dimanche 20 décembre 2009

Cadeaux - 20 Décembre


Des cadeaux, déjà - et c’est même pas nowell encore !

Un couple d’amis, Françoise et Alain - qui ne sont pas un couple dans la vie - ont passé deux semaines à Barcelone, avec un arrête de 24 heures à Londres. Chanceux, ils m’ont rapporté des cadeaux :

Cadeau de voyage de Françoise et Alain :

- Revue Life du 15 juillet 1963 (année de ma naissance) acheté à Barcelone. 180 pages de pur bonheur à parcourir un dimanche après-midi près d’une fenêtre, au soleil.


Cadeaux de voyage d’Alain :

- Thé «Afternoon Special Blend» de chez Harrods, acheté chez Harrods à Londres (rond au goût. Mérite une infusion de quatre minutes). Un thé parfait pour un après-midi de semaine.

- Deux livres

«L’assassinat d’en Roger Ackroyd» en espagnol* Une belle édition de poche acheté à Barcelone et imprimé à Barcelone. Je connais tellement bien l’histoire que j’ai pu lire la première page sans trop de difficulté ;-)
«Carnets intimes» de L.V. Beethoven. Oui, oui, lil s’agit bien du compositeur de la sonate no. 29 Op. 116 (Hammerklavier) et autres musiques aussi. Un petit livre imprimé en 1936 à Paris et acheté à Barcelone, à la «Llibreria Angel Batlle». Première surprise : je ne savais pas que Beethoven avait laissé des écrits derrière lui (autres que musicales). Deuxième surprise : le livre n’a pas été lu au complet car il n’est pas «coupé» jusqu’à la fin, ce qui fait qu’en principe, je serai le premier lecteur de ce livre à lire d’une couverture à l’autre. Un livre imprimé en 1936...

Et finalement, un cadeau qui n’a rien à voir avec un voyage à Barcelone ou ailleurs : pour faire une histoire courte, Alain a été amené à rencontrer (à au moins deux reprises) la bassiste Melissa Auf Der Maur, pour qui je voue un espèce de culte (je l’avoue, je suis un fan fini de Melissa Auf Der Maur). Je sais que la bassiste et chanteuse prépare son deuxième album (que ses fans planétaire attendent depuis plus d’un an maintenant). Bref, Melissa Auf Der Maur a offert à Alain une copie de son démo.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, Alain serait retourné chez-lui et m’aurait fait une copie du démo. C’est ce que n’importe qui - ou presque - aurait fait. Mais pas Alain : il a demandé une deuxième copie du démo et il a poussé l’audace jusqu’à demander à Melissa Auf Der Maur d’autographier le disque à mon nom (ce qu'elle fit) ! Difficile de vous décrire la joie qui, vingt-quatre heures après avoir reçu ce très beau cadeau, m’habite encore. Un GROS merci Alain !


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* peut-être en catalan ; j’investigue

lundi 14 décembre 2009

Question de café - 14 Décembre



Café.


Photo de l'auteur.

Si vous êtes comme moi, vous aimez le café. Que se soit de façon raisonnable (une tasse par jour) ou de façon insensé (six, huit, dix tasses de café par jour), qu’il soit filtre, espresso, noir ou crème, le café est sans doute la boisson la plus consommée au monde après le thé. Mais dites-moi, combien de baignoires ? Oui, oui, vous avez bien lu : Combien de baignoires de café avez-vous bus dans votre vie ? C’est pas moi qui pose la question, c’est l’ami Éloi (toujours très pertinent) qui a calculé avoir bu quelque chose comme 148 baignoires de café dans sa vie.


