Bush s'explique - mais ne convainc absolument pas !
Deuxième tome de cette trilogie que Bob Woodward (co-auteur avec Carl Bernstein de «All the president's men» sur le scandale du Watergate) a consacré à l'administration Bush et a la guerre en Irak. «Plan d'attaque», qui s'appuie sur une vaste enquête et de nombreux entretiens - souvent exclusifs - démontre les raisons pour lesquelles le président Bush (fils) et son entourage ont - et font encore - la guerre en Irak. Dans une série d'entrevue exclusives, le président s'en ouvre à Woodward. Mais si Bush s'explique, il ne convainc absolument pas. Pas plus que son entourage immédiat.
«Plan d'attaque» est un récit «au jour le jour» des événements de la préparation de la guerre en Irak. On devine aisément les tensions, les réussites, les lacunes et aussi, une trop grande confiance de la part de la garde rapproché de Bush. ä explique en partie la déconfiture des étasuniens dans cette aventure. Ce qui m'a le plus étonné, c'est de constater à quel point Dick Cheney y tient à cette guerre. C'est de l'acharnement.
On tombe parfois dans le délire tellement la situation parait surréaliste : l'infiltration d'agents de la CIA dans le nord de l'Irak aura des répercussions incroyables sur l'économie de la région : afin de trouver des informations, la CIA a fait pleuvoir des dollars étasuniens coup de millions (et de gros millions) et uniquement en coupure de 100$. En quelques semaine, il n'y avait plus moyen de faire de la monnaie nulle part dans la région. Il en a résulté que tout d'un coup, tout coûtait 100 $ : un café, une paire de chaussures, le moindre repas...
Il a été reproché à Woodward, spécifiquement pour ce livre, de donner une trop belle part au président George W. Bush. Effectivement, on a souvent l'impression qu'au fond, le président est un homme cultivé. Parfois, en lisant une phrase, je me surprenais à dire tout haut : «allons, Bush n'a pas pu dire ça !». J'avais parfois l'impression que c'était une tentative pour le réhabiliter aux yeux de ses citoyens. Aujourd'hui, plus personne n'est dupe.
Au final, «Plan d'attaque» démontre sans l'ombre d'un doute l'incompétence des grandes agences - comme la CIA - et de la grande naïveté (pour ne pas dire l'incompétence) du président des États-Unis et de ses sbires.
«Plan d'attaque»
Bob Woodward
Poche: 644 pages
Editeur : Editions Gallimard (avril 2005)
Collection : Folio documents
ISBN : 9782070306657
vendredi 6 février 2009
Compte de mots - 6 Février
jeudi 5 février 2009
Acquisitions - 5 Février

Est-il encore possible de parler «d'acquisition» de livres lorsqu'ils furent téléchargé légalement (faut-il le rappeler) d'Internet ? Disons que je ne me suis pas réellement penché sur le sujet (j'ai autres choses en têt en ce moment)... Cette semaine, j'ai donc téléchargé, en PDF, les livres suivants :
1. «Anne Boleyn» (roman biographique) de Paul de Musset, dans une édition de 1837.
2. «Correspondance de Lord Byron avec un ami» (correspondance), dans une édition de 1825.
3. «Le ministre de Wakefield» (roman) Olivier Goldsmith Dans une édition de 1831.
4. «Le roman de la rose» (roman) de J. de Meung et G. de Lorris, dans une édition de 1814.
5. «Les Velder» (roman) de Robert Choquette, écrit en 1941.
6. «The Works and life of Robert Burns» (oeuvres et biographie) de John Lockhart, dans une édition de 1835.
7. «Charles le téméraire» (roman) de Walter Scott, dans une édition de 1836.
De belles lectures du dimanche après-midi en perspective, accompagné du silence et d'un bon thé.
mercredi 4 février 2009
Techno - 4 Février
Sans fil...
Depuis bientôt deux semaines maintenant, je suis en sans fil à la maison. Pour ce faire, j'ai fais l'acquisition d'un modem-router[1] «Airport Extrême» de Apple. J'ai acquis ce modem-router à la boutique Le Mac Urbain sur le chemin Chambly à Longueuil. Comme toujours, François, mon vendeur attitré (en fait, à mes yeux, c'est beaucoup plus qu'un vendeur ; c'est un conseillé inestimable) m'attendait. Comme toujours, se fut extrêmement agréable ; j'ai certainement passé plus d'une heure a parler, échanger, faire le tour de la boutique, etc. Et comme à chacune de mes visites, la boutique était encore plus belle et plus fonctionnelle que lors de ma précédente visite : les portables sont maintenant dans le milieu de la boutique, bien en vue. Bravo les gars !
