mardi 2 octobre 2007

Carnet de vacances – 02 octobre

Ballade dans le 450


J’ai passé plus d’une heure et demi chez Le Mac Urbain cet après-midi. Juste pour le plaisir de jaser, d’échanger – et le temps d’acheter une nouvelle batterie pour mon PowerBook Titanium et un tapis pour protéger l’écran du portable. Les nouveaux iMac sont tellement beaux... Les affaires sont bonnes car le téléphone ne dérougit pas. Sans parler de la valse des clients qui passent qui pour une information sur un logiciel FTP, qui sur quel produit utiliser pour nettoyer l’écran d’un portable MAC, qui pour s’informer de l’arrivée d’un clavier Bluetooth... Et tout ça, dans la bonne humeur. Et bonne nouvelle ; Le Mac Urbain déménage dans de nouveaux locaux, juste la porte d’à coté ; François m’a fait visité : se sera beau et fin près pour l’ouverture dans deux semaines.
Drôle ; un technicien certifié Apple installait des composantes PC dans un G5 : ouaip ! les utilisateurs de PC veulent des boîtiers MAC à présent ;-))) Comme si avoir un boîtier MAC allait faire en sorte que Vista roulerait bien ;-)

Par contre, l’autobus c’est pas gratuit dans Longueuil : 3,25 $ par passage ! Heureusement, du métro Longueuil, il y a toujours un bus en partance pour Le Mac Urbain (circuits 8, 23 (ou 28 ?), 88)



Le Mac Urbain
1324 Chemin Chambly, Longueuil
450.640-8777
www.lemacurbain.com

Carnet de vacances – 02 octobre

Cherchez-moé pus à Saint-Martin
Parce que demain j'sacre mon camp

- Louise Forestier


Ouaip ! je me paie (parce que je ne suis pas payé pour le faire) quelques jours de vacances. Pas grand chose en fait : quatre jours ! La dernière fois que j’ai pris des vacances, j’étais plus jeune de quelques années – et j’avais plus de cheveux aussi ;-)

Pour débuter mes vacances en beauté, je me paie une virée chez HMV centre-ville pour faire le plein de musique (ben oui, j’achète encore des CD plutôt que de télécharger des MP3 via Internet), je vais me payer une batterie neuve pour mon PowerBook Titanium (merci à l’équipe Le Mac Urbain à Longueuil). Coté lecture, je débute le « Marie Stuart » de Stefan Zweig, suivi de « Une petite fin du monde (carnet devant la mort) » de Laurent-Michel Vacher. J’espérais me payer une virée chez mon ami et libraire (Gallimard) mais j’arrive pas à coordonner mes temps libres avec sa présence à la librairie ! Bah ! tant pis, je vais me reprendre un peu plus tard ;-)

Bon ben, je vous laisse car avant toute chose, je vais passer une heure ou deux dans un petit café du quartier. C’est un secret bien gardé, mais le Café Java Mythe fait un des meilleurs café en ville. Allez, parce que je vous aime bien, je vous donne les coordonnées :

Café Java Mythe
301 rue Guizot, coin Henri Julien
(à 2 pas de la rue St-Denis, direction ouest)
entre le métro Jarry et Crémazie, dans l’arrondissement Villeray

http://www.javamythe.com/

En plus, le café est une zone Wi-Fi

lundi 1 octobre 2007

Automne – 01 octobre

Signes d’automne...

En dehors des teintes d’ors et de feux dont se parent en ce moment les feuilles des arbres, à part le froid et le déclin de la lumière, il y a certains signes qui ne trompent pas : pour moi, l’automne est bien arrivé lorsque...

- je me lève le matin (vers 06h00) et qu’il fait encore nuit ;
- je dois allumer la lumière de la salle de bain le matin pour me raser (malgré un puit de lumière) ;
- pour lire au parc, au balcon, je dois revêtir un bon chandail de laine ;
- j’ai besoin de 7hrs (et plus) de sommeil ;
- je n’ai plus le goût de limonade ou de thé glacé ;
- j’ai le goût d’un bon thé chaud l’après-midi ;
- a 20h00, il n’y a plus un chat dans les rues du quartier (pour plusieurs, vous êtes sans doute « ben assis » devant votre télé...) ;
- je dois « acheter » mon basilic au marché plutôt que de cueillir les feuilles à même les plants sous ma fenêtre de cuisine ;
- je dois « acheter » ma ciboulette au marché plutôt que de couper les feuilles à même les plants sous ma fenêtre de cuisine ;
- les géraniums du balcon sont maintenant dans le salon ;
- malgré la présence d’une fenêtre dans mon nouveau bureau, je dois allumer quatre lampes sur pied pour y voir clair (je déteste les néons...) ;
- j’ai le goût de faire de la soupe ;
- j’ai le goût de relire « mes » classiques de la littérature ;
- j’ai le goût d’être en vacances ;
- Noël – et le retour de l’hiver - est dans moins de trois mois ;-)

