jeudi 9 août 2007

Mise à niveau - 09 août




Vous voyez l'appareil ci-contre ? Ben c’est MON Powerbook G4 Titanium de MAC. Le premier de sa génération, soit un 400 Mhz, datant de 2001. Grace aux soins de l’équipe le mac urbain (voir coordonnées plus bas) je viens de prolonger la vie utile de cet appareil pour plusieurs années. Et voici comment :

- Coté mémoire RAM, l’appareil est passé de 256 Mo a 1 Go,
soit son maximum.
- Coté OS, l’appareil roule maintenant sous 10.4.10. soit
la plus récente mouture de OS X.
- J’ai acquis Office 2004. Là aussi, c’est la mouture la plus
récente de la suite bureautique de Micro$oft pour MAC.
- Enfin, grâce à iLife’05, une suite de logiciels pour MAC, j’ai pu
installer iPhoto, pratique pour téléverser des photos numériques.

Mais au delà de la quincaillerie, ce que je voulais surtout souligner ici c’est la qualité du service chez le mac urbain. Contrairement à l’autre grand magasin MAC à Montréal*, chez le mac urbain on ne vous regarde pas de haut si vous arrivez avec un appareil qui a, disons le franchement, un certain âge. Au contraire, on prends le temps de regarder avec vous les possibilités qui s’offrent, les différents scénarios selon votre budget, etc. Jamais j’ai senti qu’on voulait me décourager de faire une mise à niveau de mon MAC pour me vendre un MAC neuf. Même plus, c’est le plus naturellement du monde qu’on m’a installé les barrettes de mémoire RAM sans que je le demande, comme si c’était LA chose à faire – si vous pensez trouver ça ailleurs, bonne chance !

L’essayer c’est l’adopter. En tout cas moi, je vais plus ailleurs !

Le mac urbain
1324 chemin-Chambly
Longueuil (face au centre d’achats Jacques-Cartier)
450.640-8777
www.lemacurbain.com

* vous savez qui... et je passe sous silence le Mac Store de Laval, n’y ayant pas mis les pieds

mercredi 8 août 2007

Compte de mots - 08 août




« C'est à la hache que je travaille. Remarquez que je n'aime
pas ça. Je suis plutôt délicat par tempérament
»
- Le Frère Untel (Jean-Paul Desbiens)
Avertissement in Les insolences du frère Untel

J’ai entrepris la lecture d’un curieux petit livre qui m’est tombé entre les mains l’autre jour : « Lettres à l’abbé Baillargé (à propos d’éducation) » de Louis Fréchette (1839-1908). Avec tout ce qui se dit - et tout ce qui se fait « tout croche » dans le domaine de l’éducation en ce moment, j’étais curieux de voir comment c’était « avant », « dans l’temps ». Résultat ? (soupir !) on apprends jamais des erreurs passé...

