D'oh !
Si votre patronne vous demande de trouver des photos de livres dans Internet, de grâce, n'allez pas taper Boobs à la place de Books dans Google images, surtout si elle regarde par dessus votre épaule pour voir le résultat. Merci.
lundi 25 mai 2009
Société - 25 Mai
Livres - 25 Mai
Dans une librairie près de chez-vous...

Dès que je retrouve ma connexion internet - et dès que j'ai replacé mon millier de livres dans mes bibliothèques, je vais commander les livres suivants chez mon libraire :
«La vie d'un homme inconnu» de Andreï Makine
«La trilogie Berlinois» de Philip Kerr
«La mort, entre autres» de Philip Kerr
«Ceux qui ne dormaient pas : Journal, 1944-1946» de Jacqueline Mesnil-Amar
«Le temps vieillit vite» de Antonio Tabucchi
Technologie - 25 Mai
Pas d'Internet !
Tout comme Martine, je suis sans connexion Internet depuis quelques jours - il en sera de même pour les prochains jours (pour cause de rénovation). De retour un peu plus tard cette semaine donc !
Bon, dans 7 mois se sera Noël, vous êtes content ;-)
vendredi 22 mai 2009
mercredi 20 mai 2009
Société - 20 Mai
Politicien exécutant une pirouette. Ou une promesse électorale. C'est pas un peu la même chose après tout.
Source de l'image ici.
Dans La Presse ce matin, sous la plume de Ariane Lacoursière :
«La ministre des aînés, Marguerite Blais, est ébranlée par les reportages de La Presse sur les résidences privées pour aînés. Réagissant d'avance au dossier d'aujourd'hui, Mme Blais a annoncé qu'elle lancera sous peu un programme de divertissement pour les personnes âgées. Pour briser leur solitude, elle enverra des clowns dans les résidences.»
Ainsi donc, les politiciens vont se déplacer dans les centres pour vieux, question d'améliorer leur quotidien ! C'est pas moi qui le dit, c'est la sinistre - pardon, la ministre : «Pour briser leur solitude, elle enverra des clowns dans les résidences.». C'est assez clair, non ? Mais je suis pas certain que la visite de politiciens va égayer nos vieux !
mardi 19 mai 2009
Rentrée littéraire 2009 - 19 Mai
Photo de l'auteur.
Je me suis quasiment étouffé en lisant ceci :
«Textes rendus, pré-programmes des éditeurs quasiment prêts, noms qui circulent : on a maintenant une image assez claire de ce que sera la prochaine rentrée littéraire. »
Quoi ! nous ne sommes qu'à la mi-mai, il fait froid comme si nous étions en mars et on nous parle déjà des noms de la rentrée littéraire de.... septembre-octobre 2009 ! C'est quoi l'intérêt ? ça tue l'idée de surprise, non ?
Lecteurs-lectrices soyez avisé que chez Grasset, il y aura « dix roman français dont deux block-buster ». Euh, block-busters, c'est pas de l'anglais ça ? Et c'est pas quelque chose que l'on applique au cinéma (principalement le cinéma américain) ? Je pensais que nous parlions de la prochaine rentrée littéraire en France...
dimanche 17 mai 2009
Amazon - 17 Mai
1 à 2 mois !
Si j'achète mes disques neufs chez Amazon, il n'en va pas de même pour mes livres ; pour de multiples raisons, je préfère encore passer chez mon libraire - ou lui écrire pour passer une commande (et prendre de ses nouvelles par la même occasion). Et c'est assurément pas avec un délai de livraison de 1 à 2 mois que je vais acheter mes prochains livres chez Amazon !
Compte de mots - 17 Mai
Un polar à l'italienne
Lorsque j'ai acquis ce polar chez mon libraire, je ne connaissais pas l'auteure (Donna Leon) pas plus que sa série des «enquêtes du commissaire Brunetti». J'avoue que le roman m'a un peu dérouté car ce n'est pas un polar dans la plus pure tradition des romans policiers ; le commissaire n'est pas un ivrogne, il n'est pas divorcé, il ne vit pas une situation conflictuelle avec ses enfants, il y a peu de coups de feu, pas de véritable tension entre la haute direction de la police et ses subordonnés, pas de véritable suspense non plus, pas de véritable poursuite, etc. Et pourtant, je n'ai pas détesté. Mettons que ça fait du bien de temps en temps de «sortir» du cadre habituel du polar tel qu'il existe depuis «toujours».