dimanche 30 septembre 2007

Compte de mots – 30 septembre

Aucun homme sur la terre n’est assez riche
pour se payer du tourisme dans l’espace
.
(p. 54)

Un peu moins de vingt-cinq ans après la première parution de son premier recueil de nouvelles (1958), Gérard Klein a fait paraître chez Denoël (collection Présence du futur) une nouvelle édition de Les perles du temps. Cette édition (1982) est présentée avec une préface et accompagné d’un court commentaire de l’auteur à la fin de chacune des nouvelles (étrangement, exception pour une seule ; oublie de l’éditeur ?).

La plus part des nouvelles ont mal vieillies ; elles traversent moins bien l’épreuve du temps que par exemple, des nouvelles de Lovecraft. Et ça s’explique par le fait que le jeune Klein de 1958 était trop influencé par l’univers d’un Ray Bradbury (et dans ses commentaires, Klein ne s’en cache pas). Mais les bonnes idées ne manquent pas : la mort de l’univers avec l’extinction des soleils, un monstre qui cherche la compagnie d’un couple, L’Iliade et l’Odyssée retrouvées après la guerre atomique grâce aux bandes dessinées, les voix de l’espace, les émissaires du soleil sur la terre, etc. Mais le défaut principal de ce recueil de nouvelles c’est le lyrisme qui accompagne toutes les histoires. Mais si vous avez conservé votre sens de l’émerveillement, « Les perles du temps » est un recueil de nouvelles tout indiqué pour vous. Pour les autres, rien d’autre qu’un saut en 1958 avec ce qui se faisait comme science-fiction en France.



Gérard Klein
Les perles du temps
Denoël, collection Présence du futur (no. 26)
Paris, 1982. 251 pages
ISBN : 2207300269
CCR : 131.sf/KLE

vendredi 28 septembre 2007

Mort d’André Gorz - 28 septembre

J’apprends à l’instant (et avec consternation) la mort d’André Gorz. Parce que les mots me manquent, passez donc lire le court texte que Pierre Assouline à consacré à la mort du philosophe[1]. Peu de mots, mais tout y est...
Et pour en savoir un peu plus, vous pouvez toujours faire un saut par ici [2]...

______________
[1] http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/09/26/histoire-dun-amour/#comments
[2] http://www.rue89.com/2007/09/24/le-philosophe-andre-gorz-et-sa-femme-unis-jusque-dans-la-mort

Compte de mots - 28 septembre


Oeuvres pour mémoire

Certains disent qu’il s’agit là d’une autobiographie atypique. D’autres, qu’il s’agit plutôt de mémoire. Pour ma part, j’aime à penser qu’avec Mémoires intérieurs, François Mauriac (1885-1970) a fait ce qu’il faisait de mieux : se souvenir et se raconter, tout simplement. Tout au long de ce premier « Mémoires intérieurs », Mauriac raconte son enfance, ses lectures, ses rencontres et ses amitiés.

Cependant, certains extraits du livre sont passablement obscure pour l’homme du XXIe siècle, notamment son passage au mouvement le Sillon, de Marc Sangnier. Pour moi, Le mot Sillon[s] évoque nécessairement l’excellente boutique de disques de Québec[1]... J’ai fais quelques recherches dans Internet pour finalement apprendre que ;

Le Sillon était un mouvement politique
et idéologique fondé par Marc Sangnier et qui
visait à rapprocher le catholicisme et les ouvriers,
en offrant une alternative aux mouvements de
la gauche anticléricale.

(source : Wikipédia).

Mais la somme de son oeuvre littéraire - car il fut aussi journaliste* - est sans contre dit « Un adolescent d’autrefois », écrit en 1969, un an avant son décès. Cette oeuvre est sans doute la plus autobiographique et la plus forte aussi. J’aurai l’occasion d’en reparler sous peu puisque je vais bientôt relire ce très grand roman de la littérature française qu’est « Un adolescent d’autrefois ».