C’est après avoir visité une exposition scolaire au Mont-Saint-Louis que Fréchette décide de s’attaquer, avec toute la verve et l’humour dont il est capable, aux collèges classiques qui, selon lui, n’enseignent pas à parler, lire, ou écrire correctement. La réponse à ses attaques ne se fit pas attendre : Frédéric-Alexandre Baillargé, abbé et professeur au Collège de Joliette s’en prend (j’ose à peine dire répond) à Fréchette dans une lettre parue dans deux journaux, en avril 1893. Fréchette répond alors avec une série de treize lettres qui paraîtront dans divers journaux (La Patrie, Le National, La Liberté et L’Opinion publique). Fréchette, pour prouver qu’on enseigne mal le français dans les collèges, démontre, à partir des différents écrits de l’abbé Baillargé, qui fut lui-même un étudiant issu du collège classique avant d’y enseigner, ne sait pas écrire, fait des fautes de toutes sortes et où, trop souvent, le contenu frôle l’imbécillité. Une fois l’adversaire mis K.O. (l’abbé Baillargé perdit son poste de professeur), Fréchette suggère une réforme du système de l’éducation, réforme qui passe par un renouvellement de la pédagogie : examens pour les enseignants, enseignement pratique axé sur les sciences, meilleur apprentissage de la langue maternelle et de l’anglais, implication de l’État et des laïcs dans l’éducation, etc.
Plus d’un siècle après la parution des lettres, qu’en est-il ? Malgré le rapport Parent[1], une réforme scolaire épouvantable et l’entêtement des différents « sinistres » de l’éducation (péquiste et libéraux) a garder le cap sur la réforme, force nous est de constater qu’aujourd’hui, rien n’a vraiment changé. Triste constat ; l’école n’enseigne pas plus à parler, lire, ou écrire correctement que du temps de Fréchette. Pire : c’est maintenant les enseignants que l’on montre du doigt (pas assez compétents, ne sachant ni bien parler ni bien écrire, etc.). Ce qui fait bien l’affaire des instigateurs de cette stupide réforme (des fonctionnaires de ministère de l’éducation).
Mais bon, tout n’est pas noir pour autant. Un exemple : dans mon temps, à peu près tous le monde parlait de « toaster » pour désigner un grille-pain ; vous en connaissez beaucoup encore des gens qui disent toaster aujourd’hui ? En même temps, j’ai en tête un test maison fait par un professeur d’histoire au secondaire : à l’aide d’une carte aveugle de l’Europe, le professeur à demandé a 144 élèves d’identifier l’Italie. Vingt-deux (22) seulement ont réussit. Et dire que c’est à ces mêmes élèves qu’il faut enseigner l’histoire de la renaissance !
Curieux et pas du tout rassasié, j’ai relu en partie « Les insolences du frère Untel » de Jean-Paul Desbiens. Non, vraiment, rien n’a changé... Je puis comprendre toute l’aigreur qui habitait le frère Untel dans les dernières années de sa vie.
____________
[1] le rapport Parent recommandait, entre autres choses, la création du Ministère de l'éducation du Québec, la scolarisation obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans, la création des CÉGEP en remplacement des collèges de l'époque dirigés par des religieux, la formation poussée des enseignants et l'accès aux universités en dehors de toute classe sociale




De Louis Fréchette, j’ai lu (il y a quelques année déjà), dans une vieille édition, « Mémoires intimes », une biographie inachevée. C’est sans aucun doute son meilleur texte. C’est un texte à découvrir, à lire et relire... En jetant un oeil dans ma base de données de livres, je constate que j’avais mis la cote de 5 au livre, soit la cote la plus haute. Pas si pire pour un livre écrit « pour instruire et surtout distraire et amuser le lecteur » selon l’éditeur...

Fréchette, Louis,
« Lettres à l’abbé Baillargé » (à propos d’éducation)
Édition Bibliothèque Québécoise
Montréal, 2003. 267 p.
ISBN : 9782894062296
CCR : en attente de classification

Fréchette, Louis,
« Mémoires intimes»
Édition Bibliothèque Québécoise (2004)

Le frère Untel (Desbiens, Jean-Paul)
« Les insolences du frère Untel»
Édition de l’Homme (2000)
Il est possible de trouver dans l’usagé les anciens éditions et tirages de l’ouvrage. Il est aussi possible de télécharger cet ouvrage, en toute légalité, à l’adresse suivante :
http://classiques.uqac.ca/contemporains/desbiens_jean_paul/insolences_frere_untel/insolences.html

lundi 6 août 2007

Compte de mots - 06 août


La grande Oeuvre au noir



J’ai terminé la semaine dernière « L’Oeuvre au noir », ce très beau livre de Marguerite Yourcenar. L’écriture de Yourcenar est très belle et un peu exigeante
aussi (c’est pas un polar). L’Oeuvre au noir c’est en fait l’histoire de la vie de Zénon, médecin, alchimiste et philosophe, qui traverse le XVIe siècle en homme libre. Partagé entre le Moyen-Âge et la renaissance, Zénon tentera toute sa vie d’être une homme de bien, dans une époque aussi riche que brutale. Mais j’en suis encore à me demander si Zénon a connu plus de joie que de malheur cependant.


