lundi 2 août 2010

Acquisition - 2 Août






Même si l’Amie Virginie demeurera mon encyclopédie vivante des fleurs sauvages du Québec, j’ai pensé qu’il serait sage que j’en apprenne un peu plus sur cette flore si particulière. C’est pourquoi j’ai acquis le «Guide des fleurs sauvages de l’est de l’Amérique du nord» de Lawrence Newcomb. Bien sur, ce n’est pas un ouvrage récent ; l’absence de photo (que des croquis en noir et blanc) est là pour le prouver (pour ceux que ça intéresse, le copyright date de 1977). L’auteur semble une sommité dans son domaine : il existe même une bibliothèque à son nom : la «Lawrence Newcomb Library (of the New England Wild Flower Society)».


L’auteur a imaginé un nouveau système d’identification des fleurs sauvages - ça interpelle l’archiviste en moi - pour permettre à l’amateur que je suis, d’identifier rapidement une fleur et ce, en quatre étapes. Bon, ça se fait pas si «rapidement» que promis, mais pour l’instant, ça donne de bons résultats. Bien sur, il faut traîner le livre avec soi - ou prendre des photos et tenter d’identifier les plantes une fois à la maison. Je privilégie l’approche d’apporter avec moi, malgré son poids et sa dimension (plus grand qu’un livre de poche et au moins quatre fois le poids d’un livre de poche moyen). Pour mes prochaines sorties dans les champs, je vais devoir me munir d’un loupe et d’un ruban à mesurer. Maintenant, si il pouvait continuer à faire beau...


Point fort du livre : un système de classification tout nouveau, clair et facile d’utilisation, même si le processus d’identification est un peu long.
Point faible du livre : des illustrations en noir et blanc (j’aurais aimé des photos couleurs). Mais bon, je pourrai toujours compter sur Google Images pour m’assurer de bien identifier les dites plantes. Et l’Amie Virginie pourra confirmer ;-)



Guide des fleurs sauvages de l’est de l’Amérique du nord
Lawrence Newcomb. Illustrations de Gordon Morrison.
Titre original : Newcomb's Wildflower Guide
Éditions Marcel Broquet
La Prairie. 500 pages. 1983 pour cette édition.
ISBN : 2890000591
CCR : en cours de codification

dimanche 1 août 2010

Photo - 1er Août





Imaginez un instant que vous êtes sur l’autoroute 10 en direction de Montréal et que soudainement, un bouchon monstre vous force non seulement à ralentir, mais à vous immobiliser. Que faire, que faire ? Ben moi, j’en ai profité pour faire des photos ;-)

vendredi 23 juillet 2010

Musique - 23 Juillet



Winter Took His Wife

Vous connaissez Benjamin E. Morsberger, Black River, Butterflies, Daniel Duke, Entertainment for the braindead, Evan Greer, Glass Cake, Graham Wright, Jan Hegenberg, Matti Paalanen, Message to Bears, Ochre, Planet Boelex, Robert Waddington, Spoonboy, The Mascara Story, Winter Took His Life, Art of Empathy, Babalot, Cats and Cats and Cats, Dead Heart Bloom, Janek Samolyk, Matt Curney, Oathless, Oonagh Ryder, Terry Springford, The Great Park, Tinyfolk, We Swim You Jump, White Lies, Woodland Choir (et combien d'autres encore) ? Se sont tous des artistes de la relève dans des genres comme la musique Indie, Ambiant, Folk, Rock, etc. Vous pouvez entendre - et même télécharger gratuitement - leurs chansons via http://www.lastfm.fr/ dans la section téléchargements gratuits.

Inutile de me remercier ;-)

Paresse - 23 Juillet


Paresse, pas paresseux - nuance !

Pour la première fois de mon existence, je me sens paresseux ; je me donne le droit d'être paresseux. Je me donne le droit d'en faire «moins». Ça explique le ralentissement de ce blogue - mais je continue à vous lire via vos (rares) commentaires, via vos blogues et pour certains, via vos espaces photos. Pour la première fois de mon existence, je me donne le droit de prendre le temps de ne pas faire grand chose. Non je ne suis pas en dépression ;-) Je prends le temps de regarder le temps qui passe. Je lis plus lentement depuis deux ou trois ans. Et maintenant, je lis des livres qui demandent à être lus plus lentement aussi. Je ne lis que deux livres par semaine. Parfois trois. Jamais plus. Même chose avec la musique ; je consomme moins mais j'écoute autrement. Qui sait, c'est peut-être ça veiillir !

