Jacques Languirand tassé par Tout le monde en parle
Radio-Canada le confirme : Tout le monde en parle sera diffusée simultanément à la télé et à la radio de Radio-Canada dès le dimanche 27 septembre, à 20h. La diffusion à la radio du «spectacle» de Guy A. Lepage sera suivie d’une tribune.
C’est donc dire que Par 4 chemins, animée de main de maître par Jacques Languirand depuis près de quarante ans, sera tassé le samedi soir. C'est ce qui s'appelle «Le syndrome tasse-toé mononcle». Ou si vous préférez :
Tout le monde en parle 1
Par 4 chemins 0
Mais bon, c'est dans la suite logique des choses : depuis quelques années, Radio-Canada mise sur le divertissement, au détriment de l'information. Être divertis, c'est ce que VOUS voulez au fond. VOUS ne voulez pas être informé. Une preuve ? Regardez les côtes d'écoutes de Tout le monde en parle, versus le Téléjournal, Zone Doc, etc.
jeudi 13 août 2009
Média - 13 Août
mercredi 12 août 2009
Commande - 12 Août
Je viens de commander le livre suivant par Internet, chez un libraire de la Floride, via Amazon.
"Letters of Teilhard de Chardin and Lucile Swan" dans l'édition King/Wood Gilbert. C'est la première fois que je fais affaire avec un fournisseur hors Amazon (même si la commande est certifié par Amazon).
En ce moment je suis plongé dans la lecture du livre «Le phénomène humain» de Teilhard de Chardin, que je lis en version PDF (livre électronique) sur mon MacBook Pro. Livre électronique ; c'est aussi laid comme nom que eBook... et je suis pas certain de vouloir adopter le nom de Livrel... J'oublie toujours de vous parler de mes lectures «électronique»...
La question n'est pas tant de savoir qui était Teilhard De Chardin (wikipédia vous donnera une bonne idée) mais pourquoi Teilhard De Chardin ? Ma «rencontre» avec ce grand théologien s'est fait via une série d'émissions à la radio de Radio-Canada, il y a des années de cela (au siècle dernier en fait). C'est un peu par hasard que je suis «tombé» sur cette série d'émission fascinantes. Cet homme, profondément humain, m'a touché. Toute sa vie, il a cherché à réconcilier la science et le christianisme, sans y voir une réelle dichotomie. Il n'était pas le seul à chercher cette unification : Einstein lui-même cherchait, à la même époque que Teilhard de Chardin, a unifier deux autres «forces» incompatibles.
Peut-être vous posez-vous la question : qui était Lucile Swan ? Pourquoi était-elle si importante pour Teilhard de Chardin ? Quel genre de personne était-elle ? Née à Sioux City, dans l'Iowa en 1890. Peintre et sculptrice, elle rencontra Teilhard de Chardin en Chine à la fin des années 1920. Une profonde amitié naquit entre l'artiste et le théologien (qui était aussi un jésuite, un chercheur, un paléontologue et un philosophe). Il venait fréquemment prendre le thé chez elle à Pékin. Les heures passaient en interminables conversations. Lucile Swan eut une influence sur l'écriture du livre «Le Phénomène humain».
«Ils trouvaient de la beauté dans la vie de manière
probablement différente de tout le monde, mais malgré
les difficultés diverses que leur amitié provoquait
c'était pour eux la source d'un trésor inestimable ainsi
que de grands progrès personnels».
- Mary Wood Gilbert, sur la relation entre Teilhard de Chardin et Lucile Swan
Conférence sur Teilhard de Chardin, Georgetown University, 11 Avril 2005.
Qu'en est-il de cette relation au juste ? Est-elle restée platonique ? La relation a-t-elle été amoureuse? La réponse est oui. Cette relation a-t-elle été consommée ? La réponse est : on s'en fout un peu (mais il semblerait que non). Toutefois, l'intérêt de cette relation n'est elle pas les conversations transcendantes qui en résultèrent et qui participèrent à la réalisation du livre «Le Phénomène Humain» ? Je crois que oui. D'où l'intérêt que je porte à la correspondance entre Teilhard de Chardin et Lucile Swan.
