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mardi 29 mars 2011

Compte de mots - 29 Mars




D’une grande tristesse, mais beau et nécessaire


C’est a deuxième fois que je lis un roman de cet auteur. La première fois, c’était avec son roman «Expiation» - avant la sortie du film qui ne portait pas du tout le même nom que le roman* J’avais adoré Expiation. J’ai fini par donner le livre - car non, il m’est impossible de conserver tout ce que je lis; je dois me résoudre à donner même les livres que j’ai adoré. J’essaie de voir ça du bon coté en me disant que de cette façon, je fais de la place pour du «nouveau» ... Bref, je n’ai pas hésité longtemps l’autre jour devant mes bibliothèques, alors que je cherchais quelque chose à lire: j’ai immédiatement choisi «Sur la plage de Chesil». Et je ne l’ai pas regretté une seule seconde. Cette histoire, qui pourrait sembler banale, est tout sauf banale justement; c’est un mélange entre l’envie et la peur de l’autre, de l’inconnu, la joie, la douleur et le plaisir.

C’est l’histoire de deux êtres se sont rencontrés, alors que le destin a tout fait pour les éloigner. Deux êtres que la vie a écorchée un peu. Deux êtres «à part» (mains ne le sommes nous pas tous un peu?). Deux êtres qui par les contraintes du milieu familiale, se sont retrouvés devant l’autel. Nous les retrouvons après le mariage, pendant la nuit de noces. Une nuit ou tout basculera. Pour le pire. Pour les deux. Tout pourrait s’arrêter là, mais l’auteur nous fait voir la vie des deux personnages «après» la nuit de noces, jusqu’à aujourd’hui. Une belle synthèse de vie en quelques pages.

L’auteur brosse ici une époque peu reluisante du tout début des années 60, dans une société aux prises avec des codes de vie hérité de l’ère victorienne. C’est d’une grande tristesse, mais j’oserais dire, d’une belle tristesse. Je recommande fortement.

Sur l’auteur
Né en 1948, Ian McEwan est considéré par plusieurs comme l’un des écrivains anglais les plus doués de sa génération.

Ian McEwan
«Sur la plage de Chesil»
Gallimard
France. 2008. 152 pages.
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par France Camus-Pichon.
Titre original. On Chesil Beach
ISBN : 9782070785469
CCR : 121.r/MEC



* de mémoire, je crois que c’était «Reviens-moi».


jeudi 2 septembre 2010

Compte de mots - 02 Septembre





Un jour long comme un vie.

Avec son roman intitulé «Lumière», Eva Figes nous invite à partager une journée dans la vie du peintre Claude Monet. Mais c’est à une journée longue comme une vie que nous convie l’auteure de ce court roman. De l’aube jusqu’au crépuscule, cette journée se déploie lentement sous nos yeux de lecteur pressé par le temps ; et du temps, il en faut pour savourer ce court roman. C’est que «Lumière» se déguste lentement. Avis donc aux amateurs de fast-food littéraire, passez votre chemin !

«Le ciel était encore noir lorsqu’il ouvrit les yeux et lorsqu’il l’aperçut par le fenêtre sans rideaux. En un rien de temps il s’était levé, quittant son lit pour aller ouvrir la fenêtre et ausculter le temps».
P. 7

J’avais parfois l’impression de lire du Virginia Woolf en lisant ce roman - sans pour autant sentir que se soit du plagiat ou quelque chose s’y rapprochant. Si Eva Figes n’est pas Virginia Woolf, elle m’aura tout de même permis de prendre tout mon temps en lisant ce court roman d’un peu plus de cent pages. À lire à l’ombre d’un arbre, de préférence pendant une journée chaude et venteuse.


Lumière
Eva Figes
Roman traduit de l’anglais (Angleterre) par Gilles Barbette
Titre original : Light
Bibliothèque étrangère Rivages
Paris. 116 pages. 1989 pour cette édition
ISBN : 9782869302686
CCR : 131.r/FIG


jeudi 18 février 2010

Compte de mots - 18 Février






La fidélité au delà de la mort.

Voilà qui est assez original : un polar qui se déroule en plein XIIe siècle ! Qui plus est, l’enquêteur s’avère être un moine herboriste, frère Cadfael. L’histoire par contre l’est un peu moins. Moi qui suis un lecteur de rêve pour tout auteur d’enquêtes policières (je vois rien venir, je devine jamais qui est le vrai coupable) j’ai vite fait de tout deviner. Oui, tout. Malgré cela, l’histoire est tout de même intéressante et pourrais se résumer ainsi :
En fuyant leur prieuré, ravagé par les flammes dû à la guerre, frères Humilis et Fidelis viennent chercher refuge et paix à l'abbaye de Shrewsbury. Mais la paix est vite troublé par l'arrivée d'un jeune seigneur qui a la prétention d’épouser la fiancée à laquelle frère Humilis renonça, pour faire sa vie dans les ordres. Mais voilà, cette futur fiancée est disparue sans laisser de trace. À partir de là tout se bouscule, jusqu’à la mort accidentelle de frère Humilis et la disparition de frère Fidelis. Puis arrive la «résurrection» la fiancée, qu’on pensait morte. Il ne manque que le fameux «ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants...».