Compte de mots - 14 Décembre


Trous noirs et autres problèmes cosmique



Pour un projet d’écriture, j’avais besoin - et vite - de rafraîchir mes connaissances sur les trous noirs et autres phénomènes cosmique. Même si je possède deux très bons ouvrages de Stephen Hawking sur le sujet («Trous noirs et bébés univers» et «Une brève histoire du temps, du Big Bang au trous noirs»), je voulais avoir un accès direct au sujet (j’adore Hawking, mais il faut avoir du temps devant soi pour bien lire ses ouvrages. Et là, le temps me manquait). Bref, comme le hasard fait bien les choses (même si le hasard n’existe pas) je suis tombé sur un ouvrage de Isaac Asimov sur les trous noirs. Oui, le même Asimov qui a écrit quelques uns textes fondateurs de la science-fiction.
J’ai donc lu «Trous noirs» de Asimov en deux ou trois jours et... et j’ai été déçu. En fait, j’ai trouvé ce que je voulais, mais pour se faire, j’ai dû me taper la lecture d’un cours de physique avancée à chaque chapitre. Mais ce qui m’a réellement déçu, c’est que j’avais oublié que l’ouvrage datait un peu (1977 pour l’édition originale, 1978 pour la traduction) ; alors nécessairement, les informations puisés dans le livre ne sont pas toutes pertinentes (du moins, pour les trous noirs ; car la physique ben ça reste la physique, non ! Ne dit-on pas que la physique est identique partout dans l’univers).
Donc, je me suis retrouvé avec un ouvrage un peu dépassé, avec trop de physique et pas assez d’astronomie à mon goût. J’ai par contre bien aimé la traduction de Auray Blain, «directeur du Planétarium Dow (sic) de Montréal» .
Lorsque j’aurai un peu plus de temps devant moi, je relirai les ouvrages de Hawking.

Isaac Asimov
«Trous noirs (l’explication scientifique de l’univers en contraction)»
Titre original : The Collapsing Universe : The Story of Black Holes
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Auray Blain
Éditions de l’Éteincelle
Collection Grands débats
1978. 223 pages


Appareil photo - 14 Décembre


Le meilleur appareil photo en 2009 ?


Source de la photo


Selon Gizmodo, le D90 de Nikon serait un des quatre appareils photo à acheter pour quiconque voudrait s’initier au DSLR - et je suis tout à fait d’accord. Si vous êtes un amateur sérieux et que vous êtes prêt à faire le saut vers un DSLR, le D90 est effectivement LE choix. Je parle d’expérience puisque depuis la mi-août, j’utilise au quotidien le D90, un appareil qui n’a de cesse de m’étonner par sa versatilité. En fait, le D90 a été conçu à partir des meilleurs éléments des boîtiers «pro» de Nikon ; pas surprenant donc que le D90 se retrouve dans la courte liste de Gizmodo. Cher le D90 ? Il est déjà moins cher qu’au moins d’août.

Dans l’ordre, Gizmodo recommande :

Nikon D3000
Canon EOS T1i
Nikon D90
Canon EOS 7D
(le plus cher des quatre)

Bureau - 14 Décembre


Mon futur va ressembler à ça ?


Source de la photo.


Encore une semaine et je verrai à quoi va ressembler mon «espace» bureau dans les futurs locaux de mon client. Car oui, à compter de la semaine prochaine, mon client va aménager dans de nouveaux locaux. Se sera plus petit mais plus «fonctionnel». On verra. Mon nouvel espace de bureau risque de ressembler à la photo ci-haut...

Ça va me changer de mon bureau actuel : je l’aimais bien mon bureau fermé avec une fenêtre. J’étais privilégié, je le sais que trop bien. J’avais de la place pour un classeur, deux bibliothèques, une chaise pour visiteurs, une petite table d’appoint, un mini classeur et j’avais encore de la place. De plus, mon bureau de travail était assez spacieux (en forme de L). Là où nous déménageons, j’aurai un bureau en U dans un cubicule en U avec ma chaise dans le corridor.

Mais je ne m’en fais pas trop ; je suis un éternel optimiste. Je m’adapte. Mais surtout, j’ai pris la décision au début du mois que je passerais la majorité de mon temps à travailler de la maison. Dès janvier donc, je compte ne passer qu’une demi-journée par semaine chez mon client. Alors me retrouver dans un cubicule pour quelques heures ne me fait pas trop peur, sachant que je passerai la grande majorité de mon temps dans «mon» bureau à la maison, là où j’ai une belle grande table en teck blond, une grande fenêtre qui donne sur la rue et un équipement informatique de pointe. Mais surtout, un environnement calme.


Théâtre - 14 Décembre


Soirée au théâtre



Vendredi soir dernier j’étais au théâtre pour voir la très belle pièce «
L’imposture» de Evelyne De La Chenelière.

Avec «L’imposture», l’auteure aborde la question de la création au féminin. Mais très vite, la «simple question» (hum !) de la création est évacuée (du moins temporairement) pour faire place à des questions toutes aussi essentielles : où est la place de la femme entre le mari, les enfants, l’amant, les amis, la carrière. Partagé entre la narration du fils et l’histoire racontée par la mère, «L’imposture» s’impose comme une très belle pièce. Mon seul bémol va au personnage jouée par Sophie Cadieux : ce n’est pas l’actrice qui est en cause (Sophie Cadieux est même plutôt excellente dans le rôle de la fille rebelle) mais j’ai comme l’impression qu’Evelyne De La Chenelière s’est aventurée dans des chemins inconnus avec le personnage de la rebelle : les gang de rues, la violence de la rue, ça fait un peu cliché.

