Classification raisonnée – Deuxième partie
- Si vous aboutissez ici pour la première fois, et pour une meilleure compréhension de la chose, je vous suggère fortement de débuter la lecture par la « Classification raisonnée – introduction » du 22 janvier 2007, suivi de Classification raisonnée - première partie » du 23 janvier 2007, un peu plus bas dans cette page.
SUITE
Après avoir vu les concepts de nationalité et de genre, nous allons explorer la notion de type :
NOTIONS - UN RAPPEL
Quelques notions à retenir pour bien comprendre la classification raisonnée :
- Le 0 (zéro) a toujours une valeur de « généralité »
- Le 9 a toujours un valeur « autres »
- Le code de classification est alphanumérique
- Le genre se décline numériquement, avec un seul chiffre, de 0 à 9
- La nationalité se décline numériquement, avec deux chiffres, de 00 et 99. Il est possible d’ajouter une décimale pour mieux cerner une position géographique spécifique (une province, un état...)
LA CLASSIFICATION RAISONNÉE : LE TYPE
Se décline alphabétiquement, avec une ou deux lettres, toujours en minuscule. Il est en lien direct avec le genre. En fait, il vient définir le genre.
Exemple 1 :
Le roman de l’auteur français Paul Guth, « Le naïf amoureux », se déclinerait de cette façon :
131.r
le premier chiffre (1) exprime le genre. Ici, la littérature
les deuxième et troisième chiffres (31) expriment la nationalité. Ici, la France puisque son générique 30 réfère à La Francophonie et 31 à la France.
le point (.) vient séparer la nationalité du type.
La lettre (r) exprime le type. Ici, un roman.
Exemple 2 :
Le roman de l’auteur états-uniens Jack Kerouac*, « Sur la route », se déclinerait de cette façon :
112.r
le premier chiffre (1) exprime le genre. Ici, la littérature
les deuxième et troisième chiffres (12) expriment la nationalité. Ici, les États-Unis puisque son générique 10 réfère aux Amériques et 12 aux États-Unis.
le point (.) vient séparer la nationalité du type.
La lettre (r) exprime le type. Ici, un roman.
* non, Jack Kerouac n’est pas né au Canada.
Exemple 3:
Le journal de l’auteur polonais Witold Gombrowicz, « Journal Tome 1, 1953-1958 », se déclinerait de cette façon :
154,1.j
le premier chiffre (1) exprime le genre. Ici, la littérature
les deuxième et troisième chiffres et la décimale 1 (54,1) expriment la nationalité. Ici, la Pologne puisque son générique 50 réfère aux pays slaves et 54,1 à la Pologne.
le point (.) vient séparer la nationalité du type.
La lettre (j) exprime le type. Ici, un journal.
Il ne s’agit ici que d’exemples relié à la littérature. Allons-y avec au moins trois autres catégories :
Exemple 4 :
« Le chemin des nuages blancs (pèlerinages d'un moine bouddhiste au Tibet) » un livre de l’allemand Lama Anagarika Govinda
241.bo
le premier chiffre (2) exprime le genre. Ici, la Religion et les grands courants de pensées
les deuxième et troisième chiffres (41) expriment la nationalité. Ici, l’Allemagne puisque son générique 40 réfère aux pays européens* et 41 à l’Allemagne.
le point (.) vient séparer la nationalité du type.
Les lettres (bo) exprime le type. Ici, le bouddhisme.
_______
* autres que francophonie et anglo-saxons
Exemple 5 :
« Vivre en forêt» de Paul Provencher
811,1.pa
le premier chiffre (8) exprime le genre. Ici, Arts de vivre, sports, loisirs et vie pratique.
les deuxième et troisième chiffres ainsi que la décimale (11,1) expriment la nationalité. Ici, le Québec
le point (.) vient séparer la nationalité du type.
Les lettres (pa) exprime le type. Ici, le plein air.
Exemple 6 :
« Le tribunal Russell (le jugement de Stockholm) », collectif
021.gc
le premier chiffre (0) exprime le genre. Ici, généralités et actualités
les deuxième et troisième chiffres (21) expriment la nationalité. Ici, la Grande-Bretagne, lieu d’origine de Bertrand Russell, président de ce tribunal.
le point (.) vient séparer la nationalité du type.
Les lettres (gc) exprime le type. Ici, grands conflits.
- - -
Nous venons de voir le concept de type et sa relation avec le concept de genre. Lors de ma prochaine intervention nous explorons le dernier concept de la classification raisonnée, le nom d’auteur.
mercredi 24 janvier 2007
mardi 23 janvier 2007
Classification raisonnée – première partie
Classification raisonnée – première partie
- Si vous aboutissez ici pour la première fois, et pour une meilleure compréhension de la chose, je vous suggère fortement de débuter la lecture par la « Classification raisonnée – introduction » du 22 janvier 2007, un peu plus bas dans cette page.
IDÉE
Mon idée principale était de réunir, sous une même cote :
- la nationalité de l’auteur ;
- le genre de livre ;
- le type ;
- le nom de l’auteur.
La cote devait être la plus courte possible, tout en exprimant un maximum d’informations.
NOTIONS
Quelques notions à retenir pour bien comprendre la classification raisonnée :
- Le 0 (zéro) a toujours une valeur de « généralité »
- Le 9 a toujours un valeur « autres »
- Le code de classification est alphanumérique
Avis aux intéressés, j’ai respecté « l’esprit » de la CDD, sans m’y sentir lié.
LA CLASSIFICATION RAISONNÉE : LE GENRE
Se décline numériquement, avec un seul chiffre, de 0 à 9
0 = généralités
1 = littérature
2 = religions et grands courants
3 = sciences humaines (incluant géographie, histoire)
4 = sciences sociales
5 = science de la nature
6 = sciences appliquées et techniques
7 = arts, musique et cinéma
8 = arts de vivre (sports, loisirs, vie pratique)
9 = autres
Les plus malins d’entre-vous aurons remarqué une certaine parenté avec la classification décimale Dewey et vous n’avez pas torts. C’est volontairement que j’ai appliquées des critères similaires. Principalement parce que je ne crois pas qu’il soit nécessaire de toujours réinventer la roue. Vous aurez aussi remarqué le déplacement de la littérature, de 800 qu’elle est sous Dewey a… 1 ! C’est uniquement parce que dans mon cas, le fond le plus important de mes bibliothèques est constitué de littérature. La classification pourrait être modulée tout autrement, pour refléter une réalité autre que la mienne. Par exemple, un amateur de sports verrait la cote actuelle de 8 a 1. Ou un amateur d’art verrait la cote actuelle de 7 devenir 1. Cette « personnalisation », c’est la beauté de la chose. Vous aurez aussi remarqué l’absence de la catégorie 9 ; c’est que je n’en ai pas besoin, d’où le titre de "autres". Mais je ne l’ai pas éliminé pour autant ; ça pourrait servir plus tard. Qui sait, ça pourrait VOUS servir si un jour, vous adoptiez ma classification raisonnée !
LA CLASSIFICATION RAISONNÉ - LA NATIONALITÉ
Ce n’est pas dans le but de faire ressortir l’ethnicité des auteurs comme d’exprimer le lieu, le territoire, la géographie.
Se décline numériquement, avec deux chiffres, de 00 et 99. Il est possible d’ajouter une décimale pour mieux cerner une position géographique spécifique (une province, un état...)
00 = Imaginaire
10 = Les Amériques
20 = Anglo-saxons
30 = La Francophonie
40 = Europe (excluant pays francophones et anglo-saxons)
50 = Russie
60 = Asie et sous-continent Indien
70 = Afrique
80 = Le monde Arabe et Israël
90 = Archipels et îles du pacifiques
Cette cote, qui semble assez complexe ne l’est pas. Elle s’apprivoise aisément (croyez-moi !).
10 = Les Amériques. Le zéro nous indique que c’est une cote qui a une valeur de généralité (avouons-le, les Amériques c’est assez général et vaste comme concept). La cote 10 se divise de la façon suivante :
11 le Canada
12 les États-Unis
13 le Mexique
14 Amérique Centrale
etc., jusqu’à 19 pour « autres pays des Amériques ». Pourquoi autres pays ? Ne l’oublions pas, le 9 a toujours une valeur « autres ». Cela permet d’ajouter un ou plusieurs pays.
Mais pour certaines personnes, le Canada (11) pourrait être une valeur encore trop vaste, mal définie (non, je ne tente pas de faire une blague politique). D’où l’idée d’ajouter une décimale pour affiner la notion géographique. Ainsi, un auteur Québécois aurait la cote 11,1 un auteur de l’Ontario 11,2 et ainsi de suite. J’ai limité la décimale a un seul chiffre dans le but d’éviter d’alourdir la cote. Cependant, ça pourrait être restrictif pour un pays possédant plusieurs états, comme les États-Unis (12). La solution proposée est de diviser le territoire géographiquement plutôt que par états. Par exemple 12,1 pour les auteurs de la côte Est, 12,2 pour les auteurs de la côte Ouest, 12,3 pour les auteurs du Nord, etc.
Le même exercice pourrait s’appliquer a 20 Anglo-saxons :
Grande-Bretagne 21
Écosse 21,1
Royaume-uni 21,2
Irlande 22
Ulster, Irlande du Nord 22,1
République d’Irlande, Eire 22,2
et ainsi de suite.
- - -
Nous venons de voir les concepts de genre et de nationalité. Je n’ai pas cru bon de publier la liste complète des concepts de genre et de nationalité. Peut-être plus tard. Ou si quelqu’un en fait la demande.
Demain, nous allons explorer le concept de type.
- Si vous aboutissez ici pour la première fois, et pour une meilleure compréhension de la chose, je vous suggère fortement de débuter la lecture par la « Classification raisonnée – introduction » du 22 janvier 2007, un peu plus bas dans cette page.
IDÉE
Mon idée principale était de réunir, sous une même cote :
- la nationalité de l’auteur ;
- le genre de livre ;
- le type ;
- le nom de l’auteur.
La cote devait être la plus courte possible, tout en exprimant un maximum d’informations.
NOTIONS
Quelques notions à retenir pour bien comprendre la classification raisonnée :
- Le 0 (zéro) a toujours une valeur de « généralité »
- Le 9 a toujours un valeur « autres »
- Le code de classification est alphanumérique
Avis aux intéressés, j’ai respecté « l’esprit » de la CDD, sans m’y sentir lié.
LA CLASSIFICATION RAISONNÉE : LE GENRE
Se décline numériquement, avec un seul chiffre, de 0 à 9
0 = généralités
1 = littérature
2 = religions et grands courants
3 = sciences humaines (incluant géographie, histoire)
4 = sciences sociales
5 = science de la nature
6 = sciences appliquées et techniques
7 = arts, musique et cinéma
8 = arts de vivre (sports, loisirs, vie pratique)
9 = autres
Les plus malins d’entre-vous aurons remarqué une certaine parenté avec la classification décimale Dewey et vous n’avez pas torts. C’est volontairement que j’ai appliquées des critères similaires. Principalement parce que je ne crois pas qu’il soit nécessaire de toujours réinventer la roue. Vous aurez aussi remarqué le déplacement de la littérature, de 800 qu’elle est sous Dewey a… 1 ! C’est uniquement parce que dans mon cas, le fond le plus important de mes bibliothèques est constitué de littérature. La classification pourrait être modulée tout autrement, pour refléter une réalité autre que la mienne. Par exemple, un amateur de sports verrait la cote actuelle de 8 a 1. Ou un amateur d’art verrait la cote actuelle de 7 devenir 1. Cette « personnalisation », c’est la beauté de la chose. Vous aurez aussi remarqué l’absence de la catégorie 9 ; c’est que je n’en ai pas besoin, d’où le titre de "autres". Mais je ne l’ai pas éliminé pour autant ; ça pourrait servir plus tard. Qui sait, ça pourrait VOUS servir si un jour, vous adoptiez ma classification raisonnée !
LA CLASSIFICATION RAISONNÉ - LA NATIONALITÉ
Ce n’est pas dans le but de faire ressortir l’ethnicité des auteurs comme d’exprimer le lieu, le territoire, la géographie.
Se décline numériquement, avec deux chiffres, de 00 et 99. Il est possible d’ajouter une décimale pour mieux cerner une position géographique spécifique (une province, un état...)
00 = Imaginaire
10 = Les Amériques
20 = Anglo-saxons
30 = La Francophonie
40 = Europe (excluant pays francophones et anglo-saxons)
50 = Russie
60 = Asie et sous-continent Indien
70 = Afrique
80 = Le monde Arabe et Israël
90 = Archipels et îles du pacifiques
Cette cote, qui semble assez complexe ne l’est pas. Elle s’apprivoise aisément (croyez-moi !).
10 = Les Amériques. Le zéro nous indique que c’est une cote qui a une valeur de généralité (avouons-le, les Amériques c’est assez général et vaste comme concept). La cote 10 se divise de la façon suivante :
11 le Canada
12 les États-Unis
13 le Mexique
14 Amérique Centrale
etc., jusqu’à 19 pour « autres pays des Amériques ». Pourquoi autres pays ? Ne l’oublions pas, le 9 a toujours une valeur « autres ». Cela permet d’ajouter un ou plusieurs pays.
Mais pour certaines personnes, le Canada (11) pourrait être une valeur encore trop vaste, mal définie (non, je ne tente pas de faire une blague politique). D’où l’idée d’ajouter une décimale pour affiner la notion géographique. Ainsi, un auteur Québécois aurait la cote 11,1 un auteur de l’Ontario 11,2 et ainsi de suite. J’ai limité la décimale a un seul chiffre dans le but d’éviter d’alourdir la cote. Cependant, ça pourrait être restrictif pour un pays possédant plusieurs états, comme les États-Unis (12). La solution proposée est de diviser le territoire géographiquement plutôt que par états. Par exemple 12,1 pour les auteurs de la côte Est, 12,2 pour les auteurs de la côte Ouest, 12,3 pour les auteurs du Nord, etc.
Le même exercice pourrait s’appliquer a 20 Anglo-saxons :
Grande-Bretagne 21
Écosse 21,1
Royaume-uni 21,2
Irlande 22
Ulster, Irlande du Nord 22,1
République d’Irlande, Eire 22,2
et ainsi de suite.
- - -
Nous venons de voir les concepts de genre et de nationalité. Je n’ai pas cru bon de publier la liste complète des concepts de genre et de nationalité. Peut-être plus tard. Ou si quelqu’un en fait la demande.
Demain, nous allons explorer le concept de type.
lundi 22 janvier 2007
Classification raisonnée – introduction
Classification raisonnée – introduction
L’inventaire de mes livres est toujours en cours et franchement, tout se déroule bien. Pas de pépins, que quelques questions sur la cote à donner à tel ou tel livre. Faut avouer que pour me complexifier la chose, j’ai choisi de ne pas baser ma classification sur un système existant, comme la CDD (classification décimale Dewey) mais plutôt de mettre sur pied mon propre système de classification ! Après tout, archiviste de jour archiviste toujours ;-)
Mais pourquoi un système de classification* de ses livres ? Toute personne possédant plus d’une centaine de livres est un jour confronté au problème de classification : comment, dans un premier temps, réunir intellectuellement la somme de mes livres et ensuite, comment disposer (classer) mes livres, de façon a trouver aisément le volume recherché, en y consacrant un minimum de temps ? Il existe différentes façons de classer une livre, en tirant profit d’un plan de classification : par auteur, par sujet, par grosseur de livres - ne riez pas, c’est un facteur beaucoup plus important qu’il n’y paraît. On peut aussi regrouper par maison d’édition, par collection (tout les livres de poches ensemble par exemple). Mais il arrive un temps ou notre petit système maison ne suffit plus. C’est mon cas - et depuis plusieurs années.
En fait, il faut rendre à César... C’est donc à mon ami Louis-Philippe que je dois, le premier, de m’avoir éclairé sur le sujet. Informaticien de formation et de savoir, il me proposait de mettre en commun nos bibliothèques en utilisant la classification de Amazon pour s’y retrouver. Jusque là, je me contentais de ne pas classer mes livres (cordonnier mal chaussé et archiviste mal classé, même combat !). Mais avec plus de 1,600 livres, je n’avais plus le choix, je devais faire quelque chose. À partir de là, j’ai « dessiné » les grandes lignes de ce qui devait aboutir a un plan de classification raisonnée. Notre projet d’unir intellectuellement nos bibliothèques n’a jamais aboutit (manque de temps des deux cotés) mais il n’est pas mort pour autant - Louis-Philippe, c’est un message...
Curieux de connaître ce système de classification raisonnée ? Se sera l’objet de ma prochaine chronique...
_______
* il est très important ici de faire une distinction entre classement et classification.
Le classement, c’est l’opération physique qui a pour but de ranger pour conserver et retrouver facilement.
La classification, c’est l’opération intellectuelle qui a pour but d’établir des classes, des divisions, des subdivisions, indépendamment de tout ordre physique. Autrement dit, la classification c’est le regroupement intellectuel des documents par sujets.
L’inventaire de mes livres est toujours en cours et franchement, tout se déroule bien. Pas de pépins, que quelques questions sur la cote à donner à tel ou tel livre. Faut avouer que pour me complexifier la chose, j’ai choisi de ne pas baser ma classification sur un système existant, comme la CDD (classification décimale Dewey) mais plutôt de mettre sur pied mon propre système de classification ! Après tout, archiviste de jour archiviste toujours ;-)
Mais pourquoi un système de classification* de ses livres ? Toute personne possédant plus d’une centaine de livres est un jour confronté au problème de classification : comment, dans un premier temps, réunir intellectuellement la somme de mes livres et ensuite, comment disposer (classer) mes livres, de façon a trouver aisément le volume recherché, en y consacrant un minimum de temps ? Il existe différentes façons de classer une livre, en tirant profit d’un plan de classification : par auteur, par sujet, par grosseur de livres - ne riez pas, c’est un facteur beaucoup plus important qu’il n’y paraît. On peut aussi regrouper par maison d’édition, par collection (tout les livres de poches ensemble par exemple). Mais il arrive un temps ou notre petit système maison ne suffit plus. C’est mon cas - et depuis plusieurs années.
En fait, il faut rendre à César... C’est donc à mon ami Louis-Philippe que je dois, le premier, de m’avoir éclairé sur le sujet. Informaticien de formation et de savoir, il me proposait de mettre en commun nos bibliothèques en utilisant la classification de Amazon pour s’y retrouver. Jusque là, je me contentais de ne pas classer mes livres (cordonnier mal chaussé et archiviste mal classé, même combat !). Mais avec plus de 1,600 livres, je n’avais plus le choix, je devais faire quelque chose. À partir de là, j’ai « dessiné » les grandes lignes de ce qui devait aboutir a un plan de classification raisonnée. Notre projet d’unir intellectuellement nos bibliothèques n’a jamais aboutit (manque de temps des deux cotés) mais il n’est pas mort pour autant - Louis-Philippe, c’est un message...
Curieux de connaître ce système de classification raisonnée ? Se sera l’objet de ma prochaine chronique...
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* il est très important ici de faire une distinction entre classement et classification.
Le classement, c’est l’opération physique qui a pour but de ranger pour conserver et retrouver facilement.
La classification, c’est l’opération intellectuelle qui a pour but d’établir des classes, des divisions, des subdivisions, indépendamment de tout ordre physique. Autrement dit, la classification c’est le regroupement intellectuel des documents par sujets.
dimanche 21 janvier 2007
Compte de notes – 21 janvier 2007

