vendredi 30 mars 2007

Compte de mots – 30 mars

Je vous laisse pour la fin de semaine ; je crois que vous devinez ce que je compte faire samedi et dimanche ;-)














Mon petit coin de lecture sur le bord de la fenêtre

Chaise de lecture ; la suite - 30 mars

Loin de moi l’idée de refaire un billet sur l’achat, la semaine dernière, d’une chaise de lecture de style « Windsor » (voir Chaise de lecture - 25 mars), mais à la demande générale (bon, bon, d’accord, c’est uniquement à la demande d’une collègue au bureau), quelques photos de la dite chaise dans son environnement...















Alors Bianca, satisfaite ! Avoue qu’il y a de quoi être jaloux ;-)

Compte de mots – 30 mars

Jeudi en fin d’après-midi, je termine plus tôt au bureau. Il fait soleil. Il fait même chaud. Quoi de plus naturelle que de me retrouver… chez mon libraire ;-) Juste une petit bonjour en passant. Juste le temps en fait d’y acquérir quatre petits livres de poche. Trois auteurs anglais et un auteur états-uniens. Les voici :

Une douce vengeance
de Elizabeth George
Pocket. Roman policier
CCR : 121.rp/GEO

Eloge de l'insécurité
Alan W. Watts
Petite bibliothèque Payot
CCR : en attente de classification

L'homme qui ne voulait plus se lever et autres nouvelles
David Lodge
Rivages poche / Bibliothèque étrangère
CCR : 121.n/LOD

Psychopolis et autres nouvelles
Ian MacEwan
Gallimard. Folio 2 euro.
121.n/MCE

Ouaip ! encore des heures de plaisirs devant moi !

mardi 27 mars 2007

Compte de notes - 27 mars


vendredi soir dernier, j’ai acquis neuf (9) disques compact. Neuf disques, tous sur étiquette Naxos. Pourquoi Naxos. Outre ses prix* Naxos ose, ce que ne font plus les grandes maisons de disques classique - à cause, semble t-il, de la fameuse crise dans l’industrie du disques. Comment, vous ne saviez pas ? Ben oui, c’est l’industrie du disque elle-même qui l’affirme : c’est la faute des p’tit criss qui téléchargent illégalement de la musique en MP3… euh ! des p’tit criss qui téléchargent Beethoven et Mozart en MP3 ? Vraiment !
Naxos donc, ose. Ose Quoi ? Naxos ose sortir des sentiers battus des « grands compositeurs » et des « grandes oeuvres » pour nous faire découvrir des composteurs ou des oeuvres que le temps, ce grand faucheur des mémoires, aura quasiment effacé.

Quelques exemples de disques Naxos, au hasard dans ma discothèque (je possède plus de 125 disques compact de cette étiquette) :
- La version pour deux pianos des « Planètes » de Gustav Holst (en fait, c’est la version originale. La version orchestrale est venue plus tard).
- Le concerto pour violon Opus 61 dans sa version pour piano et orchestre (Opus 61a) de L.V. Beethoven
- L’intégrale des transcription par Brahms de ses oeuvres, pour piano quatre mains, en 17 volumes.
- Une intégrale - en cours - de l’oeuvre complète pour orgue de Max Reger

Naxos ose aussi en nous permettant de « redécouvrir » des compositeurs oubliés. Des compositeurs du temps de Mozart comme Carl Cannabich, Joseph Martin Kraus, Franz Ignaz Beck, Carl Ditters von Dittersdorf, Franz Xaver Dussek, Leopold Hofmann… Autant d’inconnus qui en leur temps, furent célèbre – certains plus que Mozart de son vivant !

Deux exemples encore : je savais qu’en son temps, Clara Schumann (la femme du compositeur Robert Schumann) était considérée comme une virtuose au piano. Mais je ne savais pas qu’en plus, elle composait. Naxos nous offre son concerto pour piano et un trio pour piano. Si l’interprétation n’est pas des plus profondes, ce disque a le mérite de nous faire connaître des oeuvres de celle qui fut tout sa vie, la femme de Robert Schumann.

Charles Avison avec ses 12 concertos Opus 6 est considéré par le New Grove dictionnary of music and musicians comme le plus important compositeur anglais de concerto du 18e siècle ! Charles Avison, ça vous dit quelque chose ? Allez, soyez franc ; la réponse est non. Et c’est pas chez EMI ou DG que vous allez entendre Charles Avison (ou Joseph Martin Kraus, Franz Ignaz Beck..).