Dans sa conférence sur sur Teilhard de Chardin, Mary Wood Gilbert (co-éditrice des «Letters...» et nièce de Lucile Swan), nous laisse sur ce beau portrait (trop beau pour être vrai ?) sur la véritable nature de la relation entre Teilhard de Chardin et Lucile Swan
«Un soir, pendant les dernières semaines de sa vie,
Teilhard, alors qu'il faisait sa promenade de santé
le long d'une rue qui traverse d'est en ouest la ville
de New York, subit une attaque cardiaque et il tomba
sur le trottoir. Des passants l'emmenèrent aussitôt
chez le médecin le plus proche. Teilhard était
suffisamment conscient pour lui demander d'appeler
Lucile. Le médecin l'a appelée aussitôt en lui précisant
que c'était là la demande de Teilhard et qu'il la priait
de venir le rejoindre d'urgence. Ce qu'elle fit aussitôt.
Quand elle arriva chez le médecin elle trouva Teilhard
sur le point d'être enlevé par plusieurs de ses confrères
jésuites. Elle se mit à ses côtés, lui prit la main et lui dit
qu'elle l'aimait. Ensuite, il fut rapidement emmené par
ses confrères.
Ce fut la dernière fois qu'elle le vit».
- Mary Wood Gilbert, Op. Cit.
Société - 12 Août
Jeu - 12 Août
Who wants some?

Trop drôle ! je lis ce matin que Duke Nukem 3d est maintenant disponible pour iPhone et iPod touch, deux jours après avoir parlé de ce jeu ici même !
Lien sur Cult of Mac :
Classic Shooter Duke Nukem Kicks Alien Butt on iPhone and iPod touch
lundi 10 août 2009
Jeu - 10 Août
My name is Duke Nukem - and I'm coming to get the rest of you alien bastards!
Je l'ai déjà écrit à quelques reprises ici, je ne suis pas un joueur (dans le sens de gamer). Lorsque la révolution des jeux vidéo tels Atari est arrivé dans nos chaumières, j'étais juste un peu trop âgé pour m'y intéresser - faut dire que quelques mois auparavant j'avais découvert un univers pas mal plus intriguant : l'univers.... des filles ;-) Donc, je n'ai jamais eu de console de jeux à la maison - et mon seul essai avec un X-Box l'année dernière m'a fait comprendre que j'étais vraiment pas doué pour ça. Je n'ai jamais eu de jeux dans mes ordinateurs, à une exception près. Avec mon premier PC*, l'ami Paulo m'avait refilé un jeu intitulé «Duke Nukem 3d». Se fut instantanément un succès : je passais quelques heures par semaines à tuer des extra-terrestres et sauver la terre des envahisseurs. J'ai même sauver la vie du président Clinton dans l'épisode «Duke It in Washington D.C.» (un Add-On). Le jeu m'a suivit dans mes trois PC. Mais lorsque je suis tombé définitivement dans le monde du Mac, point de salut. J'ai donc conservé longtemps un PC qui ne fonctionnait que pour ce jeu - ce qui était, il faut l'avouer, un peu ridicule. Puis, j'ai appris que «Duke Nukem 3d» existait pour Mac ! Ô joie - mais j'ai vite déchanté : je ne trouvais nulle part la version pour Mac, version que j'étais prêt a acheter a bon prix pourtant. Finalement, j'ai dû me résoudre à installer que le premier épisode, qui existe gratuitement en téléchargement via le site de Apple (pas de blague).
Depuis un an maintenant, je roule cette version «shareware» avec un seul épisode...
Samedi soir, un ami chez qui j'avais été inviter à souper, m'a appris qu'il pouvait me trouver un version pour Mac en un rien de temps : et il avait raison, il m'a non seulement trouvé la version complète, mais il a mis la main sur la version «Atomic» qui contient un quatrième épisode (que je ne connais pas) : Ô Joie ! Installé hier après-midi dans mon MacBook Pro (en deux clics de souris), je suis redevenu accro à ce jeu débile, macho et qui, en terme de longévité, bat sans doute des records. C'est mon coté gars et je l'assume pleinement !
___________
* un P 133 avec un disque dur de 1Go et un écran 15 pouces. Une grosse machine quoi pour l'époque - le siècle dernier ;-)
vendredi 7 août 2009
Acquisitions - 07 Août
Nouvelles acquisitions
Nouvelles acquisitions faites chez mon libraire dans l'usagé en fin d'après-midi.