Écoute ce matin de la Sonate Opus 5 et du Klavierstücke, Opus 3 de Richard Strauss, admirablement interprété par Glenn Gould. Quelle fougue, quelle intensité aussi. Si vous êtes de ceux que les borborygmes de Glenn Gould agacent, évitez ce disque. Mais pour les autres, ne boudez pas votre plaisir. La musique est très mélodieuse, chaleureuse même. Et tout le talent de Gould est mis a contribution dans ces deux pièces de jeunesse de Strauss (l’opus 5 fut composé alors que Strauss n’avait que... seize ans!).
C’est un doux mélange de Beethoven, de Mendelssohn, de Schumann et de Brahms. C’est une belle expérience musicale. Un beau rendez-vous.
Ce disque, Gould ne devait pas l’entendre de son vivant ; le disque ne sortira qu’en 1984 [1].
_______
[1] Contrairement à la croyance populaire, Glenn Gould n’a pas débuté ni terminé sa carrière discographique avec les enregistrements mythiques des Variations Goldberg de Bach (1955 et 1981). L'engregistrement du Strauss, du moins pour la Sonate Opus 5, est bel et bien le dernier enregistrement de Gould, terminée le 3 septembre 1982, au RCA Studio « A » de New York (l’opus 3 fut enregistré en avril et août 1979). Voir « Discography » de Nancy Canning dans l’excellente biographie que Otto Friedrich a consacré à Glenn Gould intitulée « Glenn Gould, a Life and Variations » (Lester & Orpen Dennys Publishers).
Libellés :
glenn gould,
musique classique,
richard strauss
vendredi 19 janvier 2007
Compte de mots - 19 janvier 2007