Un bémol cependant. Naxos est capable du meilleur comme du pire. Prenez le temps d’écouter les disques avant d’acheter. Informez vous et jetez un oeil dans leur catalogue.

Liste de mes acquisitions de vendredi :

Johannes Brahms Volumes. 15, 16, 17 transcription pour piano quatre mains

Edward Macdowell Concertos pour piano Nos. 1 et 2

Mozart symphonies Nos. 19, 20, 37
Mozart symphonies Nos. 21, 24, 26 (interprétation un peu faible de la 24e)

Max Reger intégrale des oeuvres pour orgue Vol. 7 (Reger est un véritable mystique. Ses pièces pour orgue sont très intenses)

John Field Concertos pour piano 5 et 6 (vol 3)
John Field Concertos pour piano 1 et 3 (vol 1)


Je crois que je ferai bientôt un billet sur mes « coups de coeur » Naxos, avec commentaires et références.

_______
* chez HMV, la quasi totalité des disques Naxos sont à 3 compact disques pour 22$

Compte de mots – 27 mars

Littérature de prétention

J’ai enfin terminé « À la hauteur de Grand Central station je me suis assise et j’ai pleuré ». Et j’ai franchement détesté, profondément détesté comme je déteste toute cette littérature de prétention, de mots qui ne veulent rien dire. Un ensemble de mots, de phrases vides. Tout le texte est tellement hermétique que tout au long du livre, je n’ai jamais eu le sentiment que Smart s’adressait à moi le lecteur, mais plutôt à elle et à elle seule. J’avais parfois l’impression que Smart tentait de tendre vers l’autre (le lecteur). Quelle tentait de lui faire comprendre son désarroi, mais non ! C’était trop peu trop tard. J’ai refermé le livre avec soulagement, sachant que j’allais trouver mieux, beaucoup mieux, dans mes récentes acquisitions.
J’hésite à me lancer immédiatement dans « De la démocratie en Amérique » de Tocqueville (983 pages sur deux tomes en format poche) ou le recueil de nouvelle de Kerouac (Le vagabond solitaire) ou encore, « Le piéton de Paris » de Léon-Paul Fargue. Ah ! décision, décision… ;-)

« À la hauteur de Grand Central station je me suis assise et j’ai pleuré »
Elisabeth Smart
Traduction de Hélène Filion
Guernica éd.
ISBN : 978-2-89135-049-5
CCR : 111.re/SMA
(épuisé dans cette édition)

lundi 26 mars 2007

Compte de notes – 26 mars


Je me suis fais plaisir hier après-midi, en écoutant les « cinq sonates pour violoncelle » de Ludwig Van Beethoven avec Jacqueline du Pré au violoncelle et Daniel Barenboïm au piano. C’est de loin la version la plus satisfaisante que j’ai pu entendre des sonates pour violoncelle. Meilleur même à mon avis que la version légendaire de Pierre Fournier et Wilhelm Kempff, version qui demeure une référence certes, mais qui souffre un peu trop de… classicisme. En mon sens, la version Du Pré Barenboïm l’emporte par la fraîcheur d’exécution, par une espèce de symbiose aussi entre les deux interprètes. Et puis, quelle maîtrise et quel sens de la musicalité de la part de ces deux jeunes musiciens (Jacqueline Du Pré n’avait que 25 ans lors de l’enregistrement « live » de ce récital). Le jeu entre la violoncelliste et le pianiste est tout simplement magique. De plus, le violoncelle et le piano sont deux instruments qui servent très bien Beethoven, son caractère sombre, son âme tourmentée.

Plus tard en fin d’après-midi, j’ai écouté, avec un égal ravissement, le « Concerto pour violoncelle de Joseph Haydn et le concerto pour violoncelle de Luigi Boccherini », avec Jacqueline Du Pré au violoncelle et Daniel Barenboïm au pupitre du English Chamber Orchestra. Là encore, la magie était au rendez-vous. Mais chez Haydn, tout comme chez Boccherini, rien de ténébreux comme chez Beethoven. Non, ici, tout respire la joie - ce qui n’exclut pas la réflexion, l’intensité, la profondeur.