Si j’avais été somme toute charmé par «Le capuchon du moine» (une autre enquête du moine herboriste frère Cadfael), j’ai été moins charmé par «Un insondable mystère» qui est loin d’être insondable - et qui n’est pas du tout un mystère en y pensant bien.

Je sais, je sais, ça fait vieux jeu, mais j’aime encore mieux l’atmosphère suranné des romans policiers d’Agatha Christie...


«Un insondable mystère»
Ellis Peters
Titre original : An Excellent Mystery
Traduit de l’anglais (Angleterre) par Serge Chwat
10/18, 279 pages. 1991 pour cette édition
ISBN : 9782264015273
CCR : 121.rp/PET

jeudi 26 novembre 2009

Compte de mots - 26 Novembre


Ce qui reste de nos rêves...





«Les vestiges du jour» ; voilà probablement un livre que je relirai un jour, dans vingt ou trente ans. Et j’espère qu’à ce moment, j’éprouverai autant de joie à relire ce très beau texte que j’en ai éprouvé à le lire.

Les vestiges du jour, c'est l'histoire d'un amour qui ne parvient pas à se dire ; les conventions sociales primant sur le vécu des sentiments.
Un livre sobre et grave. Les vestiges du jour c’est l’histoire de Stevens, un majordome vieillissant qui part en voiture vers l’ouest de l’Angleterre. Ce qu’il y a au bout de la route, c’est une femme : Miss kenton, autrefois gouvernante au château de Darlington Hall. Aujourd’hui mariée, Miss. Kenton avait aimé en silence Mr. Stevens. Mais l’amour - ni les aléas de l’Histoire - n’avait de place dans la vie de Stevens, entièrement dévoué à son maître et à sa profession de majordome.

- «Écoutez-moi bien, Stevens. Nous sommes
plongés dans une crise qui se prolonge.
Je l’ai vu de mes propres yeux [...] le
peuple souffre. Les simples gens, les
braves travailleurs souffrent terriblement.
[...] Les années s’écoulent, et rien de
s’améliore. Tout ce que nous faisons,
c’est discuter, débattre, tergiverser.
»
P. 219

Bon, raconté ainsi on dirait un mauvais roman et une mauvaise histoire d’amour. Croyez-moi, c’est beaucoup plus que cela. Kazuo Ishiguro
décrit à merveille l'atmosphère des vieilles demeures anglaises du début du XXe siècle et de leurs occupants. On découvre avec un intérêt allant grandissant le mode de vie et les pensées les plus secrets (donc les moins avouables) du propriétaire de Darlington Hall, de même que du personnel.

le roman qu’à écrit Kazuo Ishiguro est figé hors du temps.

- «Oh... Il faut m’excuser, Mrs. Benn,
je repensais à certaines choses que vous
me disiez dans votre lettre. En les lisant,
je m’étais un peu inquiété, mais je vois
maintenant que cette inquiétude était
sans fondement.
»
- «Ah ? A quelles choses en particuler
pensiez-vous, Mr. Stevens ?
»
- «Oh, rien de particulier, Mrs. Benn.»
P. 257

le roman qu’à écrit Kazuo Ishiguro est hors du temps. L’auteur sait très bien comment s’y prendre avec les allers-retours entre présent et passé. Beaucoup de subtilité, beaucoup de non-dits. J’ai adoré.


«Les vestiges du jour»
Kazuo Ishiguro
Traduction de The Remains of the Day
Traduit de l’anglais (Angleterre) par Sophie Mayoux
Presse de la renaissance, collection Les romans étrangers
1990, 268 pages.
ISBN : 9782856165423
CCR : 164.r/ISH

samedi 26 septembre 2009

Compte de mots - 26 Septembre


Miss Marple (euh ! non, Silver) entre en scène.




Quoi de plus décevant pour l'amateur de roman policier que de se retrouver avec une pâle copie de Miss Marple. Nous avions déjà Miss Marple, alors pourquoi Miss Silver ? Parce que, entre vous et moi, Patricia Wentworth ne renouvelle pas le genre avec sa Miss Silver. Tout juste si c'est d'une facture plus «moderne». Non pas que ce livre soit sans qualité, mais il a tout les défauts d'une copie. Du déjà «lu»...
Mais si vous êtes du genre a aimer l'atmosphère des salons de thé anglais, le goût des scones et le coté suranné de choses, vous aimerez peut-être Miss Silver. Autrement, passez votre chemin...

