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jeudi 3 janvier 2008

Générosité – 03 janvier

Chouette, de la musique !



Là ou vous ne voyez qu’une pile de CD bien ordinaire, je vois de la générosité ; cette pile (50 CD en fait) représente une première partie (la suite plus tard) d’un cadeau que me fait un copain ! Non, ce copain n’est pas devenu soudainement sourd. Non. C’est qu’en ce moment, il numérise en format MP3 l’ensemble des CD de sa discothèque dans son ordinateur, et qu’il m’offre de conserver tous ses CD « classique » chez-moi.
- « Donc, ce n’est pas un cadeau ? »
- « En fait, oui... mais non. Oui car je puis me considérer comme le nouveau « propriétaire » des CD. Mais non car cet ami pourrait un jour ou l’autre récupérer un ou plusieurs CD, pour quelque raison que se soit ».
- « Mais pourquoi cet ami ne conserve pas ses CD ? »
- « Comme tous ceux qui font le choix de conserver toutes leurs musiques dans un disque dur (iPod ou autre) cet ami trouvait un peu ridicule de conserver à la fois l’original sur CD et la copie en MP3 dans son ordinateur. Surtout qu’il n’écoute jamais de musique sous format CD. De plus, malin comme deux, cet ami à décidé de faire un back-up des MP3 sur DVD ».
- « Mais la question demeure ; est-ce un cadeau ou pas ? »
- « Oui car de cette façon, j’ai toujours un accès direct à des oeuvres que je ne possède pas dans ma propre bibliothèque. ».
- « Des exemples... »
- « Pourquoi pas : »

Bach, J.S. – Quatre suites pour orchestre
Bach, J.S. – Cantates BWV 202 et 209
Grieg, E – Peer Gynt
Haendel, G.H. – Orlando
Haydn, J. – Symphonies Nos. 44, 88 et 104
Prokofiev, S. – Cendrillon
Rimsky-Korsakov, N. - Schehrazade
Saint-Saëns, C. – Symphonie No. 3 (dite symphonie avec orgue)
Stravinsky, I. – Le sacre du printemps
Tchaïkovsky, P.I. – Symphonie No. 5
Verdi, G. – Requiem

Beaucoup de doublons aussi – forcément. Mais ça, c’est une autre histoire...

jeudi 23 août 2007

Patience... - 23 août

Patience...

En ce moment, je lis :
un essai de Pierre Bayard intitulé "Qui a tué Roger Ackrod"
un recueil de nouvelle de David Lodge "L'homme qui ne voulait plus se lever"
le "Journal" (édition complète) de Jean-René Huguhenin

Mais pour l'instant je vous quitte pour Anton Bruckner et la neuvième, dans une magistrale interprétation de la Munchner Philharmoniker, sous la direction du regretté Sergiu Celibidache

mardi 27 mars 2007

Compte de notes - 27 mars


vendredi soir dernier, j’ai acquis neuf (9) disques compact. Neuf disques, tous sur étiquette Naxos. Pourquoi Naxos. Outre ses prix* Naxos ose, ce que ne font plus les grandes maisons de disques classique - à cause, semble t-il, de la fameuse crise dans l’industrie du disques. Comment, vous ne saviez pas ? Ben oui, c’est l’industrie du disque elle-même qui l’affirme : c’est la faute des p’tit criss qui téléchargent illégalement de la musique en MP3… euh ! des p’tit criss qui téléchargent Beethoven et Mozart en MP3 ? Vraiment !
Naxos donc, ose. Ose Quoi ? Naxos ose sortir des sentiers battus des « grands compositeurs » et des « grandes oeuvres » pour nous faire découvrir des composteurs ou des oeuvres que le temps, ce grand faucheur des mémoires, aura quasiment effacé.

Quelques exemples de disques Naxos, au hasard dans ma discothèque (je possède plus de 125 disques compact de cette étiquette) :
- La version pour deux pianos des « Planètes » de Gustav Holst (en fait, c’est la version originale. La version orchestrale est venue plus tard).
- Le concerto pour violon Opus 61 dans sa version pour piano et orchestre (Opus 61a) de L.V. Beethoven
- L’intégrale des transcription par Brahms de ses oeuvres, pour piano quatre mains, en 17 volumes.
- Une intégrale - en cours - de l’oeuvre complète pour orgue de Max Reger

Naxos ose aussi en nous permettant de « redécouvrir » des compositeurs oubliés. Des compositeurs du temps de Mozart comme Carl Cannabich, Joseph Martin Kraus, Franz Ignaz Beck, Carl Ditters von Dittersdorf, Franz Xaver Dussek, Leopold Hofmann… Autant d’inconnus qui en leur temps, furent célèbre – certains plus que Mozart de son vivant !