Anecdote : plutôt que d’écouter les versions en disque compact, c’est en version vinyle que j’ai écouté les disques. Pourquoi le vinyle ? Bah ! Vous avez tous – ou presque – un téléphone portable et pourtant, j’imagine que devez aussi utiliser le bon vieux système de téléphone filaire, non ? Mais ça, c’est tenter de justifier une réponse en relançant une question… Et si je disais tout simplement que c’est parce que j’aime ça, sans autre artifice, sans justification aucune !
Et puis, « Les plaisirs démodées... » comme le chantait l’autre, ça vous dit encore quelque chose ?


Au programme :

L. V. Beethoven. Cinq sonates pour violoncelle et trois variations
Enregistrement « live » au Festival d’Édimbourg, 1970
jacqueline Du Pré violoncelle, Daniel Barenboïm piano.
Étiquette EMI/Angel. Coffret de trois vinyles.

J. Haydn. Concerto pour violoncelle No. 1
L. Boccherini. Concerto pour violoncelle en si bémol majeur
Jacqueline Du Pré violoncelle, The English Chamber Orchestra sous la direction de Daniel Barenboïm.
Étiquette Angel Records*

________
* la version en disque compact offre un concerto supplémentaire ; le concerto pour violoncelle No. 2 en ré majeur de J. Haydn, avec le London Symphony Orchestra sous la direction de Sir John Barbirolli.
Étiquette EMI Classics/Great Recordings Of The Century

dimanche 25 mars 2007

Chaise de lecture - 25 mars


Chaise « Windsor ».
Pourquoi un billet sur une chaise dans un blogue qui se consacre principalement aux livres, à la musique et à la gestion des ressources informationnelles en général ? C’est que samedi, j’ai fais l’achat, chez un antiquaire, d’un chaise de lecture de type « Windsor » - parfois appelé « Philadelphia Chair ». Plus précisément, il s’agit d’une « Continuous Arm Windsor Chair » (voir la photo.). Pourquoi une chaise plutôt qu’un fauteuil de lecture ? Parce que c’est sans doute ce qu’il y a de plus pratique ; juste assez confortable pour y lire pendant plusieurs heures, mais pas trop - et risquer de s’y endormir.
On l’aura deviné, il ne s’agit pas ici d’une antiquité – non mais, vous savez le salaire que fait un archiviste contractuel ? C’est une chaise qui fut fabriquée en usine, probablement quelque part dans les années 50 ou 60. La partie intacte de l’étiquette de fabrication, située sous la chaise, me laisse penser que la chaise fut peut-être fabriquée au Canada. Au fil des ans, la chaise fut recollée au moins une fois (les traces de colles sont apparentes). On a aussi utilisé un clou de finition pour réparer le haut du dossier. C’est le seul clou apparent sur cette chaise dont la fabrication est de type embouté et collé.

Historique
Cette chaise est intimement associée, dans les esprits, aux premières colonies États-Uniennes. Pourtant, c’est au 18e siècle que débute, en Angleterre, la fabrication de la chaise Windsor. L’apparition de ce type de chaise aux États-Unis remonterait à 1726, lors de la nomination de Patrick Gordon comme lieutenant gouverneur de Philadelphie. Gordon aurait apporté d’Angleterre cinq chaises Windsor. Intrigué par sa forme inusitée, les colons des premières colonies ont vite adopté le style Windsor. Rapidement, les artisans ont développé des variantes. C’est ainsi qu’au fil des années s’est développé le style « Philadelphia High Back », la « Boston Fan Back », la « Nantucket Fan Back » et la « Low Back ».
Le style « Continuous Arm Windsor Chair » (aussi appelé « Vermont Country Chair ») est une des variantes typiques développées par les artisans des premières colonies États-Uniennes.

Le prix payé pour une chaise « Windsor » varie énormément, selon l’état de conservation, l’année de fabrication, s’il s’agit d’une fabrication artisanale ou en usine, le type, etc.
Il faut compter entre 300 $ et 750$ pour une reproduction. Prix payé pour ma chaise usagée, fabriquée en usine ? Quarante-cinq dollars.
Ou ? Charme d’antan, 510 rue Villeray (près de Lajeunesse), Montréal, 514.279-9794