Ne figure pas dans le tableau : «Jane Eyre» de Charlotte Brontë et «Wuthering Heights» de Emily Brontë que je donne en cadeau a un ami (j'ai déjà lu et relu l'oeuvre complète des Brontë).
Mise à jour
D'oh ! j'avais oublié un livre au fond de mon sac : «Le peuple de l'ombre» de Tony Hillerman
jeudi 6 août 2009
Photo - 06 Août
Le 6 Août 1945

Extrait d'un vidéo tourné quelques jours après l'explosion de la bombe atomique sur Hisoshima
«L'emploi de la bombe ne fut pas tant le dernier acte militaire de la seconde guerre mondiale, que la première opération majeure de la Guerre froide avec la Russie.»
- Christian Destremau
«Ce que savaient les alliés !»
Perrin (2007)
Le 6 août 1945, à 8 h 15 heure locale, les États-Unis larguait la première bombe nucléaire de l'histoire de l'humanité sur la ville d'Hiroshima, au Japon. Soixante-quatre ans plus tard, l'horreur est toujours aussi grande. L'incompréhension aussi. Pour comprendre «de l'intérieur» ce qu'a pu vivre des milliers de personnes, je vous recommande la lecture du livre «Journal d'Hiroshima» du Dr. Michihiko Hachiya (1903-1980). Le livre est depuis longtemps disparu des étagères (malheureusement) Mais il existe de larges extraits dans Internet. NE boudez pas votre plaisir et rendez-vous ici pour lire de larges extraits du journal du Dr. Hachiya. C'est ce que j'ai lu de plus touchant et de plus profond sur le sujet.
Il est aussi possible de lire des extraits du journal du docteur Marcel Junod, premier praticien étranger à être arrivé à Hiroshima après l’explosion de la bombe atomique, le 6 août 1945, et à avoir traité quelques-unes des victimes.
dimanche 2 août 2009
Compte de mots - 02 Août

«...le problème est ailleurs. Le problème c'est que nous aimons être malheureux en famille.»
- Au retour des oies blanche, page 40
Pièce de Marcel Dubé écrit au milieu des années 60, «Au retour des oies blanches» dépeint une famille qui sombre tout en tentant de sauver les apparences. Je ne vais pas m'éterniser en vous parlant de cette pièce que j'ai profondément détesté. Sachez tout de même que cette pièce, qui est maintenant à des années lumières de nous, n'a pas su transcender le temps. On dit de cette pièce qu'elle fait partie du répertoire classique du théâtre québécois... J'ai encore préféré lire «Florence» du même auteur : c'est peut-être une pièce de théâtre plus loin de nous dans le temps que «Au retour des oies blanche» mais elle a au moins le mérite de dire les choses. Dans «Au retour des oies blanche», on parle sans nommer les choses : on y traite de l'homosexualité en parlant d'amitié particulière, on parle de dépression en évitant surtout de «le dire», on traite d'alcoolisme sans le nommer, de drogues en faisant allusion à des cigarettes, d'inceste sans être clair, bref, c'est un théâtre qui ne dit rien à force de ne pas mettre les mots sur les choses telles qu'elles sont.
On pourrait aussi reprocher à l'éditeur - Leméac - de ne pas avoir fait d'introduction à l'oeuvre, se contenant de reprendre le texte tel quel. Un travail de paresseux si vous voulez mon avis.
«Au retour des oies blanche» ou famille, je te déteste. Ou encore, comment aborder les grands thèmes sans les nommer !
«Au retour des oies blanche»
Marcel Dubé
Leméac - Théâtre
Montréal, 2004 pour cette édition.
149 pages avec les jugements critiques
ISBN : 0776100092
CCR : 111,1.t/DUB
Compte de mots - 02 Août

«Instruit par Musset, je savais que les amoureux romantiques
choisissent toujours une matinée froide et ensoleillée de
décembre pour se séparer à jamais… »
- Au temps du fleuve amour.
C'est avec «Le testament français», lu il y a plusieurs années déjà, que j'ai découvert ce grand auteur Russe (et un peu Français) qu'est Andreï Makine. Depuis, je n'ai de cesse de lire ses livres. Je n'ai pas été déçu une seule fois encore. Et avec «Au temps du fleuve Amour», la magie opère toujours, avec autant d'éclats.
