
Abandon.
Abandon ce soir, à la page 100, de «Docteur Sax» de Jack Kerouac. J’ai pas mal lu tout Kerouac en français. Certains ouvrages plus d’une fois. Je n’ai jamais abandonné un Kerouac en cours de route. Jamais. J’aime même beaucoup sa façon de raconter une histoire. C’est pour ça que je reviens souvent a Kerouac. C’est pour ça que la littérature de Kerouac prends une place importante dans mes bibliothèques. Je n’avais jamais lu «Docteur Sax». C’est la deuxième fois que je m’attaquais à ce livre que je n'avais pas réussit à terminer, comme maintenant. J’abandonne donc définitivement la lecture de ce livre; il ira rejoindre la pile des livres à donner, tout simplement.
mercredi 30 mars 2011
Compte de mots - 30 Mars
mardi 29 mars 2011
Compte de mots - 29 Mars

D’une grande tristesse, mais beau et nécessaire
C’est a deuxième fois que je lis un roman de cet auteur. La première fois, c’était avec son roman «Expiation» - avant la sortie du film qui ne portait pas du tout le même nom que le roman* J’avais adoré Expiation. J’ai fini par donner le livre - car non, il m’est impossible de conserver tout ce que je lis; je dois me résoudre à donner même les livres que j’ai adoré. J’essaie de voir ça du bon coté en me disant que de cette façon, je fais de la place pour du «nouveau» ... Bref, je n’ai pas hésité longtemps l’autre jour devant mes bibliothèques, alors que je cherchais quelque chose à lire: j’ai immédiatement choisi «Sur la plage de Chesil». Et je ne l’ai pas regretté une seule seconde. Cette histoire, qui pourrait sembler banale, est tout sauf banale justement; c’est un mélange entre l’envie et la peur de l’autre, de l’inconnu, la joie, la douleur et le plaisir.
C’est l’histoire de deux êtres se sont rencontrés, alors que le destin a tout fait pour les éloigner. Deux êtres que la vie a écorchée un peu. Deux êtres «à part» (mains ne le sommes nous pas tous un peu?). Deux êtres qui par les contraintes du milieu familiale, se sont retrouvés devant l’autel. Nous les retrouvons après le mariage, pendant la nuit de noces. Une nuit ou tout basculera. Pour le pire. Pour les deux. Tout pourrait s’arrêter là, mais l’auteur nous fait voir la vie des deux personnages «après» la nuit de noces, jusqu’à aujourd’hui. Une belle synthèse de vie en quelques pages.
L’auteur brosse ici une époque peu reluisante du tout début des années 60, dans une société aux prises avec des codes de vie hérité de l’ère victorienne. C’est d’une grande tristesse, mais j’oserais dire, d’une belle tristesse. Je recommande fortement.
Sur l’auteur
Né en 1948, Ian McEwan est considéré par plusieurs comme l’un des écrivains anglais les plus doués de sa génération.
Ian McEwan
«Sur la plage de Chesil»
Gallimard
France. 2008. 152 pages.
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par France Camus-Pichon.
Titre original. On Chesil Beach
ISBN : 9782070785469
CCR : 121.r/MEC
* de mémoire, je crois que c’était «Reviens-moi».
Compte de mots - 29 Mars

Lorsque les titres des poèmes sont plus beaux que les poèmes!
J’ai devant moi trois recueils de poésies de Paul Éluard (1895-1952):
- Poésies 1913-1926;
- Capitale de la douleur, suivi de l’amour de la poésie;
- La vie immédiate, suivi de La Rose publique et de Les Yeux fertiles.
J’ai lu les trois recueils la semaine dernière et j’ai profondément détesté. Profondément. Faut croire que je n’ai pas d’atome crochu avec le surréalisme. Mais j’accorde tout de même crédit aux titres de plusieurs poèmes du recueil de «La Rose publique»;
- «Je ne cesse pour ainsi dire pas de parler de toi et pourtant j’en ai toujours vite fini avec l’essentiel».
- «Tout aiguisé de soif tout affamé de froid».
- «Rien d’autre que vivre et voir vivre : le jour les yeux ouverts, la nuit les yeux fermés, avec, dans l’intervalle, le geste minimum de mourir».
- «A moudre le chemin, au carrefour des regards».
- «Bonnes et mauvaises langues prétendent que le mal est bien fait».
- «Ce que dit l’homme de peine est toujours hors de propos».
Et mon préféré:
- «Le ciel souvent se voit la nuit».
Oui, se sont tous des titres qui coiffent des poèmes. Des titres plus beaux que les poèmes eux-mêmes ... Vous ai-je dit que j’ai profondément détesté la poésie d’Éluard? Si? Ah! bon ...
Paul Éluard
- «Poésies 1913-1926»
- «Capitale de la douleur, suivi de l’amour de la poésie»
- «La vie immédiate, suivi de La Rose publique et de Les Yeux fertiles»
Chez Gallimard/Poésie
jeudi 24 mars 2011
Technologie - 24 Mars
samedi 19 mars 2011
Compte de mots - 19 Mars