«Miss Silver entre en scène» (roman policier)
Patricia Wentworth
Titre original : Miss Silver Comes to Stay
Traduit de l'anglais (Angleterre) par Patrick Berthon
10/18, collection grands détectives
379 pages. 1992 pour cette édition
ISBN : 9782264017888
CCR : 121.rp/WEN



vendredi 25 septembre 2009

Compte de mots - 25 Septembre



Parce que parfois, l'humour ne franchit pas la barrière du temps.




J'avais hâte de lire ce roman, acheté il y a quelques temps chez mon libraire. Je connaissais Wodehouse de réputation (surtout pour son personnage de valet de chambre «Jeeves»). Mais quel ne fut pas ma déception - qui allait grandissante au fur et à mesure que j'avançais ma lecture du roman - de découvrir un mauvais Courteline, un mauvais Feydeau. Moi qui suis pourtant sensible à l'humour Britannique (j'ai appris et amélioré mon anglais avec les Monty Pythons), force est de constater que l'humour de Wodehouse (du moins avec ce roman) ne franchit pas la barrière du temps. Rien dans le roman pour nous faire sourire, ne serait-ce qu'une seule fois. L'histoire n'existe que par les malentendus, les quiproquos et autres «erreur sur la personne».

Récit échevelé, ruptures et réconciliations à la chaîne et situations invraisemblables ne font pas un bon roman. Un mauvais burlesque donc. À oublier.


Un mot sur l'auteur:
Pelham Grenville Wodehouse, mieux connu sous l'acronyme P-G Wodehouse est né en Angleterre le 15 octobre 1881. C'est sans doute par son personnage du valet de chambre «Jeeves» que P-G Wodehouse est devenu célèbre. L'auteur, prolifique, a écrit plus de 90 livres (sous forme de romans et recueils de nouvelles), des récits, des articles, des pièces de théâtres, des chansons et des comédies musicales. Naturalisé citoyen des États-Unis en 1955, il meurt à New York le 14 février 1975.
Jeeves (et Bertie) seraient aussi connus au Royaume-Uni que Sherlock Holmes et le docteur Watson.


«Éclair de chaleur» (roman)
P-G Wodehouse
Titre original : Summer Moonshine (1938)
Traduit de l'anglais par Françoise de Moreuil
Le Potulan, coll. Les grands écrivains de langue anglaise - Angleterre
1947 pour cette édition. 379 pages.
ISBN : NSP
CCR : 121.r/WOD

vendredi 1 mai 2009

Compte de mots - 1er Mai




«Cette guerre - unilatérale - que je menais contre Saint Oswald depuis notre première rencontre avait bien évolué : d'abord la haine, puis l'admiration, la colère et la poursuite inlassable».
P. 101

Ça fait déjà deux semaines que j'ai terminé ce qui s'avère pour l'instant mon plus gros coup de coeur de 2009 : «Classe à part» de l'anglaise Joanne Harris. Son nom ne vous est sans doute pas inconnu : elle est l'auteure du roman «Chocolat» (mièvrement porté au grand écran il y a quelques années).

«Classe à part» c'est l'histoire d'un enfant pauvre et désoeuvré qui rêvait de fréquenter le prestigieux collège Saint Oswald. Mais voilà, avec un père alcoolique et gardien dans ce même collège et une mère qui est depuis longtemps disparue du paysage, le rêve de cet enfant semble irréalisable. Vraiment ? Déguisé en élève, il se faufile à l'intérieur du collège, en découvre tous les secrets et se lie d'amitié avec un élève. Mais tout ceci ne fait pas de lui un élève de Saint Oswald... Vingt ans plus tard, devenu professeur à Saint Oswald, il prépare sa vengeance...
Entrecoupé de flashs back qui nous permettent de comprendre et reconstruire son enfance, nous marchons dans ses pas de même que dans les pas d'un vieux professeur de latin.

Difficile d'en parler plus longuement sans révéler le «punch». Tout ce que je m'accorde à vous dire c'est que la romancière sait comment écrire une histoire, comment captiver le lecteur et comment nous surprendre.

C'est un livre que je recommande fortement. C'est un livre coup de coeur. C'est le livre que je vais prêter toute l'année à mes amis.



«Classe à part»
Joanne Harris
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Jeanette Short-Payen
Titre original : «Gentlemen and players»
Points.
Paris, 2008 pour cette édition. 539 pages.
ISBN : 9782757809358
CCR : 121.r/HAR


vendredi 10 avril 2009

Compte de mots - 10 Avril




Un gros zéro.

Je ne parle pas ici de la performace de Windows vista mais d'un roman de Kate Atkinson : «Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux». C'est tellement mauvais que j'ai abandoné la lecture page 203. Dès le début j'ai senti que ces histoires multiples ne menerait à rien, que la violence, présente dans toutes les pages, était gratuite, sans parler des personnages sans envergure, une histoire globale qui ne va nulle part, bref, un très très mauvais livre.