La lecture de Mémoires intérieurs sera surtout utile aux aficionados de Mauriac. Pour les autres, rabattez-vous sur son oeuvre romanesque.

______________
* Mauriac a connue une brillante carrière de journaliste. Son fameux « Bloc-notes » qu'il publia dans Le Figaro littéraire de 1952-1969 et, pendant une « parenthèse » de sept ans, dans L'Express, de 1954 à 1961 est maintenant disponible en cinq tomes.

[1] http://www.sillons.com/


François Mauriac
Mémoires intérieurs
Données bibliographiques à venir

jeudi 27 septembre 2007

Compte de mots - 27 septembre



Et pourtant, je l’aimais...

Si l’idée de passer une heure et demi de pur ravissement vous intéresse, je ne saurais trop vous recommander la lecture de « Je l’aimais » de Anna Gavalda. Quel beau petit roman.

Vous êtes plusieurs sans doute a connaître « Ensemble c’est tout », le roman qui devait mettre Anna Gavalda sur la carte des auteurs à lire. Mais Gavalda avait déjà fait ses preuves comme romancière avec « Je l’aimais » - son tout premier roman en fait. Sans oublier « Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part », un beau recueil de nouvelles.

Je l’aimais : À la lecture des premières pages, on imagine qu’il s’agira d’un roman dont le sujet principal sera la séparation, mais c’est plutôt d’amour qu’il sera question ici. Je l’aimais aurait pu être cette histoire d’une femme abandonnée avec ses deux petites filles par un mari volage et qui échoue chez ses beaux-parents. C’est plutôt l’histoire du beau-père qui un jour lui aussi, a aimé une « autre » femme, et qui se laisse aller aux confidences, l’espace d’une nuit. Une nuit où il vide son sac et raconte tout : les rencontres, les folies, les moments du bonheur fugaces mais aussi l’amertume de n’avoir jamais fait le saut de tout quitter pour cette femme.

À lire pour tous ceux et celles qui « ont » aimé et hésité, un jour...



Je l’aimais
Anna Gavalda
J'ai Lu, collection : J'ai lu Roman
Poche, 154 pages
ISBN : 9782290340783
CCR : 131.r/GAV

Déménagement - 27 septembre


Déménagement

Depuis ce matin, j’occupe un nouveau bureau. Luxe ; j’ai même une fenêtre. Terminé donc l’épisode du bureau dans un corridor ; me voilà enfin avec mon équipe, juste à coté du bureau de ma patronne. Si je suis heureux ? Vous devriez me voir le sourire !

mercredi 26 septembre 2007

De Kessé ? - 26 septembre

Euh ! C'est juste moi où bien il y a quelque chose qui cloche ici
(capture d'écran du site Internet de Radio-Canada cet après-midi)

mardi 25 septembre 2007

Batterie - 25 septembre

Oui, le bon service après vente existe !

Hier après-midi, surprise dans ma boîte de courriel : François, de chez Le Mac Urbain[1] m’écrivait dans son courriel qu’il avait trouvé une batterie pour mon « vieux » PowerBook Titanium. Comment diable pouvait-il se souvenir de cette information ? Nous n’avons qu’effleurer le sujet lors de mon passage à la boutique (voir mon billet « Mise à niveau - 09 août »). Bref, il s’est débrouillé pour me trouver une batterie. Difficile de dire non - surtout que je considère qu’il me fait un bon prix* Alors voilà, mon « vieux » PowerBook G4 se retrouvera bientôt avec une nouvelle batterie sous le capot. Un gars comblé vous dites ;-) Ouaip !
___________
* François, si tu lis ça avant de lire mon courriel, je confirme : garde-moi une batterie et je passe à la boutique la semaine prochaine.


[1] http://www.lemacurbain.com/urbain/fr/index.php

Compte de mots - 25 septembre

« La Mort est mon Métier n'a pas manqué de lecteurs. Seul leur âge a varié : ceux qui le lisent maintenant sont nés après 1945. Pour eux, La Mort est mon Métier, c'est un « livre d'histoire. Et dans une large mesure, je leur donne raison. »
Robert Merle, préface (1976)





Quel fin roman. Quelle belle plume. Et quelle histoire ! ça se lit d’une couverture à l’autre, sans pause.
Je ne connaissais l’auteur que de nom ; il est maintenant sur ma liste des auteurs à surveiller.

