Pouvoir revivre sa vie ; qui n'y a pas pensé au moins une fois ? Qui n'a pas rêvé de retourner dans son passé, tout en préservant sa connaissance du temps présent ? C'est l'occasion qui est donné à Jean-Claude Normand. Pianiste mais surtout grand nostalgique de la belle époque, Normand est approché par deux scientifiques qui vont lui permettre de retourner dans le passé, où il pourra retrouver celle qu'il a aimée et qu'il va effectivement retrouver. Comment ? Par l'esprit : c'est l'esprit (ou le conscient) du pianiste qui va se retrouver dans son corps passé alors que son corps demeure inerte dans son présent réel. Mais rien ne se déroule comme il l'a souhaité. À partir du moment où il«sauve» la vie de sa fiancée qui «devait» mourir, plus rien n'est pareil ; l'histoire qui se déroule sous ses yeux se modifie au point ou il ne reconnaît plus rien ou presque.
«Dès lors, j'avais cessé de prévoir, je vivais dans un monde
que je ne connaissais pas, un monde qui ne m'appartenant plus !»
- P 94
À partir de là, on tombe en plein délire uchronique : Hitler a gagné la guerre, les premières bombes atomiques sont tombées sur San Francisco, l'Europe est sous le joug du totalitarisme hitlérien, l'Amérique du nord appartient au Japon, etc.
Remarqué pour ses «dons prémonitoires», Normand est vite fait prisonnier par Hitler et sa garde rapprochée car le dictateur désire connaître l'avenir pour mieux diriger son empire. Malheureusement pour Normand, comme plus rien ne se déroule comme dans «son temps», il ne sait pas ce qui va arriver. Prisonnier dans un camp de réforme, Normand parvient à s'échapper avec l'aide d'un autre détenus. S'en suit une traversée de l'Europe pour rejoindre un groupe de résistants.
À la fin du roman, par une «pirouette» prévisible, Normand réintègre son corps présent.... trente ans plus tard : tous ceux qu'il a connus et aimés sont morts. Toujours nostalgique du temps passé, il préfère redevenir un pianiste anonyme dans un club et jouer les chansons d'antan.
Une histoire intéressante donc, mais qui n'a pas la finesse de «Replay» de Ken Grimwood (Replay qui demeure à mon avis un summum dans le domaine).
Un mot sur l'auteur :
Il faudrait parler ici... d'auteurs ; Richard-Bessière est le pseudonyme de deux auteurs français de science-fiction écrivant à quatre mains : François Richard, à l'origine directeur littéraire aux éditions du Fleuve noir, et Henri Bessière, imprésario. Cette collaboration s'échelonne de 1951 à 1985. Ensemble, ils ont écrits plus d'une centaine de titres.
«L'homme qui vécut deux fois» (Science-fiction)
Richard-Bessière
Fleuve noir, N° 852, collection Anticipation
1978, 221 pages.
ISBN : 2265006564
CCR :13.sf/RIC
vendredi 25 septembre 2009
Compte de mots - 25 Septembre
samedi 11 avril 2009
Compte de mots - 11 Avril