La distribution est excellente, avec deux mentions particulières : David Boutin - que je ne pourrai plus jamais regarder de la même façon. Intense et si vrai dans son rôle. On le sens habité par son personnage. Et Violette Chauveau qui excelle (rien de moins) dans le rôle de la mère et romancière.

Mise en scène irréprochable signée Alice Ronfard.

Assurément «L’imposture» une très belle pièce qui a cette grande qualité de poser beaucoup de questions - sans toujours chercher à y répondre - et c’est très bien ainsi. Une pièce de théâtre contemporaine mais qui par sa facture, me rappelais à l’occasion «Au retour des oies blanches» de Marcel Dubé.

À défaut de pouvoir assister à une représentation de «L’imposture» (la dernière représentation ayant eut lieu samedi dernier), Leméac a publié le mois dernier la pièce de théâtre de Evelyne De La Chenelière. Et à 13,95 $ c’est vraiment pas cher.





Prochain rendez-vous ; «
Huis Clos» de Jean-Paul Sartre (en avril).


Relecture - 14 Décembre


Relire...



La quatrième loi des «
Droits imprescriptibles du lecteur» tels que définis pas Daniel Pennac stipule que le lecteur à «le droit de relire.» Et c’est un droit que je m’accorde plusieurs fois par année. La relecture c’est comme revenir à la maison après un long voyage ; c’est comme revoir une amie après une longue séparation. Relire, c’est emprunter un sentier connu mais vu avec des yeux nouveaux. Sous un nouvel éclairage. Dans une autre saison.

En ce moment, je relis «
Oeuvres» de Saint-Denys Garneau (plus de 1 300 pages) et «Oeuvres en prose» de Saint-Denys Garneau (plus de 1 100 pages), deux ouvrages aujourd’hui épuisés. Saint-Denys Garneau c’est sans doute l’auteur que j’ai le plus souvent relus - en fait, je suis toujours en train de relire son oeuvre. Depuis que j’ai découvert cette voix unique dans le paysage québécois (je devais avoir douze ou treize ans à l’époque) je n’ai plus jamais connu le repos : je voulais avoir tout lu sur cet auteur mort en 1943. J’ai donc tout lu - ou presque. J’ai même mis la main sur une revue de 1936* dans laquelle Saint-Denys Garneau trace un (long) portrait sur un auteur complètement oublié aujourd’hui : Alphonse de Chateaubriant (à ne pas confondre avec René de Chateaubriand, auteur du monumental «Mémoire d’outre-tombe», livre qu’il faudrait mettre entre toutes les mains. Mais je m’égare...).

En ce moment, je me repasse les pages du journal. J’irai faire un saut du coté de sa correspondance un peu plus tard cette semaine. Je compte relire ses poèmes pendant la période des fêtes. Je regarderai ses peintures aussi. Et ses photos.


MAISON FERMÉE

Je songe à la désolation de l'hiver
Aux longues journées de solitude
Dans la maison morte--
Car la maison meurt où rien n'est ouvert--
Dans la maison close, cernée de forêts

Forêts noires pleines
De vent dur

Dand la maison pressée de froid
Dans la désolation de l'hivers qui dure

Seul à conserver un petit feu dans le grand âtre
L'alimentant de branches sèches
Petit à petit
Que cela dure
Pour empêcher la mort totale du feu
Seul avec l'ennui qui ne peut plus sortir
Qu'on enferme avec soi
Et qui se propage dans la chambre

Comme la fumée d'un mauvais âtre
Qui tire mal vers en haut
Quand le vent s'abat sur le toit
Et rabroue la fumée dans la chambre
Jusqu'à ce qu'on étouffe dans la maison fermée

Seul avec l'ennui
Que secoue à peine la vaine épouvante
Qui nous prend tout à coup
Quand le froid casse les clous dans les planches
Et que le vent fait craquer la charpente

Les longues nuits à s'empêcher de geler
Puis au matin vient la lumière
Plus glaciale que la nuit.

Ainsi les longs mois à attendre
La fin de l'âpre hiver. Je songe à la désolation de l'hiver
Seul
Dans une maison fermée.



