
Genre, tsé...
Je viens de terminer la lecture de «La lettre volée et autres contes» de Edgar Allan Poe, publié chez ERPI en 2007. Le livre, qui fait un peu moins de 100 pages, s'adresse à la clientèle du niveau Cégep. Présenté par Johanne Charbonneau (du Cégep Marie-Victorin) et dans une traduction de Charles Baudelaire, le recueil est composé de cinq contes extraits des «Histoires extraordinaires» et des «Nouvelles histoires extraordinaires». Ayant lu les deux livres étant adolescent (je crois que je possède toujours mon exemplaires des «Nouvelles histoires extraordinaires»), il s'agissait donc plus d'un exercice de relecture que de lecture. Disons que j'étais curieux de voir si j'allais me rappeler des histoires que j'avais lu au «siècle dernier» - ben oui, c'est au XXe siècle que j'ai vécu mon adolescence moi ;-)
Mais avant de m'attaquer aux cinq contes, j'ai débuté ma lecture par le texte de présentation de Johanne Charbonneau. Dans l'avant-propos, à la page XII (amis de la réforme, XII est un chiffre romain qui indique qu'il s'agit de la page 12...) je tombe sur le paragraphe suivant :
«Il continue d'habiter chez sa tante, Maria Clemm, et de donner
des conférences sur la philosophie de la composition et sur le
principe poétique, essai qu'il publiera en 1850. Bien que ses
conférences soient très courues, sa situation financière demeure
très précaire ; ses épisodes alcooliques s'intensifient et, le
3 octobre 1849, il est retrouvé très mal en point sur un trottoir
de Baltimore, près d'un bureau de vote. Hospitalisé, il meurt
quelques jours plus tard d'une crise de delirium tremens».
(P. XII)
Ainsi donc, Poe publiera son essai sur «le principe poétique» en 1850, mais meurt quelques jours après le 3 octobre... 1849 ! (plus précisément le 7 octobre 1849). Et après ça vous vous plaignez que nos jeunes ont une connaissance «wikipédiesque» des choses ! Faudrait peut-être commencer par bien leur enseigner les choses, non ! Les choses ? Oui, genre tsé que jusqu'à preuve du contraire nous ne pouvons pas publier un texte après notre mort !
Encore une fois, un texte de présentation sans doute écrit à toute vapeur, sans relecture de la part de l'éditeur. Bof ! pas important j'imagine puisque ce texte de 12 pages s'adresse à nos étudiants......
Pour ce qui est des cinq contes, rien à redire sinon que j'aime toujours relire les textes de Poe - et que je n'avais pas oublié les histoires ni les intrigues, malgré la distance dans le temps. Et ça me donne le goût de relire Poe, mais en évitant cette fois-ci les mauvaises présentations de textes...
«La lettre volée et autres contes»
Edgar Allan Poe
Présentation de Johanne Charbonneau
ERPI éditeur, collection Littérature
ISBN : 9782761322911
CCR : 112.n/POE
5,95 $
jeudi 23 juillet 2009
Compte de mots - 23 Juillet
Technologie - 23 Juillet
Lu cet après-mid, cette dépêche de l'agence France-Presse :
Internet haute vitesse arrive en Afrique orientale
Agence France-Presse (Johannesburg)
23 juillet 2009 | 13 h 17
Les pays africains ayant une façade avec l'océan Indien, à l'exception de la Somalie,
ont désormais accès à l'internet haute vitesse via un câble sous-marin de fibre
optique, ce qui va réduire le coût d'accès à l'internet, a annoncé jeudi la société qui
a installé ce câble. C'est un jour historique pour l'Afrique, qui marque le début d'une
nouvelle ère pour les communications entre le continent et le reste du monde», a
déclaré Brian Herlihy, le directeur général de la société de télécommunications
SEA Cable System (Seacom) qui a posé le câble.
Bravo, mais quid de la Gaspésie ? Faudrait sans doute demander à la société de télécommunications SEA Cable System de venir brancher la Gaspésie, ce que Bell et les autres compagnies de téléphonies canadiennes semblent incapables de faire... Quelqu'un a le numéro de téléphone de Brian Herlihy ?
Consommation - 23 Juillet
L'objet de mes rêves ? Ceci...
Traduction - 23 Juillet

Les limites d'un traducteur.
