Aucun message portant le libellé David Lodge. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé David Lodge. Afficher tous les messages

samedi 5 avril 2008

Compte de mots - 05 Avril

Le monde est petit - trop beau pour être vrai !




J'aime beaucoup David Lodge. "La chute du British Museum" et surtout "Pensées secrètes" sont des romans que je relirais avec beaucoup de plaisirs. Mais j'ai un peu moins apprécié le roman "Changement de décor". Premièrement, j'y ai trouvé moins d'occasion de rire - et de réfléchir. Est-ce le sujet qui est trop loin de moi (les congrès entre spécialistes de la littérature anglaise) ? La sexualité, qui semble prendre de plus en plus de place dans le discours de Lodge (au point d'évacuer tout le reste) ? Les descriptions à ne plus finir (souvent sur des sujets ma foi bien anodins) ? Les lieux communs ? L'ironie qui ne tient plus la route ?
Je ne sais trop. Sans doute un peu de tout ceci. Toujours est-il qu'avec ce roman, je suis resté sur mon appétit. Comme jamais rassasié.

Et puis, les coïncidences, les gens qui se rencontrent "par hasard" (le hasard fait bien les choses dans ce roman), arrive un moment ou on se dit : "c'est trop" : trop de "hasards", trop "un petit monde".

Déception donc pour ce roman ou le hasard est en quelque sorte le fil conducteur du livre. J'étais habitué à plus de rigueur chez David Lodge. Dommage...

Un tout petit monde
David Lodge
Traduction de "Small World". Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Maurice et Yvonne Couturier. Préface de Umberto Eco
Rivages, 416 pages
ISBN : 9782869304666
CCR : 121.r/LOD

samedi 29 décembre 2007

Compte de mots – 29 décembre

Changement de décor



C’est à un véritable changement de décor que nous convit David Lodge avec son roman. L’action se passe simultanément aux États-Unis en en Grande-Bretagne, en 1969. Deux professeurs, l'un britannique et l'autre états-uniens, échangent leur poste pour six mois. Et six mois, c’est bien assez pour voir une vie complètement chamboulée : amour, sexe, amitiés, profession, Lodge démontre une fois de plus combien la vie est parfois absurde, mais remplies de rendez-vous incroyables.

Bien sur, cette histoire est farfelue, comme toutes les histoires de David Lodge. Je pourrais peut-être reproché à l’auteur une certaine facilité, (nous sommes loin de « Pensées secrètes » du même David Lodge) et aussi, une description un peu lourde de l’état des lieux au début du roman. Mais au final, je ne me suis pas ennuyé une seule minute. Et la description des moeurs universitaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne vaut le détour. Belle reconstitution d’époque. À lire donc.


David Lodge
Changement de décor
Traduction de Changing places. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Maurice et Yvonne Couturier
Rivages, Collection Littérature étrangères
281 pages. 1990
ISBN : 9782869304000
CCR :121.r/LOD

dimanche 9 septembre 2007

Compte de mots – 09 septembre


Lodge l’impitoyable

« Je ne peux entendre les premières notes de
« La chanson du berger », dans la symphonie
Pastorale de Beethoven, sans que me revienne
en mémoire le plan que j’avais conçu pour
embrasser la Sainte Vierge, C’est-à-dire, en ce
temps-là, Dympna Cassidy, qui jouait le rôle de
Marie. Ce temps-là était celui de Noël au début
des années 50.
»
- Pastorale, David Lodge.

Impitoyable, Lodge l’est. Quiconque a lu « La chute du British Museum » ou encore « Pensées secrètes » sait combien l’écrivain, qui a un réel talent de conteur, arrive à tracer la ligne juste, le dessin parfait, le trait qui tue. Nul n’est épargné dans ses récits – pas même l’auteur, que l’on devine à travers plusieurs de ses personnages.
« L’homme qui ne voulait plus se lever » est un court (trop court ?) recueil de six nouvelles écrites entre 1966 et 1992. Lodge réussit à couvrir à peu près tout les sujets : l’amour, le sexe, la religion, l’ambition, un premier emploi, la compétition, la convoitise, bref, la liste pourrait s’avérer bien longue...

La plus étrange des nouvelles de ce recueil est sans contredit « L’homme qui ne voulait plus se lever . On pourrait dire que c’est une oeuvre à part chez Lodge ; ça frôle le bizarre, le fantastique. Mais pour les cinq autres nouvelles, elles sont typiques du monde onirique et de l’humour British de Lodge.

Signe d’un ouvrage bien fait, l’auteur a écrit une forme d’introduction pas inutile du tout, pour le lecteur francophone*

* nous sommes loin ici des ouvrages de plus en plus souvent bâclés de chez 10/18 et quelques autres aussi…


David Lodge
L’homme qui ne voulait plus se lever (et autres nouvelles)
traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Suzanne V. Mayoux
Rivages poche / Bibliothèque étrangère
122 pages.
ISBN : 9782743601942
CCR : 121.n/LOD

samedi 3 février 2007

Compte de mots – 03 février



C’est avec « Pensées secrètes », lu en juillet dernier, que j’ai découvert l’écrivain anglais David Lodge. Je me souviens encore de mon émerveillement devant l’univers bien particulier de ce roman. Un monde si onirique et pourtant, si près de nous, avec des personnages remplis de contradictions. Un monde à part qui nous ressemble un peu. Et cette façon qu’il a de nous raconter une histoire, avec humour et intelligence...

C’est donc avec un plaisir mal dissimulé que je me suis attaqué, plus tôt cette semaine, a la lecture de « La chute du British Museum ». Je n’avais pas lu quinze pages que déjà, j’avais ri quatre fois. Pas un petit rire discret qui serait passé inaperçu, caché derrière mon livre, non ; un vrai grand rire sonore. Heureusement pour moi, je ne lisais pas dans un café ;-)

Adam Appleby, personnage principal du roman, s’interroge sur la religion catholique (dans un monde protestant), sur la sexualité, les enfants. Mais voilà qu’une série d’aventures incroyables vont transformer la vie d’Appleby.

Le roman est truffé de références littéraires, l’auteur s’amusant à pasticher quelques uns de ses contemporains (il s’en explique dans une préface aux lecteurs français). Mais selon moi, les divagations d’Appleby relèves plus du syndrome de Walter Mitty que de la littérature [1]. Et même si les interrogations d’Appleby sont un peu loin de nous maintenant, il n’en demeure pas moins que ce roman est un petit bijou.


David Lodge, « La chute du British Museum »
Titre original : The British Museum is Falling Down
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Laurent Dufour
Rivages, coll. Rivages poche.
264 p. 2004
ISBN : 9782869306554

_______
[1] syndrome de Walter Mitty. c’est ni plus ni moins que la faculté de rêver tout en demeurant éveillé. Inspiré par le roman de James Thurber (1894-1961) « la vie secrète de Walter Mitty ».