________________________
* La relève, mai juin 1936 (15 sous)
Selon
Wikipédia, «La Relève est une revue littéraire fondée par Paul Beaulieu, Robert Charbonneau et Claude Hurtubise, en 1934. Elle constitue un cahier littéraire mensuel, fondé par des jeunes formés par les Jésuites, au Collège Sainte-Marie, à Montréal. Les principaux collaborateurs québécois à la revue, en plus du noyau que forment les trois fondateurs, sont Robert Élie, Roger Duhamel, Saint-Denys Garneau, Jean Le Moyne. Les collaborateurs venant de l'étranger sont Daniel-Rops, Jacques Maritain, Emmanuel Mounier. D'autres viendront s'ajouter, lorsque la revue devient La Nouvelle Relève en 1941.»


vendredi 11 décembre 2009

Absence - 11 Décembre



Tempête !


vue de la fenêtre de mon bureau chez mon client, en pleine tempête...

Ça fait un bail que j’ai donné de mes nouvelles ; décembre est toujours une période assez épouvantable pour moi : c’est la saison du rush au boulot - et en dehors du boulot aussi (pour toutes sortes de raisons). Et cette année c’est pire que jamais car au boulot, nous sommes en plein déménagement. J’ai pas d’autre excuse que le boulot - même si c’est un peu «facile» de mettre toute la faute sur le travail...

Décembre est aussi traditionnellement le mois ou je lis le moins. Pourquoi ? Outre le boulot, c’est la vie qui veux ça : ce soir je serai au théâtre. Hier, j’ai «travaillé» sur un démo avec Garageband. Un peu plus tôt cette semaine j’étais sur un projet d’écriture. Le soir d’avant, j’ai fais des recherches et des lectures pour alimenter le projet d’écriture. Et puis il y a les amis, la famille, le quotidien.

Je serai de retour en fin de semaine avec des idées de lectures, des photos aussi...

samedi 5 décembre 2009

Informatique - 05 Décembre


Nouveau compagnon





Nouveau compagnon pour mon iMac : un disque dur portatif iomega eGo de 500Go. Une petite merveille à peine plus grosse qu’un iPhone et auto-alimenté par un port firewire (400 ou 800) ou par USB 2.0 Ce petit disque est tellement discret qu’on l’oublie. C’est sur ce petit disque que je viens de copier ma bibliothèque iTunes : 


26Go de musiques
;

4841 morceaux
;

14,6 jours de musiques en continue.

Le disque a été acheté la semaine dernière à la boutique
Le Mac Urbain, sur le Chemin-Chambly, dans l’arrondissement Vieux-Longueuil. Comme le disque n’était pas encore en inventaire, mon conseillé et directeur au Mac Urbain s’est offert pour me livrer en personne le disque, une fois arrivé en magasin. Et il a tenu parole : il est passé à la maison jeudi soir. Parlez-moi d’un service en or - Merci François !


vendredi 27 novembre 2009

Acquisitions - 27 Novembre






Si dans une seule phrase j’arrive à placer les mots «service impeccable», «sourire et bonne humeur assuré» et «bons prix et bons produits», il ne me reste plus qu’à ajouter «Le Mac Urbain» pour compléter le tout ! Vous l’aurez deviné, j’arrive tout juste du Mac Urbain. C’est toujours un grand plaisir de faire affaire avec des pros qui prennent le temps de vous conseiller. Comme tous bons clients, j’avais une bonne idée de ce que je voulais, mais j’avais toute de mêmes quelques questions ; François J., mon conseillé (et directeur) à la boutique Le Mac Urbain s’est fait un plaisir d’y répondre. Résultat, j’ai acquis ceci :

Disque dur LACIE 1T0 S+arck.
Disque dur Iomega eGo Portable* (Mac Edition) 500Go.
Clavier avec pavé numérique pour iMac (avec fil).
Jeu «Call of Duty 4 : Modern Warefare» pour Mac.


Quoi, un jeu ! Et moi qui crie sous tout les toits que je ne suis pas un gamer ? C’est pas ma faute je l’jure ; c’est la faute de mes amis Martin et François ;-)))

Il y avait pas mal de monde dans la boutique en ce début d’après-midi gris et pluvieux. Des habitués comme moi ; certains passent en coup de vent pour acheter un clavier, une suite bureautique (en anglais S.V.P.). D’autres y sont pour reprendre un portable Mac laissé en réparation ou pour acheter une enveloppe protectrice pour un portable, tout en prenant le temps de dire quelques mots au personnel. D’autres enfin, qu’on devine qui mettent les pied dans la boutique pour la première fois, y sont pour s’informer du prix des différents cours ou pour savoir si on répare les iPod (la réponse est non).
Bref, que vous soyez un pur et dur de l’église de la Sainte-Pomme (copyright Michel Dumais) ou a vos premiers pas dans le monde du Mac, ne cherchez pas plus loin, Le Mac Urbain est tout indiqué pour vous.