Compte de mots - 23 Juillet




Passage réussit !

C'est un passage réussit pour Suzanne Myre qui, après avoir publié cinq recueils de nouvelles, est passé du coté du roman avec «Dans ma bulle», paru aux Éditions Marchand de feuilles. Le roman, d'un peu plus de 400 pages, raconte les déboires amoureux et la vie «ordinaire» de Melisse, entre un ex un peu (beaucoup) perturbé, son boulot à l'hôpital et une amie nymphomane. Vient se greffer au récit quelques personnage dont celui du Docteur Henry (qui prendra de plus en plus d'importance), Monsieur Gouin. «Dans ma bulle» c'est aussi l'histoire d'une quête ; celle du père inconnu. Et celle de pleins de personnages «fragiles» et parfois attachants.

J'ai bien aimé l'histoire, mais tout n'est pas parfait dans ce premier roman, à commencer par la dimension unique des personnages ; tous (ou presque) réagissent de la même façon, ont le même type d'humour (grinçant), le même type de comportement ; on a parfois l'impression que seuls les noms changent. Je n'aime pas non plus la fin du roman, qui se termine avec la mort d'un personnage, la tentative d'assassinat d'un autre, la révélation d'un secret par le biais d'une télévision, bref, la fin est pas très inspirante. Mais je le répète ; malgré les quelques bémols, c'est un passage réussit pour Suzanne Myre. Elle prouve hors de tout doute qu'elle a du talent (beaucoup de talent en fait) et de l'imagination aussi.

Sur l'auteure
«Dans sa bulle» est le sixième livre de Suzanne Myre, mais son premier roman. Née en 1961, elle est lauréate du Grand Prix littéraire de Radio-Canada et du prix Adrienne-Choquette et finaliste au Prix des libraires et au Prix France-Québec (ouf !).

Petit bémol pour la maison d'édition (Éditions Marchand de feuilles) : je ne m'explique pas le prix de 30$ pour ce livre, sachant qu'il est imprimé sur un mauvais papier journal, avec des pages parfois jaunes et parfois, d'un blanc de mauvais goût...



Suzanne Myre
«Dans sa bulle» (roman)
Éditions Marchand de feuilles
Montréal, 2010. 413 pages.
ISBN : 9782922944686
CCR : 111,1.r/MYR

jeudi 8 juillet 2010

Température - 08 Juillet




Je parle rarement de la température qu'il fait - et jamais de celle qu'il va faire (surtout sachant que pour Montréal, il est impossible de prévoir la température qu'il va faire au delà des six prochaines heures ! Alors les prévisions à long terme de météomédia...). Et je ne parle pas plus que du temps qu'il a fait. Comme dirait l'autre, je m'accommode du temps qu'il fait. Mais là hier soir, en arrivant du bureau, il faisait 33C dans la maison. Ça c'est du concret. C'est pour ça que je le souligne.

Voilà, c'est tout !

mardi 6 juillet 2010

Compte de mots - 06 Juillet





Le Poulpe au Québec ; un passage raté !

« Le Poulpe », c'est Gabriel Lecouvreur (dit « Le Poulpe »). Amateur de bière, il déteste le vin. Et il a un don : se mêler de ce qui ne le regarde pas. Il se retrouve donc, à son corps défendant, mêlé à des histoires sordides de meurtres. Et son premier voyage au Québec en fait pas exception. Dans une histoire qui mélange finale de la coupe Stanley et dessous du hockey professionnel, Le Poulpe se trouve mêlé à une étrange histoire de meurtre : un concierge obèse est abattu en pleine rue. Entre Montréal et Shawinigan, le Poulpe va tenter de comprendre pourquoi et qui avait intérêt à faire disparaître le concierge obèse.

L'histoire semblait intéressante, mais au finale, j'ai pas aimé : trop de violences gratuites, ambiance trop sombre, un dessin trop «gore», une histoire tordue, bref, autant j'avais aimé les deux aventures du Poulpe par Didier Daeninckx [1], autant j'ai détesté celle-ci, par le duo Dolbec-Tande. N'étant pas un amateur de BD, pas impossible que je me goure complètement ; c'est peut-être ça la BD aujourd'hui ! Je suis sans doute trop vieux pour apprécier ce genre de dessin «gore» et «d'humour noir»...

Je relirais avec plaisir les aventures du Poulpe par Daeninckx [2] (ou par d'autres auteurs), mais je vais tenter d'oublier celle-ci au plus vite...