Deux exemples encore : je savais qu’en son temps, Clara Schumann (la femme du compositeur Robert Schumann) était considérée comme une virtuose au piano. Mais je ne savais pas qu’en plus, elle composait. Naxos nous offre son concerto pour piano et un trio pour piano. Si l’interprétation n’est pas des plus profondes, ce disque a le mérite de nous faire connaître des oeuvres de celle qui fut tout sa vie, la femme de Robert Schumann.

Charles Avison avec ses 12 concertos Opus 6 est considéré par le New Grove dictionnary of music and musicians comme le plus important compositeur anglais de concerto du 18e siècle ! Charles Avison, ça vous dit quelque chose ? Allez, soyez franc ; la réponse est non. Et c’est pas chez EMI ou DG que vous allez entendre Charles Avison (ou Joseph Martin Kraus, Franz Ignaz Beck..).

Un bémol cependant. Naxos est capable du meilleur comme du pire. Prenez le temps d’écouter les disques avant d’acheter. Informez vous et jetez un oeil dans leur catalogue.

Liste de mes acquisitions de vendredi :

Johannes Brahms Volumes. 15, 16, 17 transcription pour piano quatre mains

Edward Macdowell Concertos pour piano Nos. 1 et 2

Mozart symphonies Nos. 19, 20, 37
Mozart symphonies Nos. 21, 24, 26 (interprétation un peu faible de la 24e)

Max Reger intégrale des oeuvres pour orgue Vol. 7 (Reger est un véritable mystique. Ses pièces pour orgue sont très intenses)

John Field Concertos pour piano 5 et 6 (vol 3)
John Field Concertos pour piano 1 et 3 (vol 1)


Je crois que je ferai bientôt un billet sur mes « coups de coeur » Naxos, avec commentaires et références.

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* chez HMV, la quasi totalité des disques Naxos sont à 3 compact disques pour 22$

lundi 26 mars 2007

Compte de notes – 26 mars


Je me suis fais plaisir hier après-midi, en écoutant les « cinq sonates pour violoncelle » de Ludwig Van Beethoven avec Jacqueline du Pré au violoncelle et Daniel Barenboïm au piano. C’est de loin la version la plus satisfaisante que j’ai pu entendre des sonates pour violoncelle. Meilleur même à mon avis que la version légendaire de Pierre Fournier et Wilhelm Kempff, version qui demeure une référence certes, mais qui souffre un peu trop de… classicisme. En mon sens, la version Du Pré Barenboïm l’emporte par la fraîcheur d’exécution, par une espèce de symbiose aussi entre les deux interprètes. Et puis, quelle maîtrise et quel sens de la musicalité de la part de ces deux jeunes musiciens (Jacqueline Du Pré n’avait que 25 ans lors de l’enregistrement « live » de ce récital). Le jeu entre la violoncelliste et le pianiste est tout simplement magique. De plus, le violoncelle et le piano sont deux instruments qui servent très bien Beethoven, son caractère sombre, son âme tourmentée.

Plus tard en fin d’après-midi, j’ai écouté, avec un égal ravissement, le « Concerto pour violoncelle de Joseph Haydn et le concerto pour violoncelle de Luigi Boccherini », avec Jacqueline Du Pré au violoncelle et Daniel Barenboïm au pupitre du English Chamber Orchestra. Là encore, la magie était au rendez-vous. Mais chez Haydn, tout comme chez Boccherini, rien de ténébreux comme chez Beethoven. Non, ici, tout respire la joie - ce qui n’exclut pas la réflexion, l’intensité, la profondeur.


Anecdote : plutôt que d’écouter les versions en disque compact, c’est en version vinyle que j’ai écouté les disques. Pourquoi le vinyle ? Bah ! Vous avez tous – ou presque – un téléphone portable et pourtant, j’imagine que devez aussi utiliser le bon vieux système de téléphone filaire, non ? Mais ça, c’est tenter de justifier une réponse en relançant une question… Et si je disais tout simplement que c’est parce que j’aime ça, sans autre artifice, sans justification aucune !
Et puis, « Les plaisirs démodées... » comme le chantait l’autre, ça vous dit encore quelque chose ?


Au programme :

L. V. Beethoven. Cinq sonates pour violoncelle et trois variations
Enregistrement « live » au Festival d’Édimbourg, 1970
jacqueline Du Pré violoncelle, Daniel Barenboïm piano.
Étiquette EMI/Angel. Coffret de trois vinyles.