jeudi 22 mars 2007

Compte de mots - 22 mars


« Opération Cornouailles» Jack Higgins

J’ai débuté lundi la lecture d’un livre de Elizabeth Smart («À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j'ai pleuré ») . Ce n’est que par entêtement que j’en poursuis la lecture car je n’aime pas du tout la forme d’écriture employée par Smart. Pour me changer un peu de cette poésie-prose qui part en fumée, je me suis attaqué a « Opération Cornouailles» de Jack Higgins. Comme j’avais apprécié « Le jour du jugement », je pensais honnêtement qu’« Opération Cornouailles» serait du même genre. Erreur ! Tout d’abord, rien ni personne n’est ce qu’il paraît être dans ce jeu de dupes. De plus, les situations les plus invraisemblables se succèdent (dont un faux village remplis de faux allemands sur les cotes anglaise), une histoire d’amour-haine qui se dessine avant les quarante premières pages, des héros plus grands nature toujours prêt à secourir la veuve et l’orphelin, des répliques de romans d’aventures de série B, etc.
Bref, lorsque j’aurai le goût de ce genre de littérature, je relirai plutôt les oeuvres du maître du genre : Alister MacLean.

« Opération Cornouailles» Jack Higgins
Éditeur : Le Livre de Poche
275 P., 1993
ISBN : 978-2253063520
CCR : 121.ep/HIG

mercredi 21 mars 2007

Compte de mots - 21 mars

« Le jour du jugement » Jack Higgins

Pour me changer les idées, je me suis jeté, dimanche, sur un roman d’aventures et d’espionnage dont l’action se déroule dans l’Allemagne de l’est et de l’Ouest, à la veille de la visite du président Kennedy ( Ich bin ein Berliner ça vous dit quelque chose j’espère !) le 26 juin 1963, à Berlin-Ouest. L’intrigue est assez bien ficelé, efficace et avec une histoire crédible – même si les personnages sont parfois plus grands que nature. C’est le premier roman que je lis de cet auteur. Dans ce roman, il y est question d’enlèvement, de trahison, de bravoure, de peur et, comme tout roman d’aventures et d’espionnage qui se respect… d’amour : Oui, la belle sera sauvée à la fin par le brave capitaine ;-)

C’est loin d’être aussi bon n’importe quel roman du même genre de l’auteur Alister MacLean, mais ça demeure tout de même un bon divertissement.

À lire car bientôt, les deux Allemagnes feront vraiment partie de l’histoire et ceux qui vont écrire sur le sujet, le feront sans avoir connu « le mur »…

Chose étrange, je ne trouve la couverture du livre nulle part (amazon, fnac, livre de poche…).

« Le jour du jugement » Jack Higgins
Éditeur : Le Livre de Poche
287 P., 1991
ISBN : 9782253032052
CCR : 121.ep/HIG

mardi 20 mars 2007

Compte de mots - 20 mars



Lecture dimanche d’un livre plutôt singulier, intitulé « Attaques sur le chemin, le soir, dans la neige » (recommandé par mon libraire chez Gallimard - salutations ô maître Julien). J’avoue ne pas m’être ennuyé. Pas un instant. Déroutant, certes, mais pas ennuyant. L’auteur raconte la vie de Fassbinder avec comme trame de fond les grands « moments » de la bande à Baader et de la Fraction Armée rouge. Le roman est construit un peu comme un documentaire, parfois comme une biographie, passant du JE au IL. Je connais assez bien l’histoire de Andreas Baader, de la Fraction Armée rouge, mais je connais assez peu Fassbinder ; ce qui fait que je naviguais toujours entre fiction et réalité, sans jamais reconnaître le faux du vrai. Singulier oui, mais très efficace. Une expérience de lecture.

Ça demande tout de même un peu d’effort de lecture de la part du lecteur. Ce qui n’est pas une si mauvaise chose.

« Attaques sur le chemin, le soir, dans la neige » Alban Lefranc
96 pages, 2005
Co-édition Le Quartanier et Hogarth Press II
ISBN 2-9808122-7-7
CCR : 131.r/LEF

lundi 19 mars 2007

Compte de mots - 19 mars


Je l’avoue d’emblé, Emmanuèle Bernheim est une auteure que j’adore - et le mot est faible. Son « Vendredi soir » compte parmi ma liste des cinq livres à apporter avec moi sur une île déserte. Le style de l’auteur est terriblement efficace, mais pourrait rebuter les amants de Balzac, de Proust, de Flaubert ; Bernheim va directement au coeur de l’action, sans fioritures, sans description à n’en plus finir sur la tapisserie de la chambre ou sur le comportement d’un être humain, perturbé face à une tâche de confiture à la commissure des lèvres de la bonne de maison ! Dans « Vendredi soir », court roman d’une centaine de pages, tout est dit, tout est raconté en quelques mots. C’est l’histoire d’une rencontre qui ne dure que l’espace d’un vendredi soir. C’est d’une extrême beauté, d’une grande efficacité. Même après plusieurs années, ce roman continue de me hanter.
Avec « Stallone », lu samedi matin, l’auteure nous entraîne dans un récit qui se déroule sur plusieurs années. Mais là encore, tout est dit, tout est raconté, en soixante et une pages !
J’aimerais résumer l’histoire, mais j’aurais peur de ne pas rendre justice à la beauté de ce court roman. Courrez plutôt lire « Vendredi soir » puis « Stallone ».