De cette romancière, j'avais pourtant bien aimé «Dans les coulisses du musée».

«Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux» a rejoint le fond de mon bac de recyclage ; il ne mérite pas mieux !

«Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux».
Kate Atkinson
Le livre de poche



dimanche 29 mars 2009

Compte de mots - 29 Mars




l'argent, toujours...

Quel drôle de roman ; voici une histoire qui se déroule dans le futur, mais ce n'est pas du tout un roman de science-fiction ou d'anticipation. Nous sommes à Londres en 2021. Inspectrice des impôts, Anne Moore se voit confier la gestion d'un dossier explosif : allez à la rencontre de l'homme le plus riche de la planète, John Law, (dit le cryptographe), inventeur de la monnaie virtuelle (le Soft Gold), qui aurait fraudé le fisc. Le différent se règle très tôt et l'histoire aurait pu se terminer là n'eut été que la rencontre entre Anna et John fait des éteincelles. Ils vont se revoir à quelques reprises mais soudainement, John disparaît alors que le système monétaire virtuelle s'effondre, victime d'un virus. À force de chercher, Anna va retrouver John.

Curieux roman. Séduisant et lent (un peu trop peut-être). L'idée de cette monnaie virtuelle est la clé de ce roman. En fait, tout tourne autour de cette monnaie. Et c'est dommage car au fond, on en connaît assez peu sur les personnages, leur motivations profondes, etc. À trop mettre l'emphase sur le sujet central, le contour perd de sa saveur.

Le cryptographe
Tobias Hill
Titre original «The Cryprographer»
Traduit de l'anglais (Angleterre) par Jean vaché
Rivages, collection Rivages poche
2008 pour cette édition. 369 pages
ISBN : 9782743619329
CCR : 121.r/HIL



mercredi 18 février 2009

Compte de mots - 18 Février


La pomme pourrie du panier




Deuxième roman réussit pour cette auteure qui fut à la tête de MI5* pendant cinq ans (de 1992 a 1996). Et on nage toujours en plein complot avec le roman, mais cette fois-ci, la menace vient de l'intérieur : une taupe au sein du MI5.

L'action débute à Londres, dans une librairie où des mouvements suspects et surtout, la présence d'un imam fondamentaliste laisse présager des jours sombres. Une surveillance étroite de l'endroit est mise en place, deux pièges sont tendus mais malgré tout, le plan échoue lamentablement, avec mort d'homme. Comment en est-on arrivé là ? En même temps, en Irlande, un des chefs de l'IRA confesse, sur son lit de mort, l'existence d'une taupe dans les services secrets anglais. Deux histoires qui finiront par n'en faire qu'une. Et c'est Liz Carlyle qui au bout du compte, et avec l'aide de ses collègues, est chargée d'élucider le cauchemar : l'identité de la taupe.
Mais il y a plus ; on découvre bientôt que la taupe, aidé de trois jeunes indo-pakistanais, va tenter de commettre un attenta dans Oxford, lors d'une cérémonie officielle. Mais où, quand et surtout, comment ?

Si le rythme du roman est un peu lent au début, la tension monte tout au long du roman pour culminer jusqu'à la conclusion. Mais si la taupe est démasqué, les motivations sur son geste ne sont pas tout à fait résolus au yeux de Liz Carlyle.

Stella Rimington a réussi à faire de son personnage (Liz Carlyle) un être crédible, bien ancrée dans la modernité, tout en s'inspirant ouvertement du personnage de George Smiley, le principal héros de John le Carré, ainsi que de sa propre carrière.

Mais avant de vous lancer dans la lecture de ce livre, je vous recommande plutôt de débuter par le premier de cette «série», intitulé «L'invisible» et maintenant disponible en version poche.



«L'un des nôtres»
de Stella Rimington
Traduit de l'anglais (Royaune-Uni) par Maryvonne Ssossé
Édition du Masque, collection Grande diffusion
Paris, 2007 pour cette édition. 382 pages.
ISBN : 9782702433126
CCR : 121.rp/RIM

_____________
* MI5 pour Military Intelligence, section 5 est le service de renseignement britannique, responsable principalement de la sécurité intérieure du Royaume-Uni et du contre-espionnage. Source : Wikipédia



lundi 29 décembre 2008

Compte de mots - 29 Décembre

«Howards End» de E. M. Forster



Comme j'ai pu aimer ce roman qui dans sa facture, doit beaucoup a Jane Austen et ce, même si le roman de E.M. Forster fut publié près de 100 ans après «Orgueil et préjugés». J'ai pris tout mon temps pour savourer ce coté vieille Angleterre, cet affrontement entre deux familles, deux mondes que tout oppose : l'humanisme des Schlegel et le matérialisme des Wilcox. Mais c'est surtout dans la difficulté à communiquer avec autrui que se construit cette histoire.