Le roman, dont l'action se déroule dans un petit village de la Sibérie orientale, s'ouvre sur une scène un peu déroutante ; un espèce de fantasme à l'occidentale. Puis cette histoire disparaît pour ne trouver son sens qu'à la toute fin. Entre les deux, une très belle histoire d'amour, d'amitié, de neige et de froid entre le narrateur du texte et ses deux amis. À eux trois, ils nous font partager l'expérience de ce passage si tenue entre l'enfance et l'adolescence et des découvertes qui en découle. Les éléments sont très présent dans cette histoire : l'hiver, nécessairement long. Le printemps, toujours trop court. L'eau (le fleuve Amour) qui purifie, mais qui peut-être tragique. Le train aussi joue un rôle très important : espérance de fuite vers ailleurs.
Autre découverte très importante pour nos trois adolescents : l'occident, qui se fait par le biais du cinéma et plus précisément, par le cinéma de Jean-Paul Belmondo.
Au total, un parcours de découvertes qui va mener les trois adolescents à embrasser chacun une carrière bien différente, une vie bien différente. Et une très belle histoire.
Je recommande. Vivement.
Au temps du fleuve Amour
Andreï Makine
Le Félin éditeur,
collection La nouvelle bibliothèque
Paris, 210 pages. 1993 pour cette édition
ISBN : 9782866451608
CCR : 151.r/MAK
Aussi disponible en livre de poche chez Gallimard/Folio
Logiciel - 02 Août
Tofu pour lire...
J'ai toujours pensé que le principal obstacle à la lecture à l'écran était dû au fait que la lecture de haut en bas, imposé par l'écran, était contre nature à nous qui, depuis nos premières lecture, avons l'habitude de lire de gauche à droite. Heureusement pour les propriétaires de Mac, il existe un tout petit logiciel - et gratuit en plus - qui permet de «transformer» un texte dans un format plus proche de celle d'un livre. Et ce logiciel se nomme Tofu - oui, c'est accessible même aux carnivores que vous êtes ;-) Comme quoi les végétariens ne sont pas exclusifs ;-)
Plus sérieusement, ce petit logiciel est assez formidable. Il est possible de modifier l'affichage, les couleurs, la police de caractères, la largeur des colonnes, etc. Il ouvre les fichier TXT, HTML, PDF et même, les Web Archive de Mac. Et le plus merveilleux de tout, c'est que vous pouvez fermer Tofu en plein milieu d'une page ; lorsque vous voudrez lire la suite du texte, Tofu va ouvrir le texte exactement là ou vous l'avez laissé.
Le texte directement à l'écran
Le même texte, un fois passé par Tofu
Musique - 02 Août
Garageband
photo de l'auteur
Quoi faire un dimanche après-midi de pluie, après avoir lu pendant plusieurs heures en matinée ? Si vous avez un ordinateur Mac, pourquoi ne pas vous initier à Garageband ? Je connais Garageband depuis un peu plus de deux ans. Je m'amuse comme un fou avec ce logiciel de création musicale. Mais je dois l'avouer, ce logiciel demande beaucoup de temps libre. Alors quoi de mieux qu'un dimanche après-midi de pluie pour s'y consacrer !
jeudi 23 juillet 2009
Compte de mots - 23 Juillet

Genre, tsé...
Je viens de terminer la lecture de «La lettre volée et autres contes» de Edgar Allan Poe, publié chez ERPI en 2007. Le livre, qui fait un peu moins de 100 pages, s'adresse à la clientèle du niveau Cégep. Présenté par Johanne Charbonneau (du Cégep Marie-Victorin) et dans une traduction de Charles Baudelaire, le recueil est composé de cinq contes extraits des «Histoires extraordinaires» et des «Nouvelles histoires extraordinaires». Ayant lu les deux livres étant adolescent (je crois que je possède toujours mon exemplaires des «Nouvelles histoires extraordinaires»), il s'agissait donc plus d'un exercice de relecture que de lecture. Disons que j'étais curieux de voir si j'allais me rappeler des histoires que j'avais lu au «siècle dernier» - ben oui, c'est au XXe siècle que j'ai vécu mon adolescence moi ;-)
Mais avant de m'attaquer aux cinq contes, j'ai débuté ma lecture par le texte de présentation de Johanne Charbonneau. Dans l'avant-propos, à la page XII (amis de la réforme, XII est un chiffre romain qui indique qu'il s'agit de la page 12...) je tombe sur le paragraphe suivant :
«Il continue d'habiter chez sa tante, Maria Clemm, et de donner
des conférences sur la philosophie de la composition et sur le
principe poétique, essai qu'il publiera en 1850. Bien que ses
conférences soient très courues, sa situation financière demeure
très précaire ; ses épisodes alcooliques s'intensifient et, le
3 octobre 1849, il est retrouvé très mal en point sur un trottoir
de Baltimore, près d'un bureau de vote. Hospitalisé, il meurt
quelques jours plus tard d'une crise de delirium tremens».