Au sujet de la collection Le Poulpe
« Le Poulpe », c'est une collection de romans policiers initialement publiée aux éditions Baleine et inaugurée en 1995 avec «La petite écuyère a cafté», de Jean-Bernard Pouy (également le directeur de collection originel). Jusqu'en 2001, la particularité de cette collection était que chacun des épisodes était écrit par un auteur différent ; ce n'est plus vrai maintenant que Didier Daeninckx a écrit un deuxième épisode.


Le poulpe «Palet dégueulasse»
6 pieds sous terre
Michel Dolbec
Leif Tande
ISBN : 9782910431402

_________________
[1] 1998 : Didier Daeninckx, «Nazis dans le métro», 93 p. (Le Poulpe no 7, Librio noir no 222) (ISBN 2-277-30222-8)
2001 : Didier Daeninckx, «Éthique en toc», 125 p. (Le Poulpe no 185, Librio noir no 526) (ISBN 2-290-31861-2)
Cherchez un peu dans ce blogue ; vous trouverez des références aux deux livres....

[2] Je dois la découvert de «Nazis dans le métro» et «Éthique en toc» à ma Belle-Soeur : un GROS merci MJ...

lundi 5 juillet 2010

Compte de mots - 05 Juillet





À l’amour comme à la guerre !

À ma grande honte, je n’avais encore jamais lu de romans d’Alice Parizeau. C'est maintenant chose faite avec «Pour l'amour de Jeanne». L'histoire se déroule en Pologne, pendant la deuxième guerre mondiale, dans une Pologne occupée par l'armée allemande. Zosia (Sophie en français), une jeune adolescente, fera l'apprentissage de la vie à travers différents événements : les bombardements, les rafles chez les juifs, les hommes qui disparaissent. Un jour, la mère de Zosia ramène à la maison une inconnue, pour la cacher de la Gestapo : Mme. Dorata. Une juive. Avec l'arrivée de cette inconnue, Zosia fera l'apprentissage de la peur ; surtout parce qu'elle habite dans un immeuble remplis d'officiers de l'armée. Elle connaîtra l'amour avec Tomek, le marché noir, l'école «souterraine», le mensonge, bref, si tout est assez crédible jusqu'à la page 195, c'est après que ça se gâte un peu ; on conçoit difficilement qu'une seule et même personne ait pu connaître aussi l'emprisonnement, le travail forcé, une évasion, l'exil, la vie dans un couvent, l'amour (prise 2), l'éducation dans un camp, le retour en Pologne libérée (mais sous le joug soviétique), le retour en France et quoi d'autres encore ! Sans parler de la compression du temps ; on a la curieuse impression que Zosia vit tout tout ça en deux ou trois ans maximum. Ça fait beaucoup pour une seule personne - et en si peu de temps. Beaucoup trop pour être crédible.

Déception donc pour mon premier contact avec une oeuvre de cette auteur d'ici. Mais j'ai bien l'intention de récidiver avec Cote-des-neiges.

Sur la romancière.
née Alicja Poznańska (25 juillet 1930 - 30 septembre 1990), Alice Parizeau était écrivaine, journaliste et criminologue. Québécoise d'origine polonaise, elle était l’épouse de Jacques Parizeau.


Alice Parizeau
«pour l'amour de Jeanne»
Pierre Tissere éditeur
ISBN : 2890513149
CCR : 154,1.r/PAR

Musique - 05 Juillet





Si certains rêvent de grimper l'Everest, de franchir l'atlantique à la nage ou de voyager dans l'espace, mes rêves à moi sont pas mal plus terre à terre : Tellement en fait que j'ai pu en réaliser un hier : assister à une représentation du «Don Giovanni» de Mozart. Et chanceux, j'ai assisté à une représentation que je pourrais qualifier de parfaite : des voix sublimes, un orchestre (le Métropolitain) en pleine forme, un chef dynamique comme toujours (Yannick Nézet-Séguin), une mise en scène efficace, une foule de 2,600 personnes attentive et très silencieuse et une soirée parfaite en plein air, au théâtre Verdure du parc La Fontaine. Bon, allons-y dans l'ordre :

L'opéra
C'est dans le cadre champêtre du théâtre verdure, au parc La Fontaine, que fut donné l'opéra Don Giovanni. Un spectacle gratuit qui a fait «salle» comble (et même plus).

Les voix chez les femmes
Qu'il s'agisse de Kimi McLaren (émouvante Zerlina), Marianne Fiset (la très crédible Donna Elvira) ou Kyra Folk-Farber (la puissante Donna Anna), toutes les trois furent parfaites, rien de moins ! Trois noms à retenir absolument.