J’ai débuté hier, avec beaucoup de plaisir, « Le naïf amoureux » [1]. C’est vraiment amusant. Le ton, la narration, le personnage, tout m’enchante. Vraiment. Hélas, j’ai dû m’arrêter au tiers du livre (pour cause de sommeil). Il me tarde de m’y replonger - dès ce soir ?
C’est donc l’histoire de ce grand naïf, mal fait pour la vie moderne ; à l’ère de la voiture et de la vitesse, il roule encore avec sa vieille bicyclette. Il trouve dommage que le néon ait fait place à la suspension dans la salle à manger. Mais voilà que ce naïf tombe amoureux de la fille du pharmacien qui elle s’est fait... comédienne plutôt que pharmacienne ! Pour lui, c’est assez incompréhensible ! C’est avec beaucoup de bonheur que le lecteur plonge dans cette histoire .
Mais au fur et à mesure que je progressais dans la lecture du livre, un sentiment de « déjà lu » grandissais en moi. Puis, à la page 26, j’ai eu comme un éclair : ça ressemble au livre « Le déjeuner du lundi » de Jean Dutourd, que j’avais beaucoup aimé. Mais je n’étais pas tout a fait satisfait de ma « trouvaille ». Puis, à la page 30, ça m’a frappé encore plus fort ; dans son ton, son humour, l’histoire avait une parenté directe avec « Paris au mois d’août » de René Fallet (j’y reviendrai un autre jour car « Paris au mois d’août » est un roman qu’il faut relire). N’allez pas croire qu’il y ait eu repiquage d’idée d’un coté ou de l’autre. Je ne crois pas. Je crois plutôt à une parenté d’esprit, de ton, d’humour.
Bref, si à une certaine époque, vous avez aimé « Paris au mois d’août », vous aimerez « Le naïf amoureux » de Paul Guth.
_______
[1] « Le naïf amoureux » de Paul Guth
Editeur : Librairie Générale Française (LGF)
Collection : Le Livre de Poche, no. 2336
255 p. Paris, 1968
tranche rouge , in 12
jeudi 18 janvier 2007
Compte de mots - 18 janvier 2007