Ce roman, écrit en 1952, retrace les grands pans de la vie de Rudolf Lang. Mais ce Rudolf Lang n’est en fait nul autre que Rudolf Hoess, commandant du camp d'extermination d'Auschwitz, un triste personnage qui a véritablement existé. Ce mélange de fiction et d’histoire est mené de main de maître par Merle. Un autre que lui aurait facilement pu tomber dans l’excès ; Merle, jamais.

L’auteur démonte un a un les rouages d’un mécanisme quasi parfait de l’ordre et de la soumission aveugle qui a guidé des hommes qui, sous l’égide d’Hitler, sont devenus des instruments de la mort. D’aucune façon l’auteur tente de justifier l’Horreur (avec un grand « H ») nazi. Parfois, chercher l’homme derrière l’indicible aide à saisir le pourquoi, mais le comment, rarement.

La fin est un peu précipité il me semble, mais ne boudez pas votre plaisir pour si peu ; je recommande vivement, ne serait-ce que parce que nous ne devons jamais oublié...



« La mort est mon métier »
Robert Merle
Gallimard, collection Folio
Poche: 369 pages, 26 avril 1976
ISBN : 9782070367894
CCR : en attente de classification


Pour en savoir un peu plus sur Rudolf Hoess, je vous invite à lire l’ouvrage suivant :

Le commandant d'Auschwitz parle
de Rudolf Hoess (auteur) et Geneviève Decrop pour la préface, dans une édition mise à jour.
Editions La Découverte; Édition mise à jour (16 septembre 2004)
Collection La Découverte/Poche
ISBN : 9782707144997

Présentation de l’éditeur (extraits) :
C'est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l'attente du procès, que l'ancien commandant du camp d'Auschwitz a rédigé cette autobiographie sur le conseil de ses avocats et des personnalités polonaises chargées de l'enquête sur les crimes de guerre nazis en Pologne. [...] Conçu dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d'atténuer la responsabilité de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses égaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumière accablante sur la genèse et l'évolution de la "Solution finale" et du système concentrationnaire. Ce "compte rendu sincère" représente l'un des actes d'accusation les plus écrasants qu'il nous ait été donné de connaître contre le régime dont se réclame l'accusé, et au nom duquel il a sacrifié, comme ses pairs et supérieurs, des millions d'êtres humains en abdiquant sa propre humanité. " La préface de Geneviève Decrop replace en perspective ce texte fondamental. Et dans la post-face inédite à cette édition de poche, elle montre en quoi les avancées récentes de l'historiographie de la Shoah renouvellent la portée de sa lecture.

Billet - 25 septembre

Quatre millions de zombies !

J’apprends ce matin que vous fûtes 4 millions devant le petit écran dimanche soir[1]. Quatre millions d’individus ont préféré s’écraser devant le petit écran plutôt que de profiter du beau temps exceptionnel de cette fin septembre pour recevoir des amis ou des membres de la famille, lire assis près d’une fenêtre et sentir le vent qui passait, marcher un peu dans le quartier pour prendre l’air, passer du temps avec les enfant, son conjoint ou sa conjointe, écouter de la musique, bref, vous avez préféré faire ce que vous ferez tout l’hiver durant, c’est-à-dire vous laissez bombarder de niaiseries sans réagir plutôt que d’agir ? Je suis pas très fier de vous.


[1] http://www.cyberpresse.ca/article/20070925/CPARTS/70924221/6730/CPACTUALITES

vendredi 21 septembre 2007

Acquisitions – 21 septembre

Quelques livres...

Une fois n’est pas coutume, je me suis offert vendredi, le luxe d’une journée de congé. À mes frais... J’ai pas chômé pour autant. En plus des courses au marché, du ménage, j’ai trouvé le temps de passer un peu plus d’une heure chez mon libraire (libraire Delteil, rue St-Denis). J’ai fais quelques acquisitions :

Robert Merle
La mort est mon métier (roman)

Stefan Zweig
Marie Stuart (biographie)

Gérard Klein
Les perles du temps perdu (science fiction)

Andrei Makine
La musique d’une vie (roman)

Pierre Boulle
Les jeux de l’esprit (fantastique)

Howard Philips Lovecraft
L’affaire Charles Dexter Ward* (fantastique)

François Mauriac
Mémoires intérieurs (mémoires)

François Mauriac
Nouveaux mémoires intérieurs (mémoires)


* une oeuvre que je lis un fois l’an. J’ai acquis cet exemplaire pour le donner en cadeau prochainement…

lundi 17 septembre 2007

Compte de mots - 17 septembre



Mille sabords, mais c’est une fille !