Paul Valéry ; pour la versification et rien d'autre!
Paul Valéry n'est pas le premier venu dans le monde de la poésie française. «Après la Première Guerre mondiale, Paul Valéry devient une sorte de « poète officiel », immensément célèbre» selon wikipédia.
Je ne doute pas de la stature du poète, mais sa poésie me laisse de glace. Pire; j'ai profondément détesté la lecture de «Poésie», un recueil de poèmes publié chez Gallimard/Poésie. Chez Valéry, le vers n'existe que pour la versification, que pour la rime ; pour ce qui est de la signification, du sens premier du poème ou de la phrase, ça ne semble avoir aucune importance :
«Servants sans genoux,
Sourires sans figures,
la belle devant nous
Se sent les jambes pures.»
- Quantiques de colonnes, page 52
Pas convaincu, un autre exemple:
«Je porte au sein brûlant ma lucide tendresse,
Je joue avec les feux de l'antique inventeur;
Mais le dieu par degrés qui se désintéresse
Dans la pourpre de l'air s'altère avec lenteur.»
- Profusion du soir, page 25
Bon, en relisant bien - et parce que le titre est un indicateur - le lecteur devine que le poète décrit un coucher de soleil ... Enfin, je pense ...
Ça se poursuit ainsi tout au long du recueil (qui renferme aussi de petites pièces de théâtre).
Par contre, en lisant ceci ...
«Patience, patience,
Patience dans l'azur»
- Palme, page 122
je me suis dit ; où ai-je déjà lu ça? Il ne m'aura pas fallut longtemps pour trouver (ah! la mémoire ... quelle machine formidable lorsqu'elle ne flanche pas) ; «Patience dans l'azur» c'est le titre d'un livre de Hubert Reeves que j'ai lu il y a plusieurs années. J'aurai au moins appris cela en lisant le recueil de poèmes ; Hubert Reeves s'est inspiré de Paul Valéry pour le titre d'un de ses livres ...
Paul Valéry
«Poèmes»
Gallimard/Poésie
France, 1971
Pas de ISBN.
131.po/VAL
mardi 15 mars 2011
Technologie - 15 Mars

Le merveilleux Zune brun ... se passe de commentaire!
Le Zune est mort ... vive le Windows phone?
Après cinq ans d'entêtement et d'acharnement à le maintenir en vie, Microsoft a enfin tué le Zune. Le quoi? Le Zune ; le lecteur MP3 avec lequel Microsoft comptait déloger iPod de Apple*. Bon, déjà déjà que le nom était pas super (même en anglais), le Zune n'a jamais été pris au sérieux par les consommateurs, l'industrie de la musique et à commencer par Microsoft elle même ; vous rappelez vous qu'à l'arrivé de Vista (un très mauvais produit de Microsoft) le Zune n'était pas compatible avec le nouveau OS de Microsoft!
Pourtant, il semblerait que le Zune (surtout le Zune HD) était un excellent lecteur MP3. On le disait même supérieur au iPod et muni d'écouteurs de beaucoup supérieurs a ceux offerts avec les iPod. Alors, que s'est-il passé? Pourquoi un si bon produit (ne cherchez pas d'ironie, il n'y en a pas) compatible avec 90% des ordinateurs vendus dans le monde (Windows) se retrouve au cimetière, au bout de cinq ans? Quelques pistes:
- En refusant de bonifier son Media Center pour en faire un incontournable, à la façon de iTunes par exemple, Microsoft a délibérément laissé couler le Zune.
- La disponibilité du lecteur Zune en dehors du territoire des États-Unis était un autre casse-tête: le Zune n'est apparu au Canada que deux ans après sa sortie aux États-Unis. Et en dehors du territoire «nord américain», bonne chance pour trouver un Zune!
- Les DMR dans le Zune; c'est vus par les consommateurs comme un frein (et ils ont bien raison)
- Une très mauvaise campagne de mise en marché - non mais, vous avec vu la vidéo de lancement du Zune ? Le père Ballmer (CEO de Microsoft) danse sur au son d'une musique effréné, avec son Zune ; un 44 secondes pathétique ...
On dirait que depuis l'arrivé du père Ballmer à la tête de Microsoft, tout va mal - ou du moins, tout ne roule pas comme sur des roulettes. Jamais Microsoft n'a été aussi peu présente dans les différents médias. Et avouons-le, la série de publicités «française» de Windows7 était tellement mauvaise - et mal ciblé - qu'il n'est pas étonnant de constater la forte diminution du poids média de Microsoft. Pendant ce temps, Apple est partout ...
Mais même si on tue le Zune, on ne le fait pas pas disparaître pour autant: il va être incorporé dans les téléphones roulant le OS Windows mobile (Windows Phone 7) de Microsoft. Pas certain que se soit une bonne idée. Se serait pas la première mauvaise idée sous l'ère Ballmer.
Après ti-zoune père et ti-zoune junior, ti-zune microsoft** ;-)
____________
* Selon la firme NPD Group, le iPod occupait 77% de la part de marché des lecteur MP3 vendus en 2010 ...
** ti-zoune père était le surnom de Olivier Guimond père et ti-zoune junior était - bon, je crois que vous avez compris le principe ;-) Guimond, père et fils, furent de grands acteurs du burlesque au Québec.
Société - 15 Mars