Un reproche - à l’éditeur : la couverture qui, pour cette édition « populaire », est nulle à ch.... Il faut privilégier la collection « blanche » chez le même éditeur, même si c’est plus chère.


Emmanuèle Bernheim, « Stallone »
Editions Gallimard, Coll. Folio
61 p., 2004
ISBN : 978-2070313365
CCR : 131.r/BER

Compte de mots - 19 mars

Vendredi, j’ai mis à profit une journée de congé pour faire un saut chez mon libraire, rue Saint-Denis (voir mon Compte de mot du 14 janvier). Cet homme est d’une érudition sans fin. Lorsque je suis arrivé à la librairie, il conversait avec un jeune étudiante en maîtrise, au sujet de la revue « Parti pris ». C’était beau de l’entendre parler d’auteurs, de références à des livres, des articles. Il est même grimpé dans une échelle (si ! si ! je vous jure) pour récupérer un livre sur le sujet. Et il fait ça sans jamais donner l’impression de vouloir montrer son savoir, mais plutôt de communiquer avec autrui, sa passion de la littérature. Le genre d’intellectuel avec lequel il est facile d’échanger, sans pour autant passer pour un plouc soi-même.
Bref, j’y ai fais l’acquisition de quelques livres :

01. Anita Brookner, « Lewis Percy »
roman - 121.r/BRO
Ouais, bon, je sais, j’avais pas été très emballé par son roman « Regardez-moi » (voir le Compte de mots du 13 février) mais bon, je ne voulais pas demeurer sur une mauvaise impression. On verra...

02. Olivia, « Olivia »
roman - 121.r/OLI
Euh.. parce qu’il faut apprendre à lire dangereusement, à, prendre des risques, même dans ses choix de livres, j’ai choisi ce livre pour voir jusqu’à quel point je suis un intrépide de la lecture ;-)

03. Kaye Gibbons, « Une femme vertueuse »
roman - 112.r/GIB
J’avais adoré son roman « Ellen Foster » (que je n’hésite pas à considérer comme un classique de la littérature états-unienne ; voir le Compte de mots du 09 janvier)

04. Jack Kerouac, « Le vagabond solitaire »
nouvelles - 112.r/KER
Je voulais relire au moins un de ses romans cette année ; je lirai aussi le recueil de nouvelles.

05. Léon-Paul Fargue, « Le piéton de paris »
(en attente de classification)

06. Alexis de Tocqueville, « De la démocratie en Amérique 1 » regard sur le monde - 131.lm/TOC
et
07. Alexis de Tocqueville, « De la démocratie en Amérique 2 » regard sur le monde - 131.lm/TOC
Plutôt que d’emprunter la route des clichés de « l’Amérique » tel que décrit par Bernard-Henri Lévy dans son bouquin « American vertigo », je préfère marcher dans les pas de Tocqueville qui, au début du XIXè siècle, avait sillonné l’Amérique.

08. Italo Svevo, « Senilita »
roman - 143.r/SVE
Recommandation de mon libraire.

09. Rachel Leclerc, « Ruelle océan »
roman - 111,1.r/LEC
Parce que je lis moins de littérature d’ici depuis quelques temps, je vais m’imposer quelques titres d’auteurs d’ici au cours des prochains mois.

10. Yarbro, Chelsea Quinn « Jacinthes »
science-fiction - 112.sf/YAR

11. Robert Bloch (COLLECTIF) « La quatrième dimension » (Twilight Zone)
science-fiction - 112.sf/COLL


Encore de belles heures de lectures devant moi donc !

vendredi 16 mars 2007

Compte de mots - 16 mars


- « On a tellement préféré, toute sa vie, ceux qui
aimaient Bach, à ceux qui aiment le tango. »
Saint-Exupéry
Lettre à X…, fin décembre 1939
(Les écrits de guerre, 1939-1944)

Cet ouvrage aurait aussi pu porter le nom de « Bloc-notes », en référence au fameux écrits de Mauriac [1] car quelque part, Saint-Exupéry et Mauriac se rejoignent. C’est que chacun à sa façon, ils ont tenté de faire avancer les choses. Engagé dans une cause. Les causes étaient différentes, mais l’écrit les auras réunit.