(P. XII)
Ainsi donc, Poe publiera son essai sur «le principe poétique» en 1850, mais meurt quelques jours après le 3 octobre... 1849 ! (plus précisément le 7 octobre 1849). Et après ça vous vous plaignez que nos jeunes ont une connaissance «wikipédiesque» des choses ! Faudrait peut-être commencer par bien leur enseigner les choses, non ! Les choses ? Oui, genre tsé que jusqu'à preuve du contraire nous ne pouvons pas publier un texte après notre mort !
Encore une fois, un texte de présentation sans doute écrit à toute vapeur, sans relecture de la part de l'éditeur. Bof ! pas important j'imagine puisque ce texte de 12 pages s'adresse à nos étudiants......
Pour ce qui est des cinq contes, rien à redire sinon que j'aime toujours relire les textes de Poe - et que je n'avais pas oublié les histoires ni les intrigues, malgré la distance dans le temps. Et ça me donne le goût de relire Poe, mais en évitant cette fois-ci les mauvaises présentations de textes...
«La lettre volée et autres contes»
Edgar Allan Poe
Présentation de Johanne Charbonneau
ERPI éditeur, collection Littérature
ISBN : 9782761322911
CCR : 112.n/POE
5,95 $
Technologie - 23 Juillet
Lu cet après-mid, cette dépêche de l'agence France-Presse :
Internet haute vitesse arrive en Afrique orientale
Agence France-Presse (Johannesburg)
23 juillet 2009 | 13 h 17
Les pays africains ayant une façade avec l'océan Indien, à l'exception de la Somalie,
ont désormais accès à l'internet haute vitesse via un câble sous-marin de fibre
optique, ce qui va réduire le coût d'accès à l'internet, a annoncé jeudi la société qui
a installé ce câble. C'est un jour historique pour l'Afrique, qui marque le début d'une
nouvelle ère pour les communications entre le continent et le reste du monde», a
déclaré Brian Herlihy, le directeur général de la société de télécommunications
SEA Cable System (Seacom) qui a posé le câble.
Bravo, mais quid de la Gaspésie ? Faudrait sans doute demander à la société de télécommunications SEA Cable System de venir brancher la Gaspésie, ce que Bell et les autres compagnies de téléphonies canadiennes semblent incapables de faire... Quelqu'un a le numéro de téléphone de Brian Herlihy ?
Consommation - 23 Juillet
L'objet de mes rêves ? Ceci...
Traduction - 23 Juillet

Les limites d'un traducteur.
J'ai débuté hier la lecture du roman «Le monde de Barney» («Barney's version» en anglais) de Mordecai Richler. J'ai longuement hésité avant d'acheter la version traduite car «Le monde de Barney», qui est un roman très touffu et très ancré dans Montréal, est un piège pour quiconque voudrait s'attaquer à sa traduction : un piège car il fallait à tout prix éviter une traduction tout parisienne et en même temps, éviter une traduction frisant le parler de la rue typiquement montréalais. C'est pourquoi, avant d'acquérir le roman, j'ai lu plusieurs pages ça et là. Et je dois avouer que la traduction de Bernard Cohen me paraissait plus qu'honnête. Et après avoir lu une cinquantaine de pages du roman, je le pense encore. Mais même un bon traducteur a ses limites. Et c'est évident, Bernard Cohen n'est pas un traducteur d'ici. Autrement il n'aurait pas commis autant de bourdes ;
«Avec Maurice Richard, dit "la fusée"...»