Le Mac Urbain
1320 chemin Chambly
Longueuil, Québec, Canada,
J4J 3X3

Tél.: 450.640.8777
Fax.: 514.764.1242
http://www.lemacurbain.com/urbain/fr/

Horaire:
Lundi, Mardi, Mercredi: 9h-18h
Jeudi, Vendredi: 9h-21h
Samedi: 10h-17h
Dimanche: 12h-17h


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*Le disque dur Iomega me sera livré à la maison la semaine prochaine.

Société - 27 Novembre


Le «Black Friday»


Source de la photo.

Aux États-Unis, le «Black Friday» marque traditionnellement le coup d’envoi de la période des achats des fêtes. Depuis quelques années, un mouvement inverse se dessine : le «Black Friday» désigne aussi la journée sans achat . Désolé, mais je n’y arrive pas. Je n’arrive pas à comprendre l’idée derrière le «black friday» (un jour sans achat) : une journée sans rien acheté c’est futile si vous passez les 364 autres jours de l’année à sur-consommer - ou consommer sans réfléchir ! C’est aussi imbécile que de dire «je t’aime» à la personne de sa vie, mais une une fois par année, à la St-Valentin : vous faites quoi des autres jours de l’année ? Dites à la personne de votre vie que vous l’aimez. Tous les jours. Plusieurs fois par jour même. Et consommez intelligemment : achetez des produits d’ici lorsque c’est possible - oui, c’est parfois plus cher, mais de cette façon vous soutenez l’économie d’ici. Et achetez localement. Faites votre épicerie dans les marchés publics si possible. Evitez le sur-emballage. Réutilisez avant de recycler les choses. Il y a tant de choses à faire que vous serez surpris de la futilité du «black friday» - et de la St-Valentin.

Ordinateur - 27 Novembre


Noël en novembre


un iMac, un MacBook Pro, un iMac - piètre qualité de photo (désolé).

Le voilà enfin ; il est arrivé hier après-midi mon iMac, avec clavier et souris sans fil. Pourquoi trois ordinateurs ? Le iMac de gauche, c’est celui de madame. Le MacBook Pro au milieu, c’est mon outil de travail. À droite, le iMac avec clavier et souris sans fil va me servir pour «les loisirs». Le MacBook Pro deviendra donc mon ordinateur dédié uniquement au travail. Ainsi, je pourrai alléger le MacBook Pro d’une bonne dizaine de Go (photos, logiciels, jeux, etc.).


jeudi 26 novembre 2009

Compte de mots - 26 Novembre


Ce qui reste de nos rêves...





«Les vestiges du jour» ; voilà probablement un livre que je relirai un jour, dans vingt ou trente ans. Et j’espère qu’à ce moment, j’éprouverai autant de joie à relire ce très beau texte que j’en ai éprouvé à le lire.

Les vestiges du jour, c'est l'histoire d'un amour qui ne parvient pas à se dire ; les conventions sociales primant sur le vécu des sentiments.
Un livre sobre et grave. Les vestiges du jour c’est l’histoire de Stevens, un majordome vieillissant qui part en voiture vers l’ouest de l’Angleterre. Ce qu’il y a au bout de la route, c’est une femme : Miss kenton, autrefois gouvernante au château de Darlington Hall. Aujourd’hui mariée, Miss. Kenton avait aimé en silence Mr. Stevens. Mais l’amour - ni les aléas de l’Histoire - n’avait de place dans la vie de Stevens, entièrement dévoué à son maître et à sa profession de majordome.

- «Écoutez-moi bien, Stevens. Nous sommes
plongés dans une crise qui se prolonge.
Je l’ai vu de mes propres yeux [...] le
peuple souffre. Les simples gens, les
braves travailleurs souffrent terriblement.
[...] Les années s’écoulent, et rien de
s’améliore. Tout ce que nous faisons,
c’est discuter, débattre, tergiverser.
»
P. 219

Bon, raconté ainsi on dirait un mauvais roman et une mauvaise histoire d’amour. Croyez-moi, c’est beaucoup plus que cela. Kazuo Ishiguro
décrit à merveille l'atmosphère des vieilles demeures anglaises du début du XXe siècle et de leurs occupants. On découvre avec un intérêt allant grandissant le mode de vie et les pensées les plus secrets (donc les moins avouables) du propriétaire de Darlington Hall, de même que du personnel.

le roman qu’à écrit Kazuo Ishiguro est figé hors du temps.

