recueil de nouvelles ; j’ose même pas vous le recommander. Pourtant, j’ai bien aimé les quelques heures que j’ai passé avec le livre et son auteur et ses histoires complètement burlesques et ridicules. Mais impossible de vous recommander la lecture de ce livre sans une sérieuse mise en garde : le «style» d’écriture de Thurber est réputé difficile à définir, certains disant qu’il se rapproche celui d'Alexandre Vialatte et parfois aussi de Boris Vian. Moi, j’irais jusqu’à dire que ça se rapproche de l’humour d’Alphonse Allais. Mais qui lit Allais aujourd’hui ? Qui trouve l’humour d’Allais pertinent en 2010* ? La question se pose aussi pour Thurber : qui lit encore Thurber ?

Si «La vie secrète de Walter Mitty» est sa nouvelle la plus connue (il existe même un film inspiré de cette nouvelle, avec Danny Kaye dans le rôle de Walter Mitty), Thurber s’est très souvent inspiré de sa vie pour écrire des histoires à dormir debout. Malheureusement, ses histoires ne sont plus très drôle aujourd’hui. Pourtant, ses histoires et ses dessins, d’un minimalisme incroyable, auront fait rire plus d’une génération d’américains**.

Je crois que pour s’initier au monde de James Thurber, il faut absolument lire sa bbiographie intitulée «Ma chienne de vie» (voir mon billet ici) Si vous aimez cette biographie hors du commun, vous aimerez à coup sur «La vie secrète de Walter Mitty».

La vie secrète de Walter Mitty
James Thurber
Paris, 2008. 266 pages.
Titre original : The Secret Life of Walter Mitty
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Christina Potesta et Claude Dalla Torre
Robert Laffont, Pavillons poche
ISBN : 9782221111567
CCR : 112.n/THU



* «Alphonse Allais, dont les contes faisaient rire la France entière était un homme lugubre».
P. 52, «Au bonheur des mots», Claude Gagnière.

** «When James Thurber died in November 1961, I had just turned 22 years old, and I felt as if a large part of my world had gone with him. Probably it's difficult for readers today to understand just how much Thurber meant to readers then, even though many of his books are still in print and enjoy respectable sales».
- Shaun Mullen, Monday, May 14, 2007
http://kikoshouse.blogspot.com/2007_05_01_archive.html

samedi 16 janvier 2010

Mise à jour - 16 Janvier


À la recherche de... Mise à jour




Je ne pouvais pas demeurer sur un échec. Je trouvais inconcevable de ne pas en savoir plus sur le «fameux» enregistrement «stéréo» des variations Goldberg de 1955 de Glenn Gould (voir mon billet ici) avec tout ce j’avais sous la main comme information (le disque lui-même, les livres, Internet). J’ai donc poursuivie mes recherches et je vous livre le résultat de mes recherches :

- Le disque vinyle a beau être très rare, il est possible de l’acheter via Internet pour un prix dérisoire : entre 7 $ (chez Classic Vinyl) et 14 $ (sur eBay).

- La version sur CD n’existe tout simplement pas (et je sais pas pourquoi encore). Je suis donc très chanceux d’avoir ma copie maison sur CD ;-)

- J’ai trouvé la référence du vinyle sur le site de la Library of Congress : (voir l’image). Ça dit pas grand chose mais au moins, je suis arrivé à mettre une date sur le disque ; 1968.




J’en suis donc là ; pas beaucoup plus loin, mais j’ai tout de même fais quelques pas en avant dans ma recherche.


Compte de mots - 16 Janvier


Mauvais jour de fête.




Grande déception que ce «Jour de fête à l’hospice» de John Updike. Premier roman de cet auteur, ce livre aurait conquis la critique américaine et le public. Malheureusement pour moi, je n’ai pas embarqué dans cette histoire morne et sans rebondissement.

ce «Jour de fête» se déroule dans un hospice situé dans campagne entre le New Jersey et de la Pennsylvanie. La vie morne que mène les «vieux» est rompue une fois par année par la traditionnelle vente de charité.

«- Vous êtes ici dans une situation plutôt exposée
- Eh, si je n’étais pas exposé, qui est-ce qui me verrait ?
- Je veux dire simplement un peu plus haut le long de l’allée, dans l’ombre.
- Ma place habituelle est ici.
- Si vous le préférez ainsi... bien entendu il n’y a aucune différence.
»
P. 65

La monotonie de la vie en hospice en ce «jour de fête» est brisée par un orage et divers petits incidents banales et insignifiants. Un livre d’une rare banalité...