Les voix chez les hommes
Chapeau a Taras Kulish (Leporello) et Alexander Dobson (Don Giovanni), absolument parfait pour les rôles. Stephen Hegedus (Mazetto) s'en tire très bien. Ibidem pour Alain Coulombe, en Commendatore très crédible. Mon bémol - et c'est un bien petit bémol - conserne Colin Ainswort (Don Ottavio) ; sa voix, un peu faible par moments, se perdait avec le son des instruments.

L'orchestre et son chef
L'orchestre Métropolitain n'est plus, depuis longtemps, un orchestre de deuxième ordre ; et il l'a prouvé encore une fois hier. Et Yannick Nézet-Séguin n'a plus besoin vraiment de présentation (http://www.yannicknezetseguin.com/biographie.html) ; un grand chef toujours aussi passionné par son métier et qui communique très bien son enthousiasme au public.

Mise en scène et choix
Pour la version «concert» de l'opéra (sans décor et avec un minimum d'accessoires), la mise en scène fut admirablement montée par Alain Gauthier. Le choix du chef de s'en tenir à l'édition originale de l'opéra (sans la fin «heureuse») est à mon sens LA chose à faire. L'opéra se termine donc avec la chute de Don Giovanni jeté aux enfers. La scène de l'opéra Don Giovanni dans le film «Amadeus» de Milos Forman donne une idée précise de cet scène finale *
Confidence : même si j'ai vu ce passage mille fois, c'est toujours avec beaucoup d'émotions que je regarde cette finale de l'opéra («terrifying and wonderful to watch» - Salieri).

La foule et le théâtre
Le «théâtre» en plein air affichait complet (2,600 places. Pour voir un opéra !) ; tous ceux et celles qui n'ont pu entrer ont tout de même pu entendre l'opéra a défaut de le voir : le son ne connaît pas les clôtures ;-) Et je n'avais jamais vu une foule si respectueuse, si attentive ; pas un bruit, pas un son, pas une parole pendant prés de trois heures ! Ça m'a réconcilié avec la foule montréalaise, qui à la fâcheuse habitude d'écouter avec sa bouche.

Au final donc, j'ai réalisé un rêve et j'ai passé une soirée extraordinaire sous les étoiles, en écoutant ce que plusieurs considèrent comme le chef-d'oeuvre de Mozart.


Don Giovanni, K. 527. Opéra en deux actes
W. A. Mozart
version «concert» et sans la finale

___________
* Les prises de vue de l'opéra Don Giovanni furent filmées sur la scène même où eut lieu la première de cet opéra à l'époque.

dimanche 4 juillet 2010

Compte de mots - 04 Juillet





«Le cinéphile» ou pourquoi je ne vous recommande pas un livre que j’ai adoré !

J’ai lu il y a une semaine ou deux, un livre excessivement dense que j’ai adoré, mais que je ne recommande pas ! Non je ne suis pas tombé sur la tête ;-) «Le cinéphile» (The Moviegoer) de Walker Percy, un classique dans son genre dans la littérature états-unienne, n’est pas un livre de tout repos. C’est un livre qui remue et qui dérange. Imaginez un peu La nausée de Sartre et l’étranger de Camus dans un même livre, et dont l’action se déroule à la Nouvelle-Oléans, a la fin des années 50 ; vous avez-là une idée de ce à quoi ressemble «Le cinéphile».

«L’enfer, ça ne peut pas être le feu,
il y a des choses pires que le feu.»

- Kate (p. 166)

Jetant un regard acide sur les moeurs hypocrites de l’Amérique d’après guerre, Walker Percy ne se contente pas d’être caustique ; il a aussi beaucoup d’humour (ce qui sauve la mise). Mais le plus désespérant c’est sans doute de se rendre compte que rien - ou presque - n’a changé dans cette Amérique qui est aussi un peu la nôtre.

«Rien n’a changé concernant le vol,
la luxure, le mensonge, l’adultère ;
mais ce qui est nouveau c’est que de
nos jours les menteur et les voleurs,
les putains et les adultères veulent
aussi être félicités et sont
effectivement félicités par le grand
public si leurs confessions sont
suffisamment psychologiques ou
délivrés avec assez d’émotion et de
sincérité dans le ton.
»
(p. 202)

C’est un peu en partant à la recherche de lui-même que le personnage principal de ce roman, John Bickerson Bolling (dit Binx Bolling) découvre ce monde de mensonges auquel il participe malgré lui. Seul le cinéma le sauve, en lui procurant la distance nécessaire dont il a tant besoin entre lui et les autres.