Surprise ; j’ai découvert la semaine dernière qu’une collègue au bureau, une fille toute posée et bien à son affaire, grande lectrice de livres "sérieux", ben j’ai découvert... qu’elle était une maniaque de BD. Bon, c’est quoi le rapport direz-vous ? Euh ! aucun. Toujours est-il que cette collègue m’a prêté pour la fin de semaine, les cinq tomes de la série « Les passagers du vent » de François Bourgeon, dans une édition épuisé chez Glénat*

C’est une belle aventure qui se passe au XVIIIème siècle. Il y est question d’amour, de trahison, de passion et de révolte. Le personnage centrale est joué par une jeune femme, Isa. Son idéalisme est sans doute le seul anachronisme sérieux de cette belle et grande histoire qui se termine sur une belle note d’espoir.

On peut, sans risque de se tromper, dresser un parallèle avec une autre série très forte : le cycle Aldébaran de Léo (voir compte de mots du mercredi 2 mai 2007). Les deux séries ont en commun beaucoup de choses : un univers féminin très fort, l’exploration de nouveaux mondes étranges (mais pas au même siècle), l’amour, l’amitié, la trahison, la révolte.

On pourrait regretter chez Bourgeon, des textes qui s’écrasent parfois dans une bulle, jusqu’à devenir difficile à lire. On pourra regretter aussi les renvois en bas de page, tellement petits qu’ils en sont illisibles.

* maintenant chez Casterman


« Les passagers du vent »
François Bourgeon
Casterman éditeur
Tome 1 : La fille sous la dunette
Tome 2 : Le ponton
Tome 3 : Le comptoir de Juda
Tome 4 : L’heure du serpent
Tome 5 : Le bois d’ébène

mercredi 12 septembre 2007

You Bet Your Life ! - 12 septembre


Groucho who ?

Je suis un fan fini des Marx Brothers et surtout de Groucho Marx (2 octobre 1890 - 19 août 1977). Récemment, j’ai installé un petit écriteau à l’entrée de la Médiathèque

« From the moment I
picked your book up
until I laid it down, I
was convulsed with
laughter. Some day
I intend to read it.
»
- Grouche Marx


(traduction maison : Du moment que j’ai pris votre livre entre mes mains jusqu’à ce que je le dépose, j’ai été tordu de rire. Je compte bien le lire un jour).

Fallait bien que ça arrive : on vient de me demander qui est Groucho Marx... Je ne suis définitivement pas de mon temps...

Compte de mots – 12 septembre

François Villon – Oeuvres complètes



… « Ils raconteront plus tard qu’ils furent les derniers à voir Villon […] et que dès lors, personne n’eut plus jamais de nouvelles de moi. » Villon (1431-?)
Jean Teulé, « Je, François Villon »










Relire ses classiques, quel beau programme en ces premiers jours d’automne. J’aime bien relire certaines oeuvres, certains auteurs (classiques ou non). Je n’en ai nulle honte voyez-vous. Et ne cherchons pas à savoir pourquoi, mais c’est principalement en automne que j’aime relire*
C’est ainsi que depuis trois jours, je relis avec un grand bonheur « Oeuvres complètes de François Villon », ouvrage publié chez Garnier en 1942. Pour la petite histoire, j’ai acquis ce livre il y a une douzaine d’années au moins, dans une petite boutique de livres usagés dans le village de Wakefield, en Outaouais, pour la modique somme de 5$
Le livre, en très bon état malgré ses 65 ans, est d’un poids considérable ; c’est que l’on imprimait pas les livres sur du papier journal en ces temps-là (et ce, même si nous étions au coeur de la guerre en France). L’autre chose qui étonne, c’est le nombre de pages du livre : 308 pages. Pourtant, l’oeuvre avérée de Villon est fort mince. Mais comme le rappel Louis Moland dans l’avertissement au lecteur ;

« Les poésies de maître François Villon formeraient un très mince volume si on les réduisait à ce qui lui appartient authentiquement. Le Petit Testament, le Grand testament, quelques pièces détachées et le Jargon. Le volume a été, d’édition en édition, grossi, sous la rubrique complaisante : Œuvres attribuées à Villon, de pièces accessoires qui dépassent en étendue l’élément principal. Nous avons suivi l’exemple de nos devanciers, en les reproduisant, sans vouloir plus qu’eux en imposer au lecteur. »

Peut-être avons-nous découvert d’autres textes de Villon depuis la publication de ce livre ? Faudrait sans doute que je me mette à la recherche d’un ouvrage un peu plus récent. Mais en même temps, j’aime bien l’idée de (re)lire les poèmes de Villon dans cet ouvrage d’un autre temps.