L'histoire pourrait se résumer ainsi : la femme du commissaire Brunetti, Paola, est arrêtée après avoir démoli par deux fois la vitrine d'une agence de voyages qu'elle suspectait de promouvoir le tourisme sexuel. Et l'affaire devient plus délicate encore lorsque l'on découvre le cadavre du propriétaire de l'agence. Une enquête difficile pour la carrière et la vie privée du commissaire Brunetti qui, même démis de ses fonctions, n'en continue pas moins d'enquêter.
Un polar hors de l'ordinaire donc - et Venise comme cadre d'un roman policier reste une bonne idée. Le livre parfait pour une petit dimanche après-midi de pluie.
L'auteure est née dans le New Jersey et habite Venise depuis plus de 15 ans.
«L'affaire Paola» (Une enquête du commissaire Brunetti)
Donna Leon
Traduit de l'anglais (États-Unis) par William Olivier Desmond
Titre original : Fatal Remedies
Seuil, collection Points
2003. 336 pages.
ISBN : 9782020555296
CCR : 112.p/LEO
samedi 16 mai 2009
Compte de mots - 16 Mai
Déprimant, le couple ?
Si je dois me fier aux nouvelles de Nadine Bismuth dans son recueil «Êtes-vous mariée à un psychopathe ?», la réponse serait oui. Elle trace un bilan plutôt sombre de la vie à deux. Parfait pour haïr «l'autre» si vous venez de vous séparer, je suis pas certain que c'est le livre à lire si vous débutez une nouvelle relation (mettons que c'est un peu déprimant pour la suite des choses). Si l'auteure écorche parfois légèrement les femmes, elle n'est pas tendre avec les hommes : si nous avons une part de responsabilité dans les déboirs conjugaux, il faudrait rappeler à l'auteure que «nous» les hommes ne sommes pas seul dans cette galère qu'est la vie à deux. Mais c'est tellement facile de jeter tout le blâme sur «l'autre». Cet «autre» si utile pour ne pas regarder ses propres défauts, ses propres fautes.
- « C'est Bukowski qui 'a dit : «L'amour sèche plus vite que le sperme». »
[...]
- « Beurk, Bukowski ! Quand je rencontre un gars qui tripe sur Bukowski, c'est toujours un bipolaire crotté aux cheveux gras. »
- « Ça c'est vrai, acquiesça Rosalie. Ce sont toujours des gars à problèmes. »
- « Gars à problèmes, répéta Bénédicte. Beau pléonasme ! »
P. 94 (la file d'attente)
Comme c'est souvent le cas dans un recueil de nouvelles, tout n'est pas d'une égale qualité. Pour ma part, la première nouvelle est sans doute la meilleur (Ça vous ennuie déjà ?).
Il s'en trouvera certains pour déplorer que le décor des nouvelles est trop montréalais* ; car il faut avoir fréquenté le plateau - ou y avoir habité - pour savoir de quoi il retourne lorsqu'un des personnages nous dit avoir «explosé au beau milieu du Java U» (p. 54) ou encore, bien connaître Montréal pour comprendre que si «Elle dit que je suis devenue une fille qui passe ses journées à traîner au Rockland...»(p. 53) c'est que l'auteur fait référence au centre d'achats Rockland dans Ville Mont-Royal (pas le plateau) dont la réputation est surfaite.
Dix ans après «Les gens fidèles ne sont pas les nouvelles», l'auteure est toujours aussi mordante - un peu trop peut-être - et dépeint avec pessimisme la relation homme-femme. Et sachez messieurs que c'est généralement de votre faute si une relation ne se poursuit pas ; C'est pas moi qui le dit, c'est le crotté bipolaire aux cheveux gras et amateur de Bukowski qui vous le dit...
«Êtes-vous mariée à un psychopathe ?»