Jour de fête à l'hopice
John Updike
Titre original : The Poorhouse Fair
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Alain Delahaye
Paris, 2008. 274 pages.
Robert Laffont, Pavillons poche
ISBN : 9782221110805
CCR : 112.r/UPD


jeudi 14 janvier 2010

Commande - 14 Janvier


Chic, encore des livres !



Et comme si l’acquisition de 15 livres n’était pas assez (voir le billet plus bas), je m’apprête à acheter deux livres (neufs cette fois-ci) :


le plus récent roman de Martine Delvaux (Rose Amer)
le plus récent roman d’Éloi Paré (Sonate en fou mineur)

Je pense me rendre chez Raffin, rue St-Hubert pour acquérir les deux romans. Plus de nouvelles bientôt sur ma quête aux livres neufs.

Acquisitions - 14 Janvier



S'cusez la piètre qualité de cette photo...

Je suis passé chez mon libraire ce soir. Encore deux ou trois mois et il va définitivement fermer ses portes. Bien sur que ç’a m’attriste. C’est jamais drôle de voir fermer une librairie de quartier. Encore plus lorsque cette librairie est une véritable caverne d’Ali Baba, doublé d’un libraire érudit. En attendant, je profite des bas prix (oui, je sais, je suis un sale profiteur). Voici ce que j’ai rapporté dans ma besace - et quelques commentaires :

01. «Évolution, une théorie en crise» - Michael Denton (essai)
02. «Le syndrome de Pinocchio» - André Pratte (essai)
Souvenir du temps où Pratte n’était pas un fédéraliste vendu à Desmarais inc.
03. «Dashiell Hammett : Une vie» (biographie)
Je sais, je dis souvent que je lis pas de biographie...
04. «Les identités meurtrières» - Amin Maalouf (essai)
J’ai déjà débuté la lecture de ce livre ce soir : très bon.
05. «Le faucon de Malte» - Dashiell Hammett (roman noir)
Ensuite, je me tape le film avec Bogart dans le rôle de Sam Spade.
06. «Le Roi des Aulnes» - Michel Tournier (roman)
Parce que je dois lire un Fournier avant de mourir.
07. «L’île d’espérance» - E-M Remarque (roman)
Auteur de l’excellent roman «À l’ouest rien de nouveau».
08. «Les petits riens de la vie» - Grace Paley (nouvelles)
09. «Les quatre filles Wiselberger» - Fausta Cialente (récit)
10. «Journal inédit» - Sade (journal)
Une curiosité, sans plus. Je ne m’attends pas à de grandes révélations ici.
11. «Le club du mardi continue» - Agatha Christie (policier)
Que serait mes dimanches après-midi sans Agatha Christie ?
12. «La duchesse de Bloomsbury Street» - Helen Hanff (récit)
De cette auteur il vous faut absolument lire «84, Charing Cross Road».
13. «Arc de triomphe» - E-M Remarque (roman)
Vous l’ai-je dit, il a aussi écrit l’excellent roman «À l’ouest rien de nouveau».
14. «Le Breakfast du champion» - Kurt Vonnegut Jr (SF)
Un auteur phare de la SF
15. «À rebrousse-temps» - Philip K. Dick (SF)
Un auteur phare de la SF - ben oui, un autre !


Je cherche... - 14 Janvier


Est-ce qu’il y a un (ou une) spécialiste de Glenn Gould dans la salle ?



J’ai acquis, il y a de nombreuses années (et pour un prix dérisoire), un mystérieux disque vinyle (voir la photo) : il s’agit des Variations Goldberg de Bach par Glenn Gould (version 1955), mais en stéréo, ou pour être plus exact, en «stéréophonisation artificielle» (re-channeled for Stereo). Nul part je trouve trace de ce disque dans la discographie de Gould ! J’ai cherché du coté des écrits de Gould réunis et traduits par Bruno Monsaingeon, dans la biographie écrite par Otto Friedrich, («Life and variations»), dans «Glenn Gould A life in pictures». Absent aussi de la discographie de «Glenn Gould Entretiens avec Jonathan Cott». J’ai cherché dans Internet la cote du disque (MS 7096 Columbia). J’ai même cherché du coté de la Library of Congress Online Catalog puisque le disque possède un numéro de catalogue de la Library of Congress (R67-4234) : peine perdue. Je présume que le disque date de 1967. Si vous avez des informations, faut surtout pas hésiter à écrire dans les commentaires. Merci...

