lundi 13 juillet 2009

Société - 13 Juillet



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Les dérives d'une préhistorienne qui se prend pour une diététiste.

«La consommation de viande a été le catalyseur de la séparation
entre les grands singes, principalement végétariens frugivores, et
les Australopithèques, les premiers hominidés. C'est donc par la
viande que nous devenons des humains, puis des hommes sociétaux.
»
- Marylène Patou-Mathis
«Sans viande, pas d'humanité» titre Le Devoir de ce matin, dans un article étonnant de Fabien Deglise à propos du plus récent livre de la préhistorienne française Marylène Patou-Mathis, livre qui retrace l'incontestable apport de la viande à la grande aventure humaine. Effectivement, l'homme ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui n'eut été de l'apport de la viande dans son alimentation. Euh ! mais personne ne conteste ça à mon avis. Mais on nous présente ça comme si la préhistorienne venait de faire une découverte.

- «...il faut renouer avec notre dimension naturelle, ancestrale,
en mangeant de la viande
.»
- Marylène Patou-Mathis
L'homme, à une certaine époque, a eut besoin de manger de la viande, c'est un fait. Tout comme mes grands-parents se devaient de manger plus gras. Pourquoi ? À cause de leur mode de vie. Mais moi je ne mène pas la vie de mes grands parents : je ne travaille pas sur une terre à la campagne, 7 jours par semaine, j'habite la ville. Si je devais ingurgiter la même quantité de viande et de gras que mes grands-parents, alors que j'ai une vie bien différente, j'aurai au moins le double de mon poids en ce moment - et de gros problèmes de santé aussi !
Parallèlement à la consommation de viande, l'humanité s'est aussi forgée à coups de guerre ; est-ce une raison pour encourager l'homme et sa fiancée faire la guerre à son prochain parce que ça fait partie de notre «humanité» ?

«Pour qu'il y ait une cohérence, cette viande doit aussi trouver sa
place dans la variété d'un régime omnivore, avec des fruits et des
légumes. C'est une question d'équilibre. La démesure, dans un sens
comme dans l'autre, n'est jamais bonne.
»
- Marylène Patou-Mathis
Ça ma petite dame, ça s'appelle l'équilibre : un mot sans doute absent de votre gros bouquin (voir, de votre vocabulaire). Même moi qui suis végétarien, je tends vers l'équilibre : à preuve, je mange du poisson une fois par semaine et des oeufs une fois par semaine aussi. Equilibre je vous dis. Ça prends pas un livre de 400 pages pour comprendre ça...

Marylène Patou-Mathis
«Mangeurs de viande. De la préhistoire à nos jours.» (Perrin éditeur)

Article de Fabien Deglise dans Le Devoir (et réaction des abonnés)


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