Petite soirée de lecture hier. J’ai lu ce petit livre [1] d’une couverture à l’autre, sans pouvoir m’en détacher.
Prenez le froid, la guerre, un professeur, un assistant et une étudiante réunit dans une grande pièce. Au fond de cette pièce, une immense bibliothèque. Et parce que c’est la guerre, parce qu’il fait froid et que le combustible vient à manquer, le livre devient vite source de combustibles. Mais quoi choisir. Ou plutôt, quels livres, quels auteurs épargner ?
Rapidement, ce huis clos en rappel une autre, célèbre (indice : « l’enfer c’est les autres »). Tout aussi étouffant, froid, beau et nécessaire. Mais sans espoir. Sans issue et où chacun tente, à sa façon, de survivre. Car que va t-il se passer lorsqu’il ne restera plus un seul livre à brûler ?
À lire et relire.
_______
[1] « Les combustibles », Amélie Nothomb
LGF, Livre de poche
89 p. Paris. 1994
ISBN : 978-2-253-13946-1
Libellés :
amélie nothomb,
littérature belge,
théâtre
mercredi 17 janvier 2007
Compte de mots – 17 janvier 2007

J’ai débuté et terminé lundi « L’homme multiplié » de A.E. Van Vogt [1]. L’idée de départ, quoi que pas nouvelle, est fort intéressante. C’est l’histoire de Steven Masters, un être riche, prétentieux, lâche, menteur, persuadé de sa supériorité en toutes choses et sur les êtres en général, surtout les femmes. Contraint de participer a l’exploration de la planète Mittend. Mais dès le pied posé sur la planète, il se retrouve instantanément plongé dans le corps d’un homme sur terre à qui Masters a fait du mal par le passé. J’imaginais que le reste serait à l’avenant ; qu’il passerait d’un corps à un autre, essayerait de découvrir le pourquoi de la chose, comment arrêter le passage d’un corps un autre, bref, je m’attendais à quelque chose comme du repentir pour le mal passé, mais pas du tout : Van Vogt va plutôt s’inventer une histoire de « MÈRE » (les capitales sont de lui), une espèce de Mater materia universelle. Dans cette histoire, il y aura aussi un méchant qui poursuit Masters dans le but de le tuer - et Masters, ayant l’instinct plus fort qu’un James Bond, s’en sortira chaque fois ! Bref, une histoire qui se complique au fur et à mesure que l'on avance dans le livre et une fin totalement décevante.
Dommage car je le répète, l’idée de départ était bonne.
________
[1] « L’homme multiplié » de A.E. Van Vogt
Traduction de « The man with a thousand names » de Michel Deutsch
Éditions J’ai Lu, no. 659. 190 p.
Compte de mots – 17 janvier 2007

Elle ne connut pas la gloire. On pourrait même dire qu’elle connut surtout les défaites, principalement en amour. Son oeuvre est brève. Une des plus brève de la littérature française du XXe siècle : une nouvelle autobiographique, attribué un temps à Paul Valéry, et six poèmes. Puis ce journal [1] qui n’était pas destiné à être publié, et que j’ai commencé à lire peu avant noël. Son journal, Catherine Pozzi le débute dès l’âge de dix ans. Elle y décrits ses doutes, ses crises, son découragement, sa constante recherche de l’identité, de l’équilibre, pour finalement s’avouer vaincue.
Sa relation amoureuse - et tumultueuse - avec Paul Valéry était voué à l’échec. Valéry le savait, Catherine Pozzi aussi. La relation devait tout de même durée huit ans. Huit années difficiles qui ont sans doute miné la santé précaire de Catherine Pozzi.
La lecture de son journal n’est pas toujours facile. Mais faut-il le rappeler, il n’était pas destiné à être lu par d’autres yeux que les siens.
Esprit rationnel et en même temps mystique, Catherine Pozzi ne devait pas survivre à « l’échec » de sa vie. Elle est morte un peu oublié de tous à Paris, en 1934.
Curieux ? Je vous recommande fortement la lecture d’un article – non signé – chez esprits nomades, suivi d’une bibliographie intéressante, quoi qu’incomplète [2].
[1] « Journal 1913-1934 » de Catherine Pozzi
Éditions Phébus, collection Libretto
798 p. Paris, 2005
ISBN : 978-2-7529-0044-9
[2] http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/pozzi.html
Libellés :
catherine pozzi,
littérature française
mardi 16 janvier 2007
Compte de mots – 16 janvier 2007
Il y aura 50 ans cette année, Jack Kerouac écrivait ce qui allait devenir une espèce de bible pour toute une génération : « On the road » (Sur la route). Un peu comme l’existentialisme dans la France de l’après-guerre qui allait dépasser Sartre, la « beat generation » allait dépasser Kerouac, allant jusqu’à le submerger.
Je pense que je vais me replonger dans l’univers de Kerouac avec quelques uns de ses livres ce printemps - un beau projet de lecture en perspective. Encore faut-il que je remette la main sur mon exemplaire de « Sur la route », qui est mystérieusement disparu de mes bibliothèques ! Se sera aussi une belle occasion de me replonger, pour la troisième fois, dans la biographie critique – et essentielle – que Gerald Nicosia a consacré à Kerouac : « Memory Babe ». En plus de « Sur la route », je compte bien relire « Maggie Cassidy », « Big Sur », « Les clochards célestes », quelques autres titres aussi, et pourquoi pas « Avant la route », assez peu connu en français. C’est le livre que Kerouac écrivit avant « Sur la route » (on l’aura deviné) et qui, en anglais, porte le nom de « The town and the city ».
Le manuscrit de « On the road » est constitué d’un unique rouleau de 120 pieds de long ; photo et article (en anglais) ici :
http://origin.denverpost.com/entertainment/ci_4945075
Je pense que je vais me replonger dans l’univers de Kerouac avec quelques uns de ses livres ce printemps - un beau projet de lecture en perspective. Encore faut-il que je remette la main sur mon exemplaire de « Sur la route », qui est mystérieusement disparu de mes bibliothèques ! Se sera aussi une belle occasion de me replonger, pour la troisième fois, dans la biographie critique – et essentielle – que Gerald Nicosia a consacré à Kerouac : « Memory Babe ». En plus de « Sur la route », je compte bien relire « Maggie Cassidy », « Big Sur », « Les clochards célestes », quelques autres titres aussi, et pourquoi pas « Avant la route », assez peu connu en français. C’est le livre que Kerouac écrivit avant « Sur la route » (on l’aura deviné) et qui, en anglais, porte le nom de « The town and the city ».
Le manuscrit de « On the road » est constitué d’un unique rouleau de 120 pieds de long ; photo et article (en anglais) ici :
http://origin.denverpost.com/entertainment/ci_4945075
Libellés :
beat generation,
jack kerouac,
littérature états-unienne
dimanche 14 janvier 2007
Compte de notes – 14 janvier 2007
Ce matin, j’ai réécouté, avec un ravissement toujours aussi total, les « Motets pour soprano » d’Antonio Vivaldi, chanté par la merveilleuse Karina Gauvin [1]. Quelle pureté du chant, quelle technique aussi, appuyée par la beauté magique de la musique de Vivaldi et des Chambristes de Ville-Marie. Dans cet enregistrement, tout est convaincant ; la voix, la musique, les musiciens. Je recommande vivement.
Je n’ai pu faire autrement que d’écouter un second disque de Karina Gauvin, avec cette fois-ci Purcell au programme [2]. La magie était encore au rendez-vous, même si le répertoire chanté par Karina Gauvin m’est plus familier avec le haute contre Daniel Taylor. Avec son plus récent opus, Karina Gauvin nous propose quelques uns des plus beaux airs d’opéras de Purcell. C’est d’une grande facture, d’une inimaginable beauté et d’une grande sensibilité.
En écoutant ce très beau disque, je n’ai pu m’empêcher de songer que Purcell est décédé à l’âge de 36 ans ! Je me passe le même genre de commentaire en écoutant certaines pièces de Mozart…
Est-ce cette pensée qui a guidé le choix de mon troisième disque ? Je ne sais trop, mais j’ai vite fait mon choix : le « Requiem » de Mozart, dans sa version révisée par Robert D. Levine, et brillement interprété par La Chapelle de Québec et Les violons du Roy, sous la direction de Bernard Labadie [3]. Et ce n’est pas une coïncidence si, Karina Gauvin chante aussi sur cet enregistrement ; son immense talent fut mis a contribution dans cette excellente distribution de talents. On pourra dire ce que l’on veux de cette version révisée et complétée par Levine, qui ne fait pas l’unanimité, reste que cet enregistrement est un grand, très grand moment de musique.