« On se fait à la férocité des lois de son
siècle, comme on se fait aux guerres
suscitées par la sottise humaine, à
l’inégalité des conditions, à la mauvaise
police des routes et à l’incurie des villes. »

-Zénon

Si Zénon avait vécut au XXIe siècle, il aurait été à mon avis un homme vite désabusé, vite déçu par l’Homme - et les hommes. Peut-être que le XVIe siècle était encore porteur d’espoir...

Je n’avais pas encore lu de romans de cette dame de la littérature francophone. J’avais l’impression – c’est une certitude maintenant – qu’il fallait une certaine dose de maturité pour lire Yourcenar, maturité qui n’a rien à voir avec l’âge par contre. Par exemple, je ne serais pas surpris d’apprendre que mon ami et libraire Julien ait lu ce livre à 16 ans ; c’est que Julien avait déjà cette maturité nécessaire pour lire du Yourcenar à seize ans, maturité que je n’avais même pas à 20 ans. Pas plus qu’à trente d’ailleurs, je dois le reconnaître !

C’est un livre que je recommande fortement, qui se lit lentement, afin d’en savourer toutes les saveurs.


Yourcenar, Marguerite
L’Oeuvre au noir
Folio, 469 p.
Pas de ISBN
CCR : 131.r/YOU

jeudi 2 août 2007

Chaud - 02 août

Trop chaud !

Ouaip ! fait 33˚C à l'ombre sur mon balcon. Et je vous dit pas la temérature qu'il fait dans mon bureau, un vrai scandale. Le MAC et le PC ont chaud. Moi aussi. C'est pourquoi je me suis exilé sur le balcon pour lire (fait jamais trop chaud pour lire). Et puis, avec une bonne provision de thé glacé maison et un très bon livre entre les mains, la chaleur passe bien... Ah ! oui, vous ai-je dit que suis plongé dans "L'oeuvre au noir" de Marguerite Yourcenar. Fameux. Je vous en reparle.

Mise à jour : photo pour prouver mes dires...

mercredi 1 août 2007

Livres - 01 août













Vue sur une partie de mes bibliothèques....

mardi 31 juillet 2007

Compte de mots - 31 juillet





Le plaisir de tuer

Est-ce que le plaisir de tuer existe ? Est-ce que celui qui s’amuse à tuer est forcément un psychopathe ? Et est-ce que ce tueur pourrait être un gars « ordinaire » dans la vie de tous les jours ? Lynda La Plante, dans son roman policier « Suspect numéro 1 » semble croire que oui.

Avec ce premier roman, Lynda La Plante nous offre un roman policier « classique » ; inspecteurs ivrognes et bourrus, avec sa cohorte de policiers divorcés, mal dans leur peau, macho à l’os - et bien sur, totalement contre l’arrivée des femmes dans la police (voyez le genre !). Alors imaginez la réction des Boys en voyant débarquer l'inspectrice-chef Jane Tennison, appelé à remplacer un collègue mort d’une cris cardiaque, en plein milieu d’une enquête.
l'inspectrice-chef Jane Tennison aura à se débattre avec ses démons intérieur et le démon des autres. Et si elle ne gagne pas tout coup, elle aura au moins gagné le respect de ses pairs.

C’est un bon petit roman policier. C’est glauque à souhait, un peu noir, quelques fois cocasses, anecdotique aussi. Et la fin... J’ai bien aimé.

La Plante, Lynda
Suspect numéro 1
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne)
LGF - Le livre de poche, collection Policiers
Paris, 1997. 286 p.
ISBN : 9782253141815
CCR : 121.rp/LAP

lundi 30 juillet 2007

Plaisir de bouquiner - 30 juillet

« Ça se passe souvent ainsi : on entre dans une librairie avec l’idée bien ancrée d’y acheter un certain livre, et on en ressort avec un autre. Pareillement en bibliothèque. Tels sont les délices du libre accès. ».
- Pierre Assouline, dans son blogue
(http://passouline.blog.lemonde.fr/)

Et pour vous, ça se passe comment ?