François Villon passe pour un poète ardu ; la barrière de la langue (le moyen français c’est pas évident), le peu d’historicité des personnages et situations évoqués par Villon... Même pour les spécialistes, des pans entiers de l’oeuvre de Villon demeurent inaccessibles. Mais il ne faut pas bouder pour autant son plaisir.
Et vous, vous aimez Villon ?


La ballade des pendus (extrait)

La pluye nous a débuez et lavez,
Et le soleil desséchez et noirciz:
Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
Et arraché la barbe et les sourciz.
Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ca, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charie,
Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre.
Ne soyez donc de nostre confrarie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre !


_____
* le temps que je consacrerais à m’expliquer
1. pourquoi j’aime relire
2. pourquoi l’automne
ben je le passerais pas… à lire ! je laisse donc à l’amateur de psycho pop le soin de trouver une explication sur la satisfaction et le besoin de relire pour exister. Moi, je n’ai pas besoin de justificatif pour vivre et (re)lire ; vivre me suffit amplement. (re)lire aussi.


François Villon
Oeuvres complètes[1]
Garnier, collection Classiques Garnier
Format in-16. Impression en caractères Garamond sur papier beau vélin blanc
dans une édition de 1942 (édition originale : 1937)
CCR : 131.po/VIL

[1] titre complet : « Oeuvres complètes de François Villon publiées avec une étude sur Villon, des notes, la liste des personnages historiques de la bibliographie par M. Louis Moland »

mardi 11 septembre 2007

Compte de mots – 11 septembre




Au suivant...

« Regardez autour de vous ! D’un geste de la
main, il indiquait un cabinet cossu, l’hévéa nain,
le bégonia rex, les murs tapissés de livres et, pour
finir, avec un mouvement du poignet qui à la fois
disait sa candeur et insistait sur les revers de son
costume de bonne coupe, il a ajouté : pensez-vous
réellement que je serais arrivé où je suis si Freud
avait tort ?
»
Ian McEwan – Psychopolis et autres nouvelles

C’est ennuyeux comme la soirée canadienne, prétentieux comme Donald Trump et inutile comme Stephen Harper. Aucune finesse dans l’écriture, des personnages sans âme, des histoires sans intérêt.

Et dire que j’avait adoré « Expiation »...

Ian McEwan – Psychopolis et autres nouvelles
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Françoise Cartano
Gallimard, Collection Folio
Poche, 132 pages.
ISBN : 9782070422098
CCR : 121.n/MCE

dimanche 9 septembre 2007

Compte de mots – 09 septembre



Un mystère qui tombe à plat

- (Nasir) C’était lui Sahib… Le chauffeur ! L’espion
- (Mortimer) Encore ! By Jove ! Tu vois des espions partout ! Décidément, je commence à croire que le secret de l’espadon t’a mis la tête à l’envers !… Allons, au lit !



Un ami – Merci Martin – m’a prêté les deux tomes de « Le mystère de la grande pyramide », les aventures de Blake et Mortimer, de Edgar P. Jacobs. Martin avait raison ; c’est pas d’un grand intérêt. Une histoire banale et sans rebondissement avec une fin plus que prévisible : découverte d’un manuscrit perdu, secret d’un trésor magnifique, Olrik, Blake victime d’un attentat, Mortimer floué par plus malin que lui, chasse au trésor dans la pyramide, les bons contre les méchants, Blake ressuscite, trésor sauvé mais, perte de mémoire chez Blake et Mortimer…
Mais le plus pénible à mon avis, c’est le ton infantilisant du début (j’avais l’impression de lire un guide du professeur version réforme). Jugez-en vous même :
« Oui, deux mots avant que ne se lève le rideau sur l’histoire que je vais te raconter. En effet, pour bien goûter et mieux comprendre ce qui va suivre, j’aimerais que tu lises ces quelques lignes destinées, comme on dit, à planter le décor…. »
Pfft ! N’importe quoi ! Et puis, plus que dans tout autre album de Blake et Mortimer, le trait de crayon rappel trop Hergé*. On pourrait même parler de calquage (pour ne pas dire copiage) dans le cas du Dr. Grossgrabestein, qui est le frère jumeau d’un des professeurs dans Tintin et Les 7 boules de cristal.