Très bon roman donc, très exigeant et qui saura satisfaire le plus exigeant des lecteurs de romans «sérieux».


Sur l’auteur.
Walter Percy (28 mai 1919 - 10 mai 1990) est né en Alabama. Dès son premier roman, Le Cinéphile, qui parut en 1961 et pour lequel l'auteur obtint le National Book Award, Walker Percy s'est imposé comme l'une des grandes voix de la littérature du Sud.



Le Cinéphile (The Moviegoer)
Walter Percy
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claude Blanc
Bibliothèque étrangère Rivages
France. 1990 pour cette édition. 218 pages
ISBN : 9782869303362
CCR : 112.r/PER


samedi 3 juillet 2010

Compte de mots - 03 Juillet





Le jour le plus long.

Appelé D-Day par les américains et le Jour J par les Français (et connu sous le nom de code «Operation Overloard»), le débarquement des alliés en Normandie le 6 juin 1944 a fait l’objet d’un livre : «Le jour le plus long». Dès sa sortie en librairie, en 1959, ce fut un gros succès. Écrit par le journaliste irlando-américain Cornelius Ryan (5 juin 1920 - 23 novembre 1974), Ryan est aussi l’auteur d’un autre très bon livre : «Un pont trop loin» (A Bridge Too Far)[1].

«Le jour le plus long» raconte quasiment minute par minute, le déroulement du débarquement du 6 juin, débarquement qui devait marquer le début de la fin pour l’armée allemande. L’auteur réussit le tour de force de décrire le point de vue des alliés et des allemands, sans chercher à prendre partie ou a condamner - et en évitant les trop nombreux revois en bas de page. Tout à la fois récit et histoire, l’auteur nous emporter dans l’enfer des événements. Rommel ne s'y trompait pas lorsqu'il déclarait que «Pour les Alliés, comme pour nous, ce sera le jour le plus long.»

Ryan réussit à raconter l’histoire de ce débarquement en moins de 450 pages (dans le format livre de poche) et c’est tout à son honneur. Jamais il ne tombe dans l’horreur (même si ce débarquement fut à plus d’un pont de vue, l’enfer sur terre) ; ce jour-là, dix mille hommes sont morts.

Je recommande fortement la lecture de ce livre ; très instructif, très bien écrit. Pas un mot à redire sur la traduction.


Sur l’auteur.
Né à Dublin, Ryan s'installe à Londres en 1941 comme correspondant de guerre pour le Daily Telegraph en 1941. Il émigre aux États-Unis en 1947 pour travailler pour le Time magazine. Il épouse Kathryn Morgan et devint citoyen américain en 1950. Il débute en 1956 l’écriture du livre qui devait le faire connaître un peu partout : «Le Jour le plus long», livre qui connut un grand succès en librairie Il récidive moins de dix ans plus tard avec «La dernière bataille ; la chute de Berlin» (1965). En 1970 débute l'écriture d'«Un pont trop loin». Le livre fut publié en 1974. Ryan meurt la même année, d’un cancer.


«Le jour le plus long (6 juin 1944)»
Cornelius Ryan.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par France-Marie Watkins
Titre original : The Longest Day
Le livre de poche - Historique
France. 1970 pour cette édition.
ISBN : NSP
CCR: 322.h/RYA

_________
[1] «Le jour le plus long» (The Longest Day) est aussi un film américain réalisé par Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck. «Un pont trop loin» (A Bridge Too Far) a aussi fait l’objet d’un film (une co-production américano-britannique) réalisé par Richard Attenborough et sorti en 1977.

jeudi 1 juillet 2010

Librairie - 01 Juillet



Photo de la librairie Delteil il y a quelques jours.


Ça fait déjà un mois maintenant que la librairie Delteil a fermée ses portes. Il n’y a rien de plus triste à mes yeux qu’une librairie fermée. Le propriétaire - Roland Bélanger - a décidé de prendre sa retraite à la campagne. J’imagine qu’il va déménager une partie de ses livres avec lui ; quelques milliers sans doute. Des livres qu’il affectionne tout particulièrement. Pour le reste (des centaines et des centaines de boites), je sais qu’il a loué un entrepôt rue St-Hubert. Et tous les matins ou presque, je le vois mettre des boites dans son auto, direction rue St-Hubert. Est-ce que l’entrepôt est ouvert au public ? J’en doute fort. À moins de vouloir acheter des livres à coup de dizaines boîtes. Je vais tenter de voir M. Bélanger pour en savoir un peu plus... Prévoyant le coup - je savais depuis un an que le libraire voulait prendre sa retraite - j’ai acquis près d’une centaine de livres au cours des mois d’avril et mai. N’empêche, je suis «orphelin» aujourd’hui ; à moins de me rendre chez «Bonheur d’occasion» sur le plateau (ou encore L’Échange) je n’aurai plus accès a une librairie de quartier.