L'espace du futur
Toujours curieux de savoir comment l'homme envisageait les voyages dans l'espace avant juillet 1969[1] j'ai acquis il y a quelques temps déjà «l'étoile du néant» de Pierre Barbet, publié en 1967. L'histoire est fort simple : un même peuple colonisateur divisé en deux «races» dans une galaxie lointaine, une pacifique et l'autre violente, finissent par se rencontrer : c'est le choc de deux civilisations aux origines communes. Contrairement a beaucoup d'ouvrages de la même époque, «son œuvre fait preuve d'une parfaite maîtrise scientifique, mais aussi d'un grand optimisme qui tranche avec le pessimisme régnant dans le genre»[2]. Le récit ne sombre pas dans un délire technologique et les solutions aux nombreux problèmes que rencontres les héros de ce récit sont résolut par des êtres humains ; pas par robots ou des machines.
Sans être un grand roman, ce livre mérite d'être lu. J'imagine - j'ai le droit de rêver - qu'un éditeur pourrait reprendre les textes majeurs de cette collection pour en faire une anthologie...
Un mot sur l'auteur : écrivain français, docteur en pharmacie, Pierre Barbet, de son vrai nom Claude Avice, est né le 16 mai 1925 et est décédé le 20 juillet 1995.
«L'étoile du néant»
Pierre Barbet
Fleuve noir, collection Anticipation
Paris, 1967. 188 pages
CCR : 131.sf/BAR
_____________________
[1] pour les plus jeunes, c'est le 21 juillet 1969 que l'homme posait pour la première fois le pied sur la lune.
[2] Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Barbet
vendredi 26 septembre 2008
Compte de mots - 26 Septembre
Une quasi fin d'un monde (bis)
J'ai terminé plus tôt cette semaine un curieux - mais fort intéressant - roman de science-fiction, intitulé «La force mystérieuse». L'histoire ? Un curieux phénomène crée des distorsions de toutes sortes : la lumière disparaît du spectre visible, les machines tombent en panne. Arrive un moment où il n'est même plus possible de faire du feu. Le froid s'installe sur le monde et une partie de la population mondiale est aux prises avec une étrange maladie qui décime tranquillement la planète. Alors que tout espoir de survivre semble vain, les choses et les êtres reviennent à la vie, mais différemment. Et des phénomènes étranges se produisent. À travers les différents changements, nous suivons les péripéties d'une famille recomposée qui cherchent des explications aux phénomènes et tentes de trouver des solutions à leur survie.J'ai vraiment bien aimé. mais tout n'est pas parfait dans ce roman, écrit il y a un peu moins de 100 ans (1913) ; le style d'écriture est ampoulé, les explications scientifiques superflus, le récit pas toujours convaincant, mais l'idée de cette «autre» forme de vie qui a traversé la terre est fort intéressante. Je recommande à quiconque aime la SF. Pour les autres, pourquoi ne pas vous taper la lecture du Nikolski de Nicolas Dickner qui vient encore une fois - et avec raison - de rafler un prix !
J H Rosny Aine - l'auteur - est complètement oublié aujourd'hui* (né au XIXe sicle, il meurt en 1940). Mais c'est un auteur phare de la SF, trop souvent plagié, même par des auteurs aussi illustres que... Sir Conan Doyle !
«La force mystérieuse» est suivit d'un court texte «Les Xipéhuz» d'un intérêt moyen sur une autre fin du monde - d'où le BIS dans le titre de mon billet.
____________
* je me dis parfois que ça prendrais une encyclopédie des auteurs oubliés pour remettre les pendules à l'heure. Enfin...
«La force mystérieuse» (suivi de «Les Xipéhuz»)
J H Rosny Ainé
Marabout Science-Fiction, no. 411
Édition de 1972Pas de ISBN
132.sf/ROS
vendredi 2 mai 2008
Compte de mots - 02 Mai

Un petit livre de science-fiction pour changer du présent, pourquoi pas ! J'ai arrêté mon choix sur "Le sceptre du hasard" de Gérard Klein. Une petit livre bien maladroit car si l'histoire est intéressante, l'écriture est ma foi assez quelconque. On aurait aimé une écriture plus resserré, des personnages plus vrais et surtout, on aurait aimé que cette histoire, qui se déroule au XIVe siècle, cesse de continuellement se référer au XXe siècle. Mais l'histoire est sympa malgré tout :
Ingmar Langdon ne rêvait que d'une seule chose ; de tranquillité et de livres. À une époque où le livre de papier n'existe plus vraiment, Langdon promène avec lui, dans son vaisseau planétaire, plusieurs milliers de livres. Mais le hasard a voulut qu'il soit désigné comme nouveau chef suprême de l'humanité. Comme il n'avait aucune envie d'exercer le pouvoir, il prends la fuite. Repris, il est conduit au palais impériale pour mieux fuir dans la mêlée générale. Il trouve refuge sous terre, là ou les "anormaux" (les humains imparfaits) se cachent. Après plusieurs mois à réfléchir sur le sort des anormaux, il décide de suivre le mouvement de la révolution, avec les Démos pour libérer et donner accès à tous à la surface de la terre - et en même temps, empêcher une guerre intersidérale entre les "étrangers" de l'espace et quelques terriens, avides de pouvoir. Pas mal comme programme pour une homme qui aspirait à un peu de calme et beaucoup de livres ;-)
C'est loin d'être un chef d'oeuvre, même si le livre est supposé être un classique de la SF française. Mais c'est un divertissement assuré, pour une bonne heure de lecture. Et puis, c'est tout de même moins ennuyant qu'une partie de hockey...
"Le sceptre du hasard"
Gérard Klein
LGF - Le livre de poche
Collection Science-Fiction
186 pages, 2002 pour cette édition
ISBN : 9782253072461
CCR : 131.sf/KLE
mardi 18 mars 2008
Mort d'un écrivain - 18 Mars
Arthur C. Clarke, le père de 2001 l'Odyssée de l'espace, est mort mercredi (heure locale) au Sri Lanka...
Sur Wikipédia
lundi 21 janvier 2008
Compte de mots – 21 Janvier