«Après le petit déjeuner, elle lui demanda un bref entretien»
- «Mais oui, dit-il. Bien sûr, j'ai du temps, ma chère amie. Que demandez-vous ?»
- «Rien.»
(page 242)

Le livre s'ouvre avec une lettre d'Helen, qui séjourne à Howards End et le livre se termine à Howards End : mais entre les deux, que de détours, que d'aventures, de déchirements aussi. Un beau portrait de la société anglaise d'avant guerre, dans ce qu'elle avait de plus noble et de plus détestable. À lire et à relire.

Mais fidèle à son exécrable habitude, 10/18 aura su être médiocre jusque dans les 19 petites phrases de la C4 en écrivant «En devenant la seconde Mrs. Wilcox, Helen Schlegel...» Tous le monde sait bien que ce n'est pas Helen qui deviendra la seconde épouse de Mr. Wilcox, mais bien Meg (Margaret). Et si sur la C4 on écrit le nom de Helen à l'anglaise, à l'intérieur du livre, on francise son nom en Hélène : c'est pas sérieux, c'est un ou l'autre. Cette maison d'éditions fantoche ne mérite plus que j'achète ne serait-ce qu'un seul livre neuf ; je vais me contenter - comme pour ce livre - d'acheter usagé. Ainsi, cette médiocre maison d'éditions n'aura plus un seul sous de moi.

On dit de «Howards End» que c'est le véritable chef d'oeuvre de Forster, plus que «La route des Indes». Au lecteur d'en juger...

E. M. Forster
«Howards End» (roman)
Traduit de l'anglais par Charles Mauron
10/18, collection Domaines étrangers
1992 pour cette édition. 379 pages
ISBN :9782264017932
CCR : 121.r/FOR



samedi 13 septembre 2008

Compte de mots - 13 Septembre




L'autre mort !

«Le crime de Hollowfield» de Jane Thomson, c'est l'archétype du roman policier que l'on pourrait qualifier de roman de gare : ça se lit aisément en une heure et demi, c'est pas une grande histoire mais ça demeure tout de même assez intéressant pour piquer notre intérêt, Il y a des bons et des méchants mais parfois, c'est difficile de savoir qui est qui, etc. L'histoire justement est relativement simple :
des archéologues, à la recherche de vestiges saxons dans la campagne anglaise, découvrent un cadavre qui ne date pas de l'époque saxons. L'inspecteur Finch devra découvrir l'identité du cadavre mais pour se faire, il devra déterrer des histoires de familles du coin, ce qui ne plaira pas à la famille Lovell.

Je ne déteste pas lire ce genre de roman à l'occasion. Parce que lire c'est aussi une question de détente, pas seulement d'apprentissage. Ça me permet de marquer un temps d'arrêt entre un essai et un gros roman, entre de la poésie et de la philosophie. C'est aussi un genre que j'aime bien lire lorsque je dois prendre e transport en commun par exemple.

Jane Thomson (aussi orthographié Thompson) se spécialise dans le genre policier. Elle a aussi écrit des histoires policiers mettant en vedette... Sherlock Holmes et le Dr. Watson.




«Le crime de Hollowfield»
Jane Thomson
Traduction de «A question of identity»
Traduit par Jean-André Rey et Claudine Rey
Librairie des Champs-Elysées - Le masque
190 pages, 1980
ISBN : 2702409857
CCR : 121.rp/THO

lundi 14 juillet 2008

Compte de mots - 14 Juillet





- Mais la science est importante !
- Très importante, certes, mais ce n'est pas la seule ouverture
(p. 69)

Est-il possible de lire un roman avec le mot dieu à toutes les pages sans que le roman verse dans la prêche ? Oui et Susan Howatch, avec "Le Pardon et la grâce" le fait de façon admirable. Mais pour ce faire, ça prends une bonne dose de talent, une bonne histoire, un bon rythme et un brin d'humour ; on retrouve un peu de tout ça dans le roman.
Le roman justement, c'est l'histoire d'un prêtre anglican qui anime, dans une paroisse londonienne, un centre de guérison. C'est l'histoire de Lewis, son fidèle assistant, tourmenté par son obsession de la chaire, c'est aussi l'histoire de Rosalind, la femme de Nicholas délaissée et ignorée par son mari de prêtre. Enfin, c'est aussi l'histoire d'Alice, une jeune femme mal dans a peau, complexée et solitaire, qui va retrouver un sens à sa vie. À tour de rôle, Alice, Lewis, Rosalind et Nicholas parlent ; du tourment de leur âme, des questionnements sur l'amour, la vie, la place de Dieu, la mort, la fidélité. En fait, tout ce qui fait la vie et une vie.