Tasse toé mononcle !
Il y a des signes qui ne trompent pas ; la vieillesse par exemple : implacable et inéluctable, elle vous tombera dessus un jour ou l'autre. Mais c'est rarement d'un seul coup qu'elle vous tombe dessus. Généralement, ça s'insinue tranquillement dans votre quotidien ; des petits gestes plus difficiles à faire, un temps de récupération plus grand pour un effort égal, des exploits plus difficiles à atteindre sans efforts, etc. Et je passe sous silence l'apparition des premiers cheveux blancs, des petites rides autour des yeux vous connaissez la chanson). Plus rarement, la vieillesse frappe de plein fouet comme ça, d'un seul coup. Ça m'est arrivé dimanche soir ; invité chez des amis, nous parlions musique tout en feuilletant la plus récente édition du Rolling Stone Magazine, lorsque je suis «tombé» sur un encadré à la page 80 ; on y présentait les 10 chansons (single) les plus populaire sur iTunes pour la première semaine de mars 2011. Des dix noms sur cette liste, je «connaissais» (le mot est un peu fort) que deux noms ; Avril Lavigne et Lady Gaga. Dans le cas de Lavigne, je serai incapable de vous nommer ou reconnaître ne serait-ce qu'une seule de ses chansons. Mais je connais son nom. Ce que je ne savais pas par contre c'est que Lady Gaga pouvait chanter ; je pensais qu'elle était une sorte de danseuse (ou «performer»). Mais chanteuse, non. Les huit autres noms sur la liste ? Rien, niet ; ça me dit rien du tout. Mais c'est pas ça qui m'a fait me sentir soudainement vieux. Pas du tout ; c'est la suite ...
Dans cette même page, juste sous cet encadré, il y avait un autre encadré : celui des dix chansons (single) les plus vendus pour la semaine du 11 mars ... 1976 : là, à l'inverse de la liste iTunes, je connaissais (et très bien) huit des dix artistes. Encore plus fort, je possède la version CD des «single» (en version album) de chacun des huit artistes. C'est à ce moment que ça m'a frappé : je me suis dit que je n'étais plus de mon époque en musique. Je suis devenu vieux, avec de vieilles références musicales. Je suis devenu un espèce de claude gingras de la musique. Vous savez qui sait ; le prétentieux bulldog et critique de musique classique de La Presse. Celui-là même qui sévit dans les pages du quotidien depuis quoi, un siècle et des poussières maintenant. Pour lui, toute musique ayant été enregistré avant 1940 ne vaut pas la peine d'être écouté. Bref, comme gingras, je n'ai que de vieilles références musicales. Mais au moins moi, je ne sévit pas dans les pages d'un quotidien depuis un siècle ...
dimanche 13 mars 2011
Société - 13 Mars

Source de la carte.
La force des photos.
Vous avez probablement tous vus, deux fois plutôt qu’une, les vidéos du Tsunami et du tremblement de terre au Japon. Mais avez-vous vus les photos?
http://www.theatlantic.com/infocus/2011/03/earthquake-in-japan/100022/
et ici
http://www.boston.com/bigpicture/2011/03/massive_earthquake_hits_japan.html
et ici encore
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/gallery/2011/03/11/GA2011031101862.html#photo=1
Pourquoi les photos alors que nous avons des vidéos ? Je sais pas pour vous, mais pour moi, la photo me permet un temps d’arrêt, de réflexion, qu’il est pas toujours possible de faire lorsque les images vidéos défilent devant vous à 24 ou 30 images par seconde.
Les images sont terrifiantes. La reconstruction sera colossale. Face au Tsunami, la question reste : le feu, c’est toujours possible de l’arrêter avec de l’eau, mais l’eau, tu arrêtes ça avec quoi ?
samedi 12 mars 2011
Compte de mots - 12 Mars