J'ai débuté hier la lecture du roman «Le monde de Barney» («Barney's version» en anglais) de Mordecai Richler. J'ai longuement hésité avant d'acheter la version traduite car «Le monde de Barney», qui est un roman très touffu et très ancré dans Montréal, est un piège pour quiconque voudrait s'attaquer à sa traduction : un piège car il fallait à tout prix éviter une traduction tout parisienne et en même temps, éviter une traduction frisant le parler de la rue typiquement montréalais. C'est pourquoi, avant d'acquérir le roman, j'ai lu plusieurs pages ça et là. Et je dois avouer que la traduction de Bernard Cohen me paraissait plus qu'honnête. Et après avoir lu une cinquantaine de pages du roman, je le pense encore. Mais même un bon traducteur a ses limites. Et c'est évident, Bernard Cohen n'est pas un traducteur d'ici. Autrement il n'aurait pas commis autant de bourdes ;
«Avec Maurice Richard, dit "la fusée"...»
(p. 12)
Pardon ? La fusée ? Mais il n'y a pas une seule personne au Québec pour traduire le surnom de Maurice Richard (le Rocket) en... fusée ! Merde ! le Rocket c'est... le Rocket. Même moi qui ne connaît rien au hockey - et au sport en général - je sais ça !
Et à traduire sans vraiment connaître, ça donne parfois des phrases surréalistes :
«...perdirent par "quatre jeux à un" face aux Rangers de New York lors des demi-finales de la "Stanley Cup". Pour "la fusée" toutefois, l'année n'avait pas été si mauvaise...»
(p. 12)
ou encore
«... l'arbitre Dalton McArthur, ce faux drêche patenté, infligea "un carton rouge" a Dickie Moore...»
(p. 31)
Un carton rouge, au Hockey !?! Sacrement ! Heureusement, il n'a pas traduit les «Rangers de New York» par «les Forestiers du nouveau York» ;-) J'ai aussi lu «Saint-Urbain street» (mais j'ai pas noté la page...). Ouate de phoque* comme dirait l'autre ;-)
Je me souviens que la traductrice française de Paul Auster (Christine Le Boeuf), dans le roman «Moon Palace» avait commis le même genre d'impair mais cette fois-ci, pour le base-ball.
En lisant «Le monde de Barney», j'ai compris pourquoi notre amie Jules m'écrivais, le 3 mai dernier que «Le monde de Barney m'avait énormément déçue...» ; c'est effectivement très montréalais, un Montréal que notre amie Jules n'a pu connaître et que je n'ai connu qu'en partie ; l'autre partie m'ayant été raconté surtout par ma mère, qui a un peu vécut ce Montréal de Barney.
______
* traduction libre de «What the f...»
mercredi 22 juillet 2009
Compte de mots - 22 Juillet

Toujours de sang froid
Tout petit roman - ou longue nouvelle, c'est selon - de Truman Capote (1924-1984), «Cercueils sur mesure» est un parfait compagnon pour tuer une heure ou deux de pluie un samedi après-midi.
L'histoire pourrait se résumer ainsi : dans un petit village du mid-west américain, un mystérieux tueur en série envoi des cerceuils miniatures par la poste à ses futurs victimes. Détail intéressant et intriguant : à l'intérieur du cercueil on retrouve souvent une photo très récente de la futur victime, ce qui laisse penser que le tueur est de la place. Et justement, Jack Pepper qui enquête sur cette série de meurtres a sa petite idée sur l'identité du meurtrier : Bob Quinn, un grand propriétaire terrien qui a eut maille à partir avec toutes les victimes. Mais voilà, Pepper n'a aucune preuve direct qui pourrait incriminer Quinn. Et le roman se termine sans que le coupable ne soit démasqué. On pourrait croire que c'est un gros bémol, mais il n'en est rien car avec «Cercueils sur mesure», le roman va bien au delà du «who dunn it» traditionnel ; des zones d'ombres persistent et c'est au lecteur de tout démêler. De trouver le coupable.
Vraiment, un texte unique et écrit avec beaucoup de maîtrise. Je recommande fortement ; pendant une heure ou deux, vous en oublierez même la pluie !
Un fait intéressant sur le livre :
Contrairement à son livre le plus connu sans doute («In Cold Blood»), la lecture de «Cercueils sur mesure» se conjugue au «je».