Nadine Bismuth
Boréal, Montréal, 2009. 229 pages
ISBN : 9782764606629
CCR : 111,1.n/BIS
____________
* c'est l'éternel débat : faut-il être très centré sur «sa» ville, son «pays», au risque de voir son livre (ou du moins une partie du livre) incompris par quiconque est étranger à la ville ou au pays, ou au contraire, viser «l'internationalisme» pour être compris d'un plus grand nombre. Le débat est loin d'être clos.
Rénovations : suite - 16 Mai
Bon, finalement, je ne vais pas déménager des tonnes de livres et de disques : j'ai tout entassé dans le bureau (photo 1) non sans épousseter tous les livres avant de les déposer dans des boîtes. Les bibliothèques sont bien vides sans livres... (photo 2). Prochaine étape : la peinture mardi. En attendant, je vais tenter de rattraper mon retard à vous lire...
Photo 1.
Photo 2.
mercredi 13 mai 2009
Rénovations : suite - 13 Mai
Petites nouvelles sur le rénovation en cours dans l'appartement...
De nouvelles fenêtres et une nouvelle porte arrière : l'étape 1 du projet «rénovations» est terminée. De belles et grandes fenêtres qui donnent encore plus d'éclairage dans cet appartement déjà fort bien éclairé.
Étape 2 : En cours, avec la réparations des murs de gypse et de plâtre par un plâtrier professionnel. Pas une seule pièce ne sera épargnée. Le plâtrier est sur place pour quelques jours encore.
Étape 3 : Débute mardi de la semaine prochaine avec la peinture : un peintre va peinturer tout l'appartement (5 pièces et demi). Entre l'étape 2 et l'étape 3, il y aura l'étape 2½ raconté ici...
Étape 4 : Changement de tous les vieux calorifères beige pour des calorifères blanc.
Étape 5 : Décoration et achats de nouveaux meubles.
Étape 6 : Réparation de deux ou trois meubles (des antiquités).
Étape 7 : Euh ! je pense que je vais faire comme le grand chum de Benoit XVI, (Dieu qu'il s'appelle je pense) et profiter de l'étape 7 (et de l'été) pour me reposer et lire, pas vous ;-)
Entre temps, hier soir, magasinage de la peinture... et la couleur est peut-être trouvé : Swiss coffee de Behr.
mardi 12 mai 2009
Compte de notes - 12 Mai
Peter Frampton... numérique
Il y a parfois de ces albums qui ne sont mythiques que pour soi. Faut pas trop chercher à savoir pourquoi ; c'est ainsi. Dans mon cas, c'est l'album «I'm in you» de Peter Frampton. Pourtant, ne serait-ce que pour la pochette, je devrais fuir cet album - non mais, la mode disco n'a pas apporté que de bonnes choses... Je me souviens m'être procuré cet album dès sa sortie en 1977, tout en ayant en tête le «Frampton comes alive» qui faisait encore fureur (16 millions de copies au total à travers le monde). Beaucoup furent déçu avec «I'm in you» : tout d'abord, quel «gars» voulait être vue avec ce disque entre les mains ;-) Mais surtout, sortir un album «aussi vite» alors que «Frampton comes alive» s'affirmait de plus en plus, était-ce vraiment une bonne idée ? Et puis, la guitare n'est pas vraiment présente dans cet album, de quoi déboussolé tout fan de Frampton. Beaucoup trop «pop» aux yeux de certain, «I'm in you» a tout de même connu un bon succès mais l'album est vite disparu des écrans radar. Tellement en fait que je n'ai jamais pu mettre la main sur une copie en CD (et ma copie de vinyle était rendue injouable tellement elle avait «roulée» sa boss sur une platine Akaï). Impossible de trouver cet album en usagé - ça fait quinze ans que je cherche. Et pour une fois, je ne pouvais pas compter sur Amazon : cet item n'est plus disponible ! Grrr ! Mais la semaine dernière, j'ai eu l'idée de jeter un oeil dans iTunes Store. Je dois confesser ici que je ne suis pas inscrit au iTunes Store. Plus encore ; dans les préférences, j'ai désactivé l'accès au iTunes Store ! J'ai donc réactivé l'accès et ta-dam ! j'ai trouvé l'album pour un pueu moins de 9$ : j'ai tout de suite écrit à un ami qui achète toute sa musique via Tunes Store et hier, il m'apportait un CD gravé. Depuis, «I'm in you» joue en boucle. Et vous savez quoi ? je me souviens de tout : paroles, musiques, etc. comme si j'avais écouté le disque la veille. Pourtant, je n'avais pas entendu ce disque depuis plus de quinze ans ! Curieux la mémoire de la musique....