- «Oh... Il faut m’excuser, Mrs. Benn,
je repensais à certaines choses que vous
me disiez dans votre lettre. En les lisant,
je m’étais un peu inquiété, mais je vois
maintenant que cette inquiétude était
sans fondement.
»
- «Ah ? A quelles choses en particuler
pensiez-vous, Mr. Stevens ?
»
- «Oh, rien de particulier, Mrs. Benn.»
P. 257

le roman qu’à écrit Kazuo Ishiguro est hors du temps. L’auteur sait très bien comment s’y prendre avec les allers-retours entre présent et passé. Beaucoup de subtilité, beaucoup de non-dits. J’ai adoré.


«Les vestiges du jour»
Kazuo Ishiguro
Traduction de The Remains of the Day
Traduit de l’anglais (Angleterre) par Sophie Mayoux
Presse de la renaissance, collection Les romans étrangers
1990, 268 pages.
ISBN : 9782856165423
CCR : 164.r/ISH

mercredi 25 novembre 2009

Compte de mots - 25 Novembre



Le jour où l’écrivain est retourné chez-lui




«Et l’exil du temps est plus impitoyable
que celui de l’espace.
Mon enfance
me manque plus cruellement
que mon pays.
»
P. 75

Beaucoup de choses ont étés dites et écrites sur le plus récent roman de Dany Laferrière «L’énigme du retour». Je me dois de rajouter ma voix au chapelet de louanges : «L’énigme du retour» est véritablement un très bon roman. Par contre, je ne puis comparer à ses autres romans ; je n’avais encore jamais lu de Laferrière (oui, oui, c’est une confession). Pourquoi celui-ci plus qu’un autre ? Honnêtement, rien à voir avec le Médicis ; le sujet même du livre (l’exil, le retour) m’interpellait plus que tout. J’avais pensé mettre le livre sur une liste de cadeaux de nowell (plus qu’un mois les amis !) mais voilà qu’un confrère au boulot m’a proposé de lire le livre avant lui ! Belle générosité. J’ai hésité 10 secondes. Pour la forme. Puis j’ai accepté ;-)

Dans le roman, on passe d’une narration linéaire a une narration qui rappel la forme haïku, si cher à Kerouac. Mais le talent de l’écrivain fait que jamais nous avons l’impression de lire un poème. Ce n’est que la narration qui prends une autre forme.

Comme je le faisait remarquer à mon ami Julien, J’ai étrangement décroché sur trois ou quatre pages, peu avant la page 150. Je sais pas trop comment expliquer ça. Cet ami me disait que Laferrière est parfois paresseux dans son écriture. Je pardonne à l’écrivain trois ou quatre pages de «paresses» car tout le reste est lumineux.

«Une journée dure ici une vie.
On naît à l’aube.
On grandit à midi.
On meurt au crépuscule.
Et demain il faut changer de corps.
»
P. 135

Si la forme du roman m’a donné le goût de relire Kerouac, l’histoire elle m’a donné le goût de découvrir Laferrière à travers ses autres oeuvres. Cet ami justement m’a recommandé «Pays sans chapeau» ; se sera donc un livre à inscrire assez haut dans ma liste de livres à acquérir bientôt. Mais en tête de liste figure le tout nouveau Martine Delvaux, dont le premier roman était rien de moins qu’un coup de coeur - et solide...



Dany Laferrière
«L’énigme du retour» (roman)
Boréal 2009. 289 pages
ISBN : 9782764606704
CCR : 116.r/LAF


mardi 24 novembre 2009

Lectures - 24 Novembre





Je viens de lire coup sur coup deux excellents livres. Ça fait du bien car il me semble que depuis un bout de temps, ce que je lis n’est pas des plus intéressants (ce qui explique l’absence de billets sur les livres). Je vous en reparlerai plus longuement quelque part cette semaine, mais les deux livres «excellents livres» sont :


- «L’énigme du retour» de Dany Laferièrre
- «Les vestiges du jour» de Kazuo Ishiguro

J’ai aussi lu un recueil de nouvelles que j’ai bien aimé, mais que j’hésite à vous recommander car c’est bien particulier :

- «La vie secrète de Walter Mitty» de James Thruber

Ça aussi je vais en reparler un peu plus tard. Et puis, il y aura du nouveau dans mon équipement informatique. C’est une question de jours tout au plus. Je vous dis pas quoi, mais j’aurai une photo bientôt...