Mais le modem-routeur dans tout ça ? Une merveille. Les deux Mac et le PC vont main dans la main. J'ai branché l'imprimante directement dans le «Airport Extrême», ce qui me permet d'imprimer à partir de n'importe quel ordinateur. Et j'ai activé la «boîte de dépôt» dans les deux Mac, ce qui me permet de déposer n'importe quel type de document dans «l'autre» Mac, à partir de «mon» Mac - et vice et versa. plus besoin de recourir à une clé USB. Qui plus est, pas de configuration difficile : ça s'est fait en quatre clics de souris, pas de blague ! J'ai aussi activé le partage de la bibliothèque iTunes ; un clic de souris !
Le modem-router est camouflé dans la bibliothèque de mes disques vinyles - tout comme l'imprimante. Ça fait donc moins de fil sur le bureau (une photo est prévue pour bientôt). Mon bureau est vraiment dépouillé maintenant : pas un seul papier, pas un crayon ; qu'une belle surface plane avec deux écrans, une lampe, deux hauts-parleurs et le socle de mes écouteurs sans fil. Et sous le bureau, la gestion des fils est plus ordonnée. Mais le vrai changement va s'effectuer plus tard en 2009, lors que je vais repeindre la pièce ; je vais en profiter pour repenser la disposition des meubles, acquérir de nouveaux meubles s'il le faut, bref, c'est une histoire à suivre.
_________________
[1] c'est le terme exact selon le dictionnaire de l'OLF.
mardi 3 février 2009
Compte de mots - 3 Février
Compte de mots électronique ; la suite
Le eReader de Sony
Il y a quelques questions que je n'ai pas abordé dans mon précédent billet.
Pourquoi lire des livre en format numérique - surtout par le biais d'un ordinateur ?
Principalement parce que l'essor du livre électronique (appelons-le le livrel) est encore très limité* Tandis qu'un ordinateur, nous en avons tous au moins un. Il est vrai que l'ordinateur, même portatif, est généralement plus lourd qu'un livre (et qu'un livrel). Donc, beaucoup moins facile de lire n'importe où. Je le concède. Mais dans mon cas, comme je ne lis pas n'importe où, ça pose pas un problème ; je m'installe tout simplement devant mon ordinateur et je lis. Ah ! oui, j'accompagne mes lecture d'un bon thé ;-) Et si j'avais à lire dans le transport en commun ? Hé oui, je ferais comme vous : je lirais un livre ;-)
Mais au delà du comment, il y a le pourquoi ; pourquoi je lis un livre en format numérique plutôt que dans son format initial (le papier) ? Tout simplement parce que se sont des livres qui ne sont plus disponibles sur le marché - ou serait bien difficile à trouver. Ou disponible que dans une vieille édition, à un coût prohibitif. Pour trouver les livres du frère Untel (Jean-Paul Desbiens), à part «Les insolences...» qui a fait l'objet de nombreuses réimpressions au cours des ans, faut se lever de bon heure... Ibid avec «Les Velder» de Robert Choquette... Voilà donc pourquoi je me tourne principalement vers la version numérique. Ibidem avec des titres «classiques» ; pourquoi payer 20 $ pour lire Shakespeare si je puis le lire gratuitement, en format PDF. Vous savez, Shakespeare n'a pas d'ayants droit ;-)))
Qu'en est-il de la fatigue oculaire ?
Vous êtes nombreux à déplorer que la fatigue oculaire limite votre temps passé devant un écran d'ordinateur ; à plus forte raison si c'est pour lire. Ce n'est pas mon cas. Du moins, pas pour l'instant ; j'ai la chance, malgré mon âge, d'avoir une excellente vue. On verra plus tard...
L'amour du livre ou l'amour du... texte ?
Ça, c'est la question sans réponse claire : êtes vous amoureux du livre ou du texte ? Si vous êtes résolument amoureux du livre, c'est que pour vous, hors du livre, le texte n'a pas droit de citer. N'a pas sa raison d'être. Mais si au contraire, vous êtes amoureux du texte, le type de support, qu'il soit sur papier ou de format numérique, ne devrait pas trop vous rebuter (en autant que se soit lisible bien sur).
Certains d'entre-vous vont dire, avec raison, être amoureux des deux : du livre et du texte. C'est effectivement une belle façon de ne pas prendre partie ;-)
Absence de signet ; le point faible ?