I'm in you c'est :
I'm in You – 4:10
(Putting My) Heart on the Line – 3:42
St. Thomas (Don't You Know How I Feel) – 4:15
Won't You Be My Friend – 8:10
You Don't Have to Worry – 5:16
Tried to Love – 4:27
Rocky's Hot Club – 3:25
(I'm A) Road Runner – 3:40
Signed, Sealed, Delivered I'm Yours – 3:54
«I'm in you» c'est aussi Stevie Wonder au claviers et voix, Mick Jagger en «back vocals» et Ringo Starr au drums (avec deux autres drummers). «I'm in you» c'est aussi une pastiche fait par Frank Zappa dans l'album le très bon album Sheik Yerbouti avec a chanson «I Have Been in You».
Déménagement - 12 Mai
Déménagement temporaire...
Bon, à cause des travaux de rénovations à la maison, je suis dans l'obligation de déménager tous mes livres et tous mes disques pour une période maximale de deux semaines. Au pif :
plus de six cents vinyles
plus de mille livres
plus de mille CD
Je n'ai que quelques jours pour tout faire. J'ai un copain qui habite tout près de chez-moi et qui me permet d'utiliser son garage pour tout entreposer. Mais la vraie question c'est : Combien de boîtes ? Les paris sont ouverts...
vendredi 8 mai 2009
Rénovations - 08 Mai
lundi 4 mai 2009
Compte de mots - 04 Mai

Auteur connu de nouvelles aux États-Unis, Travis Holland présente avec «Loubianka» (titre original : The Archivist's story) son premier roman. Passage réussit je dois l'avouer.
Moscou, 1939. Pavel Vassiliévitch, ancien professeur déchu de littérature, occupe maintenant les fonctions d'archiviste à la tristement célèbre prison de la Loubianka. Toute la journée, il classe des oeuvres littéraires censurées par le régime, en vue de leur destruction. Et c'est dans cette prison pour intellectuels et autres dissidents que Pavel décide de jouer sa vie, pour protéger un manuscrit inachevé d'Isaac Babel, qui compte parmi les détenus.
Partagé entre une ami - et mentor - qui confronte une administration pourrie et sa famille qui risque la déportation, Pavel comprends que «son tour» arrivera bientôt : il a e choix entre l'exil ou l'attente : l'attente du NKVD (ancêtre du KGB) qui va débarquer dans son appartement, aujourd'hui, demain, un autre jour ? Qui sait. Pavel lui, prend le parti d'attendre...
«Tolstoï. De tous les écrivains sur lesquels Pavel faisait
jadis cours à l'université Kirov, seul Gorki était aussi
inattaquable. [...] Tolstoï, si irascible qu'il ait pu être
de son vivant, se montrait nettement plus accommodant
depuis sa mort : on pouvait incliner ses idées dans le sens
du Parti. En définitive, le vieillard était peut-être
simplement trop monumental pour être éliminé...»
P. 95
Évocation réussit du stalinisme. Mais on y parle assez peu des archives cependant.
«J'ai toujours regretté qu'il [Babel] n'ait pas publié d'avantage.
- Quand je pense aux absurdités qui passent aujourd'hui [..] Je
me demande parfois comment les générations de l'avenir nous
considéreront. Sans doute comme une bande de fainéants abrutis
occupés à parader en hurlant des slogans sur le bonheur dont est
remplie leur vie.
- Peut-être ne retiendra-t-on rien de nous...»