Encore de la poésie !
Avant la semaine dernière, je ne connaissais absolument pas le nom du poète André Frénaud. Comme je l'ai expliqué dans un texte précédent, ce livre, ainsi qu'une vingtaine d'autres livres de poésies, m'ont été donné par un collègue au bureau. J'avais hâte de découvrir les textes de Frénaud. ; il y a toujours quelque chose d'exaltant à découvrir un auteur, non ? Et bien j'ai été déçu. Ps des tonnes, mais déçu tout de même. Pendant toute la semaine, j'ai lu son recueil «Il n'y a pas de paradis», publié chez Gallimard/Poésie, mais sa poésie ne me touche pas - ou si peu ; quelques phrases prises isolément dans un poème obscure, mais jamais un poème au complet.
«J’ai maintenant deux corps,
le mien et le tien,
miroir ou se fait beau
celui que je n’aimais pas».
Un par deux. P. 59
«La vie va où je veux,
c’est moi qui la promène
sans la perdre de vue,
dans la foule qui me gagne,
dans ma voix qui s’abrite ... »
Bienveillance. P. 19
«Passage de la Visitation, si l’être y passe quelquefois, c’est sans bruit»
Passage de la Visitation. P. 97
Il n’y a pas que sa poésie qui me soit inaccessible ; sa prose aussi :
«ce n’est pas une victoire si médiocre que, du milieu de notre épaisseur infranchissable, se trouve surgi, issu de l’Unique pour nous en faire souvenir.»[1]
Au risque de passer pour un ignare (et je m’assume entièrement), je dirais ceci : De kessé !
Hormis des fragments de poèmes donc, sa poésie est souvent obscure. Fermée. Inaccessible. Et contrairement au poète qui affirme que «Suivant les occasions et la chance, chaque poème se constitue son langage comme il le peut», pour moi la poésie doit exprimer quelque chose de plus près de l’universel que des «occasions et [de] la chance».[2] Et de chance je vais lui en donner une seconde en conservant son livre dans ma bibliothèque et en re-visitant à l’occasion son oeuvre.
Sur le poète.
Né le 26 juillet 1907 à Montceau-Les-Mines, France. Frénaud fait des études de philosophie et de droit à Paris. Lecteur de français, par volonté d'exil, à l'Université de Lwów, en Pologne, en 1930, fonctionnaire de l’administration au ministère des transports de 1937à 1967. Mobilisé en 1939 et fait prisonnier, il passe deux ans en captivité et revient en France avec de faux papiers. Récipiendaire du Grand Prix national de Poésie en 1985. Il meurt le 21 juin 1993 à Paris.
Il n'y a pas de paradis
André Frénaud
Gallimard, Poésie
1967 pour cette édition
Paris. 254 pages.
__________________________
[1] Fragment inédit sur la poésie. Extrait de l’ouvrage «André Frénaud» par G.-E. Clancier paru chez Seghers, dans la collection «Poète d’aujourd’hui».
[2] «Notes sur l’expérience poétique». André Frénaud. P. 237
Société - 12 Mars

vous serez heureux d’apprendre qu’à la ville de Montréal, il existe un «service des services administratifs» Parlez-moi d’une belle bureaucratie inutile et coûteuse ; un service des services ... (photo de l'auteur)
Montréal, tout et rien !
«Le maire Gérald Tremblay, qui dirige cette ville depuis
neuf ans, devrait se poser des questions. Les scandales
qui ont secoué son administration ont laissé des traces.
En fait, c'est à peu près tout ce qu'il reste de Montréal:
l'image d'une ville poquée, maganée, défigurée par les
scandales. Heureusement que des clichés sauvent la
mise. Talons hauts et bagels. Sans oublier les Bixi et les
festivals, bien sûr».
«Talons hauts, bagels et corruption»
Michèle Ouimet. La Presse
Samedi 12 mars 2012
Nous apprenons ce matin, sous la plume de Michèle Ouimet, que plus on est loin de Montréal, plus on tend à l’idéaliser. À la trouver belle. Montréal avec des lunettes roses ? The Edmonton Journal nous rappel que c’est à Montréal que l’on retrouve les meilleurs bagel au monde. Oui, au monde.
Le National Post rapport que les femmes d’ici portent toutes des talons hauts et des jupes courtes ; très pratique en ce moment les talons hauts pour marcher sur les trottoirs de Montréal.
Mais si vous êtes de Montréal, exit les talons hauts et les bagels ; pour vous, Montréal c’est une ville corrompue, sale, pauvre, avec des cratères en guise de nids-de-poule, qui connaît un exode de sa population vers les banlieues. Montréal c’est aussi une ville défigurée par les fusions municipales catastrophiques, avec 20 maires pour Montréal et 20 structures municipales. Montréal, c’est aussi une ville oubliée des élus du Québec. Bref, le montréalais typique à mal à sa ville. Et même lorsque Montréal brille à l’international, il se trouve toujours des montréalais pour critiquer ; le Bixi et Arcade Fire sont deux bons exemples ...
«Il n'y a pas grand-chose de positif pour alimenter la fierté
des Montréalais ... Québec a une image beaucoup plus
positive.»
- Jean-François Dumas, président d'Influence Communication.
«Talons hauts, bagels et corruption»
La Presse (Op. Cit).
Voilà où nous en sommes aujourd’hui ; incapables collectivement et individuellement de voir ce qu’il y a de beaux à Montréal. Mais peut-être que ça s’explique par le fait que depuis quelques années, il y a plus de «laideurs» que de «beauté» dans cette ville ? Que l’exemple de droiture, qui devrait commencer «par le haut», a abdiqué? Abandonné son rôle de leadership? Que la courroie de transmissions s’est brisée quelque part entre les élus et les montréalais? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que le malaise est profond. Très profond. Que Montréal est devenue une risée. Que le montréalais typique n’est plus aussi fier qu’avant d’habiter cette ville. Que Québec est, malgré son «drôle de maire», une ville où il fait bon vivre, depuis plusieurs années.
«Mais je l’aime ma ville qui se meurt
se s’rait pas facile d’être ailleurs.»
Pierre Flynn/Octobre
Dans ma ville
Lueur d’espoir ? Optimiste exagéré ?
«C’est ce que j’aime le plus lorsque je décris Montréal à
des gens de l’extérieur, ce parti pris pour l’avant-garde,
l’expérimentation, je crois qu’il y en a plus ici que dans la
majorité des villes.»
- Melissa Auf Der Maur
«Melissa Auf der Maur, l'esprit de Montréal»
Chantal Guy. La Presse
10 mars 2011
Mais faut-il le rappeler, Melissa Auf Der Maur (que j’adore soit-il dit en passant) n’habite plus Montréal depuis un bout de temps... Montréal avec des lunettes roses ?
vendredi 11 mars 2011
Technologie - 11 Mars