Pas avec le livre électronique, puisqu'il vous suffit de refermer «le livre» ; il garde en mémoire la page. Vous ouvrez de nouveau le livre et hop ! il s'ouvre à la bonne page. Mais avec un texte en PDF sur un ordinateur, il en va tout autrement. Diverses solutions s'offrent à vous, selon que vous utilisez un logiciel simple pour lire (acrobat Reader, Aperçu pour Mac, etc.) ou que vous utilisiez Acrobat professionnel. Mais généralement, il est possible d'apposer un «signet électronique» sur un mot, une phrase, etc.
Imprimé ou pas ?
Faut-il imprimer un texte ou un livre numérique ? À mon avis, il n'est pas nécessaire d'imprimer. Même si la somme de lecture est considérable. Dans la dizaine de livres numérique lus, je n'ai imprimé qu'une seule fois un texte (recto verso).
On garde ou pas ?
Le poids (en Mo) du livre numérique est généralement minime, ce qui vous permettrait de conserver des milliers de livres dans votre ordinateur sans aucun problème. Vous pourriez aussi sauvegarder des centaines et des centaines de livres sur un seul DVD, libérant du coup le disque dur de votre ordinateur. Qui plus est, se faisant, vous pouvez transporter avec vous plusieurs centaines de livres sur cette mince plaquette de plastique ; suffit de vous trouver un ordinateur pour lire. Ou partager vos livres.
Tentative de justification de ma part ?
Absolument pas ! Je n'ai pas à justifier mes choix aux yeux de quiconque. Je voulais simplement vous faire part de ma petite expérience. Je sais que vous êtes passablement réfractaires à l'arrivé du livre électronique - vous êtes même perplexe sur ses chances de percer sur le marché. J'ai, comme vous, de nombreuses réserves. Mais je garde toujours en tête que l'arrivé du iPod en 2001 a véritablement changer nos habitudes et notre rapport avec la musique ; qui sait s'il n'en sera pas de même un jour avec le livre électronique...
_________
* il y aura explosion de l'offre de livres et de livrel lorsqu'il sera possible de lire un livre avec n'importe quel baladeur sans entraves ni DMR, que se soit avec un iPod, iPhone, etc. Trop petit vous dites ? Il y a cinq ans, on ne pensait pas que toute une génération de jeunes allait regarder des vidéos sur un écran de 3 pouces, ce qui est monnaie courante maintenant. De plus, j'ai fais hier l'expérience de lire un chapitre de «Roméo et Juliette« de Shakespeare sur un iPod Touch : c'est étonnant comme ç'a se lit bien. Faudrait voir cependant ce qu'il en est sur deux ou trois heures de lectures en continue...
lundi 2 février 2009
Compte de mots - 2 Février
Compte de mots... électronique ?
Le Kindle d'Amazon.
Compte de mots un peu particulier aujourd'hui (et pour les prochains jours) car j'ai l'intention de vous parler de mes dernières lectures... sur support électronique. Non, je n'ai pas acquis un Kindle d'Amazon (qui n'est vendu qu'aux États-Unis) ou un eReader de Sony. Pas même un iPhone ou un iPodTouch. À mes yeux, le livre électronique tel que proposé aujourd'hui n'est pas au point :
- Trop de formats propriétaires et pas assez de format ouvert - ni même un seul format standard - outre le PDF - pour le livre, comme le format MP3 pour la musique.
- Pas de livre électronique aussi «sexy» qu'un iPod par exemple (pas même de «nom» pour ce bidule encore, quoi que le nom de «livrel» circule). Le Kindle tout particulièrement a l'air de sortir tout droit de la même usine que le Zune de Microsoft ;-)
- Pas assez d'offres de livres. On parle de quelques milliers de livres tout au plus. Mais tel livre n'est compatible qu'avec tel type de lecteur et tel autre livre avec tel autre autre type de livre électronique.
- Un produit qui se cherche encore ; on tente de faire du livre électronique (le support) un produit multimédia qui pourra faire jouer de la musique, prendre des notes vocales, etc. On en vient a oublier l'idée première du livre électronique : lire...
Avec quoi lire si on ne possède pas un livre électronique ?
N'importe quel ordinateur fera l'affaire. Dans mon cas, c'est avec mon ordinateur portable (MacBook Pro), ce qui me permet de lire autant chez-moi que dans un café. Et même pas besoin de connexion Internet : une fois le livre dans l'ordinateur, il suffit d'avoir Acrobat reader (gratuit) - ou si vous êtes sur Mac, Aperçut fonctionne merveilleusement bien.
Sous quel format ?
Je sauvegarde principalement les fichiers en PDF. Souvent, le texte est aussi offert en format MSWord ou carrément en format texte (txt). Je privilégie le PDF parce qu'il permet une mise en page beaucoup plus dynamique, une recherche dans le texte, un retour rapide à la page des matières, etc.