Les « Écrits de guerre » de Saint-Exupéry, c’est un ensemble de documents, de témoignages parfois inédits, souvent dispersés ou inaccessibles, et qui jette un éclairage direct sur le Saint-Exupéry qui se battait pour la France ; pas pour De gaulle, pas pour les Américains, pas pour Pétain. Un homme d’honneur, un homme d’exception, voilà ce que nous fait découvrir les « écrits de guerre ». Mais on découvre aussi un Saint-Exupéry inquiet, tourmenté, parfois irascible. Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est de découvrir, à travers ses écrits, toute la lucidité qui habitait le père du « Petit Prince ». Sur les photos, on le découvre rêveur ; dans ses écrits, on se surprends à découvrir un être lucide face à lui-même et aux événements de l’époque. À lire tranquillement, pour mieux savourer la prose de l’auteur - ça fait maintenant trois mois que je planche sur la lecture de ce livre, terminé hier.


Pour les curieux, je recommande aussi, du même auteur « Carnets », dont j’ai débuté la lecture ce matin et qui fera l’objet d’un compte de mots bientôt.


« Écrits de guerre, 1939-1944 » Antoine de Saint-Exupéry
Édition Gallimard, Coll. Folio no. 2573
Nouvelle édition remaniée en 2000
520 p.
ISBN : 9782070388077

__________
[1] Écrits entre 1952 et 1970, les « Bloc-notes » de Mauriac ont fait l’objet d’une réédition en 5 volumes il y a quelques années. Mauriac a réussit l’exploit d’élever à la hauteur d’un genre littéraire, le journalisme. Je recommande - mais faut avoir une solide culture sur des événements parfois très « made in France » de même que des grands courants de l’actualités des années 50-60).

jeudi 15 mars 2007

Compte de mots - 15 mars

Pour faire suite à mon compte de mots d’hier (lus et relus), voici ma liste des dix livres lus plus d’une fois - et avec un intense bonheur - mais que je ne relis pas tous les ans :

1. « Poèmes » - poésie
Emily Dickinson
2. « Une liaison dangereuse » - correspondance
Isabelle de Charrière
3. « Mémoires d’outre-tombe » - mémoires
Chateaubriand
4. « Vendredi soir » - roman
Emmanuèle Bernheim
5. « Féeries dans l’île » - récit
Gerald Durrell
6. « F.L.Q. » - histoire/politique
Louis Fournier
7. « Maryse » - roman
Francine Noël
8. « Humains aigres-doux » - nouvelles
Suzanne Myre
9. Journal, correspondances, romans, etc. - littérature française
Simone de Beauvoir
10. ses grands romans - romans d’aventures
Alister MacLean

N’allez surtout pas croire que j’ai ajouté le nom de deux auteures d’ici pour faire politiquement correct ; j’ai vraiment relus avec beaucoup de bonheur « Maryse » et « Humains aigres-doux ».

« Mémoires d’outre-tombe » de Chateaubriand occupe une place à part : c’est pour moi une oeuvre phare, mon livre de chevet. C’est dans ce gros livre que j’aime me réfugier lorsque je trouve le monde trop laid... C’est le livre que j’aurais aimé écrire. « Mémoires d’outre-tombe » ferait assurément parti de la liste des cinq livres que j’apporterais avec moi sur une île déserte.

mercredi 14 mars 2007

Compte de mots - 14 mars

lus et relus

Nous avons tous en tête un titre, un livre, un auteur, que nous aimerions relire. Parfois, nous remisons dans nos bibliothèques, dans des boîtes, tel ou tel livre, espérant toujours trouver le temps de relire. Je me suis donné le droit et le temps de relire les livres qui m’ont particulièrement touché.
Voici la liste des dix livres que je relis, généralement une fois l’an.