Mac Pro et l'écran Cinema Display de 27"
Source de la photo.
Une demi-victoire ...
Au bureau, notre parc informatique se résume a des PC ; des ordinateurs Dell avec Windows Xp Pro ou des ordinateurs portables Lenovo (ex-IBM) toujours avec Windows Xp Pro. Mais il existe quelques irréductibles Gaulois comme moi, qui roulent des Mac et OS X. Nous roulons nos «vieux» Mac G5 (l'ancêtre du Mac Pro) depuis un peu plus de sept ans maintenant (moins dans mon cas - mais c'est une autre histoire). Le G5, quoi que puissant, est une machine d'une autre époque ; du temps où les processeurs Mac étaient des PowerPC. Et justement, comme il s'agit d'un processeur d'une autre époque, nos G5 sont «figé» dans le temps : impossible de passer à OS X 10.5 ou 10.6 (la version actuelle du OS) puisque ça requiert un processeur Intel - quant a 10.7 prévu pour juillet 2011, vous n'y pensez même pas. Mais s'il n'y avait que le OS, ça irait. Mais là, nous ne pouvons plus installer les nouvelles versions d'une multitude de logiciels et ça commence à influencer négativement notre boulot au quotidien. Donc, après d'âpres négociations avec la maison mère de Toronto, nous avons appris que nos G5 seraient remplacé par des Mac Pro et des écrans Cinema Display de 27", comme l'image ci-dessus. En fait, les Mac Pro et les écran sont arrivés la semaine dernière. Ils sont sous clefs, en attendant l'installation des divers logiciels par le directeur de l'informatique. Mais justement, quels bureaux ? C'est que nous avons ici dix G5 mais que huit Mac Pro ... De part la nature de mon travail, j'ai toujours hérité des vieilles machines Apple du bureau* jusqu'à ce qu'on m'offre un G5 qui ne servait plus, il y a deux ans. Mais maintenant, que va t-il se passer ? J'ai eu une réponse ce matin :
J'aurai un Mac Pro et un écran Cinema Display sur mon bureau ... pour une période d'un an. Après ? On va me «donner» un PC Dell roulant Windows Xp Pro. #&[censuré]%#$ De plus, il n'est pas impossible que je sois obligé de «prêter» le Mac Pro à l'occasion, lors de périodes intensives de production. J'ai suis parvenu à un accord avec la direction : si je dois céder le Mac Pro - et mon bureau - pour quelques jours, j'apporterai mon MacBook Pro pour travailler dans un autre bureau à cloisons** (on m'aurait prêter un «vieux» PC pour l'occasion - pas question !)
Donc, avant même d'avoir cette fabuleuse machine sur mon bureau, je dois apprendre à m'en détacher ... Donc, dans un an, j'irai rejoindre la cohorte nombreuse des gens moins efficace et moins polyvalent, c'est tout ... Ou bien j'aurai trouvé un boulot ailleurs, dans un environnement Mac ...
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
* le raisonnement ? comme je suis archiviste, j'ai pas besoin d'une machine neuve !!! La «pogné» vous ? Archives, vieille machine ... Moi non plus, je la «pogne» pas, mais c'est le discours que l'on me tenait à l'époque
** j'avais l'habitude d'employer le mot cubicule, mais ça n'existe pas dans le Multi (4e édition) ni dans le Petit Robert (2006). Mais bureau à cloisons existe.
jeudi 10 mars 2011
Compte de mots - 10 Mars

À la recherche de son identité
J'ai terminé la semaine dernière un très beau livre sur la quête de l'identité ; «Du coté de Castle Rock». Le livre, qui n'est pas un recueil de nouvelles, même si c'est ce qui indiqué sur la C1, est véritablement un vrai bon roman. Un roman sur la quête de l'identité, avec toutes les questions inhérentes à cette forme de recherche ; qui suis-je? d'où je viens? qui sont mes parents? comment ont vécu mes ancêtres? etc. Cette quête nous est raconté à travers l'histoire d'une famille sur plusieurs générations, des confins de l'Écosse jusque dans l'Ontario rurale, avec un tout petit détour aux États-Unis.
L'histoire débute avec la description de la vie difficile des habitants de la vallée d’Ettrick en Écosse ; une vie rythmé autant par les saisons que par la misère et les rigueurs de l’église presbytérienne. En 1818, la famille Laidlaw s'embarque pour le Nouveau Monde et franchit l'atlantique pour aboutir à Québec. Mais le séjour est bref ; la famille quitte pour l'Ontario, province qu'elle ne quittera plus.
La deuxième partie du livre raconte surtout la vie «d’Alice Munro» (ou du moins, de son alter ego) : son enfance, ses parents, sa vie à la ferme, à l'école, ses promenades en vélo (et plus tard en auto) dans l'Ontario rurale, etc.
Ni biographie ni mémoires, ce «roman» (appelons-le ainsi) m'a vivement interpellé. Dans le genre, c'est ce qui s'est écrit de mieux depuis longtemps.
Sur l'auteur.
Alice Munro, écrivaine canadienne, est née en 1931 en Ontario.
Alice Munro
Du coté de Castle Rock
Titre original : The View from Castle Rock
Traduit de l’anglais (Canada) par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso.
Boréal
ISBN : 9782764606797
111.n/MUN
Cuisine - 10 mars
Lorsque le mélange des genres atteint les limites du raisonnable ...
À la blague, un collègue au bureau a laissé sur mon bureau une publicité d'un «nouveau restaurant dans le quartier». À la blague bien sur car le végétarien en moi ne salive pas vraiment en lisant qu'il y possible de goûter à une «sélection de charcuteries», une «salade de pieuvres», un «trio de saucisses grillées» ou des «ailes de poulets à la Dijonnaise». Mais là où j'ai complètement «disjoncté» c'est lorsque je suis tombé sur ceci :
Poutine du Général Tao : Frites, fromage en grain, pépites de poulet pannées(sic) et sauce du Général Tao
Arrive un moment dans la vie où à force de vouloir faire «différent», le mélange des genres atteint les limites du raisonnable. C'est le cas ici avec cette poutine ... Il semble donc qu'au royaume du mauvais goût, il est toujours possible de faire pire ...
lundi 7 mars 2011
Livres - 07 Mars