Lire quoi ?
Depuis une dizaine de mois, j'ai lu (s'cusez du peu, je cite de mémoire alors forcément, j'en oubli) :
«La tempête» de William Shakespeare
«On ne badine pas avec l'amour» Alfred de Musset
«Comment peut-on être autochtone» de Jean-Paul Desbiens
«Sous le soleil de la pitié» de Jean-Paul Desbiens
«Les insolences du frère Untel» de Jean-Paul Desbiens (relecture)
«Ombrageux royaume» de Jean-Paul Desbiens (article en cours de lecture)
«Lord bacon» de Justus de Liebig, traduit de l'allemand par Pierre de Tchihatchef. Édité chez L. Guérin en 1866. (livre en cours de lecture).
Si on retrouve principalement des textes «classiques» et «anciens», donc libre de tout droits, il ne faut pas être «trop malin» pour trouver des titres beaucoup plus contemporains (mais avec un copyright).
Où trouver des livres ?
Il y en a un peu partout maintenant ; trois adresses :
- Chez Google :
http://books.google.com
Google ben c'est Google : grande facilité à naviguer dans le site mais choix de livres limité. Les livres offerts dans leur intégralité relève plus de la curiosité historique que de l'intérêt contemporain. C'est du coté roman que ça risque d'être intéressant. J'y ai même trouvé des romans d'auteurs d'ici, dont «Les Velder» de Robert Choquette - les plus de 50 ans se souviendront de «La pension Velder»...
- Chez Scribd :
http://www.scribd.com
Inscription gratuite mais néanmoins nécessaire pour télécharger ; une adresse de courriel et un mot de passe suffit. Très grands choix dans de très nombreuses langues. Il est aisé de naviguer dans le site. Je recommande vivement.
Pour les oeuvres de Jean-Paul Desbiens :
http://classiques.uqac.ca/contemporains/desbiens_jean_paul/desbiens_jean_paul.html
Son oeuvre complète est en cours d'édition numérique. On pourra reprocher une chose : les innombrables fautes de retranscription que l'on retrouve dans les textes. Faut pas oublier cependant que c'est grâce au dévouement - et au bénévolat - d'un petit nombre de personnes que les textes de Desbiens sont rendus disponibles dans Internet.
Votre collaboration.
Vous avez d'autres sites à me suggérer ? Il me fera plaisir de les ajouter à cette courte liste.
dimanche 1 février 2009
La radio et moi : la rupture - 1er Février
Pourquoi je n'écoute plus la radio.
Sérieusement, vous écoutez encore la radio vous ? Pas moi. Aussi bien le dire tout de suite, j'ai abandonné l'écoute de la radio commerciale il y a plusieurs années déjà. plus précisément, au moment où la radio est devenue pute ; au moment où la radio s'est mise à ne plus renouveler les contrats de vrais animateurs et amants de musiques, pour les remplacer par des vedettes. Des humoristes. J'ai quitté le navire au moment ou la radio a préféré vendre son âme à l'industrie du sondage. Au moment où la radio a décidée de tellement ressembler à la chaîne concurrente qu'en bout de ligne, toutes les radios aujourd'hui se valent - ou presque. Et à mes yeux, elles ne valent plus grand chose...
J'ai cessé d'écouter la radio au moment ou la radio a franchit un point de non-retour dans la bêtise, délaissant le vrai talent musicale pour se mettre au service de l'industrie de la musique (les «majors»). C'est à ce moment que la radio s'est mise à faire jouer cinq, six fois, sept fois par jour, la même chanson du nouveau poulain de telle étiquette de disque ou telle chanson de telle chanteuse. Curieusement, c'est aussi a ce moment que les jeunes ont commencé a bouder la radio, au profit du baladeur, du lecteur MP3. Au profit de la musique qu'ils aiment ; pas celle qui leur est imposé. À preuve : la dernière fois que vous avez mis les pieds dans une automobile, si vous étiez avec des gens de moins de 35 ans, il y a de fortes chance pour que la radio ait fait place au baladeur MP3 (pour ne pas dire un iPod). C'est une expérience que je vis une fois par mois depuis plusieurs mois. C'est étonnant de constater à quel point la radio est vite disparue du quotidien de beaucoup de jeunes.
