
R.I.P. 1937-2010
J’apprends avec consternation la fermeture aujourd’hui, de la libraire Blais à Rimouski, après 73 ans d’existence.
«Pourquoi elle ferme? Je vous réponds par une question: Où avez-vous acheté Millénium? Chez Costco? Je le savais. Et Le Petit Larousse? Chez Costco aussi. Ben voilà, c'est pour ça que les librairies indépendantes ferment.»
Pierre Foglia, La Presse, samedi 14 août 2010
Vous pensez que Foglia exagère ? Voici ce qu’en dit une des trois propriétaires, Natali St-Pierre, au journal L‘Avantage :
«La compétition des grandes surfaces, qui coupent les prix qu’on ne peut suivre, en raison de nos dépenses inhérentes à l’exploitation d’une librairie indépendante, comme l’arrivée du livre électronique, l’achat par Internet et les rabais qu’on donne partout ailleurs dans les centres commerciaux nous obligent à choisir cette option, pas agréable, on le conçoit.»
Donc, c’est la faute a Costco, mais aussi «Amazon, Archambault, le iPad qui s'en vient... Elles mettent la clé sous la porte ce soir avant de devenir folles - peut-être même un peu après.»
Pierre Foglia, Op. Cit.
Mais pourquoi la fermeture d’une librairie située à plus de 500KM de chez-moi m’interpelle à ce point ? J’ai une espèce d’histoire d’amour avec Rimouski. Il fut un temps, au siècle dernier, où j’allais aussi souvent à Rimouski qu’à Québec (soit trois fois par année. Toujours en autobus). Je m’y était fait des amis là-bas. Je n’y ai pas mis les pieds depuis une vingtaine d’années (longue histoire) mais en principe, je dois y retourner en septembre, pour un séjour de quatre ou cinq jours, accompagné de Madame August. Je pensais justement me rendre à la librairie Blais. Une activité à rayer de ma liste de choses à faire à Rimouski...
samedi 14 août 2010
Librairie - 14 Août
jeudi 1 juillet 2010
Librairie - 01 Juillet

Photo de la librairie Delteil il y a quelques jours.
Ça fait déjà un mois maintenant que la librairie Delteil a fermée ses portes. Il n’y a rien de plus triste à mes yeux qu’une librairie fermée. Le propriétaire - Roland Bélanger - a décidé de prendre sa retraite à la campagne. J’imagine qu’il va déménager une partie de ses livres avec lui ; quelques milliers sans doute. Des livres qu’il affectionne tout particulièrement. Pour le reste (des centaines et des centaines de boites), je sais qu’il a loué un entrepôt rue St-Hubert. Et tous les matins ou presque, je le vois mettre des boites dans son auto, direction rue St-Hubert. Est-ce que l’entrepôt est ouvert au public ? J’en doute fort. À moins de vouloir acheter des livres à coup de dizaines boîtes. Je vais tenter de voir M. Bélanger pour en savoir un peu plus... Prévoyant le coup - je savais depuis un an que le libraire voulait prendre sa retraite - j’ai acquis près d’une centaine de livres au cours des mois d’avril et mai. N’empêche, je suis «orphelin» aujourd’hui ; à moins de me rendre chez «Bonheur d’occasion» sur le plateau (ou encore L’Échange) je n’aurai plus accès a une librairie de quartier.
Ce n’est pas la première librairie a fermer ses portes en 2010. Et se ne sera pas la dernière non plus. Le livre - et plus spécifiquement le livre usagé - en voie de disparition ? Je ne sais trop. Je pense que oui. Après les boutiques de CD usagés, c’est au tour des boutiques de livres usagés de disparaître, tranquillement mais sûrement.
jeudi 15 février 2007
Compte de mots - 15 février
1. « Histoires de robots » collectif
Pourquoi ? Mais pour compléter ma collection de « La grande histoire de la science fiction ». Il me reste que deux titres à trouver...
2. « Univers 1986 » collectif
Un recueil de nouvelles. Surtout des auteurs états-uniens.
3. « Le temps des genévriers » de Kate Wilhelm
Je sais, je sais, je n’ai pas tellement aimé son « Hier, les oiseaux » mais disons que je suis bon prince et je donne toujours une seconde chance...