[1]Karina Gauvin, Les Chambristes de Ville-Marie
Antonio Vivaldi (1678-1741), « Motets pour soprano ».
Analekta/Fleurs de lys
FL 2 3099
Enregistré en mai 1997 à l’église Saint-Augustin-de-Mirabel.

[2] Karina Gauvin, Les Boréades sous la direction de Francis Colpron
Henry Purcell (1659-1695) « Purcell ».
ATMA Classique (Baroque)
ACD2 2398
Enregistré en juillet 2006 à l’église Saint-Augustin-de-Mirabel.

[3] La Chapelle de Québec, Les Violons du Roy sous la direction de Bernard Labadie
W.A. Mozart (1756-1791) « Requiem », K. 626
Karina Gauvin, soprano,
Marie-Nicole Lemieux, contralto,
John Tessier, ténor,
Nathan Berg, Baryton.
Dorian
DOR-90310
Enregistrement public, 20 septembre 2001 au Troy Saving Bank Music Hall a Troy (New York).
Je n’ai pu faire autrement que d’écouter un second disque de Karina Gauvin, avec cette fois-ci Purcell au programme [2]. La magie était encore au rendez-vous, même si le répertoire chanté par Karina Gauvin m’est plus familier avec le haute contre Daniel Taylor. Avec son plus récent opus, Karina Gauvin nous propose quelques uns des plus beaux airs d’opéras de Purcell. C’est d’une grande facture, d’une inimaginable beauté et d’une grande sensibilité.
En écoutant ce très beau disque, je n’ai pu m’empêcher de songer que Purcell est décédé à l’âge de 36 ans ! Je me passe le même genre de commentaire en écoutant certaines pièces de Mozart…
Est-ce cette pensée qui a guidé le choix de mon troisième disque ? Je ne sais trop, mais j’ai vite fait mon choix : le « Requiem » de Mozart, dans sa version révisée par Robert D. Levine, et brillement interprété par La Chapelle de Québec et Les violons du Roy, sous la direction de Bernard Labadie [3]. Et ce n’est pas une coïncidence si, Karina Gauvin chante aussi sur cet enregistrement ; son immense talent fut mis a contribution dans cette excellente distribution de talents. On pourra dire ce que l’on veux de cette version révisée et complétée par Levine, qui ne fait pas l’unanimité, reste que cet enregistrement est un grand, très grand moment de musique.

[1]Karina Gauvin, Les Chambristes de Ville-Marie
Antonio Vivaldi (1678-1741), « Motets pour soprano ».
Analekta/Fleurs de lys
FL 2 3099
Enregistré en mai 1997 à l’église Saint-Augustin-de-Mirabel.

[2] Karina Gauvin, Les Boréades sous la direction de Francis Colpron
Henry Purcell (1659-1695) « Purcell ».
ATMA Classique (Baroque)
ACD2 2398
Enregistré en juillet 2006 à l’église Saint-Augustin-de-Mirabel.