Pris entre la radio rock matante, la radio humour à tout prix, la radio parlé et les trop nombreuses pauses publicitaires, j'avais trouvé refuge à la radio de radio-canada ; pas celle qui diffuse du classique à 8h, du francophone à 9, du jazz a 10 et de la musique du monde à 11 ; non, pas celle-là : je parle de la radio intelligente et curieuse avec Homier-Roy, Bazzo, Giroux et Desautels. Mais depuis cet été, j'ai même déserté cet unique refuge : traitez-moi de tous les noms, mais la Charette, qui remplace Marie-France Bazzo, ben je suis tout simplement pas capable (j'y reviendrai dans un autre billet). Giroux elle, elle à préférée se faire entendre «à l'autre chaîne» de radio-canada.
N'allez surtout pas vous imaginer que je ne suis qu'un vieux râleur pour qui tout était plus beau et «plus meilleur» avant (pour paraphraser un ancien premier ministre du Canada). Mais je suis obligé de constater que la radio d'aujourd'hui me ressemble de moins en moins - et elle ressemble de moins en moins à pleins de gens autour de moi.
Mais pourquoi ai-je abandonné la radio de radio-canada cet été ? L'incident c'est déroulé au mois d'août. Pendant les olympiques. R-C a tellement misé sur les olympique que c'était quasiment indécent. Mais bon, tant que c'était limité à la télévision (que je ne regarde pas) et aux bulletins d'informations (radio et télévision) ça me posait pas de problème. Mais voilà que même à la radio, il n'y en avait plus que pour les olympiques. C'était surréaliste : R-C consacrait, à son émission du matin, un bloc de plus de 15 minutes par heure uniquement pour me parler d'Alexandre Déspatie, Émilie Hymans et tutti quanti ! S'en était trop : entendre parler d'olympique jusque dans mes céréales, ça me donnait la nausée. C'est là que j'ai définitivement décroché de la radio.
Le matin maintenant, je lis un livre...
jeudi 22 janvier 2009
Catalogage - 22 Janvier
L'hypertexte du temps...
photomontage de l'auteur
Ah ! les belles cartes de références des bibliothèques d'antan. Si comme moi, vous avez la nostalgie de ce type de classeurs de références, sachez qu'il existe plus de 3,000 photos indexé sous «card catalog» dans le site de photos Flickr.
Vous pouvez même faire comme moi et générer vos propres cartes, en passant par le générateur de carte de catalogage.
A bien y penser, ce type de carte c'est un peu l'ancêtre de nos liens hypertexte. Si ! si ! Il fallait remplir une carte pour le nom de l'auteur, une autre pour le titre, une autre encore sur le sujet, etc. Et il fallait classer tout ça dans l'ordre (aphabétique généralement. Numérique dans le cas d'une indexation par chiffres). Il y avait donc autant de champs de recherches possibles que de cartes. Tous ça est remplacé aujourd'hui par de solides bases de données. Et l'hypertexte. Mais à la base il y a encore quelqu'un, quelque part, qui doit entrer les informations dans une base de données. Heureusement, comme pour FileMaker Pro, on entre l'information une seule fois et hop ! il est possible de faire des recherches dans tous les champs disponibles.
Dans Flickr, j'ai un faible pour une photo de la Library of Congress prise en 1951, avec une vue en plongée sur les classeurs de références.
Commande - 22 Janvier
Commande...
Je viens de placer une commande de quatre CD sur Amazon. Quelques mots sur les interprètes...
1. Marie-Marine (Lévesque) - «Heritage Humain»
Fille du poète auteur compositeur et interprète Raymond Lévesque, Marie-Marine mériterait d'être plus connue. Sa voix, le choix de ses textes, sa grande maîtrise du rythme en font une interprète à part entière. Nous sommes loin, très loin ici des «nunuches» à la star académie.
2. Philip Glass - «Organ Works»
La musique de Philip Glass est synonyme de musiques dites sérielles. Cette musique ne plaît pas à tous. Certains d'entre vous ont été «initié» à cette forme particulière de musique avec la trame sonore du film «The Hours».
3. Philip Glass - «Two Pages/Contrary Motion/Music in Fifths/Music in Similar Motion»
Je cherche cet enregistrement depuis quelques années déjà. Je me souviens l'avoir vu à plus de 30$ chez HMV il y a quelques années ; il est à 20$ chez Amazon.ca
4. Steve Reich - «Four Organs; Phase Patterns»
Tout comme Glass, Steve Reich est essentiellement connu comme compositeur de musiques dites sérielles. Comme j'aime beaucoup l'orgue, j'ai bien hâte d'entendre de la musique sérielle sur cet instrument.
samedi 17 janvier 2009
Techno - 17 Janvier
vendredi 16 janvier 2009
Techno - 16 Janvier
iTunes au bureau
Après avoir ajouté les CD de Daniel Taylor «The Voice of Bach» (classique), Death Cab for Cutie «Plan» et Modest Mouse «Good News For People Who Love Bad News» (indie-rock), Melody Gardot «Worrisome Heart» et John Pizzarelli «With A Song In My Heart» (jazz) et John Mayall «Blues Breakers With Eric Clapton» (blues), le logiciel iTunes de mon Mac Pro au bureau affichait 3, 512 morceau pour pratiquement 11 jours de musiques en continue ! Une bibliothèque musicale fort remplies et surtout, pour tous les goûts puisque via le réseau au bureau, tous et chacun ont accès à ma bibliothèque de musiques sur leur ordinateur (Mac ou PC).