Source de l'image
Donner au suivant
Au bureau, un collègue nous a quitté il y a quelques semaines, pour vivre une demi-retraite. Il va maintenant travailler de chez-lui, à son rythme, quelques jours par semaine, jusqu'à la retraite complète. Je suis bien heureux pour lui. C'est une belle façon de «ralentir» sans tout arrêter brutalement. Mais il se trouve qu'avec le départ du collègue en question, je n'aurai à peu près plus personne avec qui parler littérature. En effet, nous étions tous deux de grands «lecteurs» ; à nous deux, nous lisons plusieurs centaines de livres par année. Nous échangions beaucoup sur nos lectures passées, présentes et à venir. Nous échangions aussi des livres à l'occasion. En plus, le collègue (je n'arrive pas à dire l'ex collègue) était non seulement un grand lecteur, mais aussi un intellectuel curieux - oui, oui, ça existe. Sa présence et nos échanges vont me manquer. Mais ce n'était pas un ami. Du moins, dans l'acception du terme. C'est du moins ce que je croyais jusqu'au moment de son départ ; nous nous sommes longuement serré la main puis il m'a dit:
- «Passe dans mon bureau : il y a tout un rayon de livres que j'ai laissé à ton attention ; tu sauras trouvé...»
Et il est parti.
Je suis passé à son bureau que le sur-lendemain de son départ. Pour toutes sortes de raisons, j'ai retardé ma visite de son bureau vide. Lorsque je me suis finalement décidé à m'y rendre, je me suis immédiatement dirigé vers ses bibliothèques. Et j'ai trouvé au premier coup d'oeil ; il me laissait ses livres de poésies française. Et quelques autres aussi, principalement des Haïku. En tout, deux tablettes de livres de poésies.
Depuis son départ, je lis un recueil de poèmes par semaine. J'ai débuté avec les Haïkus - que je n'ai pas encore terminé car constitué de plusieurs livres (introduction, anthologie, recueils, etc.). Puis, la semaine dernière, j'ai lu «Paroles» de Jacques Prévert. Cette semaine, je débute «Il n'y a pas de paradis » d'André Frénaud (un fonctionnaire poète). La semaine prochaine, ou l'autre après, je pigerai un autre recueil de poésie : j'ai encore quelques mois de belles lectures et de belles découvertes devant moi. Qui sait, avec plus de temps devant nous, une amitié aurait pu naître. À défaut de l'avoir connu comme ami, il restera tout de même présent à travers ses livres.
Donner des livres, quelle belle façon de donner au suivant ...
Technologie - 07 mars