Cercueils sur mesure
Truman Capote
Gallimard, Collection Folio 2€
ISBN : 9782070422029
CCR : 112.n/CAP
Compte de mots - 22 Juillet
- photo à venir -
Le libraire
Je ne parle pas ici de l'excellente revue Le Libraire (http://www.lelibraire.org/) mais bien du «classique» de Gérard Besette (1920-2005) écrit en 1960 et que toute une génération d'étudiants dû lire à une certaine époque au Québec. Avec «Le libraire», Bessette dénonce l'hypocrisie d'une époque et d'une société, celle d'avant la «révolution tranquille»*
Raconté sous forme de journal, Hervé Jodoin, personnage principal du roman, y décrit sa vie de libraire (le jour) et de grand buveur de bière (le soir) et règle ses comptes avec ses semblables (qu'il n'aime pas), avec le clergé (qu'il juge ennuyeux et inutile) et avec une société qui se refuse aux changements. L'action se déroule dans un village fictif, dans un Québec que bien des jeunes aujourd'hui auraient peine à reconnaître : un Québec qui vit sous le joug et la peur du clergé, présent dans toutes les sphères de la vie. Dans un Québec «né pour un petit pain» et obligé de se taire, de baisser les yeux et de dire «yes boss».
Le roman a beau avoir été écrit il y a tout près de 50 ans, j'ai senti moins de distance entre moi et le livre (écrit en 1960) qu'avec «Le retour des oies blanches» de Marcel Dubé (écrit en 1968) que j'ai lu plus tôt cette semaine (et qui fera l'objet d'un billet sous peu).
Je recommande la lecture du roman de Bessette à tous ceux et celles qui ne connaissent pas bien cette période un peu sombre du Québec, période que certains historiens appellent «la grande noirceur» ou encore «le duplessisme».
Un fait intéressant sur le livre :
Pour éviter la censure du clergé, Gérard Bessette doit passer par la France pour faire imprimer son livre.
Le libraire
Gérard Bessette
Cercle du livre de France, collection Poche Canadien
153 pages. 1968 pour cette édition.
Drôle : j'ai acquis ce livre en usagé en décembre 1986 au prix de 1 $ ; c'est le prix qu'on en demandait en 1968...
___________
* qui ne fut pas une révolution et qui fut loin d'être tranquille, mais ça, c'est une autre histoire...
Découvertes - 22 juillet
lundi 13 juillet 2009
Société - 13 Juillet

Source de l'image
Les dérives d'une préhistorienne qui se prend pour une diététiste.
«La consommation de viande a été le catalyseur de la séparation
entre les grands singes, principalement végétariens frugivores, et
les Australopithèques, les premiers hominidés. C'est donc par la
viande que nous devenons des humains, puis des hommes sociétaux.»
- Marylène Patou-Mathis
«Sans viande, pas d'humanité» titre Le Devoir de ce matin, dans un article étonnant de Fabien Deglise à propos du plus récent livre de la préhistorienne française Marylène Patou-Mathis, livre qui retrace l'incontestable apport de la viande à la grande aventure humaine. Effectivement, l'homme ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui n'eut été de l'apport de la viande dans son alimentation. Euh ! mais personne ne conteste ça à mon avis. Mais on nous présente ça comme si la préhistorienne venait de faire une découverte.
- «...il faut renouer avec notre dimension naturelle, ancestrale,
en mangeant de la viande.»
- Marylène Patou-Mathis
L'homme, à une certaine époque, a eut besoin de manger de la viande, c'est un fait. Tout comme mes grands-parents se devaient de manger plus gras. Pourquoi ? À cause de leur mode de vie. Mais moi je ne mène pas la vie de mes grands parents : je ne travaille pas sur une terre à la campagne, 7 jours par semaine, j'habite la ville. Si je devais ingurgiter la même quantité de viande et de gras que mes grands-parents, alors que j'ai une vie bien différente, j'aurai au moins le double de mon poids en ce moment - et de gros problèmes de santé aussi !
Parallèlement à la consommation de viande, l'humanité s'est aussi forgée à coups de guerre ; est-ce une raison pour encourager l'homme et sa fiancée faire la guerre à son prochain parce que ça fait partie de notre «humanité» ?