Techno - 16 Janvier

Pendant les fêtes, j'ai beaucoup bossé sur FileMaker Pro 8. FileMaker Pro est un logiciel de gestion de bases de données qui fonctionne sous Mac OS et sous Windows. Secondé par «The Missing Manual : FileMaker Pro 8» et fort de mon expérience de coordonateur des métadonnées. j'ai créer une base de données de mes livres (environ un millier de livres). En fait, j'ai créé un canevas (ou design) et une fois satisfait, je suis passé en mode test (Beta) avec une vingtaine de titres. Après trois semaines - et quelques modifications - j'ai basculé en alpha : à partir d'une base de données Excel existante, j'ai importé mes données dans FileMaker Pro. Je n'ai rencontré aucun pépin. Je vous ferai une prise d'écran très bientôt.
dimanche 11 janvier 2009
Compte de mots - 11 Janvier
Le rapport de Brodeck
Quelle belle histoire. Touchante. Bouleversante. Une histoire sur le devoir de mémoire. Une histoire sur la vérité, le mensonge, les hommes, la guerre et même, sur l'amour de jeunesse qui se poursuit bien au delà des ans.
«Cela raconte beaucoup de choses une rivière,
pour peu que l'on sache l'écouter. Mais les gens
n'écoutent jamais ce que leur racontent les
rivières, ce que leur racontent les forêts, les
bêtes, les arbres, le ciel, les rochers des
montagnes, les autres hommes. Il faut pourtant
un temps pour dire, et un temps pour écouter.»
(p. 399)
Ce roman aurait pu être qu'un autre livre sur l'horreur des camps, sur la 2e guerre, les nazis, les juifs. Mais le roman et son auteur vont beaucoup plus loin, ne serait-ce qu'en omettant de dire (ou plutôt, d'écrire) le nom des méchants, des persécutés. En omettant même de nommer le pays ou l'action se déroule.
Chargé par la population d'écrire un rapport sur les «événements», Brodeck profite de la rédaction de ce «témoignage» pour se souvenir : son arrivé tout jeune dans ce village, l'amour, la guerre, la déportation, la vie dans le camps, son retour au village - d'où il n'était plus attendu. Village et villageois qui ne sont pas tout à fait innocent.
C'est un roman tout en finesse qui dit les choses sans les nommer directement.
«Vivre, continuer à vivre, c'est peut-être décider
que le réel ne l'est pas tout à fait, c'est peut-être
choisir une autre réalité lorsque celle que nous
avons connue devient d'un poids insupportable ?»
(p. 384)
Le rapport de Brodeck est un roman universel sur l'amour de la vie, sur la fidélité du coeur, sur l'humanité. À lire, absolument.
Le rapport de Brodeck
Philippe Claudel
Stock, paris, 2007. 400 pages
ISBN : 9782234057739
CCR : 121.r/CLA
mardi 30 décembre 2008
Compte de mots - 30 décembre
«Ma chienne de vie» de James Thurber
J'ai découvert l'univers loufoque de James Thurber (1894-1961) au début des années 70, par un article dans le Reader's Digest. Jusqu'à tout récemment encore, j'avais conservé cet article dans mes archives personnelles. Difficile de décrire Thurber : il est tout à la fois chroniqueur, illustrateur, humoriste, journaliste et.... excentrique.
«Selon Benvenuto Cellini, tout homme devrait avoir atteint au moins l'âge de quarante ans
avant de s'essayer à une entreprise aussi noble que de coucher sur le papier l'histoire de
sa vie. Il a ajouté que l'auteur d'une autobiographie se devait d'avoir excellé en quelque
manière. De nos jours, nul quidam possédant une machine à écrire ne tient le moindre
compte des préceptes surannés du vieux maître. Personnellement, je n'ai excellé en aucun
domaine, si ce n'est une remarquable et - aux dire de plusieurs amis - inexplicable
aptitude à atteindre des bouteilles de ginger ale vides avec des petits cailloux, a une
distance de trente pas»
(p. 9)
L'humour de Thurber est particulier, pour ne pas dire unique. Son autobiographie l'est tout autant. L'auteur s'attache plus a décrire l'excentricité de sa famille que sa propre excentricité. Et quelle famille en plus ! Tous le monde est un peu détraqué. Même le chien ! En fait, en refermant le livre un peu plus tôt cette semaine, j'avais le sentiment que rien - ou presque - dans cette autobiographie était vraie. J'avais l'impression que Thurber nous menait en bateau. Parfois, dépeindre à gros traits n'est pas la meilleure des solutions. C'est la voie qu'a emprunté l'auteur toute sa vie. C'est parfois drôle mais parfois, pas du tout.