(p. 12)
Pardon ? La fusée ? Mais il n'y a pas une seule personne au Québec pour traduire le surnom de Maurice Richard (le Rocket) en... fusée ! Merde ! le Rocket c'est... le Rocket. Même moi qui ne connaît rien au hockey - et au sport en général - je sais ça !
Et à traduire sans vraiment connaître, ça donne parfois des phrases surréalistes :
«...perdirent par "quatre jeux à un" face aux Rangers de New York lors des demi-finales de la "Stanley Cup". Pour "la fusée" toutefois, l'année n'avait pas été si mauvaise...»
(p. 12)
ou encore
«... l'arbitre Dalton McArthur, ce faux drêche patenté, infligea "un carton rouge" a Dickie Moore...»
(p. 31)
Un carton rouge, au Hockey !?! Sacrement ! Heureusement, il n'a pas traduit les «Rangers de New York» par «les Forestiers du nouveau York» ;-) J'ai aussi lu «Saint-Urbain street» (mais j'ai pas noté la page...). Ouate de phoque* comme dirait l'autre ;-)
Je me souviens que la traductrice française de Paul Auster (Christine Le Boeuf), dans le roman «Moon Palace» avait commis le même genre d'impair mais cette fois-ci, pour le base-ball.
En lisant «Le monde de Barney», j'ai compris pourquoi notre amie Jules m'écrivais, le 3 mai dernier que «Le monde de Barney m'avait énormément déçue...» ; c'est effectivement très montréalais, un Montréal que notre amie Jules n'a pu connaître et que je n'ai connu qu'en partie ; l'autre partie m'ayant été raconté surtout par ma mère, qui a un peu vécut ce Montréal de Barney.
______
* traduction libre de «What the f...»
mercredi 22 juillet 2009
Compte de mots - 22 Juillet

Toujours de sang froid
Tout petit roman - ou longue nouvelle, c'est selon - de Truman Capote (1924-1984), «Cercueils sur mesure» est un parfait compagnon pour tuer une heure ou deux de pluie un samedi après-midi.
L'histoire pourrait se résumer ainsi : dans un petit village du mid-west américain, un mystérieux tueur en série envoi des cerceuils miniatures par la poste à ses futurs victimes. Détail intéressant et intriguant : à l'intérieur du cercueil on retrouve souvent une photo très récente de la futur victime, ce qui laisse penser que le tueur est de la place. Et justement, Jack Pepper qui enquête sur cette série de meurtres a sa petite idée sur l'identité du meurtrier : Bob Quinn, un grand propriétaire terrien qui a eut maille à partir avec toutes les victimes. Mais voilà, Pepper n'a aucune preuve direct qui pourrait incriminer Quinn. Et le roman se termine sans que le coupable ne soit démasqué. On pourrait croire que c'est un gros bémol, mais il n'en est rien car avec «Cercueils sur mesure», le roman va bien au delà du «who dunn it» traditionnel ; des zones d'ombres persistent et c'est au lecteur de tout démêler. De trouver le coupable.
Vraiment, un texte unique et écrit avec beaucoup de maîtrise. Je recommande fortement ; pendant une heure ou deux, vous en oublierez même la pluie !
Un fait intéressant sur le livre :
Contrairement à son livre le plus connu sans doute («In Cold Blood»), la lecture de «Cercueils sur mesure» se conjugue au «je».
Cercueils sur mesure
Truman Capote
Gallimard, Collection Folio 2€
ISBN : 9782070422029
CCR : 112.n/CAP
Compte de mots - 22 Juillet
- photo à venir -
Le libraire
Je ne parle pas ici de l'excellente revue Le Libraire (http://www.lelibraire.org/) mais bien du «classique» de Gérard Besette (1920-2005) écrit en 1960 et que toute une génération d'étudiants dû lire à une certaine époque au Québec. Avec «Le libraire», Bessette dénonce l'hypocrisie d'une époque et d'une société, celle d'avant la «révolution tranquille»*
Raconté sous forme de journal, Hervé Jodoin, personnage principal du roman, y décrit sa vie de libraire (le jour) et de grand buveur de bière (le soir) et règle ses comptes avec ses semblables (qu'il n'aime pas), avec le clergé (qu'il juge ennuyeux et inutile) et avec une société qui se refuse aux changements. L'action se déroule dans un village fictif, dans un Québec que bien des jeunes aujourd'hui auraient peine à reconnaître : un Québec qui vit sous le joug et la peur du clergé, présent dans toutes les sphères de la vie. Dans un Québec «né pour un petit pain» et obligé de se taire, de baisser les yeux et de dire «yes boss».