Histoire de clavier.
Que serait l'ordinateur sans le clavier ? Un ordinateur sans clavier est-ce encore un ordinateur ou une «tablette» ? Si vous n'imaginez pas la vie sans ordinateur, imaginez un peu votre vie sans clavier ? Et qu'est-ce qui est venu en premier, le clavier ou l'ordinateur ? L'oeuf ou la poule* ? C'est le genre de questions que j'avais en tête en constatant que mon clavier était en train de me lâcher - et qu'il était en train de faire planter mon Mac. Honnêtement, je ne pensais pas qu'un clavier déficient pouvait causer autant de problèmes de fonctionnement à un ordinateur. Mais en y repensant bien, c'est assez évident ; c'est le lien direct entre nous et l'ordinateur. Un lien bien plus fort que la souris car si la souris n'est qu'un pointeur, le clavier lui, nous sert à communiquer (dans son sens large).
Bref, mon clavier a commencé à montrer des signes de «fatigue» samedi ; il bégayait les i, les ù et les h. Rien de bien grave je me disais ; il suffisait (pensais-je bêtement) a envoyer un peu d'air sous pression sous les touches du clavier. Erreur ; le problème de bégaiement s'est accentué, avec le i principalement. Mais en plus, l'ordinateur s'est mis à se comporter bizarrement ; lenteur excessive, CPU qui travaillait au ralentit, logiciels et tâches qui refusaient de s'exécuter, etc.** Mais comme j'avais un samedi passablement occupé, j'ai tout laissé en plan jusqu'au lendemain.
Le lendemain donc (dimanche), mêmes problèmes : si je suis d'une nature patiente, je ne suis pas entêté ; j'ai donc éteint et redémarré l'ordinateur, espérant de cette façon «libérer» la mémoire englué de l'ordinateur ; seconde erreur ; l'ordinateur était encore plus lent à réagir aux différentes commandes ! Le clavier lui, semblait aussi chaotique ! J'ai alors éteint l'ordinateur, débranché mon clavier, branché le clavier du iMac de Madame August (oui, nous avons chacun un iMac), redémarré l'ordinateur et Ô surprise, l'ordinateur a retrouvé sa vigueur ! En plus, aucun problème de clavier qui bégaie ! C'est fou de penser qu'il a suffit de brancher un nouveau clavier pour que tout rentre dans l'ordre !
Non, j'ai pas re-branché mon clavier pour me prouver hors de tout doute que le problème venait bel et bien du clavier ; ça m'a assez fait sué comme ça ;-) Je vais me contenter de brancher un vieux clavier Mac, en attendant de passer au Mac Urbain à Longueuil pour m'acheter un nouveau clavier et profiter de l'occasion pour discuter avec les directeurs, Charles et François.
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* des scientifiques auraient prouvé hors de tout doute que c'est la poule qui est arrivée en premier...
** certaines mauvaises langues diront que OS X fonctionnait tout simplement comme Windows ;-)
vendredi 4 mars 2011
Compte de mots - 04 mars

Jacques Prévert en 1961. Source.
«Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie et ruisselante
Sous la pluie»
- Jacques Prévert (Barbara, extrait)
Depuis quelques jours, je lis avec beaucoup de bonheur «Paroles», de Jacques Prévert (1900-1977). Paru au lendemain de la 2e guerre, ce recueil de poèmes (son premier en fait) n'a jamais cessé d'être réédité au fils des ans. Mais honte sur moi car à part quelques poèmes lus dans des anthologies de poésies française, je n'avais jamais lu sérieusement Prévert. C'est une honte. C'est surtout un mystère que je ne m'explique pas vraiment ; je n'ai jamais lu Prévert à l'école, ni après. Difficile de croire que je n'ai jamais croisé le chemin de Prévert ailleurs que dans des anthologies ! Bref, je lis avec délectation ce livre que j'ai «hérité» (celui-là et de quelques autres aussi) après le départ d'un collègue pour la retraite. J'ai donc ouvert le livre plus curieux qu'intéressé. Mais après trois ou quatre pages, j'ai compris ce que des générations de lecteurs avant moi avait découvert chez Prévert : un poète d'une grande sensibilité, doté d'un grand sens de l'observation de l'âme humaine.
Prévert est aussi un observateur de la grande bêtise de l'Homme, avec ses guerres, ses morts inutiles.
«Il y a de grandes flaques de sang sur le monde
où s'en va-t-il tout ce sang répandu
est-ce la terre qui le boit et se saoule...»
Chanson dans le sang (extrait)
C'est aussi un poète de l'absurde avec des calembours pas croyables, des néologismes, des allitérations, etc. Ça frise même le surréalisme à l'occasion.
«LE PROFESSEUR
Élève Hamlet!
L'ÉLÈVE HAMLET (sursautant)
Hein... Quoi... Pardon... Qu'est-ce qui se passe...
Qu'est-ce qu'il y a... Qu'est-ce que c'est?...
LE PROFESSEUR (mécontent)
Vous ne pouvez pas répondre présent comme tout le monde? Pas possible, vous êtes encore dans les nuages.
L'ÉLÈVE HAMLET
Être ou ne pas être dans les nuages! ...»
L'accent grave (extrait)
Connu aussi pour son anticléricalisme, Prévert ne se privait pas de le faire sentir dans sa poésie, comme ici:
«Notre Père qui êtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelques fois jolie»
Pater Nostef (extrait)
Mais avant tout, la poésie de Jacques Prévert demeure empreinte d'une grande sensibilité.
«Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie et ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara [...]
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant...»
Barbara (extraits)
Je sais, je sais; découvrir Prévert à l'aube de mes cinquante ans c'est une honte. Honte sur moi et ma descendance donc. En attendant, je retourne à Prévert, pour rattraper le temps qui passe...
Jacques Prévert
«Paroles»
Gallimard, Folio
Paris. 1980 pour cette édition. 252 pages
Pas de ISBN !
131.po/PRÉ
mercredi 2 mars 2011
Compte de notes - 02 Mars