Déception oui, mais heureux tout de même d’avoir pu lire de nouvelles aventures de Blake et Mortimer.


* Jacobs a travaillé avec Hergé sur quelques albums de Tintin – ils étaient amis en fait.

Edgar P. Jacobs
« Le mystère de la grande pyramide », les aventures de Blake et Mortimer.
Tome 1. ISBN : 9782870970089
« Le mystère de la grande pyramide », les aventures de Blake et Mortimer.
Tome 2. ISBN : 9782870970096

Compte de mots – 09 septembre


Lodge l’impitoyable

« Je ne peux entendre les premières notes de
« La chanson du berger », dans la symphonie
Pastorale de Beethoven, sans que me revienne
en mémoire le plan que j’avais conçu pour
embrasser la Sainte Vierge, C’est-à-dire, en ce
temps-là, Dympna Cassidy, qui jouait le rôle de
Marie. Ce temps-là était celui de Noël au début
des années 50.
»
- Pastorale, David Lodge.

Impitoyable, Lodge l’est. Quiconque a lu « La chute du British Museum » ou encore « Pensées secrètes » sait combien l’écrivain, qui a un réel talent de conteur, arrive à tracer la ligne juste, le dessin parfait, le trait qui tue. Nul n’est épargné dans ses récits – pas même l’auteur, que l’on devine à travers plusieurs de ses personnages.
« L’homme qui ne voulait plus se lever » est un court (trop court ?) recueil de six nouvelles écrites entre 1966 et 1992. Lodge réussit à couvrir à peu près tout les sujets : l’amour, le sexe, la religion, l’ambition, un premier emploi, la compétition, la convoitise, bref, la liste pourrait s’avérer bien longue...

La plus étrange des nouvelles de ce recueil est sans contredit « L’homme qui ne voulait plus se lever . On pourrait dire que c’est une oeuvre à part chez Lodge ; ça frôle le bizarre, le fantastique. Mais pour les cinq autres nouvelles, elles sont typiques du monde onirique et de l’humour British de Lodge.

Signe d’un ouvrage bien fait, l’auteur a écrit une forme d’introduction pas inutile du tout, pour le lecteur francophone*

* nous sommes loin ici des ouvrages de plus en plus souvent bâclés de chez 10/18 et quelques autres aussi…


David Lodge
L’homme qui ne voulait plus se lever (et autres nouvelles)
traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Suzanne V. Mayoux
Rivages poche / Bibliothèque étrangère
122 pages.
ISBN : 9782743601942
CCR : 121.n/LOD

Compte de mots – 09 septembre



Le plus anglais des romans américains

J’ai beaucoup aimé ce roman policier. Beaucoup. L’histoire, la façon de raconter, la vraisemblance des lieux et des personnages font que j’ai passé quelques belles heures avec le sergent Barbara Havers et l’inspecteur Lynley. Le sujet n’est peut-être pas nouveau (meurtre dans une municipalité rurale du Yorkshire, New Scotland Yard, atmosphère confinée des petits villages et des petites mentalités humaine, l’horreur de certains secrets, etc.). De plus, le lecteur attentif devinera assez tôt ce qui se trame, mais n’empêche, j’ai déjà hâte de mettre la main sur d’autres romans policiers de cette romancière.

« Enquête dans le brouillard » (Grand Prix de la littérature policière en 1988) est le premier roman de cette romancière qui est sans doute, avec Alison Lurie, la plus anglaise des auteurs américains et la plus américaine des auteurs de romans anglais.

J’ai puisé dans l’édition intégrale du « Journal » de Jean-René Huguenin la phrase suivante, qui décrit assez bien le roman d’Élizabeth George :

« Les grands romanciers sont ceux qui
savent faire du mystérieux avec du
quotidien, de l’extraordinaire avec du
banal, du divin avec de l’humain – ceux
qui savent faire quelquer chose avec rien,
comme l’espoir.
»


Elizabeth George
Enquête dans le brouillard
titre original : A great deliverance
traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Wattwiller
Pocket, 446 p.
ISBN : 9782266117562
CCR : 112.rp/GEO