Les navigateurs de l’infini
Un peu particulier que ce roman de science-fiction de J.-H. Rosny Aîné (1856-1938). L’histoire littéraire retiendra surtout qu’il fut co-auteur (avec son frère, J.-H. Rosny jeune) du roman « La guerre du feu », paru en 1911 et que nous connaissons surtout par le film du même nom, réalisé par Jean-Jacques Annaud en 1981. Pourtant, cet auteur (dont le véritable nom est Joseph-Henri Boex) a aussi publié plusieurs romans de science-fiction. « Les navigateurs de l’infini » semble le plus achevé de ses romans. L’action de ce roman se déroule dans notre avenir immédiat. Après avoir exploré la lune, l’Homme part explorer Mars. Et ce qu’ils vont découvrir va bousculer les idées reçues ; non seulement il y a de l’eau sur Mars, mais il y a aussi de la végétation et trois formes de vies distinctes et intelligentes, dont une forme qui s’apparente à l’homme. Mais « l’Humanité » martienne est décadente, en perte de vitesse. Les explorateurs terrien aideront les Martiens a reconquérir les territoires perdus aux mains des « zoomorphes ».
Le reste de l’histoire est un peu abracadabrante (histoire d’amour entre un terrien et une martienne, des martiens qui viennent s’établir sur la terre, des forêts martienne qui prennent vie dans le sol de la Terre, etc.). Malgré tout, nous sommes loin des histoires de monstres ou de guerres des mondes. C’est un roman basé sur l’espoir ; que notre rencontre avec des peuplades extra-terrestres ne se fera pas dans la guerre et le sang, mais dans l’amitié, le respect et pourquoi pas, l’amour.
Les navigateurs de l’infini
J.-H. Rosny Aîné
Préface de Jacques Bergier
Édition Rencontre, Collection Chefs-d’oeuvre de la Science-Fiction
1960 ou 1961
CCR : 132.sf/ROS
dimanche 30 septembre 2007
Compte de mots – 30 septembre
pour se payer du tourisme dans l’espace.
(p. 54)
Un peu moins de vingt-cinq ans après la première parution de son premier recueil de nouvelles (1958), Gérard Klein a fait paraître chez Denoël (collection Présence du futur) une nouvelle édition de Les perles du temps. Cette édition (1982) est présentée avec une préface et accompagné d’un court commentaire de l’auteur à la fin de chacune des nouvelles (étrangement, exception pour une seule ; oublie de l’éditeur ?).
La plus part des nouvelles ont mal vieillies ; elles traversent moins bien l’épreuve du temps que par exemple, des nouvelles de Lovecraft. Et ça s’explique par le fait que le jeune Klein de 1958 était trop influencé par l’univers d’un Ray Bradbury (et dans ses commentaires, Klein ne s’en cache pas). Mais les bonnes idées ne manquent pas : la mort de l’univers avec l’extinction des soleils, un monstre qui cherche la compagnie d’un couple, L’Iliade et l’Odyssée retrouvées après la guerre atomique grâce aux bandes dessinées, les voix de l’espace, les émissaires du soleil sur la terre, etc. Mais le défaut principal de ce recueil de nouvelles c’est le lyrisme qui accompagne toutes les histoires. Mais si vous avez conservé votre sens de l’émerveillement, « Les perles du temps » est un recueil de nouvelles tout indiqué pour vous. Pour les autres, rien d’autre qu’un saut en 1958 avec ce qui se faisait comme science-fiction en France.