Le roman a beau avoir été écrit il y a tout près de 50 ans, j'ai senti moins de distance entre moi et le livre (écrit en 1960) qu'avec «Le retour des oies blanches» de Marcel Dubé (écrit en 1968) que j'ai lu plus tôt cette semaine (et qui fera l'objet d'un billet sous peu).
Je recommande la lecture du roman de Bessette à tous ceux et celles qui ne connaissent pas bien cette période un peu sombre du Québec, période que certains historiens appellent «la grande noirceur» ou encore «le duplessisme».
Un fait intéressant sur le livre :
Pour éviter la censure du clergé, Gérard Bessette doit passer par la France pour faire imprimer son livre.
Le libraire
Gérard Bessette
Cercle du livre de France, collection Poche Canadien
153 pages. 1968 pour cette édition.
Drôle : j'ai acquis ce livre en usagé en décembre 1986 au prix de 1 $ ; c'est le prix qu'on en demandait en 1968...
___________
* qui ne fut pas une révolution et qui fut loin d'être tranquille, mais ça, c'est une autre histoire...
Découvertes - 22 juillet
lundi 13 juillet 2009
Société - 13 Juillet

Source de l'image
Les dérives d'une préhistorienne qui se prend pour une diététiste.
«La consommation de viande a été le catalyseur de la séparation
entre les grands singes, principalement végétariens frugivores, et
les Australopithèques, les premiers hominidés. C'est donc par la
viande que nous devenons des humains, puis des hommes sociétaux.»
- Marylène Patou-Mathis
«Sans viande, pas d'humanité» titre Le Devoir de ce matin, dans un article étonnant de Fabien Deglise à propos du plus récent livre de la préhistorienne française Marylène Patou-Mathis, livre qui retrace l'incontestable apport de la viande à la grande aventure humaine. Effectivement, l'homme ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui n'eut été de l'apport de la viande dans son alimentation. Euh ! mais personne ne conteste ça à mon avis. Mais on nous présente ça comme si la préhistorienne venait de faire une découverte.
- «...il faut renouer avec notre dimension naturelle, ancestrale,
en mangeant de la viande.»
- Marylène Patou-Mathis
L'homme, à une certaine époque, a eut besoin de manger de la viande, c'est un fait. Tout comme mes grands-parents se devaient de manger plus gras. Pourquoi ? À cause de leur mode de vie. Mais moi je ne mène pas la vie de mes grands parents : je ne travaille pas sur une terre à la campagne, 7 jours par semaine, j'habite la ville. Si je devais ingurgiter la même quantité de viande et de gras que mes grands-parents, alors que j'ai une vie bien différente, j'aurai au moins le double de mon poids en ce moment - et de gros problèmes de santé aussi !
Parallèlement à la consommation de viande, l'humanité s'est aussi forgée à coups de guerre ; est-ce une raison pour encourager l'homme et sa fiancée faire la guerre à son prochain parce que ça fait partie de notre «humanité» ?
«Pour qu'il y ait une cohérence, cette viande doit aussi trouver sa
place dans la variété d'un régime omnivore, avec des fruits et des
légumes. C'est une question d'équilibre. La démesure, dans un sens
comme dans l'autre, n'est jamais bonne.»
- Marylène Patou-Mathis
Ça ma petite dame, ça s'appelle l'équilibre : un mot sans doute absent de votre gros bouquin (voir, de votre vocabulaire). Même moi qui suis végétarien, je tends vers l'équilibre : à preuve, je mange du poisson une fois par semaine et des oeufs une fois par semaine aussi. Equilibre je vous dis. Ça prends pas un livre de 400 pages pour comprendre ça...
Marylène Patou-Mathis
«Mangeurs de viande. De la préhistoire à nos jours.» (Perrin éditeur)
Article de Fabien Deglise dans Le Devoir (et réaction des abonnés)