P. 181
Un premier roman réussit donc, sans être une grand roman. Le roman n'est pas exempt d'humour en plus. L'auteur démontre aussi une bonne connaissance de la Russie de 1939. Le russophile en moi a été charmé par un américain ;-)
«Loubianka»
Travis Holland
Titre original : The Archivist's story
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Giraud
10/18, collection Domaine étranger. 282 pages
2008 pour cette édition
ISBN : 9782264046604
CCR : 112.r/HOL
dimanche 3 mai 2009
Acquisitions - 03 Mai
Acquisitions et découverte
Photo : Daviel Lazure Vierea
J'ai complètement oublié de vous dire que j'ai découvert un peu par hasard, il y a un peu plus d'un mois, une libraire de livres usagés sur le plateau : La libraire «Le port de tête». C'est une librairie comme il n'en existe lus - ou presque : plancher de bois francs, des étagères partout, de l'ordre sur les tablettes et une véritable équipe de libraires pour vous aider. Une librairie où l'on se surprends à parler tout bas, comme de peur de déranger le bouquineur qui sommeil en chacun de nous. Une vraie belle librairie avec un vrai fonds de livres : La littérature, les sciences humaines et les arts constituent l’essentiel du fonds, en livres neufs ou d’occasion . Ici, oubliez les petits collants en forme de coeur sur la C1 ; seule la qualité est au rendez-vous : qualité des livres et qualité du service. Un seul bémol ; les livres sont un peu chers. Mais je le répète, que de la qualité et ça, ben ça n'a pas de prix - ou presque.
C'est décidé, après seulement deux visites en un mois, c'est dans cette librairie que je vais faire le plein de livres usagés maintenant. D'ailleurs, j'ai déjà ma «carte de membre» ;-)
De passage hier, j'y ai acquis les livres suivants :
«La soeur de Judith», Lise Tremblay
«Les grandes marées», Jacques Poulin
«Le monde de Barney», Mordecai Richler
«Docteur Sax», Jack Kerouac
Devinette ; quel est le point commun entre ces quatre auteurs ? Réponse plus tard cette semaine....
Le port de tête, librairie.
262, avenue du Mont-Royal Est
Montréal (Qc) H2T 1P5
samedi 2 mai 2009
Compte de mots - 02 Mai

Mensonges d'État : Comment Bush a perdu la guerre
«C'est vrai, il [George W. Bush] il ne montre pas une
grande curiosité intellectuelle. Tenez, je me souviens
qu'il m'a dit, une fois ; Je ne veux pas ressembler à
mon père, je veux ressembler à Ronald Reagan».
P. 615
«George W [Bush] avait passé sa jeunesse à hésiter
entre rébellion et compétition, ne sachant pas s'il
voulait s'opposer à son père ou le battre à son propre
jeu. C'était la seconde voie qu'il avait choisie et elle
aboutissait à un désastre».
P. 617
Troisième tome de cette trilogie que Bob Woodward (All the President's Men co-écrit avec Carl Bernstein, The Secret Man: The Story of Watergate's Deep Throat) a écrit sur l'administration Bush. «Mensonges d'État» est de loin le meilleur des trois.
Dans sa façon bien à lui de nous plonger au coeur du pouvoir, Woodward nous explique avec force et détails pourquoi tout a déraillé en Irak. On pourrait résumer ainsi : dans tous les cas de figure, face à deux solutions, l'administration Bush a toujours privilégié la mauvaise solution. Toujours. Même chose dans le choix des personnes pour les postes clefs : entre deux, le choix s'est toujours - toujours - porté sur le pire ; l'arrogance et l'aveuglement de Donald Rumsfeld, les doutes de Condoleezza Rice, l'omniprésence de Dick Cheney, la marginalisation de Colin Powell. Mais surtout, surtout, le déni le plus total de George W. Bush qui, avant même de mentir à l'Amérique et au monde, s'est d'abord menti à lui-même.
«L'administration Bush avait cru que Saddam Hussein
dirigeait un État moderne, efficace, et s'était imaginé
qu'une fois le ditacteur renversé, le pays recommencerait
à fonctionner. L'éffondrement général n'avait pas été
prévu, ni sa conséquence : la nécessité de tout
reconstruire à partir de zéro».
PP. 616-617
La publication aux États-Unis de ce livre a eu un tel retentissement que certains commentateurs lui ont attribué une part dans la victoire des opposants à la guerre lors des élections au Congrès de novembre 2006. Mais attention, il ne s'agit pas ici d'un livre militant mais comme toujours avec Woodward, de journalisme d'enquête implacable. Je recommande pour quiconque désire en connaître un peu plus sur l'histoire de cette minable administration et sur les dessous de la débâcle de la guerre en Irak.