[3] La Chapelle de Québec, Les Violons du Roy sous la direction de Bernard Labadie
W.A. Mozart (1756-1791) « Requiem », K. 626
Karina Gauvin, soprano,
Marie-Nicole Lemieux, contralto,
John Tessier, ténor,
Nathan Berg, Baryton.
Dorian
DOR-90310
Enregistrement public, 20 septembre 2001 au Troy Saving Bank Music Hall a Troy (New York).
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Compte de mots – 14 janvier 2007
Jeudi soir, j’ai fais un saut chez mon libraire de quartier pour y vendre une quantité appréciable de très bons livres. Je trouve que la meilleure chose à faire avec des livres lus et prêtés de nombreuses fois, c’est encore les retourner dans le circuit du livre usagé, afin d’en faire profiter un plus grand nombre. Rien de plus déprimant que d’accumuler des livres et des livres dans des bibliothèques, uniquement pour le plaisir de ramasser, pour donner l’impression d’être un « grand » lecteur.
Sans trop discuté, j’ai accepté le prix de 62$ pour l’ensemble de mes livres. Mais allez savoir pourquoi, j’ai tout de même dû débourser 25$ pour l’achat de livres : chanceux, il y avait chez mon libraire un arrivage pas mal intéressant de livres. Il aurait été vain de résister ;-) C’est du moins l’excuse que je me suis donné pour justifier l’achat de 87 $ de livres usagés ;-)
Chez mon libraire, l’ordre et le désordre règne en harmonie. C’est pour moi une véritable caverne d’Ali Baba. Parfois, au détour d’une étagère, on bute sur une boîte pleine de livres – et de poussières. Il ne faut pas bouder son plaisir et ouvrir la boîte ! C’est ainsi que jeudi, je suis tombé sur une édition très 1960 du « Journal du séducteur » par Soren Kierkegaard. Puis, juste dessous, un roman policier de Donna Leon (« L’affaire Paola. Une enquête du commissaire Brunetti »). Quelques pas plus loin et il faut utiliser un escabeau pour lire le titre et le nom des auteurs sur la tranche des livres. Ou au contraire, il faut presque se traîner à plat ventre pour récupérer un livre tout en bas d’une bibliothèque.
Chez mon libraire, nul espresso servit dans un verre transparent (c’est très tendance à ce qu’on dit) et pas vraiment de chaise pour s’asseoir et lire un peu. Mon libraire ne s’embarrasse pas des nouvelles tendances et c’est très bien ainsi car sa vocation, c’est le livre, pas les lieux communs !
Ça vous semble un joyeux bordel que cette librairie ? Pourtant, il n’en est rien. Mon libraire connaît très bien son fond de livres. Et il est toujours prêt à vous conseiller sur tel livre ou tel auteur. Et je le répète, il ne faut pas bouder son plaisir de tasser une pile de livres, soulever une boîte, épousseter soi-même une couverture de livre, etc. ; vous n’êtes pas une librairie chic du plateau ! Et puis, n’est-ce pas là une façon agréable de découvrir LE livre inattendu ?
De mon libraire, je sais assez peu de chose finalement. Mais assez pour savoir que c’est un réel éruit, un lecteur « vertical » - selon ses dires. Amateur de jazz, de musique classique et de plus en plus de musique contemporaine. Un homme à l’esprit ouvert, curieux.
Finalement, la librairie n’est pas ouverte la fin de semaine et c’est tant mieux pour moi ; j’y passerai tellement de temps que j’en oublierais de… lire !
Librairie Delteil
7348 rue Saint-Denis (coin De Castelneau)
Montréal.
514. 277-8235
Métro Jean-Talon (ligne orange) ou De Castelneau (ligne bleue).
Attention, la librairie ferme à 18h les lundis, mardis, mercredis et vendredis et 19h les jeudis. Fermée la fin de semaine.
Sans trop discuté, j’ai accepté le prix de 62$ pour l’ensemble de mes livres. Mais allez savoir pourquoi, j’ai tout de même dû débourser 25$ pour l’achat de livres : chanceux, il y avait chez mon libraire un arrivage pas mal intéressant de livres. Il aurait été vain de résister ;-) C’est du moins l’excuse que je me suis donné pour justifier l’achat de 87 $ de livres usagés ;-)
Chez mon libraire, l’ordre et le désordre règne en harmonie. C’est pour moi une véritable caverne d’Ali Baba. Parfois, au détour d’une étagère, on bute sur une boîte pleine de livres – et de poussières. Il ne faut pas bouder son plaisir et ouvrir la boîte ! C’est ainsi que jeudi, je suis tombé sur une édition très 1960 du « Journal du séducteur » par Soren Kierkegaard. Puis, juste dessous, un roman policier de Donna Leon (« L’affaire Paola. Une enquête du commissaire Brunetti »). Quelques pas plus loin et il faut utiliser un escabeau pour lire le titre et le nom des auteurs sur la tranche des livres. Ou au contraire, il faut presque se traîner à plat ventre pour récupérer un livre tout en bas d’une bibliothèque.
Chez mon libraire, nul espresso servit dans un verre transparent (c’est très tendance à ce qu’on dit) et pas vraiment de chaise pour s’asseoir et lire un peu. Mon libraire ne s’embarrasse pas des nouvelles tendances et c’est très bien ainsi car sa vocation, c’est le livre, pas les lieux communs !
Ça vous semble un joyeux bordel que cette librairie ? Pourtant, il n’en est rien. Mon libraire connaît très bien son fond de livres. Et il est toujours prêt à vous conseiller sur tel livre ou tel auteur. Et je le répète, il ne faut pas bouder son plaisir de tasser une pile de livres, soulever une boîte, épousseter soi-même une couverture de livre, etc. ; vous n’êtes pas une librairie chic du plateau ! Et puis, n’est-ce pas là une façon agréable de découvrir LE livre inattendu ?
De mon libraire, je sais assez peu de chose finalement. Mais assez pour savoir que c’est un réel éruit, un lecteur « vertical » - selon ses dires. Amateur de jazz, de musique classique et de plus en plus de musique contemporaine. Un homme à l’esprit ouvert, curieux.
Finalement, la librairie n’est pas ouverte la fin de semaine et c’est tant mieux pour moi ; j’y passerai tellement de temps que j’en oublierais de… lire !
Librairie Delteil
7348 rue Saint-Denis (coin De Castelneau)
Montréal.
514. 277-8235
Métro Jean-Talon (ligne orange) ou De Castelneau (ligne bleue).
Attention, la librairie ferme à 18h les lundis, mardis, mercredis et vendredis et 19h les jeudis. Fermée la fin de semaine.
jeudi 11 janvier 2007
Compte de notes - 11 janvier 2007
Hier soir, à la salle Pierre-Mercure du centre Pierre-Péladeau, très beau concert intitulé « Deux poèmes, quatre cantates ». L’excellente Karina Gauvin (soprano) et le brillant Matthew White (alto), accompagné par l’ensemble « Les idées heureuses » était sous la direction inspirée de Geneviève Soly. Au programmes, deux cantates de J. S. Bach (BWV 199 et 170) et deux cantates de Christoph Graupner. Ce qu’il y a de particulier ici c’est que Bach et Graupner, sans se concerter (enfin, on l’imagine) ont écrits la musique de deux cantates sur les mêmes textes d’un même auteur (Georg Christian Lehms). Le concert débute avec la cantate « Mein Hertz schwimmt in Blunt » (Mon coeur baigne dans le sang) de Graupner, immédiatement suivi de la version de Bach. J’ai préféré la version de Graupner à celle de Bach. Pourtant, Karina Gauvin a excellée dans les deux, rien de moins : diction parfaite, sublime interprétation, bref, j’étais sous le charme. Difficile de résister a tant de talent et de beauté...
Après l’entracte, Matthew White a magnifiquement interprété la cantate « Vergnügte Rhu, beliebte Seelenlust » (Tranquillité heureuse, chère joie de l’âme) de Graupner. J’étais soufflé par la magnificence de l’interprétation de Matthew White. Finalement, Karina Gauvin est revenue pour interpréter cette même cantate, mais dans la version de Bach. Encore une fois une interprétation juste, une diction parfaite.
Un mot sur l’ensemble « Les idées heureuses ». Du bon travail en général. Je passe facilement sur les quelques fausses notes et dérapages car après tout, nous sommes au concert, pas devant notre chaîne hi-fi en écoutant un CD hyper aseptisé.
Je sais que le concert sera diffusé ultérieurement sur les ondes de CBC Radio Two (93,5 FM à Montréal, 96,1 FM à Québec) mais au moment d’écrire ceci, aucune date ne figure dans le site Internet de l’émission du dimanche midi. Je recommande, ne serait-ce que pour entendre la merveilleuse voix de Karina Gauvin ou pour découvrir les cantates du compositeur Christoph Graupner (1683-1760).
Après l’entracte, Matthew White a magnifiquement interprété la cantate « Vergnügte Rhu, beliebte Seelenlust » (Tranquillité heureuse, chère joie de l’âme) de Graupner. J’étais soufflé par la magnificence de l’interprétation de Matthew White. Finalement, Karina Gauvin est revenue pour interpréter cette même cantate, mais dans la version de Bach. Encore une fois une interprétation juste, une diction parfaite.
Un mot sur l’ensemble « Les idées heureuses ». Du bon travail en général. Je passe facilement sur les quelques fausses notes et dérapages car après tout, nous sommes au concert, pas devant notre chaîne hi-fi en écoutant un CD hyper aseptisé.
Je sais que le concert sera diffusé ultérieurement sur les ondes de CBC Radio Two (93,5 FM à Montréal, 96,1 FM à Québec) mais au moment d’écrire ceci, aucune date ne figure dans le site Internet de l’émission du dimanche midi. Je recommande, ne serait-ce que pour entendre la merveilleuse voix de Karina Gauvin ou pour découvrir les cantates du compositeur Christoph Graupner (1683-1760).
mardi 9 janvier 2007
Compte de mots - 09 janvier 2007