J. Haydn. Concerto pour violoncelle No. 1
L. Boccherini. Concerto pour violoncelle en si bémol majeur
Jacqueline Du Pré violoncelle, The English Chamber Orchestra sous la direction de Daniel Barenboïm.
Étiquette Angel Records*

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* la version en disque compact offre un concerto supplémentaire ; le concerto pour violoncelle No. 2 en ré majeur de J. Haydn, avec le London Symphony Orchestra sous la direction de Sir John Barbirolli.
Étiquette EMI Classics/Great Recordings Of The Century

mercredi 31 janvier 2007

Compte de notes – 31 janvier



En fin de semaine, je me suis repassé de nombreuses fois l’intégrale des quatuors à cordes de Félix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847), par le Quatuor Talich. C’est avec une musique tout à la fois facile d’approche et savante que le Talich nous convie. Quelle finesse et quelle ravissement pour l’âme ! On s’embarque pour un voyage musical, partagé entre le classicisme et le romantisme. L’interprétation est sublime et techniquement irréprochable. Difficile de rester insensible devant tant de beauté. Je ne me lasse pas d’écouter cette musique qui tout à la fois, apaise et exulte l’âme.

Un bémol cependant ; les tempi sont un peu trop rapide à mon goût. C’est surtout évident (à mon avis) avec l’opus 44 no. 2. Suffit d’écouter ce même quatuor avec le merveilleux Quatuor Claudel pour s’en convaincre [1]
N’empêche, il ne faut pas bouder son plaisir. Le Quatuor Talich offre ici une solide performance avec quelques uns des plus beaux airs du répertoire.


Quatuors Talich, Intégrale des Quatuors à cordes,
Félix Bartholdy-Mendelssohn
Calliope, CAL 3311.3
coffret de 3 CD

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[1] Quatuor Claudel,
Félix Bartholdy-Mendelssohn
l'op.13, l'op.44 no.2, l'op.81
Pelléas

dimanche 21 janvier 2007

Compte de notes – 21 janvier 2007



Écoute ce matin de la Sonate Opus 5 et du Klavierstücke, Opus 3 de Richard Strauss, admirablement interprété par Glenn Gould. Quelle fougue, quelle intensité aussi. Si vous êtes de ceux que les borborygmes de Glenn Gould agacent, évitez ce disque. Mais pour les autres, ne boudez pas votre plaisir. La musique est très mélodieuse, chaleureuse même. Et tout le talent de Gould est mis a contribution dans ces deux pièces de jeunesse de Strauss (l’opus 5 fut composé alors que Strauss n’avait que... seize ans!).

C’est un doux mélange de Beethoven, de Mendelssohn, de Schumann et de Brahms. C’est une belle expérience musicale. Un beau rendez-vous.

Ce disque, Gould ne devait pas l’entendre de son vivant ; le disque ne sortira qu’en 1984 [1].

_______
[1] Contrairement à la croyance populaire, Glenn Gould n’a pas débuté ni terminé sa carrière discographique avec les enregistrements mythiques des Variations Goldberg de Bach (1955 et 1981). L'engregistrement du Strauss, du moins pour la Sonate Opus 5, est bel et bien le dernier enregistrement de Gould, terminée le 3 septembre 1982, au RCA Studio « A » de New York (l’opus 3 fut enregistré en avril et août 1979). Voir « Discography » de Nancy Canning dans l’excellente biographie que Otto Friedrich a consacré à Glenn Gould intitulée « Glenn Gould, a Life and Variations » (Lester & Orpen Dennys Publishers).

dimanche 14 janvier 2007

Compte de notes – 14 janvier 2007

Ce matin, j’ai réécouté, avec un ravissement toujours aussi total, les « Motets pour soprano » d’Antonio Vivaldi, chanté par la merveilleuse Karina Gauvin [1]. Quelle pureté du chant, quelle technique aussi, appuyée par la beauté magique de la musique de Vivaldi et des Chambristes de Ville-Marie. Dans cet enregistrement, tout est convaincant ; la voix, la musique, les musiciens. Je recommande vivement.