Gérard Klein
Les perles du temps
Denoël, collection Présence du futur (no. 26)
Paris, 1982. 251 pages
ISBN : 2207300269
CCR : 131.sf/KLE
mardi 10 juillet 2007
Compte de mots – 10 juillet

La quatrième dimension
Court recueil de quatre nouvelles de Robert Bloch, tirées du film du même nom. Je n’ai pas vue le film. Je sais par contre qu’une certaine controverse existe au sujet du tournage (trois morts accidentelles, un procès avorté). Bref, c’est pas la joie. Comme dans le livre. Aucune des personnages du livre n’en sort tout à fait indemne. Mais que le lecteur se rassure, les nouvelles ne sont pas si terrifiantes. En fait, nous sommes loin de Lovecraft qui savais si bien créer une ambiance, une tension chez son lecteur (je pense à « L’Affaire Charles Dexter Ward » entre autre). J’ai deviné la fin de trois des quatre nouvelles bien avant d’en arriver à la conclusion – cela dit en toute modestie.
Le livre est divisé en quatre chapitres :
I – Bill
II – Valentin
III – Helen
IV – Bloom
Dans chaque chapitre, on décrit le devenir d’un personnage : Bill, qui déteste tout et tout le monde, se voit jeter aux sources mêmes de sa haine. Valentin est le seul passager de l’avion a apercevoir, accroché à l’aile de l’avion, un monstre qui risque d’entraîner tous le monde dans une chute fatale. Anthony se découvre un pouvoir mental infini et c’est Helen qui va l’aider à canaliser cette énergie. Bloom redonne l’espoir de vivre aux « vieux » qui croupissent dans des centres pour personnes âgées.
C’est sans doute les deux derniers personnages qui sont les plus attachants. Pas un très grand livre. Qui sait si, pour une fois, le film est meilleur que le livre ? À lire de préférence un dimanche de pluie, avant de s’endormir…
BLOCH, Robert
La Quatrième dimension (Twilight Zone - The Movie)
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Monique Lebailly
J'ai lu, No. 1530, collection Science Fiction
1983, 190 p.
ISBN : 9782277215301
CCR : 112.sf/BLO
mardi 5 juin 2007
Compte de mots - 05 juin

L’impossible voyage dans le temps
Suspense, science-fiction, quelques éléments de physique, une atmosphère médiévale, un mégalomane, une moral à cinq sous à la fin (les méchants sont toujours punis) ; voilà quelques uns des ingrédients de ce roman de science-fiction de Crichton, « Les prisonniers du temps ».
Ce roman de science-fiction, c’est l’histoire de jeunes archéologues, partis sur les traces de leur professeur récemment disparu et dont ils trouvent, au cours de fouilles, un message de détresse... datant de plus de 500 ans ! Rien de moins !
Dans le livre, Crichton démontre, de plusieurs façon, qu’il est impossible de voyager dans le temps, entre autre parce que le temps n’est pas une donnée géographique : le temps, ce n’est pas New York ni Paris : le temps n’a pas d’ancrage géographique, d’ou l’impossibilité de voyager d’un point vers l’autre dans le temps. Et pourtant, les personnages du roman vont effectuer.. un voyage dans le temps. Pas convaincant... Pas le meilleur roman de l’auteur non plus. J’avais adoré « La variété Andromède » (que j’ai lu plus d’une fois). Je dois cependant reconnaître que Michael Crichton à le don de maintenir le suspense tout au long du roman. À lire un jour de pluie.
« Les prisonniers du temps », de Michael Crichton
Editeur Press Pocket
Collection Pocket. Thriller
ISBN : 9782266115223
CCR : 112.sf/CRI
lundi 21 mai 2007
Compte de mots - 21 mai