1. « Un adolescent d’autrefois » - roman
François Mauriac
2. « Notre prison est un royaume » - roman
Gilbert Cesbron
3. « Le matin des magiciens » - essai
Louis Pauwels et Jacques Bergier
4. « Dialogues en ruine » - témoignage
Laurent-Michel Vacher
5. - Au moins une oeuvre des soeurs Brontë - littérature anglaise
Ann, Emily, Charlotte Brontë
6. « Le meurtre de Roger Acroyd » et « Le Noël d’Hercule Poirot » - romans policier
Agatha Christie
7. « Regards et jeux dans l’espace » - poésie
Hector de Saint-Denys Garneau
8. « Journal » (complet) et « Lettres à ses amis » (complet) extraits de « Oeuvres en prose » et « Oeuvres »
Hector de Saint-Denys Garneau
9. « L’affaire Charles Dexter Ward » - fantastique
Howard Philips Lovecraft
10. Au moins un roman de Jack Kerouac - littérature états-unienne

Vous êtes du genre à relire vos livres ? Jamais ? Parfois ? Vous possédez des ouvrages dans votre bibliothèque, dans des boîtes, que vous aimeriez relire ? Vous trouvez ça inutile de relire un livre ?

lundi 12 mars 2007

Compte de mots - 12 mars

Selon l’agence France-Presse à Londres, "Plus de la moitié des Britanniques achètent des livres qu'ils ne lisent pas, simplement pour décorer leur intérieur, selon une enquête publiée lundi. Et même quand ils les ouvrent, bien souvent ils ne les finissent pas, selon cette enquête menée auprès de 4000 Britanniques".
- via cyberpresse
http://www.cyberpresse.ca/article/20070312/CPARTS02/703120942/1017/CPARTS

Hum... Et vous, il vous arrive d’abandonner la lecture d’un livre en cours de route ?
Moi si - et je n’en ai absolument pas honte. Il y a trop de bons livres pour perdre son temps avec de mauvais livres !

samedi 10 mars 2007

Compte de mots – 10 mars



Pour moi, espérer, ça veut dire attendre.
« Rock Springs » de Richard Ford, P. 125


« Rock Springs », c’est le titre phare de ce beau recueil de nouvelles dont j’ai terminé la lecture hier. L’auteur raconte une Amérique dure, qui carbure à l’essence, l’adultère, d’histoires de chasse, de luttes et d’errances. Un monde bien loin des histoires de Walt Disney.

Une fois débuté la lecture, impossible de s’arracher aux nouvelles de Ford. Et si ses nouvelles reflètent le désespoir d’une Amérique « profonde » et pourtant pas si loin de nous, elles ne ferment jamais ou presque la porte sur des possibles, sur d’autres avenues.

Il y a un peu de Faulkner, de Steinbeck et de Hemingway dans « Rock Springs ». Mais je pensais aussi – et surtout – à des auteurs plus modernes, comme Harper Lee, Jim Harrison, Kaye Gibbons, Stewart O’Nan, Tobias Wolff *

À peine terminé, j’ai prêté le recueil de nouvelle à une collègue - Alors Bianca, ça avance la lecture de « Rock Springs » ;-)


« Rock Springs », Richard Ford
Traduit de l’américain par Brice Matthieussent
Seuil. coll. Points nouvelles, no. 403
342 p., 1990
ISBN : 9782020122061
CCR : 112.n/FOR

_______________
* Quelques titres…
Harper Lee : « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » (1960). Un classique de la littérature états-unienne.
Jim Harrison : « Nord-Michigan » (1976). Son autobiographie « En marge » est en soi un roman.
Kaye Gibbons : « Ellen Foster » (1987). Un classique en devenir.
Stewart O’Nan : « Nos plus beaux souvenirs » (2002). Très touchant, d’un réalisme profond.
Tobias Wolff : « Portraits de classe » (2003). À lire, absolument.

mardi 6 mars 2007

Compte de mots - 6 mars



Débuté et terminé hier soir, la lecture du livre « Le tunnel », de Ernesto Sabato. Paru pour la première fois en 1948, le livre est considéré, encore aujourd’hui, comme un des plus grands romans de la littérature latino-américaine.

L’histoire pourrait résumer en quelques lignes :
Lors du vernissage de ses oeuvres, un peintre remarque une jeune femme qui semble s’attarder sur un détail d’une de ses toiles. Intrigué mais gêné tout à la fois, il n’ose l’aborder. Et lorsqu’il trouve le courage de lui parler, c’est trop tard, elle est disparue.
S’en suit alors une longue quête ; pendant des mois il rêve d’elle, de l’amour, de leur rencontre. Cent fois dans sa tête, il se rejoue le scénario de leur rencontre avec chaque fois, une variante. Mais le jour ou il tombe sur elle bien sur, aucun scénario n’est là pour l’aider. À peine ont-ils échangés quelques mots qu’elle disparaît de nouveau. Finalement, de rencontres en rendez-vous, nous allons découvrir l’univers inquiétant deux être attachants et torturés.