«Pour qu'il y ait une cohérence, cette viande doit aussi trouver sa
place dans la variété d'un régime omnivore, avec des fruits et des
légumes. C'est une question d'équilibre. La démesure, dans un sens
comme dans l'autre, n'est jamais bonne.»
- Marylène Patou-Mathis
Ça ma petite dame, ça s'appelle l'équilibre : un mot sans doute absent de votre gros bouquin (voir, de votre vocabulaire). Même moi qui suis végétarien, je tends vers l'équilibre : à preuve, je mange du poisson une fois par semaine et des oeufs une fois par semaine aussi. Equilibre je vous dis. Ça prends pas un livre de 400 pages pour comprendre ça...
Marylène Patou-Mathis
«Mangeurs de viande. De la préhistoire à nos jours.» (Perrin éditeur)
Article de Fabien Deglise dans Le Devoir (et réaction des abonnés)
jeudi 9 juillet 2009
Éducation - 09 Juillet

Depuis quelques temps au bureau du «Sinistre de l'éducation», on a complètement biffé l'expression «décrochage scolaire» par «la persévérance scolaire». Comme si par la magie des mots, on arriverait à augmenter sensiblement le nombre de racrocheurs au Québec, Je sais combien le poids des mots est parfois puissant. Mais lorsqu'on emprunte la langue de bois pour camoufler une réalité, pas un mot, pas une expression va permettre aux jeunes décrocheurs de raccrocher. Penser le contraire relève de la pensée magique. Faut dire qu'on ne manque pas de penseurs au «Sinistère de l'éducation» : juste à voir le programme de la réforme scolaire... Et puis, comme je le disais à une collègue plus tôt cette semaine, lorsqu'on est dans un trou et qu'on désire en sortir, la meilleure chose à faire c'est encore d'arrêter de creuser, non ? Mais la «Sinistre de l'éducation» et ses sbires ne semblent pas voir la chose du même oeil. La preuve, nous apprenions la semaine dernière que la nouvelle idée à la mode serait de payer les jeunes afin qu'ils s'accrochent ! Selon Pierre Foglia, se serait aussi une bonne idée. Il parle même d'une suite logique a une autre grande idée : la réforme scolaire. Comme il l'explique si bien dans son billet, pour accommoder les futurs décrocheurs, on a mis sur pied un renouveau pédagogique (la réforme scolaire) :
«il ne s'agissait plus d'instruire les élèves mais de les former; il ne
s'agissait plus de leur transmettre des savoirs, mais de les
«transversaliser». En clair: tu ne veux pas étudier, mon petit
bonhomme? Ben c'est pas grave; ferme ton livre, on va faire un projet».
Mais ça n'a pas fonctionner, les jeunes ont continué de décrocher. On a donc eu la brillante idée d'abaisser les critères :
«Ils méritaient 0? On leur mettait 6 sur 10, la note de passage. Et
pour leur éviter l'horreur de l'échec, on ne les a plus fait redoubler.»
Mais les jeunes ont continué de décrocher. 10 ans après la mise en place de la réforme, les jeunes décrochent encore et toujours. D'où l'idée de les payer pour qu'ils restent à s'ennuyer à l'école. Mais si ça ne marchait pas ? Selon Foglia, l'idée est déjà toute trouvée :
«J'ai entendu dire qu'ils allaient les emmener aux putes.»
À lire aussi sur le site de R-C : Des résultats bien minces
Littérature - 09 Juillet
Littérature et censure, ça rime en crime !
Je viens de terminer «Acid Test» de Tom Wolfe (traduction de «The Electric Kool-Aid Acid Test»). Je vous en parlerai plus longuement demain car j'ai vraiment aimé ce livre (qui n'est pas un roman mais une chronique sur le chaînon manquant entre les «Beatnik» et les «Hippie» : les «Merry Paranksters»). Et pour une fois, la traduction est vraiment bien. Et question de voir si la traduction est bien faite, il est intéressant d'avoir le texte original sous la main. Grâce à Amazon, il est possible maintenant de lire quelques pages d'un livre avec la technologie du feuilletage (Look Inside). Curieux, j'ai plongé dans les quelques pages (plus d'une dizaine en tout) et je suis tombé en arrêt sur les liminaires
Remarquez bien ce qui est encerclé de rouge. C'est surtout la deuxième phrase qui est intéressante :
«Not one word has been omitted.»