Finalement, je vais «bosser» de la maison toute la semaine (hormis un petit trois heures et demi au bureau ce matin). Et de plus en plus, je serai à la maison pour travailler. Si ça fait le bonheur ? Et comment !

Bon, c’est pas tout, mais j’ai un livre sur les trous noirs à me taper pour alimenter un projet d’écriture. À très bientôt donc...

vendredi 20 novembre 2009

Société - 20 Novembre



Toute une vie au rebut




Toute une vie (ou presque) au rebut - c’est du moins tout ce qui reste des biens de ce voisin dont je vous parlais il y a quelques jours seulement : un maigre butin de meubles brisés, de souvenirs que en veulent pus rien dire à personne. L’histoire d’une vie qui s’arrête ici brusquement, au bord du chemin, en attendant. En attendant quoi au fait ? Le triste sort que l’on réserve aux vieux meubles et aux souvenirs passés ; l’oublie...

Vous me permettrez de citer l’ami Éloi qui, dans un commentaire, décrit de façon magistrale (si ! si !) l’absurdité de la chose :

«Tous ces objets qui ont été importants
pour quelqu'un, qui ont signifié quelque
chose pour lui, et qui sont jetés aux
ordures, c'est triste. Et sinistre. Il me
semble que ça résume bien l'horreur de
la mort. J'aime l'idée que quelques-uns
de ces objets ont été sauvés
[...]»

C’est exactement ça que je voulais écrire. Éloi l’a fait plus vite et mieux que moi. C’est pourquoi j’ai placé son commentaire ici. Merci Éloi.



Automne - 20 Novembre


Lumière !




Il n'est que 14h et je dois déjà allumer la lampe du bureau pour y voir clair !

jeudi 19 novembre 2009

Média - 19 novembre


Le Devoir fait peau neuve




À la veille de son centenaire en 2010 (et peut-être en prévision d’un achalandage à la hausse pour bientôt*), le site Internet du journal Le Devoir fait peau neuve. Mais c’est à mon avis tout sauf bon :

- Caractères beaucoup trop petit.
Youhou ! les concepteurs du site, la population va vieillissante : les petits caractères on réserve ça pour les contrats d’assurance O.K ?

- Un design d’horreur et terne.
Gris et blanc pour la lecture à l’écran, c’est vraiment pas l’idée du siècle !

- Information perdue dans un fatras incroyable.
L’oeil ne sait plus trop ou s’accrocher et finit par... décrocher, ce qui est à l’inverse de ce qu’un site Internet devrait faire !

- Augmentation sensible de la publicité.
Mal nécessaire que la publicité? oui, mais pas cette façon : à voir le site, on dirait que tout a été conçu pour les annonceurs et ensuite, là où il y a des trous, on place des informations !

- Des liens rendus inactifs.
Les liens pointant sur l’ancien site ne sont plus actifs ! La pérennité des données est essentielle lors de la refonte d’un site. Plus aucun référencement possible via Google - un vrai suicide !

- Site plus lourd à charger qu’avant !
Oui, comme bien du monde j’ai accès à la haute-vitesse (car j’habite en ville), mais est-ce une raison pour alourdir la page d’accueil de journal ! Si j’habitais une région pas même éloigné des grands centres, sans accès à la haute vitesse et que j’étais un visiteur régulier du site Internet du Devoir, je crois qu’en ce moment je ferais de l’urticaire.


En voyant le site «nouveau genre» ce matin, un ami m’a écrit que c’était une peu comme un pizza pour l’oeil - et je suis d’accord avec lui. C’est comme si l’oeil ne voyait qu’une suite de caractères impossible à déchiffrer.

Je ne suis pas contre les changements. Je crois même qu’il est très important pour un site comme Le Devoir de se renouveler. Mais ici on ne parle pas de renouveau mais bien de régression. Moi qui se faisait une joie quotidienne de lire «mon» Devoir sur mon ordinateur, je vais tout simplement abandonné si le journal ne corrige pas le tire d’ici une semaine ; je vais tout de même pas m’acheter des lunettes uniquement pour lire Le Devoir bordel !