«My Life and Hard Times» fut publié en 1933 et est dédié à sa mère, Mary Agnes Fisher Thurber
James Thurber
«Ma chienne de vie»
Titre original : My Life and Hard Times
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jeanne Guyon
Rivages.
2008 pour cette édition. 143 pages
ISBN : 9782743618209
CCR : 112.au/THU
lundi 29 décembre 2008
Compte de mots - 29 Décembre
«Howards End» de E. M. Forster
Comme j'ai pu aimer ce roman qui dans sa facture, doit beaucoup a Jane Austen et ce, même si le roman de E.M. Forster fut publié près de 100 ans après «Orgueil et préjugés». J'ai pris tout mon temps pour savourer ce coté vieille Angleterre, cet affrontement entre deux familles, deux mondes que tout oppose : l'humanisme des Schlegel et le matérialisme des Wilcox. Mais c'est surtout dans la difficulté à communiquer avec autrui que se construit cette histoire.
«Après le petit déjeuner, elle lui demanda un bref entretien»
- «Mais oui, dit-il. Bien sûr, j'ai du temps, ma chère amie. Que demandez-vous ?»
- «Rien.»
(page 242)
Le livre s'ouvre avec une lettre d'Helen, qui séjourne à Howards End et le livre se termine à Howards End : mais entre les deux, que de détours, que d'aventures, de déchirements aussi. Un beau portrait de la société anglaise d'avant guerre, dans ce qu'elle avait de plus noble et de plus détestable. À lire et à relire.
Mais fidèle à son exécrable habitude, 10/18 aura su être médiocre jusque dans les 19 petites phrases de la C4 en écrivant «En devenant la seconde Mrs. Wilcox, Helen Schlegel...» Tous le monde sait bien que ce n'est pas Helen qui deviendra la seconde épouse de Mr. Wilcox, mais bien Meg (Margaret). Et si sur la C4 on écrit le nom de Helen à l'anglaise, à l'intérieur du livre, on francise son nom en Hélène : c'est pas sérieux, c'est un ou l'autre. Cette maison d'éditions fantoche ne mérite plus que j'achète ne serait-ce qu'un seul livre neuf ; je vais me contenter - comme pour ce livre - d'acheter usagé. Ainsi, cette médiocre maison d'éditions n'aura plus un seul sous de moi.
On dit de «Howards End» que c'est le véritable chef d'oeuvre de Forster, plus que «La route des Indes». Au lecteur d'en juger...
E. M. Forster
«Howards End» (roman)
Traduit de l'anglais par Charles Mauron
10/18, collection Domaines étrangers
1992 pour cette édition. 379 pages
ISBN :9782264017932
CCR : 121.r/FOR
dimanche 28 décembre 2008
Compte de mots - 28 Décembre
La douceur des hommes
Ne dit-on pas que «dans les petits pots les meilleurs onguents» ? En tout cas, ça s'applique à merveille a ce tout petit roman - son premier en fait - de Simonetta Greggio et intitulé «La douceur des hommes». Le roman de format poche fait tout juste 154 pages et mise à part pour la dernière partie du roman qui est à mon avis de trop (mais ça se rattrape pour les toutes dernières pages), tout le roman est d'un grand bonheur. C'est un roman qui nous parle de l'amour de la Vie et de l'Amour tout court. C'est une histoire tout en douceur et tout en désir.
- «Vous lui avez dit [...] que vous l'aimiez ?»
-«Non, c'était trop tôt... et puis tout d'un coup, ça été trop tard».
(page 141)
«La douceur des hommes» c'est l'histoire de Fosca qui, au seuil de sa vie, se raconte. Ce qu'elle raconte ? Essentiellement, son rapport avec les hommes qu'elle a aimé. Mais c'est aussi un ode à la vie. À l'importance de croquer le présent. Et c'est Constance, sa petite fille «adoptive», qui l'écoute, le temps d'un «road trip» vers l'Italie. Après la mort de Fosca, Constance découvre des lettres, un journal et la vérité sur ce qui l'unit à Fodca.