Ce n’est pas la première librairie a fermer ses portes en 2010. Et se ne sera pas la dernière non plus. Le livre - et plus spécifiquement le livre usagé - en voie de disparition ? Je ne sais trop. Je pense que oui. Après les boutiques de CD usagés, c’est au tour des boutiques de livres usagés de disparaître, tranquillement mais sûrement.

mercredi 30 juin 2010

Livres - 30 Juin



Mauvaise photo (en très basse résolution) d'une partie de la pile de livres...


Un peu plus tôt ce mois-ci, j'ai fais un premier élagage de mes bibliothèques. J'ai éliminé tout près de soixante-dix livres (j'espérais atteindre le chiffre de 200 mais bon, j'ai pas encore terminé). En attendant d’arriver au chiffre magique de 200, je ne savais pas triop quoi faire de mes 70 livres. Vendre ? Mais à qui ? Chez Delteil ? Non pour deux raisons, ; la plus grande partie de mes livres acquis depuis trois ans et demi provient du fonds de Delteil. Cela n’aurait pas été honnête de les rapporter. Et puis, la librairie Delteil est maintenant fermée* Non. Déposer les livres dans le bac de recyclage en espérant que «quelqu’un» arriverait à mettre la main sur le pactole avant l’arrivé du camion ? Non, franchement, compter sur la chance pour éviter que de très bons livres se retrouvent au recyclage... Et puis, j’aimais mieux les donner à «quelqu’un» que je connaissais. Mais qui ? Car étonnement, j’ai assez peu d’amis qui ont pour loisir la lecture. Et c’est au moment ou découragé, je m’apprêtais à tout déposer chez au comptoir familial de mon quartier que mon meilleur ami me fit remarquer que sa nouvelle blonde est dans les faits une grande lectrice. Je lui ait donc téléphoné et hop ! elle est passé prendre presque tous les livres (j’ai dû insister pour qu’elle reparte avec quelques livres que je jugeais très bons, mais qui ne lui disait pas grand chose). Bref, tous le monde était heureux (au fait M-A, depuis ta visite, j’ai de nouveaux livres qui se sont ajoutés dans la P.A.D. : Pile À Donner).

La suite de l’élagage ? Quelque part en juillet. Oui, oui, cette année !

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* j’en reparlerai bientôt.

Bureau - 30 Juin



Source de la photo.

Pour la dernière fois aujourd'hui, j'ai apporté mon MacBook Pro au bureau ; à compter de lundi, le MacBook Pro restera sagement à la maison, dans son étui. Puisque pour la prochaine année au moins, j'aurai le statu «d'employé», je n'aurai plus a fournir mon propre équipement informatique. Bien sur, j'avais déjà à ma disposition au bureau un Mac Pro de première génération (puce PowerPC, roulant OS X 10.4... oui, je sais... 10.4, alors que nous sommes à la version 10.6*) mais je préférais travailler avec mon MacBook Pro, Intel Core2Duo, OS X 10.6. À compter de lundi, je vais devoir travailler uniquement avec le Mac Pro.


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* lorsque 10.5 est arrivé - qui incluait 300 nouveautés par rapport à 10.4 - la maison d'édition n'avait pas les budgets pour acheter 10 logiciels pour les 10 Mac Pro. Et là il est trop tard : 10.6 n'est compatible qu'avec les puces Intel. Nous sommes donc condamné à faire rouler 10.4...

mardi 29 juin 2010

Photo - 29 Juin



Photo de l'auteur


Ballades urbaines

Si je dis «photo» et «exploration urbaine», se sont des images d’usines abandonnées qui, le plus souvent, nous viennent en tête. Mais l’exploration urbaine c’est bien plus que squatter des usines abandonnées pour faire quelques photos ; ça inclut (du moins pour moi) l’exploration de l’ensemble du «matériel» urbain ; des lignes de transports d’énergie en passant par les voies ferrées du chemin de fer. Et dimanche, j’ai fais les deux : j’ai suivi en partie la ligne de transport d’énergie et du chemin de fer qui traverse l’île d’est en ouest, tout près de la rue Sauvé. J’ai fais des découvertes intéressantes :