Glenn Gould
J.S. Bach - The Goldberg Variations
Columbia Masterworks Stereo MS 7096
Library of Congress catalog cadr number : R67-4234
Electronically re-channeled for stereo by Andrew Kazdin and Raymond Moore



Et pour éviter que ce disque très particulier ne tombe dans l’oubli, j’ai demandé à un ami de me faire une copie sur CD à partir du vinyle : j’ai donc l’immense chance de posséder en CD - et en MP3 aussi - cet enregistrement qui semble très rare.


dimanche 10 janvier 2010

Compte de mots - 10 Janvier






L’équilibre sacré ; la déception.

- Mise en garde -
Je m’attendais tellement à autre chose en abordant ce livre que je ne pouvais faire autrement que d’être déçu au fur et à mesure que je tournais les pages. Ce n’est donc pas le livre qui est mauvais, mais l’idée que je m’en faisait.


«Les étoiles, la terre, les cailloux, toutes formes de vie, en relation les unes avec les autres, forment un tout dans un rapport si intime qu’on ne peut comprendre un caillou sans avoir quelque compréhension de l’immense soleil.»

- Maria Montessori (P. 25)


Pendant les fêtes, je me suis tapé la lecture de «L’équilibre sacré : redécouvrir sa place dans la nature» (nouvelle édition) de David Suzuki. Un mot sur l’auteur : la réputation du scientifique n’est plus à faire je crois. Moins connu au Québec* que partout ailleurs au Canada, éminent environnementaliste, généticien et vulgarisateur scientifique (voir la série «The Nature of Things» télédiffusée sur la chaîne anglaise de la télévision de radio-Canada - la «CBC»), David Suzuki est célèbre dans le monde pour sa promotion des sciences et son activisme écologique.

Avec son livre «L’équilibre sacré...», je m’attendais à trouver un ouvrage sur la place de l’humain sur terre - et dans l’univers. Sa relation avec et dans la nature. Un ouvrage de réflexion quoi. Erreur ! Il s’agit plutôt d’une odyssée scientifique : du corps humain en passant pas l’astronomie ou la première loi de la thermodynamique, l’auteur nous entraîne sur les chemins de la science. De toutes les sciences en fait. Et plus qu’un survol, l’auteur entre parfois dans des explications passablement longues (quatre pages pour nous parler de la chaleur du corps humain !).
Mais par dessus tout, ce qui m’a agacé dans le livre, c’est le mythe de «l’indien** écolo» qui revient constamment ; comment l’indien vivait en accord avec la nature, comment l’indien ne faisait qu’un avec la nature, etc. : foutaises ! On le sait aujourd’hui, l’indien était nomade essentiellement parce qu’il souillait son environnement ; pollution des cours d’eau environnant, appauvrissement des ressources (terres, animaux, etc.). Nos indiens étaient donc contraint de «déménager» au bout de deux, trois ou cinq ans. Pour un livre aux prétentions scientifiques, c’est pas «fort» comme argument pour nous vanter les mérites des sociétés traditionnelles....

Bref, je suis sorti déçu de la lecture de ce livre. Peut-être pour les mauvaises raisons, mais en partie aussi pour sa mauvaise foi à toujours regarder les sociétés traditionnelles comme étant des modèles...



«L’équilibre sacré : redécouvrir sa place dans la nature» (nouvelle édition)
David Suzuki. Avec la collaboration d’Amanda McConnell
Titre original : The Sacred Balance
Fides, 2005. Traduit de l’anglais (Canada) par Jean Chapdelaine Gagnon.
ISBN : 9782762125207
CCR : à venir

_________
* Pierre Falardeau, cet homme toujours en colère et un brin raciste (je demeure poli), avait qualifié David Suzuki de «petit japanouille à barbiche» dans un hebdomadaire montréalais (le «Ici» en d’octobre 2008).

** je n’y arrive pas ; impossible pour moi de dire autochtones, peuple des premières nations ou autres mots forgés par les bien pensants de la langue. Pour moi, un indien ça demeure un indien. Eux-mêmes se définissent comme des indiens : un petit tour a Kanesatake ou Akwesasne vous le prouvera : à l’entrée du village on retrouve cette annonce: «This is an indian land»...