Un bon petit roman, mais avec une fin parfaite. Trop parfaite en fait ; c'est une fin digne d'un film américain. Ça m'a agacé plus que le mot dieu.



"Le Pardon et la grâce"
Susan Howatch
(A question of Integrity)
Traduit de l'anglais (Angleterre) par Sabine Boulongne
Le livre de poche
733 pages
9782253149682
CCR 121.r/HOW

mardi 3 juin 2008

Compte de mots - 03 juin

Le cas Agatha Christie


Pierre tombale d'Agatha Christie


N'est pas Agatha Christie qui veut. C'est ce que je me répète à l'occasion lorsque "j'attaque" la lecture d'un nouveau roman policier. Et même s'il est de bon ton depuis quelques temps de cracher sur cette romancière et son oeuvre, je ne souscris absolument pas à cette nouvelle tendance. J'ai un immense respect pour cette grande dame de la littérature (remarquez que je n'ai pas écrit de littérature policière ; pour moi, Agatha Christie mérite de figurer au panthéon de la Littérature. Celle avec un grand L). 
Grâce à elle, j'ai passé des heures de lecture d'un pur de bonheur, à lire les aventures de Miss Marple et d'Hercule Poirot. Mais il arrive parfois qu'un roman de cette grande dame du crime ne soit pas à la hauteur de son grand talent. Et je viens de tomber sur ce qui m'apparaît comme un des moins bons romans policier de la grande dame : "Mrs Mac Ginty est morte" (Mrs Mac Ginty's dead). Écrit en 1951, ce roman raconte l'histoire de Poirot qui accepte d'enquêter sur la mort de Miss Mac Ginty afin d'innocenter le présumé meurtrier. Ce n'est pas tant l'histoire qui pose problème ici que la façon de le faire ; pour mieux perdre le lecteur, Christie utilise une telle panoplie de personnes que j'avais parfois l'impression de me "perdre" dans un roman de Tolkien ! J'ai même un peu décroché en cours de lecture. Mais j'ai persisté. Après tout, en regardant de plus près la liste de ses romans et nouvelles, je dois me rendre à l'évidence que j'ai à peu près tout lu l'oeuvre de Christie ; donc, lorsque je tombe sur un titre qui m'est inconnu, je plonge dans le livre, même si il s'avère que c'est loin d'être son meilleur roman.

Site Internet "officiel" d'Agatha Christie


"Mrs Mac Ginty est morte"
Agatha Christie
Traduction de "Mrs Mac Ginty's Dead"
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Michel Le Houbie
Librairie des Champs-Élysées
Collection Club des masques,
250 pages, 1972 pour cette édition.
CCR : 121.rp/CHR

lundi 12 mai 2008

Compte de mots - 12 Mai

Jane Austen ; une femme d'exception




Dans la biographie qu'elle consacre à Jane Austen - vous ai-je déjà dit que je n'aime guère les biographies ? - l'auteure canadienne Carol Shields puise dans les fragments de la vie de cette auteure anglaise, dont on sait finalement peu de choses, pour tenter de recréer un tout : la vie de de Jane Austen au quotidien. Depuis son enfance au presbytère de Steventon, jusqu'à ses derniers moments à Winchester, Carol Shields tisse la toile de ce qui aurait pu être la vie de cette grande romancière qui, depuis deux cents ans, fascine toujours des générations de lectrices et de lecteurs.

La grande force de la biographe, c'est de nous faire oublier la partie "fiction" de cette biographie ; forcément, avec le peu de choses que l'on sait sur Jane Austen, faut parfois "broder". Malheureusement, il y a des redondances dans le texte. Texte qui aurait gagné à être plus resserré parfois. Par contre, c'est un ouvrage relativement intéressant pour s'initier à Jane Austen. Mais si vous connaissez déjà l'oeuvre de cette grande dame de la littérature anglaise, il n'est peut-être pas nécessaire de lire cette biographie. Fait intéressant ; alors que je lis un peu partout que Jane Auten serait morte des suite de la maladie d'Addison, Shields penche plutôt pour un cancer du sein. Ses arguments, quoi que bien intéressants, ne changeront rien au fait que Jane Austen est une femme d'exception, qu'il faut absolument lire.