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* si Gesca n’arrive pas à s’entendre avec l’ensemble des syndicats, la partie patronale menace de cesser la publication du journal La Presse et de fermer le site Cyberpresse dès 1er décembre...

mercredi 18 novembre 2009

Boulot - 18 Novembre



Diagramme de Gantt



Bon, mon boulot m’occupe pas mal ces temps-ci ; tellement en fait que ça coupe mes heures de loisirs (incluant la mise à jour de ce blogue par le biais de billets quotidiens). Faut dire qu’un gros projet en deux temps atterrit dans ma cour (voir le diagramme de Gantt ci-dessus), en même temps que pleins d’autres choses qui jamais, ne vont figurer dans un diagramme de Gantt : les «iiii» : les «incroyables imprévus imprévisibles et incompressibles» :-) Les 4i, c’est mon lot quotidien. Et les projets spéciaux qui débarquent sur mon bureau aussi. Alors ça exige une grande planification... ouverte (!?!)
Palpitant donc le métier d’archiviste au XXI siècle ? Oui, mais quelque part c’est aussi très frustrant et ingrat, car plus de la moitié des gens que je rencontre ne savent même pas ce qu’est un archiviste* Il y a même des gens que je côtoie tous les jours au boulot et qui seraient bien incapables d’expliquer ce que je fais exactement ! C’est vous dire...


Un petit mot sur le logiciel «GanttpProject» que j’utilise : gratuit, disponible en français et multi-plateformes (Mac, Windows et Linux), il est relativement facile a utiliser et il est parfait pour une planification simple. Ne convient pas pour des travaux de grandes envergures, comme pour planifier la construction d’une maison par exemple.
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*combien de fois me suis-je fais demander «ça fait quoi en hiver un archiviste ?» Selon la personne qui me pose la question, la réponse varie énormément : de bête et méchante à une réponse simpliste.

samedi 14 novembre 2009

Média - 14 Novembre



Christiane Charette plus vraie que nature




Je n’ai jamais caché mon aversion pour Christiane Charette. Non, je ne suis pas un nostalgique de l’émission «Indicatif présent» et de Marie-France Bazzo (même si j’aimais bien au fond. J’aimais le genre d’émission, les entrevues éclatées, les invités, l’intelligence vive de Marie-France Bazzo). Mais Christiane Charette, non «chu pas capable». J’ai tenté de lui donner sa chance - et dix fois plutôt qu’une. Mais rien à faire. Son plus gros défaut : l’absence d’écoute de l’autre. Lorsqu’elle pose une question, elle n’écoute pas vraiment la réponse car dans sa tête, elle est déjà cinq question plus loin. De plus, elle ne possède pas son sujet. On la sens toujours dépassée : enlevez-lui ses petites cartes remplies de notes et de question, enlevez-lui le support de son équipe technique (et du régisseur qui intervient constamment dans ses écouteurs) et elle sera incapable de poursuivre l’entrevue. Confession : c’est avec Christine Charette que j’ai graduellement cessé d’écouter la radio de radio-Canada. Attention ; je ne dis pas que c’est uniquement à cause d’elle que j’ai cessé d’écouter la radio de radio-Canada, non. Mais elle fut mon premier grand sujet d’agacement. Deux autres sujets d’agacements sont venu tuer mon envie et mon goût d’écouter la radio de radio-Canada :

- Les olympiques dans mon bol de céréales.
Lors des olympiques de Bejing, il n’y en avait QUE pour les olympiques. Imaginez ; on coupait l’émission du matin pour donner des résultats sportifs, des entrevues, etc. Bordel, était-ce trop demander à radio-Canada que de «déjeuner en paix» (dixit Stéphane Eicher). S’en était trop pour moi. À partir de ce moment, j’ai complètement arrêté d’écouter la radio de radio-Canada le matin.


- La course effrénée de radio-Canada aux cotes d’écoutes.
Déplacer l’excellente émission de Jacques Languirand «Par quatre chemins» pour retransmettre l’insipide «Tout le monde en parle» - qui monopolise déjà les ondes de la télévision - c’est vraiment n’importe quoi. De l’improvisation, du gignol, juste pour les cotes d’écoutes.

Mais je dois vous avouer mon plaisir jouissif d’avoir découvert sur Youtube que Marc Labrèche avait fait une imitation de Christiane Charette. C’est tellement criant de vérité que quelqu’un devrait mettre le vidéo sous le nez de Christiane Charette et lui dire : ben voilà ma Christiane, voilà comment tu es insipide, centré sur toi, imbuvable (surtout avec le café du matin). Je suis donc soulagé de voir que je ne suis plus seul à ne pas aimer Christiane Charette : il y a aussi Marc Labrèche.


On dit que le père de Christiane Charette était un grand communicateur ; faut croire que le gène de la communication ne s’est pas transmis à la fifille...