- nos fleurs sauvages indigènes sont d’une splendeur sans nom. Et d’une variété de formes et de couleurs. Je comprends pas que l’on puisse dépenser des fortunes en plantes annuels alors que nos vivaces sont si belles ;
- en longeant la voie ferrée, je suis tombé sur un champs de mûres sauvages. Un vrai régal. Au même moment, au marché Jean-Talon, on vendait des mûres des États-Unis a fort prix ! ;
- je me suis faufilé par une brèche pratiquée dans une vieille clôture qui longe la voie ferrée (je sais, c’est interdit) et j’ai trouvé des vieux clous «de chemin de fer» (voyez ce que je veut dire), de vieux «dormants», bref, des vestiges de la voie ferrée avant sa réfection ;
- j’ai découvert de l’or ; de la pyrite en fait. C'est un des minéraux les plus abondants de la planète. Ça ressemble à de l'or. Autrefois, on l'appelait «l'or des fous» (
source) ;
- outil ou minéraux ? J’ai buté sur un «objet» un peu étrange ; je n’arrivait pas déterminer s’il s’agissait d’un outil d’une autre époque ou d’une roche - c’est vous dire dans quel état était cette chose ! ;
- comme la voie de ferrée surplombe le réseau routier, j’imaginais qu’une fois arrivé en haut, j’aurais une bonne vue des environs ; déception : la vue est moche. Faut dire que le coin est pas mal moche aussi (Lajeunesse près de Sauvé).

Malheureusement, ce genre de ballade est a vos risques et périls : la loi interdit de franchir la clôture qui délimite le corridor d’une voie ferrée. Et c’est bien dommage car il y a là de belles choses à voir et à découvrir.

Silence - 29 Juin



Sonate Op. 42, D845, Franz Schubert
http://www.youtube.com/watch?v=b-1j7QxZ6Fc



«Le silence, plus froid que les glaciers de l’enfer
Plus profond que les abîmes du ciel..

- extrait de «Les mondes à l’envers» (Moi)


Pourquoi ce silence sur le blogue ? Je pourrais répondre que c’est parce que je manque de temps, mais c’est trop facile de s’en remettre au temps (ou au manque de temps) pour tenter d’expliquer le silence. L’éloignement. Un désintérêt face au blogue ? Non, pas du tout. Mon silence s’explique tout simplement par l’arrivé du beau temps ; forcément, lorsqu’il fait beau, je passe moins de temps devant mon écran d’ordinateur. Il y a aussi les activités (anniversaire d’un ami, explorations urbaines, photographies, etc.). Sans oublier les contrats de photos (trois ce mois-ci). Et pourquoi pas, les très bons livres que je lis depuis quelques semaines ; le temps que je passe à lire, je ne le passe pas devant un ordinateur. Ibidem avec la musique, que j’écoute en vrai mélomane, pas en diletente. Et puis, il y a le boulot : je viens d’accepter une offre : après des années de galère comme pigiste, je viens d’accepter un emploi avec contrat. En gros, ça signifie que je deviens employé de la maison d’édition pour laquelle je suis pigiste depuis huit ans et demi. Un employé avec un contrat annuel. Pour la première fois depuis vingt ans (au moins), j’aurai droit à deux semaines de vacances payé ! Je n’aurai plus à produire de factures, d’acomptes provisionnels, attendre un mois (et plus) pour être payé, etc. Mais bon, il y a une contre-partie : je ne serait plus «maître» de mes heures, je devrai respecter un horaire de 8h30 @ 17hrs mais surtout, je ne pourrai plus travailler à partir de la maison. Bon, y a rien de parfait ;-) Comme le contrat est d’une durée d’un an, j’aurai tout le temps pour m’habituer - ou non - a un boulot plus «permanent».

Pour ce qui est du silence de ce blogue, et bien le voilà brisé ;-) D’autres nouvelles sous peu ; c’est donc à suivre...

samedi 5 juin 2010

Compte de mots - 05 Juin




Poirot joue le jeu.