Mensonges d'État : Comment Bush a perdu la guerre
Bob Woodward
Titre original «State of Denial»
Gallimard, collection Folio Documents
2008 pour cette édition. 718 pages.
ISBN : 9782070356294
CCR : 412.p/WOO
vendredi 1 mai 2009
Média - 1er mai

Québécor tire la plogue du Ici !
La Corporation Sun Media, une division de Quebecor Media a annoncé que l'édition papier de l'hebdomadaire culturel montréalais Ici paraissait pour la dernière fois hier. On le sait, la récession et la crise dans les médias (en grande partie la faute d'Internet et des Internautes selon les grandes corporations) explique toujours les déboires des quotidiens et hebdomadaires :
«Malheureusement, compte tenu de la crise qui sévit dans
l’industrie de la presse écrite, de même que de la chute
dramatique des revenus publicitaires des journaux...»
- extrait du communiqué de presse de Québécor
C'est oublier que le Ici n'attirait que 89 000 lecteurs par semaine versus 500 000 pour le Voir. En 12 ans d'existence, le Ici n'a jamais réussit à se démarquer. Suis-je peiné ? Honnêtement, j'ai cessé de lire le Ici et le Voir depuis bientôt 10 ans ; il serait bien malhonnête de ma part de commenter la chose. Mais ce qui me désole au fond, c'est que l'absence de diversité laisse toute la place au deux médiocres quotidiens gratuits distribué dans le métro (et ailleurs aussi) : le Métro et le 24 heures, ce dernier, propriété de Québecor...
Compte de mots - 1er Mai

«Cette guerre - unilatérale - que je menais contre Saint Oswald depuis notre première rencontre avait bien évolué : d'abord la haine, puis l'admiration, la colère et la poursuite inlassable».
P. 101
Ça fait déjà deux semaines que j'ai terminé ce qui s'avère pour l'instant mon plus gros coup de coeur de 2009 : «Classe à part» de l'anglaise Joanne Harris. Son nom ne vous est sans doute pas inconnu : elle est l'auteure du roman «Chocolat» (mièvrement porté au grand écran il y a quelques années).
«Classe à part» c'est l'histoire d'un enfant pauvre et désoeuvré qui rêvait de fréquenter le prestigieux collège Saint Oswald. Mais voilà, avec un père alcoolique et gardien dans ce même collège et une mère qui est depuis longtemps disparue du paysage, le rêve de cet enfant semble irréalisable. Vraiment ? Déguisé en élève, il se faufile à l'intérieur du collège, en découvre tous les secrets et se lie d'amitié avec un élève. Mais tout ceci ne fait pas de lui un élève de Saint Oswald... Vingt ans plus tard, devenu professeur à Saint Oswald, il prépare sa vengeance...
Entrecoupé de flashs back qui nous permettent de comprendre et reconstruire son enfance, nous marchons dans ses pas de même que dans les pas d'un vieux professeur de latin.
Difficile d'en parler plus longuement sans révéler le «punch». Tout ce que je m'accorde à vous dire c'est que la romancière sait comment écrire une histoire, comment captiver le lecteur et comment nous surprendre.
C'est un livre que je recommande fortement. C'est un livre coup de coeur. C'est le livre que je vais prêter toute l'année à mes amis.
«Classe à part»
Joanne Harris
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Jeanette Short-Payen
Titre original : «Gentlemen and players»
Points.
Paris, 2008 pour cette édition. 539 pages.
ISBN : 9782757809358
CCR : 121.r/HAR
mercredi 29 avril 2009
Cinéma - 29 avril
Photo de famille.
Les «reconnaissez-vous» ? Si oui, vous êtes un indécrottable trekkie ;-)
Dans l'ordre :
Pavel Chekov
James T. Kirk
Montgomery «Scotty» Scott
Dr Leonard «Bones» McCoy
Hikaru Sulu
Nyota Uhura
Où est Spock ? ben c'est sans doute lui qui prenait la photo ;-)
Alors oui, j'ai bien l'intention de me rendre au cinéma quelque part en mai pour voir le nouveau Star Trek. Je me demande si on y entendra la phrase mythique :
«Space, the final frontier. These are the voyages of the starship Enterprise. Its five year mission: to explore strange new worlds, to seek out new life and new civilisations, to boldly go where no man has gone before.»