Des pommes et des formules…
Ouvrage de vulgarisation sur la physique et l’astronomie, Les pommes de Newton de Jean-Marie Vigoureux retrace l’histoire des différentes représentations du monde de Babylone jusqu’au système newtonien qui en quelque sorte, fonde la physique classique. L’auteur retrace aussi la vie de Copernic, Kepler, Galilée et rappel les grandes découvertes (ou redécouvertes) des grands savants.
Dans un style accessible à quiconque aura conservé en mémoire quelques notions de physique et d’astronomie - enfants de la réforme sachez qu’il n’y a pas d’image dans ce livre ; que quelques graphiques et dessins – cet ouvrage permet de revoir quelques notions académiques oubliées, tout en mettant en doute quelques histoires trop belles pour être vraies (Newton n’a pas reçu sur la tête une pomme…)
Les Pommes de Newton de Jean-Marie Vigoureux
Albin Michel éditeur, Coll. Albin Michel Sciences
385 pages
ISBN : 9782226142344
samedi 24 février 2007
Compte de mots - 24 février

Acquis tout récemment et lu en moins d’une journée, « Univers 1986 » est un recueil de nouvelles de science-fiction. Mais c’est rarement de science-fiction dont il est sujet dans ce livre. D’anticipation, oui. De fantastique, peut-être. D’univers nouveaux passe encore, mais de science-fiction ?
Dans cette pseudo anthologie, on retrouve trois ou quatre textes carrément illisibles, incompréhensibles. Les autres histoires sont sans grand intérêt. Mais parfois, une idée intéressante surgit d’un texte. En voici trois :
1. Dans la nouvelle de John Varley intitulé « Options », il est fait mention d’un quotidien (un journal) nouveau genre, croisement entre le journal papier comme nous le connaissons actuellement, le futur eBook (qui se fait toujours attendre) et la technologie du eInk et ePaper. Cet « appareil » – le bloc info – met à jour les infos et ce, peu importe l’endroit ou le personnage se trouve. J’ai le vague souvenir d’avoir lu quelque part que, dans un film mettant en vedette Tom « going postal » Cruise, un journal nouveau genre faisait un peu la même chose.
2. Dans « Les gens dans les coulisses » de Raphael Aloysius Lafferty, Simon Frakes, conférencier, tente de convaincre une foule de plus en plus sceptique, de l’existence réelle des personnages imaginaires, entre autre tiré des grandes œuvres de la littérature. L’idée est fort intéressante, mais la nouvelle fort maladroite.
3. Dans « Venise engloutie » de Kim Stanley Robinson, sans aucun doute la nouvelle la plus intéressante du livre, Venise est au prise avec des touristes et des chasseurs de trésors – principalement japonais – qui, avec l’accord du gouvernement italien, pilles les ouvrages historique d’une Venise engloutie.
Un bien mauvais livre à vite mettre aux oubliettes.
Collectif, « Univers 1986 »
J'ai Lu, coll. J'ai Lu no. 2012
382 p. 1986
ISBN 978-227-722012-1
CCR : 131.sf/COLL
dimanche 11 février 2007
Compte de mots – 11 février

J’ai débuté - et terminé - plus tôt cette semaine « Hier, les oiseaux » de Kate Wilhelm. Une oeuvre de science-fiction - ou plutôt un roman d’anticipation - sur le devenir de l’homme, une fois que de l’homme, il ne restera que… des clones. L’idée n’est sans doute pas neuve, mais l’originalité de ce roman c’est de plonger au coeur de ce que sont les clones ; qui sont-ils ? sont-ils seulement humains ? Auront-ils la capacité. de survivre sur la terre dévasté par la guerre, les changements climatiques, la folie de l’homme ? Car pour préserver le devenir de l’homme, des scientifiques se sont isolé pour préserver la race humaine et effectuant du clonage humain. Mais en clonant des êtres de plus en plus parfait, on réduit a sa plus simple expression la diversité humaine, donc la richesse de ce qui fait d’un être humain un individu.
Tout n’est pas parfait dans ce roman, loin de là ; une fin plus que prévisible, des faiblesses au niveau de la recherche, des descriptions et des raccourcis qui ne servent pas l’histoire, etc. Mais l’idée que l’homme se survivra à lui-même (ou malgré lui) a quelque chose de réconfortant. À lire un dimanche après-midi de pluie…
Kate Wilhelm « Hier, les oiseaux »
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sylvie Audoly
Denoël, coll. Présence du futur
248 p. Paris, 1977
ISBN : 9782207302347
mercredi 17 janvier 2007
Compte de mots – 17 janvier 2007