Je n’ai pu faire autrement que d’écouter un second disque de Karina Gauvin, avec cette fois-ci Purcell au programme [2]. La magie était encore au rendez-vous, même si le répertoire chanté par Karina Gauvin m’est plus familier avec le haute contre Daniel Taylor. Avec son plus récent opus, Karina Gauvin nous propose quelques uns des plus beaux airs d’opéras de Purcell. C’est d’une grande facture, d’une inimaginable beauté et d’une grande sensibilité.
En écoutant ce très beau disque, je n’ai pu m’empêcher de songer que Purcell est décédé à l’âge de 36 ans ! Je me passe le même genre de commentaire en écoutant certaines pièces de Mozart…

Est-ce cette pensée qui a guidé le choix de mon troisième disque ? Je ne sais trop, mais j’ai vite fait mon choix : le « Requiem » de Mozart, dans sa version révisée par Robert D. Levine, et brillement interprété par La Chapelle de Québec et Les violons du Roy, sous la direction de Bernard Labadie [3]. Et ce n’est pas une coïncidence si, Karina Gauvin chante aussi sur cet enregistrement ; son immense talent fut mis a contribution dans cette excellente distribution de talents. On pourra dire ce que l’on veux de cette version révisée et complétée par Levine, qui ne fait pas l’unanimité, reste que cet enregistrement est un grand, très grand moment de musique.



[1]Karina Gauvin, Les Chambristes de Ville-Marie
Antonio Vivaldi (1678-1741), « Motets pour soprano ».
Analekta/Fleurs de lys
FL 2 3099
Enregistré en mai 1997 à l’église Saint-Augustin-de-Mirabel.



[2] Karina Gauvin, Les Boréades sous la direction de Francis Colpron
Henry Purcell (1659-1695) « Purcell ».
ATMA Classique (Baroque)
ACD2 2398
Enregistré en juillet 2006 à l’église Saint-Augustin-de-Mirabel.



[3] La Chapelle de Québec, Les Violons du Roy sous la direction de Bernard Labadie
W.A. Mozart (1756-1791) « Requiem », K. 626
Karina Gauvin, soprano,
Marie-Nicole Lemieux, contralto,
John Tessier, ténor,
Nathan Berg, Baryton.
Dorian
DOR-90310
Enregistrement public, 20 septembre 2001 au Troy Saving Bank Music Hall a Troy (New York).

jeudi 11 janvier 2007

Compte de notes - 11 janvier 2007

Hier soir, à la salle Pierre-Mercure du centre Pierre-Péladeau, très beau concert intitulé « Deux poèmes, quatre cantates ». L’excellente Karina Gauvin (soprano) et le brillant Matthew White (alto), accompagné par l’ensemble « Les idées heureuses » était sous la direction inspirée de Geneviève Soly. Au programmes, deux cantates de J. S. Bach (BWV 199 et 170) et deux cantates de Christoph Graupner. Ce qu’il y a de particulier ici c’est que Bach et Graupner, sans se concerter (enfin, on l’imagine) ont écrits la musique de deux cantates sur les mêmes textes d’un même auteur (Georg Christian Lehms). Le concert débute avec la cantate « Mein Hertz schwimmt in Blunt » (Mon coeur baigne dans le sang) de Graupner, immédiatement suivi de la version de Bach. J’ai préféré la version de Graupner à celle de Bach. Pourtant, Karina Gauvin a excellée dans les deux, rien de moins : diction parfaite, sublime interprétation, bref, j’étais sous le charme. Difficile de résister a tant de talent et de beauté...

Après l’entracte, Matthew White a magnifiquement interprété la cantate « Vergnügte Rhu, beliebte Seelenlust » (Tranquillité heureuse, chère joie de l’âme) de Graupner. J’étais soufflé par la magnificence de l’interprétation de Matthew White. Finalement, Karina Gauvin est revenue pour interpréter cette même cantate, mais dans la version de Bach. Encore une fois une interprétation juste, une diction parfaite.

Un mot sur l’ensemble « Les idées heureuses ». Du bon travail en général. Je passe facilement sur les quelques fausses notes et dérapages car après tout, nous sommes au concert, pas devant notre chaîne hi-fi en écoutant un CD hyper aseptisé.

Je sais que le concert sera diffusé ultérieurement sur les ondes de CBC Radio Two (93,5 FM à Montréal, 96,1 FM à Québec) mais au moment d’écrire ceci, aucune date ne figure dans le site Internet de l’émission du dimanche midi. Je recommande, ne serait-ce que pour entendre la merveilleuse voix de Karina Gauvin ou pour découvrir les cantates du compositeur Christoph Graupner (1683-1760).

mardi 2 janvier 2007

Compte de notes – 02 janvier 2007


Ce matin, intégrale des quintettes à cordes de Mozart par le Quatuor Talich[1] . Sublime. Ténébreuse beauté. Les membres du Quatuor Talich sont sans égale à mon avis. Et la magie de la musique de Mozart opère toujours. Je recommande vivement.










[1] Mozart, intégrale des quintettes à cordes
Le Quatuor Talich, 3 DC.
Caliope. CAL 3231.3