J’ai débuté hier soir un très beau livre, grave et drôle tout à la fois ; « Ellen Foster » de Kaye Gibbons[1]. Le sujet n’est pas de tout repos. C’est l’histoire, racontée au « je » par une adolescente de 11 ans, qui décide de quitter sa famille disfonctionnelle pour adopter une famille (d’où le nom de Foster). Un sujet pas facile donc, mais pas intenable. Dès le début, le ton est donné :
« Quand j’étais petite, j’inventais
des façons de tuer mon papa. Je
m’en racontais et une puis une
autre, et puis je l’essayais dans
ma tête jusqu’à ce que ça
devienne facile. » (p. 09)
Parfois sur le mode monologue intérieur et souvent avec un ton surprenant de maturité, « Ellen Foster » sera pour moi une belle découverte. Un plaisir de lire.
Un bémol concernant la traduction. La vision française (lire parisienne) de la traduction en générale vous donne de l’urticaire ? Moi aussi et cette traduction n’échappe pas à la règle.
« ...j’appelais police-secours... »
(p. 09)
pour 911
ou
« ...quand le car de ramassage passe me prendre le matin... »
(p. 10)
pour l’autobus scolaire
Voyer le genre... Heureusement, ce n’est pas généralisé. Ça se retrouve surtout dans le détail de la vie quotidienne américaine qui semble échapper aux français.
J’ai bien rigolé cependant en lisant ceci :
« J’ai dit à la bibliothécaire de l’école que
je voulais lire tout ce qui est intéressant,
alors elle m’a fait une liste. C’était il y a
deux ans, maintenant j’en suis aux soeurs
Brontë. » (p. 18)
On voit tout de suite que c’est une oeuvre de fiction ; dites-moi, quelle école possède encore des oeuvres des soeurs Brontë en 2007 ? Bon, d’accord, c’est à la bibliothèque de la polyvalente que j’ai découvert - et lu - Wuthering Heights, mais ça, c’était au siècle dernier ;-)
Plus loin, elle poursuit :
« Je peux pas avaler les histoires qu’on nous fait lire en classe. Claude ou Lulu avec le chien ou le chat. » (p.19)
Je l’avoue, j’ai eu une pensée pour les enfants de la réforme qui jamais ne liront Wuthering Heights, Jane Eyre ou Agnes Gray mais qui connaîtront par coeur les histoires de « Claude ou Lulu avec le chien ou le chat » (soupirs !).
Il existe une version cinématographique de ce roman que je ne vous recommande absolument pas.
_______
[1]« Ellen Foster » de Kaye Gibbons
traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Claire Pasquier
Bibliothèque étrangère Rivages
167 p. 1989 (pour l’édition de poche)
ISBN : 978-2-86930-252-5
Libellés :
ellen foster,
kaye gibbons,
littérature états-unienne
Inventaire - la suite - 09 janvier 2007
Le but premier d’un inventaire, qu’il s’agisse de livres, de disques ou de tout autres choses, c’est d’identifier, d’inventorier un ensemble de choses - c’est l’archiviste qui parle ici ;-)
L’inventaire de mes bibliothèques ne fait pas exception. Ça me permet aussi d’identifier les livres non lus, de retirer les livres que je n’ai pas l’intention de relire, de mettre de coté des livres a offrir à des amis et d’autres, pour vendre chez mon libraire de quartier. Donc, en plus d’identifier, cette exercice me permet aussi d’alléger mes bibliothèques. Et voilà que l’on me fait don d’une cinquantaine de livres !!! Bon, j’ai pas l’intention de tout conserver. Je le répète souvent, je ne fais pas une collection de livres. C’est pourquoi il me faut me départir de livres. De plus, l’espace libre sur les tablettes commence sérieusement à manquer et l’achat de bibliothèques supplémentaires n’est pas une solution - ni un choix. Et puis, faut bien l’avouer, il y a dans ce lot, plusieurs livres pas vraiment intéressant. Du moins, à mon goût. Alors, aussi bien en faire profiter a un plus grand nombre.
L’inventaire physique se déroule bien. J’ai réussi à indexer le tiers de mes livres dans une base de données Excel. Mais je ne pense pas avoir terminer cet exercice avant la fin du mois. Après ? Je vais me reposer et... lire ;-)
L’inventaire de mes bibliothèques ne fait pas exception. Ça me permet aussi d’identifier les livres non lus, de retirer les livres que je n’ai pas l’intention de relire, de mettre de coté des livres a offrir à des amis et d’autres, pour vendre chez mon libraire de quartier. Donc, en plus d’identifier, cette exercice me permet aussi d’alléger mes bibliothèques. Et voilà que l’on me fait don d’une cinquantaine de livres !!! Bon, j’ai pas l’intention de tout conserver. Je le répète souvent, je ne fais pas une collection de livres. C’est pourquoi il me faut me départir de livres. De plus, l’espace libre sur les tablettes commence sérieusement à manquer et l’achat de bibliothèques supplémentaires n’est pas une solution - ni un choix. Et puis, faut bien l’avouer, il y a dans ce lot, plusieurs livres pas vraiment intéressant. Du moins, à mon goût. Alors, aussi bien en faire profiter a un plus grand nombre.
L’inventaire physique se déroule bien. J’ai réussi à indexer le tiers de mes livres dans une base de données Excel. Mais je ne pense pas avoir terminer cet exercice avant la fin du mois. Après ? Je vais me reposer et... lire ;-)
lundi 8 janvier 2007
Compte de mots - 08 janvier 2007

J’ai lu, en moins d’une heure, un étonnant petit livre (en anglais) de Lance Blomgren intitulé « Walkups », publié ici même à Montréal, chez Conundrum press. Curieux, je me suis rendu dans le site Internet de Conundrum press[1]. Bon, j’ai pas trouvé de référence directe au livre en question, mais dans la page du catalogue, je suis tombé (boum !) sur un autre ouvrage de Blomgren ; « Corner pieces ». En lisant sur le livre et l’auteur, j’apprends que « Walkups » sera publié en français chez Triptyque. Bravo ! Un seul bémol ; nulle mention de la chose dans le site Internet chez Triptyque !
_____
[1] par ici pour le site Internet : http://home.ican.net/~conpress/index.html
« Walkups » de Lance Blomgren
2000, Conundrum press, Montréal, 112 pages
ISBN : 978-0-9685161-7-1
Inventaire de lettres - 08 janvier 2007
Il y a quelques années, j’avais débuté l’inventaire de mes livres avec Excel, mais je m’étais embarqué dans quelque chose de beaucoup trop gros ; indexer un livre me demandait plus de trois minutes, sans compter une recherche dans Amazon pour des compléments d’informations, copier la photo de la page couverture du livre, etc. Bref, je voyais beaucoup trop grand*
Depuis un peu plus de six mois, après des tests, des questionnements, de tentatives sans lendemain (ou presque), j’ai finalement débuté l’inventaire de mes bibliothèques en fin de semaine. Ce n’est pas tellement le nombre de livres qui me rebutait comme le logiciel à utiliser ! Je voulais quelque chose d’assez définitif (je ne voulais pas changer de logiciel au bout de quelques mois), d’exportable, multi plateformes (Win et Mac). Quelque chose de souple, pas trop lourd, facile à utiliser. J’ai fais des recherches dans Internet, posé des questions à des amis, faits quelques trucs pour finalement toujours revenir à... Excel.
À la lumière de mes recherches, j’ai revu à la baisse le nombre de champs à indexer ; j’ai éliminé les nombreux menus déroulants, les champs répétitifs, les photos, le public cible, la codification décimale Dewey, etc. Bref, je me suis retrouvé avec un niveau minimale d’indexation.
Une histoire à suivre...
______
* je connais quelques bibliothèques, quelques librairies, qui n’ont pas la moitié des niveaux d’indexation que je m’étais imposé !
Depuis un peu plus de six mois, après des tests, des questionnements, de tentatives sans lendemain (ou presque), j’ai finalement débuté l’inventaire de mes bibliothèques en fin de semaine. Ce n’est pas tellement le nombre de livres qui me rebutait comme le logiciel à utiliser ! Je voulais quelque chose d’assez définitif (je ne voulais pas changer de logiciel au bout de quelques mois), d’exportable, multi plateformes (Win et Mac). Quelque chose de souple, pas trop lourd, facile à utiliser. J’ai fais des recherches dans Internet, posé des questions à des amis, faits quelques trucs pour finalement toujours revenir à... Excel.
À la lumière de mes recherches, j’ai revu à la baisse le nombre de champs à indexer ; j’ai éliminé les nombreux menus déroulants, les champs répétitifs, les photos, le public cible, la codification décimale Dewey, etc. Bref, je me suis retrouvé avec un niveau minimale d’indexation.
Une histoire à suivre...
______
* je connais quelques bibliothèques, quelques librairies, qui n’ont pas la moitié des niveaux d’indexation que je m’étais imposé !
vendredi 5 janvier 2007
Compte de mots - 05 janvier 2007