Donc, on nous apprends que le livre n'a pas fait l'objet de censure - comme c'est souvent le cas [1]. Censure, mais pourquoi ? C'est qu'il y a des gros mots dangereux pour la jeunesse américaine dans ce bouquin. Des mots comme drugs, LSD, fuck, alchool, dope, marijuana... Sans parler de personnages tout aussi dangereux que l'on rencontre tels les Neal Cassady, Thimothy Leary, Allen Ginsberg, Jack Kerouac... Donc si vous êtes jeunes et vivez aux États-unis, il vaudrait mieux demander la permission à vos parents avec de lire «The Electric Kool-Aid Acid Test»... (fin de l'ironie).
__________________
[1] «Aujourd’hui, plus de la moitié des Etats représentés à l’ONU pratiquent la censure, et notamment la censure littéraire.»
- Faustine Amoré pour Evene.fr - Février 2006
Musique - 09 Juillet
Van der Graaf Generator à Montréal
Source de la photo
Van der Graaf Generator à Montréal ! Tout un événement ! Van der qui ? Ouais, bon, si vous avez moins de 45 ans, peu de chance de trouver un disque de ce groupe dans votre collection, je le concède. Van der Graaf c'est une figure de proue dans la mouvance britannique du rock progressif (Peter Hamill, l'âme et le fondateur du groupe a souvent contesté cette appellation même s'il se dit moins pointilleux aujourd'hui). Et effectivement, la musique de Van der Graaf c'est plus que du rock progressif ou plutôt, ce n'est pas que du rock progressif. C'est un mélange assez indéfinissable de rock, de jazz, d'expérimentations et d'explorations musicales. C'est un «genre» qui fut très populaire ici au Québec dans les années 70 : Emerson, Lake & Palmer, Genesis (avec Peter Gabriel), Gentle Giant, King Crimson, Yes...
Le groupe existe depuis 1967 - avec des éclipses dans le temps et des séparations et des réunions. Le spectacle de ce soir au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts sera un beau moment de musique (mais diantre pourquoi dans le cadre du festival de Jazz de Montréal ?).
Curieux ? je recommande premièrement une visite sur le site de Van der Graaf. Ensuite, je recommande deux albums «grand public» : «World Record» et «Still Life», deux très bons albums enregistré en 1976.
Discographie :
1969 : The Aerosol Grey Machine
1970 : The Least We Can Do is Wave to Each Other
1970 : H to He, Who Am the Only One
1971 : Pawn Hearts
1975 : Godbluff
1976 : Still Life
1976 : World Record
1977 : The Quiet Zone, the Pleasure Dome
1978 : Vital (live)
1982 : Time Vaults
1986 : First Generation (compilation)
1986 : Second Generation (compilation)
1988 : Now and Then (compilation)
1993 : I Prophesy Disaster (compilation)
1994 : Maida Vale (BBC sessions)
2000 : The Box (compilation)
2000 : An Introduction (compilation)
2005 : Present
2007 : Real Time (live)
2008 : Trisector
vendredi 3 juillet 2009
Compte de mots - 03 Juillet
Déception post-partum référendaire !
J'ai terminé un peu plus tôt cette semaine «Myriam première» de Francine Noël. Ce roman est une suite à son merveilleux roman «Maryse», publié en 1983. Mais autant «Maryse» était un roman inventif, imagé, autant «Myriam première» (publié en 1987) déçoit. Et beaucoup. Je n'avais pas d'attente particulière autre que de retrouver les personnages de «Maryse». Et des personnages il y en a dans «Myriam première». Tellement en fait qu'on perd le fil (bon, d'accord, c'est pas Tolkien tout de même).
«Myriam première» se déroule au début des années «post-référendaire» de 1980 : démobilisation politique suite à l'échec du référendum, espoirs perdu, départ (voyez le genre). Rien de très joyeux. Le texte est confus et se déroule dans une suite de bavardages brumeux, balancé entre le français, le joual et l'anglais. Ça manque d'équilibre et de naturel. Un roman a oublier, n'eut été du dernier tiers du livre qui ne rachète pas tout, mais permet au lecteur de poursuivre la lecture du roman jusqu'à la fin.
Francine Noël
«Myriam première»
VLB Éditeur
1987, 532 pages.
ISBN : 9782890052789
CCR : 111,1.r/NOE