J’ai débuté et terminé lundi « L’homme multiplié » de A.E. Van Vogt [1]. L’idée de départ, quoi que pas nouvelle, est fort intéressante. C’est l’histoire de Steven Masters, un être riche, prétentieux, lâche, menteur, persuadé de sa supériorité en toutes choses et sur les êtres en général, surtout les femmes. Contraint de participer a l’exploration de la planète Mittend. Mais dès le pied posé sur la planète, il se retrouve instantanément plongé dans le corps d’un homme sur terre à qui Masters a fait du mal par le passé. J’imaginais que le reste serait à l’avenant ; qu’il passerait d’un corps à un autre, essayerait de découvrir le pourquoi de la chose, comment arrêter le passage d’un corps un autre, bref, je m’attendais à quelque chose comme du repentir pour le mal passé, mais pas du tout : Van Vogt va plutôt s’inventer une histoire de « MÈRE » (les capitales sont de lui), une espèce de Mater materia universelle. Dans cette histoire, il y aura aussi un méchant qui poursuit Masters dans le but de le tuer - et Masters, ayant l’instinct plus fort qu’un James Bond, s’en sortira chaque fois ! Bref, une histoire qui se complique au fur et à mesure que l'on avance dans le livre et une fin totalement décevante.
Dommage car je le répète, l’idée de départ était bonne.
________
[1] « L’homme multiplié » de A.E. Van Vogt
Traduction de « The man with a thousand names » de Michel Deutsch
Éditions J’ai Lu, no. 659. 190 p.
vendredi 5 janvier 2007
Compte de mots - 05 janvier 2007

J’ai finalement débuté hier soir la lecture du livre « Les visiteurs » de Clifford D. Simack[1]. J’ai plus de la moitié de lu. C’est, avec l’anthologie de Charles Nuetzel (voir Comptes de mots – 31 décembre 2006) l’autre livre que j’ai retrouvé, caché derrière une pile de livres dans mes bibliothèques. Pas une oeuvre majeure à mon avis. Mais l’histoire est tout de même assez intéressante – quoi que pas nouvelle. Je compte terminer la lecture de ce bouquin ce soir. De toute façon, avec le temps qu’il fait ici, pas question de faire autre chose que de lire, bien à l’abri de la pluie.
[1] « Les visiteurs » de Clifford D. Simack
Titre original : « The visitors »
Traduit de l’anglais (États-Unis) par France-Marie Watkins
Édition J’ai Lu
286 pages, 1981
ISBN 10 : 2-277-21194-X
dimanche 31 décembre 2006
Compte de mots - 31 décembre 2006

En fouillant dans une de mes bibliothèques, j’ai mis la main sur une anthologie de science-fiction établie par Charles Nuetzel, chez Marabout (série science fiction) intitulée « Après … la guerre atomique » [1]. Vous l’aurez deviné, il ne s’agit pas d’un livre neuf. L’année de copyright pour la traduction française indique 1970. Mais je crois que le livre, dans sa version originale états-unienne, date de 1965.
Qui dit anthologie dit nécessairement un regroupement d’auteurs. Quelques gros noms ici : Asimov, Bradbury, Matheson, Van Vogt… Je sens que je vais passer une belle soirée de lecture.
[1] « Après … la guerre atomique »
Une anthologie de Science-Fiction établie par Charles Nuetzel
Titre original « If this goes on »
traduit de l’anglais (États-Unis) par Franz Weyergans
Bibliothèque Marabout, série Science-Fiction, No. 345
314 pages, 1970