C’est une histoire universelle, sans frontière et sans temps. Et avant d’être une histoire d’amour, c’est une histoire sur solitude et de l’incapacité de communiquer.

J’ai l’impression que ce roman va m’habiter longtemps...


« Le tunnel », Ernesto Sabato
Traduit de l’espagnol (Argentine) par Michel Bibard
Seuil, coll. Points
139 p., mars 1995
ISBN 978-2-02-023928-8
CCR : 115.r/SAB

lundi 5 mars 2007

Compte de notes - 5 mars



Merci à C. pour l’inspiration de ce billet...

Depuis quelques jours, je me repasse plusieurs CD de Philip Glass en boucle. Le reproche que j’entends le plus souvent au sujet de Philip Glass, c’est qu’il n’a pas su se renouveler, innover, rejouant toujours les mêmes choses. Ce n’est pas totalement injustifié comme reproche mais en même temps, je m’en fous. J’aime sa musique sérielle, j’aime son approche et réentendre sensiblement la même chose, mais d’un autre angle, ne me gène pas du tout.

Mon initiation à l’univers musical de Philip Glass s’est faite il y a plusieurs années, avec son opéra « Einstein on the beach ». Pas tout à fait l’idée que l’on se fait d’une oeuvre facile d’approche. Mais à partir de ce moment, j’ai voulu tout connaître, tout entendre, de ce grand compositeur de musique sérielle du XXe siècle. Je me suis constitué patiemment une discothèque de ses oeuvres, achetant un à un ses disques, surtout dans l’usagé, car le prix demandé par les grandes surfaces du disques était - et est encore - prohibitif.

Laissant de coté toute sa musique pour films, qui m’intéressait peu, j’ai consacré mes acquisitions sur ses oeuvres les plus connues. Au fil des ans, je me suis mis à écouter, avec plus de sérieux, certaines de ses oeuvres. Dans l’ordre :

Kronos Quartet performs Philip Glass ;
Low Symphony ;
Solo piano ;
The Photographer ;
Music with changing parts ;
Songs from the trilogy ;
Concerto pour violon et orchestre ;
Glassworks ;
Songs from liquid days ;
Koyaanisqatsi.

Pour s’initier à l’oeuvre vocale de Glass, je recommande vivement « Songs from the trilogy », qui regroupe de merveilleux arias de trois grands opéras de Glass (Satyagraha, Akhnaten et Einstein on the beach) sur étiquette Sony. Le talent de Glass éclate au grand jour et les interprètes sont fameux.

Pour ceux que la musique sérielle (répétitive) rebute, je recommande vivement « Kronos Quartet performs Philip Glass » (sur étiquette nunsuch). C’est résolument une musique moderne avec des réminiscences plus »classique » dirons-nous. Et cette interprétation par le Kronos Quartet est impeccable.

Pour une musique plus intimiste, j’insiste pour recommander son « Piano solo ». L’interprétation n’est pas toujours à la hauteur de l’oeuvre (Glass y est parfois maladroit) mais cela ne doit pas vous décourager. C’est véritablement «méditatif » comme musique (sur étiquette Sony).

Enfin, parce que la musique sérielle peut-être très belle, je recommande « Music with changing parts ».


Je suis toujours à la recherche des oeuvres suivantes :
Toutes ses symphonies et spécialement la Symphonie no. 2 ;
Einstein on the beach ;
Music in twelve parts ;
Organ works ;
Satyagraha ;
Akhnaten ;
Music for hands (avec Steve Reich).

Et Steve Reich ? Ouais, bon, se sera pour un autre jour ;-)

Compte de mots – 5 mars

Fiou ! je ne suis plus seul ! Voyez plutôt :

« Je lis trois livres en ce moment.
Peut-être même cinq. Depuis le
premier janvier, j'ai lu ou suis en
train de lire… 22 livres. (Et quand
je dis lire, c'est du début à la fin
sans sauter une ligne.) Maniaque,
je vous dis.
»

Je pourrais être l'auteur de ces lignes, mais non, elles sont de vieux bandit. Vous pouvez lire la suite ici…
http://www.vieuxbandit.org/blog/2007/02/26/lecture-pensees-additionnelles/