4. « L'homme bicentenaire » de Isaac Asimov
Un recueil de nouvelle. Je crois me souvenir que « L'homme bicentenaire » a fait l’objet d’un (mauvais) film avec Robin Williams... Oups, pléonasme ici ;-)
5. « Les aventures de Sherlock Holmes » de Conan Doyle
Un recueil de nouvelles du plus grand détective. Probablement la dernière chose qu’il me restait à lire de Sir Conan Doyle sur Sherlock Holmes.
La même journée, j’ai passé une commande de trois livres neufs à mon ami et libraire, chez Gallimard (yo ! Maître Julien) :
1. « Bush s'en va-t-en guerre » de Bob Woodward
Gallimard, coll. Folio document, poche, 560 pages
2. « Plan d'attaque » de Bob Woodward
Gallimard, coll. Folio document, poche, 644 pages.
3. « Liaisons morbides[2] » de Cecilia Stefanescu
Phébus, coll. D’aujourd’hui. Étrangers, 176 pages.
J’avais commandé un quatrième livre, mais malheureusement, il s’avère qu’il est épuisé - le livre, pas mon ami libraire ;-)
4. « La vie secrète de Walter Mitty » de James Thurber
10/18, poche, 210 pages.
Me reste plus qu’à faire le tour des boutiques de livres usagés pour trouver ce livre !
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[1] voir mon compte de mots du dimanche 14 janvier 2007
[2] initialement, le livre devait s'intituler « Liaisons perverses ». Les censeurs du politiquement correct ont sans doute jugé que morbides passait mieux !
dimanche 14 janvier 2007
Compte de mots – 14 janvier 2007
Sans trop discuté, j’ai accepté le prix de 62$ pour l’ensemble de mes livres. Mais allez savoir pourquoi, j’ai tout de même dû débourser 25$ pour l’achat de livres : chanceux, il y avait chez mon libraire un arrivage pas mal intéressant de livres. Il aurait été vain de résister ;-) C’est du moins l’excuse que je me suis donné pour justifier l’achat de 87 $ de livres usagés ;-)
Chez mon libraire, l’ordre et le désordre règne en harmonie. C’est pour moi une véritable caverne d’Ali Baba. Parfois, au détour d’une étagère, on bute sur une boîte pleine de livres – et de poussières. Il ne faut pas bouder son plaisir et ouvrir la boîte ! C’est ainsi que jeudi, je suis tombé sur une édition très 1960 du « Journal du séducteur » par Soren Kierkegaard. Puis, juste dessous, un roman policier de Donna Leon (« L’affaire Paola. Une enquête du commissaire Brunetti »). Quelques pas plus loin et il faut utiliser un escabeau pour lire le titre et le nom des auteurs sur la tranche des livres. Ou au contraire, il faut presque se traîner à plat ventre pour récupérer un livre tout en bas d’une bibliothèque.
Chez mon libraire, nul espresso servit dans un verre transparent (c’est très tendance à ce qu’on dit) et pas vraiment de chaise pour s’asseoir et lire un peu. Mon libraire ne s’embarrasse pas des nouvelles tendances et c’est très bien ainsi car sa vocation, c’est le livre, pas les lieux communs !
Ça vous semble un joyeux bordel que cette librairie ? Pourtant, il n’en est rien. Mon libraire connaît très bien son fond de livres. Et il est toujours prêt à vous conseiller sur tel livre ou tel auteur. Et je le répète, il ne faut pas bouder son plaisir de tasser une pile de livres, soulever une boîte, épousseter soi-même une couverture de livre, etc. ; vous n’êtes pas une librairie chic du plateau ! Et puis, n’est-ce pas là une façon agréable de découvrir LE livre inattendu ?
De mon libraire, je sais assez peu de chose finalement. Mais assez pour savoir que c’est un réel éruit, un lecteur « vertical » - selon ses dires. Amateur de jazz, de musique classique et de plus en plus de musique contemporaine. Un homme à l’esprit ouvert, curieux.
Finalement, la librairie n’est pas ouverte la fin de semaine et c’est tant mieux pour moi ; j’y passerai tellement de temps que j’en oublierais de… lire !
Librairie Delteil
7348 rue Saint-Denis (coin De Castelneau)
Montréal.
514. 277-8235
Métro Jean-Talon (ligne orange) ou De Castelneau (ligne bleue).
Attention, la librairie ferme à 18h les lundis, mardis, mercredis et vendredis et 19h les jeudis. Fermée la fin de semaine.