« Jane Austen »
Carol Shields
Fides, Collection Grandes figures
octobre 2002 pour cette édition, 234 p.
ISBN : 9782762123722
CCR : 121.B/AUS

jeudi 1 mai 2008

Compte de mots - 01 Mai



Un roman cette fois-ci - et un très bon roman : "La vie aux aguets" de William Boyd. Roman d'aventure et d'espionnage qui va plaire à tous, même à ceux et celles pour qui le genre n'est qu'une littérature de... genre. Des personnages attachants et crédibles, pas de super héros, pas d'aventures rocambolesques, mais une histoire racontée avec intelligence. Comme l'écrivait un critique de "Livres hebdo" (désolé, j'ai perdu la référence), ce livre est un "hommage aux romans d'espionnage, romantique et tragique". L'histoire est simple, ce qui n'en fait pas une histoire simpliste :

Pendant la canicule de l’été de 1976, dans la campagne anglaise, pendant la canicule de 1976, une jeune femme rend visite à sa mère, dont les gestes et les propos la désarçonnent. Que penser lorsque votre mère vous annonce tout de go qu’elle n’est pas qui celle femme si anglaise qu'elle prétend être mais bien une émigrée russe et ex-espionne ? À travers le récit de cette vie, le passé et le présent se juxtaposent, mais sans jamais perdre le lecteur dans le dédale du temps. Drôle : il y a même une incursion au Québec ;-)

Un seul bémol - tout petit : dans la traduction, Christiane Besse choisit maladroitement de traduire "Quebec city" par "Québec ville" !!!! Euh ! est-ce possible de tomber dans un tel piège de traduction en 2008 ? Difficile de croire qu'en 2008, une traductrice ne sache pas faire la différence entre À Québec et AU Québec ! Mais bon, faut croire que C. Besse habite Paris Town ;-)


"La vie aux aguets"
William Boyd
trraduction de l'anglais par Christiane Besse
Points, 2008. 396 pages.
ISBN : 9782757807101
CCR : 121.ae/BOY

samedi 5 avril 2008

Compte de mots - 05 Avril

Le monde est petit - trop beau pour être vrai !




J'aime beaucoup David Lodge. "La chute du British Museum" et surtout "Pensées secrètes" sont des romans que je relirais avec beaucoup de plaisirs. Mais j'ai un peu moins apprécié le roman "Changement de décor". Premièrement, j'y ai trouvé moins d'occasion de rire - et de réfléchir. Est-ce le sujet qui est trop loin de moi (les congrès entre spécialistes de la littérature anglaise) ? La sexualité, qui semble prendre de plus en plus de place dans le discours de Lodge (au point d'évacuer tout le reste) ? Les descriptions à ne plus finir (souvent sur des sujets ma foi bien anodins) ? Les lieux communs ? L'ironie qui ne tient plus la route ?
Je ne sais trop. Sans doute un peu de tout ceci. Toujours est-il qu'avec ce roman, je suis resté sur mon appétit. Comme jamais rassasié.

Et puis, les coïncidences, les gens qui se rencontrent "par hasard" (le hasard fait bien les choses dans ce roman), arrive un moment ou on se dit : "c'est trop" : trop de "hasards", trop "un petit monde".

Déception donc pour ce roman ou le hasard est en quelque sorte le fil conducteur du livre. J'étais habitué à plus de rigueur chez David Lodge. Dommage...

Un tout petit monde
David Lodge
Traduction de "Small World". Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Maurice et Yvonne Couturier. Préface de Umberto Eco
Rivages, 416 pages
ISBN : 9782869304666
CCR : 121.r/LOD

lundi 21 janvier 2008

Compte de mots – 21 Janvier




Le meurtrier empoisonneur

Un roman policier dont l’action se déroule dans l’Angleterre du XIIe siècle ? C’est pas banal ! - j’avoue avoir sursauté un peu en lisant le quatrième de couverture. Trouvé au fond d’une boîte chez mon libraire, j’ai longtemps hésité avant d’acquérir le livre. Je ne voyais pas comment un auteur* pouvais sérieusement envisager rendre plausible une intrigue policière se déroulant au XIIe siècle. Je dois humblement avouer que c’est plutôt réussit. Sans être un grand roman policier, l’intrigue, quoi que mince, est plausible. La description de l’époque me semble plutôt juste – du moins, de ce que nous en connaissons aujourd’hui. L’histoire est relativement simple :
« Le capuchon du moine » n’est pas seulement le nom du roman ; c’est aussi le nom d'un onguent pour soigner les rhumatismes. Malheureusement, c'est aussi un violent poison si ingurgité. De plus, il n’en faut qu’une petite quantité pour tuer un homme : Maître Bonnel en a fait les frais. C’est à partir de cet incident que débute l’enquête. Mais puisque cette enquête fut bâclée par les gens d’armes du village, frère Cadfael décide de faire sa propre enquête, ne serait-ce que pour innocenter le jeune homme que les gens d’armes désignent comme coupable.

Un bémol à la maison d’édition 10/18 qui se démarque encore un fois par sa médiocrité ; c’est qu’elle ne semble pas connaître le nom exact de son traducteur pour cet ouvrage ; c’est Serge Schwat ou Chwat, selon que l’on regarde dans le livre ou sur la C4. Vous me direz que c’est un détail. Moi je trouve pas ; quand une maison d’édition n’est même pas capable d’écrire correctement le nom d’un de ses correcteurs, c’est qu’il y a des coups de pied là ou nous l’imaginons qui se perdent !