Un très beau roman donc, qui nous réconcilie avec la Vie et L'Amour, avec les hommes et les femmes. Du moins, durant 154 pages...
Simonetta Greggio
«La douceur des hommes»
Le livre de poche, 153 pages
2007 pour cette édition
ISBN : 9782253116073
CCR :143.r/GR
Église - 28 décembre
Église de la paroisse Saint-Vincent-Ferrier
Photo de l'auteur - 28 décembre 2008
Tout juste derrière le parc Charles Sandwith Campbell, se trouve l'imposante église de la paroisse Saint-Vincent-Ferrier. Située sur la rue Jarry [1], L'église fut construite en 1930-1931, selon les plans de l'architecte Ludger Lemieux. La bâtiment, qui reprend la forme d'une croix latine, est de la taille d'une cathédrale. À l'intérieur de l'église, on retrouve un orgue magnifique qui fut construit par la maison Casavant Frères de Saint-Hyacinthe [2]. Malheureusement, l'orgue, qui n'a jamais été restauré et qui n'a fait l'objet que d'entretiens sporadiques, est très fragile.
Des photos de l'église (intérieur et extérieur) de même que de l'orgue sont disponibles ici.
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[1] 301 rue Jarry Est, tout à coté de la station de Métro Jarry, dans le quartier Villeray.
[2] http://www.uquebec.ca/musique/orgues/quebec/svincentfm.html
De retour... 28 Décembre
De retour de vacances...
Je ne suis pas allé bien loin ; je suis resté à Montréal en fait, mais j'avais grandement besoin de me reposer et de me tenir loin de tout. Même de mon blogue. Me voici de retour, reposé et en grande forme (je passe sous silence quelques maux dû au fait que je vieillis). Et je suis en vacances pour encore plus d'une semaine !
Beaucoup de musiques, de lectures, de photos aussi sont au programme de mes vacances. Tiens, une petite photo faite cet après-midi de grands vents dans le parc Charles Sandwith Campbell (1858-1923) dans Villeray.
Chêne avec ses feuilles en plein hiver, dimanche 28 décembre 2008
Un mot ou deux sur Charles Sandwith Campbell :
Né en 1858 a Kingston en Ontario, Campbell a passé la plus grande partie de sa vie au Québec. Il a fait ses études au collège Bishop à lennoxville puis à l'université Laval à Québec, ou il fut reçu avec «grande distinction».
Philanthrope, avocat et humaniste, il devait fonder le plus grand et le plus influent cabinet d'avocats de Montréal de son temps : Campbell, Meredith & Allan.
À sa mort en 1923, l’avocat montréalais (célibataire) laissa un important fonds (1, 000,000 $) destiné à la présentation de concerts gratuits dans les parcs, et ce, à perpétuité. Ce don par testament avait pour but de faire la promotion des artistes d’ici, tout en permettant à la population des quartiers populeux d’assister à des concerts gratuits. Et encore aujourd'hui, la tradition se poursuit ; plus de 5 000 concerts en plein air ont été présentés par la Succession Charles S. Campbell.
Anecdote : il existe trois parcs au nom de Charles Sandwith Campbell à Montréal.
dimanche 14 décembre 2008
Cadeaux - 14 Décembre
Cadeaux de la Californie
Nous sommes encore loin du 25 décembre et pourtant, me voilà avec des cadeaux, en direct de la Californie, USA :
1. «The Greedy Bastard Diary» - Eric Idle (des Monty Phthon)
2. «Critique et vérité» - Roland Barthes (hé oui, on lit en français en Californie)
3. un signet, avec vue sur le pont de San Francisco
Sapin - 14 Décembre
Installation du sapin de Noël cet après-midi (l'opération décoration aura lieu en fin d'après-midi). Quoi, un sapin naturel ! N'ai-je pas honte de contribuer ainsi à a déforestation ? Non, car il s'agit d'un sapin de culture. De plus, je préfère encourager une industrie d'ici plutôt que d'encourager une industrie en Chine, via une grande chaîne de magasins des États-Unis, avec un sapin en plastique qui dans six ans, sera tout juste bon pour les poubelles. Toujours hésitant ? Sachez qu'il vous faudrait conserver votre sapin artificiel pendant un minimum de 20 ans pour proclamer votre achat plus écologique qu'un sapin naturel...
Maintenant, libre à vous d'avoir un sapin artificiel ou non. À chacun sa façon. Car le sapin artificiel possède des atouts. Mais comme le disait ce matin avec beaucoup de justesse Marie-Claude Lortie : «une plante, c'est mieux qu'une créature de plastique venue de Chine.»