J’ai finalement débuté hier soir la lecture du livre « Les visiteurs » de Clifford D. Simack[1]. J’ai plus de la moitié de lu. C’est, avec l’anthologie de Charles Nuetzel (voir Comptes de mots – 31 décembre 2006) l’autre livre que j’ai retrouvé, caché derrière une pile de livres dans mes bibliothèques. Pas une oeuvre majeure à mon avis. Mais l’histoire est tout de même assez intéressante – quoi que pas nouvelle. Je compte terminer la lecture de ce bouquin ce soir. De toute façon, avec le temps qu’il fait ici, pas question de faire autre chose que de lire, bien à l’abri de la pluie.
[1] « Les visiteurs » de Clifford D. Simack
Titre original : « The visitors »
Traduit de l’anglais (États-Unis) par France-Marie Watkins
Édition J’ai Lu
286 pages, 1981
ISBN 10 : 2-277-21194-X
mercredi 3 janvier 2007
Compte de mots - 03 janvier 2007
Pendant les fêtes, j’ai lu un roman policier pas inintéressant du tout ; « Le dernier testament » de Philip Le Roy [1] (merci encore a Bianca pour la suggestion).
Bon, parfois ça fait un peu James Bond - les gadgets en moins. Ça dérape aussi à l’occasion, mais l’amateur du genre y trouveras son compte. L’auteur ne réinvente pas le genre - et ce n’est pas ce qu’on lui demande - mais son roman est drôlement efficace. Pendant quelques instants, j’ai eu peur de me retrouver avec un ersatz de Dan Brown (Jésus, Marie-Madeleine…) mais fiou ! ce n’était pas le cas. Je n’ai qu’un seul regret, et il ne s’applique pas uniquement au roman de Philip Le Roy, mais à l’ensemble des romans policiers (ou thriller) moderne ; on dirait qu’aujourd’hui, il faut tout expliquer. Pas moyen de laisser une zone d’ombre ou pourquoi pas, des « choses » inexpliquées ! Pourtant, les premiers romans du genre [2] ont laissé beaucoup de place (trop diront certains) à l’étrange, sans tenter de justifier, sans chercher à tout expliquer. C’est le gros bémol du livre de Philip Le Roy ; tout expliquer.

[1] « Le dernier testament » de Philip Le Roy
Seuil, Collection Points Thriller
614 pages, 2005
ISBN 13 : 978-2-02-084920-3

[2] « Romans terrifiants », Collectif d’auteurs
Robert Laffont éditeur, Collection Bouquins
990 pages, 6è réimpression en 1997
ISBN 13 : 978-2-221085561
Collectif d’auteurs : Horace Walpole, Ann Radcliffe, Matthew Gregory Lewis, E.T.A. Hoffmann, Charles R. Maturin.
Bon, parfois ça fait un peu James Bond - les gadgets en moins. Ça dérape aussi à l’occasion, mais l’amateur du genre y trouveras son compte. L’auteur ne réinvente pas le genre - et ce n’est pas ce qu’on lui demande - mais son roman est drôlement efficace. Pendant quelques instants, j’ai eu peur de me retrouver avec un ersatz de Dan Brown (Jésus, Marie-Madeleine…) mais fiou ! ce n’était pas le cas. Je n’ai qu’un seul regret, et il ne s’applique pas uniquement au roman de Philip Le Roy, mais à l’ensemble des romans policiers (ou thriller) moderne ; on dirait qu’aujourd’hui, il faut tout expliquer. Pas moyen de laisser une zone d’ombre ou pourquoi pas, des « choses » inexpliquées ! Pourtant, les premiers romans du genre [2] ont laissé beaucoup de place (trop diront certains) à l’étrange, sans tenter de justifier, sans chercher à tout expliquer. C’est le gros bémol du livre de Philip Le Roy ; tout expliquer.

[1] « Le dernier testament » de Philip Le Roy
Seuil, Collection Points Thriller
614 pages, 2005
ISBN 13 : 978-2-02-084920-3

[2] « Romans terrifiants », Collectif d’auteurs
Robert Laffont éditeur, Collection Bouquins
990 pages, 6è réimpression en 1997
ISBN 13 : 978-2-221085561
Collectif d’auteurs : Horace Walpole, Ann Radcliffe, Matthew Gregory Lewis, E.T.A. Hoffmann, Charles R. Maturin.
Compte de mots - 03 janvier 2007

C’est suite à la recommandation d’une collègue au bureau (merci Bianca !) que j’ai débuté, il y a plus de deux semaines maintenant, la lecture du « Marie-Antoinette » de Stefan Zweig[1]. Je pensais terminer la lecture du bouquin plus tôt, mais bon, la préparation des fêtes, puis les fêtes… Beaucoup plus qu’une biographie (qui est un genre que je ne fréquente guère), Stefan Zweig met son immense talent d'écrivain au service de l’histoire. Parfaitement documenté, ce livre comblera les attentes d’un lectorat très large. Et 74 ans après sa publication originale en langue allemande, ce livre est encore une référence sérieuse pour quiconque ose « s’attaquer » à Marie-Antoinette.
[1]« Marie-Antoinette » de Stefan Zweig
Titre original : Marie-Antoinette
Traduit de l’allemand par Alzir Hella
Édition Le livre de poche
506 pages, 1999
ISBN 13 : 978-2-253-1466-9-8
mardi 2 janvier 2007
Compte de notes – 02 janvier 2007

Ce matin, intégrale des quintettes à cordes de Mozart par le Quatuor Talich[1] . Sublime. Ténébreuse beauté. Les membres du Quatuor Talich sont sans égale à mon avis. Et la magie de la musique de Mozart opère toujours. Je recommande vivement.
[1] Mozart, intégrale des quintettes à cordes
Le Quatuor Talich, 3 DC.
Caliope. CAL 3231.3
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