* en fait, Ellis Peters est un femme - et en plus, c’est un pseudonyme...

Le capuchon du moine
Ellis Peters
Traduction de Monk’s Hood.
Traduit par Serge Schwat ou Chwat
10-18, Collection : Les grands détectives
1985, 286 pages
ISBN : 9782264012586
CCR 121.rp/PET

Compte de mots – 21 Janvier



44 Scotland St.

Ce qui aurait pu être un bon roman, parce que l’idée de départ était intéressante, n’est en fait qu’une succession de tableaux et de personnages qui se croisent. 44 Scotland Street d’Alexander McCall Smith c’est surtout (mais pas exclusivement) l’histoire de Pat, une fille sympa qui entreprend sa deuxième année sabbatique en louant une chambre dans un grand appartement occupé par Bruce, un beau « mec » très imbue de sa personne. Le reste de l’histoire, qui tourne autour de Pat et Bruce, est décevante ; ça part dans toutes les directions mais rien, absolument rien n’aboutit. Si on se lance dans une piste, c’est pour mieux l’abandonner ensuite. Il y a bien cette histoire de tableau qui est un espèce de fil conducteur entre certains personnages. Mais même là, cette histoire de tableau n’est pas très crédible. De plus, c’est un roman trop régionaliste, trop centré sur l’Écosse. Voir, sur Édimbourg. On reproche parfois aux auteurs québécois d’écrire que pour le lecteur québécois, d’où la difficulté d’exporter les ouvrages ailleurs dans la francophonie ; McCall Smith fait la même erreur, d’où les nombreux renvois en bas de page pour nous expliquer qui est tel personnage, ect.* Faut dire que ce roman, dans sa forme originale, fut publié en feuilletons dans le journal The Scotsman ; il était donc destiné avant tout à un public écossais. Mais alors pourquoi en faire un roman sans un minimum d’adaptation ? Comme nous le rappel si bien l’auteur dans sa préface :
« La structure d’un roman à épisodes diffère totalement de celle d’un livre traditionnel. ».
Je repose donc ma question : pourquoi en faire un roman, sans un minimum d’adaptation ? Une petite voix me dit : pour faire de l’argent...

Grande, très grande déception donc. Mais ce n’est rien à coté de la déception – pour ne pas dire de la pitié – que m’inspire la maison d’édition 10/18 qui, cette fois-ci, s’est véritablement surpassée dans la médiocrité. J’avais commencé à répertorier les nombreuses fautes en laissant dépasser des petits noto-collants jaune. Mais après le cinquantième (oui, oui, 50 !) noto-collants, j’ai abandonné ! Pourquoi ? Plutôt que de pleurer sur l’absence d’un véritable travail d’édition sur le livre, j’ai décidé d’écrire à la maison d’édition et de boycotter leurs livres : j’épuise ce qui me reste de livres parus chez 10/18 dans mes bibliothèques et je n’achète plus de livre de ce pseudo éditeur. Disons que je suis réellement écoeuré d’encourager la médiocrité.

* je suis plongé en ce moment dans la lecture d’un essai de Umberto Eco (La guerre du faux) qui contient moins de renvois de bas de page que le roman de McCall Smith !

44 Scotland Street
Alexander McCall Smith
Traduit de l’anglais (Écosse) par Élisabeth Kern
10/18, 2007. 414 p.
ISBN : 9782264043276
CCR : 121.r/MCC

samedi 29 décembre 2007

Compte de mots – 29 décembre

Changement de décor



C’est à un véritable changement de décor que nous convit David Lodge avec son roman. L’action se passe simultanément aux États-Unis en en Grande-Bretagne, en 1969. Deux professeurs, l'un britannique et l'autre états-uniens, échangent leur poste pour six mois. Et six mois, c’est bien assez pour voir une vie complètement chamboulée : amour, sexe, amitiés, profession, Lodge démontre une fois de plus combien la vie est parfois absurde, mais remplies de rendez-vous incroyables.

Bien sur, cette histoire est farfelue, comme toutes les histoires de David Lodge. Je pourrais peut-être reproché à l’auteur une certaine facilité, (nous sommes loin de « Pensées secrètes » du même David Lodge) et aussi, une description un peu lourde de l’état des lieux au début du roman. Mais au final, je ne me suis pas ennuyé une seule minute. Et la description des moeurs universitaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne vaut le détour. Belle reconstitution d’époque. À lire donc.


David Lodge
Changement de décor
Traduction de Changing places. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Maurice et Yvonne Couturier
Rivages, Collection Littérature étrangères
281 pages. 1990
ISBN : 9782869304000
CCR :121.r/LOD