C’est un Poirot vieillissant qui accepte de «jouer le jeu». Vieillissant et décevant je dirais ; il perd la mémoire, voit quelque chose mais n’arrive plus a faire de liens. Bref, la vieillesse, Poirot ne la vie pas très bien. Pire :il n’arrive à résoudre le double meurtres (qui s’avère être un triple meurtres) que plusieurs mois après les faits. Bref, je n’ai pas pris de réel plaisir à lire cette enquête policière car le détective Belge le plus connu de la planète est trop en arrière scène, l’histoire inintéressante et le livres truffés de fautes. Des exemples ? en voici deux :
à la page 117, il faut lire le mot «possible», pas «impossible» ;
à la page 191, il faut lire le mot «oui», pas «qui».
Etc. De plus, c’est la première fois que l’on désigne Poirot comme un criminologiste (et ça revient à répétition dans le roman) ; il y a une différence entre un criminologiste et un détective privé (ce qu’est Hercule Poirot dans les faits). Une traduction à oublier donc, tout comme l’histoire...


Agatha Christie
«Poirot joue le jeu»
Titre original : Dead Man’s folly
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Miriam Dou
Club des masques, no. 184
251 pages. 1973, pas de ISBN
CCR : 121.p/CHR

Acquisition - 05 Juin




J'avais entre les mains 21,15 $ de coupons-rabais de la librairie Raffin. Et comme par hasard (comme si ça existait) je devais justement faire un détour près de chez Raffin. J'ai donc poussé la porte, sans trop savoir ce que j'allais acheter. J'avais pas fait cinq pas dans la librairie (bon, mettons dix) que je tombais (boum !) devant le seul exemplaire restant de «Dans sa bulle» de Suzanne Myre. Je savais même pas qu'elle avait publié un nouvel opus ! J'ai donc pas cherché plus loin et je me suis emparé de l'unique exemplaire restant et je me suis dirigé vers la caisse. J'ai toujours aimé les univers de Suzanne Myre. Oui, les univers. Rare chez un écrivain ou une écrivaine de retrouver des univers non pas parallèles, mais multiples et uniques tout à la fois. C'est une des forces de Suzanne Myre. Je sens que je vais aimer son nouvel opus. Et cette fois-ci, c'est 413 pages de bonheur qui m'attendent.


Suzanne Myre
«Dans sa bulle»
Éditions Marchand de feuilles
29,95 $

vendredi 4 juin 2010

Saga - 04 Juin



Source de la photo.

Suite de la saga - un homme sans carte (d'assurance maladie)

S'cusez le silence, mais la saga de l'obtention de ma carte d'assurance maladie se poursuit de plus belle (bref topo pour ceux qui seraient nouveaux ici un peu plus bas) : ma demande a été rejeté. Pourtant, tout semblait bien fonctionner. La fille des ressources humaines m'avait fait une bien belle lettre expliquant que je n'étais pas un employé mais un pigiste (en fait, employé de 2000 à 2005 et depuis, pigiste à plein temps). Mais voilà, aux yeux de la RAMQ, un pigiste ça vaut que dalle. Voici la réponse de la RAMQ reçu par courrier :

«La lettre de l'employeur ne spécifie pas que vous êtes à l'emploi de la compagnie ; vous fournissez des services.»

Alors c'est là que j'en suis. Déjà que parfois, comme pigiste, on se sens pas «dans le coup», imaginez lorsque la confirmation vous vient de l'appareil gouvernemental.

J'arrive même pas à être en tab.... ; si j'ai vécu seize ans sans papier d'identité (car au Québec, cette carte fait office de carte d'identité), ben je vais sans doute passer le reste de ma vie sans, voilà tout. Vous ai-je dit que je viens de lire quelques bons livres ? Non ! Alors je vais devoir m'y mettre et écrire quelques billets sur le sujet.


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* bref topo : je n'ai plus de carte d'assurance maladie depuis seize ans maintenant, dû à la maladresse de quelques fonctionnaires. Mes nombreuses tentatives pour renouveler ma carte au cours des dernières années se sont toutes avérées vaines. Je tente depuis quelques mois, encore une fois, de renouveler ma carte d'assurance maladie...

lundi 31 mai 2010

Photo - 31 Mai



Photo de l'auteur.

Petite visite au Jardin Botanique de Montréal samedi. J'ai fais quelques photos dans les jardins de Chine avec mon nouvel objectif. Je regrette pas un seul instant la somme que j'ai dû investir pour acquérir cet objectif. Prochaine sortie - si il fait beau : l'île Bizard* (je n'y ai jamais mis les pieds).






* C'est bien Bizard, pas Bizarre : Le 24 octobre 1678, le gouvernement Frontenac accorda l'île, alors nommée île Bonaventure, en seigneurie à Jacques Bizard. Cette date marque le début de l'histoire de l'île Bizard. (source Wiki).