Source de la photo.
Nostalgie 1970...
J’aime la musique, je ne m’en suis jamais caché. Et j’aime à peu près toute musique sincère ; ça va de la musique dite Classique au Jazz et Blues, le Rock dans toutes ses déclinaisons, la musique Techno & House, la musique dite Alternative, Grunge, Indie, Francophone, Folk, New Wave, Motown, 80’s, le «vrai» Rythm & Blues (pas la mièvrerie à la Beyoncé), le Métal, l’instrumental aussi. J’en oubli probablement car les étiquettes pour moi ne sont pas vraiment importantes. Et c’est peut-être pour ça que je suis aussi un indécrottable admirateur de la musique «Soft Rock» des années 70. Oui, oui, c’est un «coming out» ; je l’avoue : j’aime cette musique mielleuse. Et c’est parce que j’aime cette musique que je viens d’acquérir les «best of» de :
Bread,
England Dan & John Ford Coley,
Seals and Crofts,
Air Supply.
Ils iront rejoindre dans ma discothèque les ;
Christopher Cross, The Carpenters, Carole King, James Taylor, Foreigner, Carly Simon, Captain & Tennille, Lionel Richie, Eric Carmen, Morris Albert, Roberta Flack, Eagles, Dan Hill, Elton John, Chicago, Heart, Bryan Ferry, The Doobie Brothers, Hall & Oates, Billy Joel, Gino Vanelli, America, Al Stewart, Rod Stewart, Fleetwood Mac, Joe Frank & Reynolds Hamilton, Atlanta Rhythm Section, Cat Stevens, Jim Croce, Paul McCartney & Wings, Joe Cocker, Peter Frampton, Stevie Nicks, Player...
Je m’arrête ici car la liste est encore fort longue...
Ai-je honte ? Pas du tout. J’assume très bien mes choix musicaux - comme mes choix de lectures. Et vous, vous avez un «coming out» musicale à faire ?
mardi 1 mars 2011
Compte de notes - 01 Mars

le 12 novembre 2008, j’ai écris un billet sur le premier CD de Émilie Clepper [1]. Je venais tout juste de voir son spectacle au théâtre du Petit Champlain ; de cette auteure compositeur interprète, américano-québécoise, je ne connaissais rien. Pas même le nom. Mais en quittant la salle de spectacle, j'avais son album entre les mains (acheté sur place). Je l’avoue, à plus de deux ans de distance, son spectacle demeure encore très présent dans mon esprit. Drôle ; lors de mon récent passage à Québec, mon amie Martine, qui m’accompagnait ce soir-là au spectacle (c’est même elle qui avait payée mon billet) racontait, lors d'un souper entre amis, que j’étais littéralement hypnotisé : assis sur le bords de ma chaise et la gueule ouverte ;-) Bref, ce petit retour dans le passé pour vous dire que lors de mon plus récent passage à Québec, j’ai acquis le tout nouveau et deuxième CD d’Émilie Clepper «What You See» - disque qui venait tout juste de sortir. À peine plus long que son premier Opus (38 minutes versus 36 minutes pour son premier disque), «What You See» est tout à la fois la continuité et le dépassement de «Things May Come». Les mêmes guitares et les mêmes voix un peu mélancoliques mais aussi, tout la richesse, toutes les couleurs du folk. Car ne l’oublions pas, Émilie Clepper est issue de la musique folk ; son père, le musicien texan Russell Clepper (qui a vécu 17 ans à Québec)[2] est ce que l’on nomme aux États-Unis un folk singer and songwriter [3].
«What You See» c’est un folk avec une une couleur particulière qui appartient uniquement à Émilie Clepper ; une couleur folk aux accents de sincérité profonde. Je recommande aussi fortement ce deuxième disque que son premier.
«What You See»
Émilie Clepper
****
Acheté 16,98$ chez Sillons à Québec.
Émilie Clepper sera de retour les 11 et 12 mars prochain, au Théâtre du Petit Champlain à Québec.
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[1] http://archivistedejour.blogspot.com/2008/11/compte-de-notes-12-novembre_12.html
[2] http://www.russellclepper.com/
[3] Selon sa bio sur My Space (http://www.myspace.com/russellclepper) Acoustic / Americana / Folk
lundi 28 février 2011
Internet - 28 Février

Vous pourrez pas dire que j'ai pas essayé...
Bordel, je prends la peine de changer mes «settings» sur le site Internet de radio-canada pour refléter ma position géographique et pas celle de mon adresse IP, mais voilà ce que j'obtiens comme résultat : la météo... d'Amqui !
Une bonne main d'applaudissement à la bande de bozos de programmeurs microsoftiens de radio-canada !
Compte de mots et Compte de notes pour bientôt... Des photos aussi.
samedi 26 février 2011
Photo - 26 Février

Rivière du Nord, St-André d’Argenteuil. Photo en basse résolution.
En compagnie de l’ami Frank, petite ballade en auto la fin de semaine dernière, dans le comté d’Argenteuil. Notre but premier était de découvrir et faire de la photo dans le comté. Malheureusement, la lumière était assez exécrable - beaucoup de nuages, bien peu de soleil. Bien sur, Environnement Canada prévoyait une superbe journée de soleil. Et je passe sous silence le froid et le vent... Bref, plus de 200Km d’autos pour une bien maigre récolte de photos. Et la région ? Bof ! Tout ce que nous voulions visiter semblaient fermé pour la saison. En nous perdant (volontairement) sur les routes de l’arrière pays, nous avons découvert un tronçon terminé de la future autoroute 50. Impossible d’y accéder en auto, du moins, pas encore.