Beau temps pour lire - 30 juillet

Patience...

Il fait tellement beau que bloguer devient difficile ; passer une soirée devant mon écran, suant à grosses gouttes, non merci ! par contre, je lis toujours autant. Alors patience, j’arrive avec de nouveaux contre rendus de lecture, quelque part cette semaine...

vendredi 20 juillet 2007

Comptes de mots – 20 juillet

BD de l’été

Un ami – Merci Martin – m’a fait découvrir ce qui sera ma série de BD de l’été : « Blacksad », de Diaz Canales et Juanjo Guarnido, chez Dargaud éditeur.

Blacksad, c’est avant tout l’histoire d’un ancien flic, devenu détective privé et toujours pris dans des histoires tordues.

Blacksad, c’est un dur au coeur tendre qui n’hésite pas à tuer pour se défendre.

Blacksad, c’est aussi l’Amérique des années 50. Tout y est ; l’atmosphère, les décors, des bagnoles comme il ne s’en fait plus, des costards très classe. En fait, la seule chose qui diffère de ce décor américain c’est qu’on a tronqué les humains par… des animaux. Blacksad est un chat. Noir bien sur. Il a des amis dans la police (des chiens) et se fait « ami » avec un reporter (un renard).

Finalement, Blacksad c’est trois très bons albums (un quatrième est en production).

Tome 1 : « Quelque part entre les ombres »
Sans doute le plus « sympa » des trois tomes. Le plus humoristique aussi.

Tome 2 : « Artic-nation »
Le plus noir et sans doute le plus dur. Ici on nage en plein racisme – hé oui, même chez les animaux ! C’est le kkk mais version banlieue. Dur.

Tome 3 : « Âme rouge »
Le lecteur est plongé en plein maccarthysme. La chasse au sorcière. Le plus prévisible des trois tomes.

Le tome 4 est à paraître.

Je recommande fortement. Avec une limonade bien fraîche car après tout, c’est l’été !




















« Blacksad » de Diaz Canales (scénariste) et Juanjo Guarnido (dessinateur)
Dargaud éditeur.

mercredi 18 juillet 2007

Statistiques - 18 juillet

Clic, prise 3

Chez Flickr, il est possible de lancer une recherche par appareil photo. Il est ainsi possible de voir quels sont les appareils les plus populaires.

Les appareils photos les plus populaires de la communauté Flickr sont :

Canon EOS Digital Rebel XT
Canon EOS Digital Rebel XTi
Nikon D50
Nikon D80
Canon EOS 20D


Dans les marques les plus connues, on retrouve (dans l’ordre alphabétique) :

Canon
Fuji
Kodak
Nikon
Olympus
Sony

Dans la marque Fuji, mon modèle d’appareil numérique (FinePix S602 Zoom) est classé 8e sur 115. Pas si pire pour un modèle pourtant dépassé... Mais n’ayez crainte, je m’amuse beaucoup avec mon appareil.

Compte de mots - 18 juillet



Et l’ennui les emporta...

La romancière Molly Keane (1905-1996), aussi (surtout) connue sous le pseudonyme de M.J. Farrell, est née en Irlande, dans le compté de Kildare et est la fille de la poétesse Moira O’Neill.

Keane écrivit son premier roman à l’âge de 17 ans. Entre 1928 et 1952, elle écrivit 10 romans sous son pseudonyme dont Et la vague les emporta... en 1937. Ce roman, c’est Mazo de La Roche en Irlande qui raconte une histoire de Jane Austen avec les personnages de Virginia Woolf ! Et tout ça en moins de 400 pages !

Le roman se résume en quelques lignes : c’est l’histoire d’une famille irlandaise, d’une certaine bourgeoisie du début du XXe siècle, pour qui la chasse est érigée en religion. L’histoire est centré autour du domaine familial et se termine par un bal masqué qui fait éclater le vide absolu de l'existence des membres de cette famille.

Ça résume assez bien l’ambiance triste qui nous accompagne tout au long du livre. Pas un grand roman. Même pas un rendez-vous au dépaysement. Tout juste un petit divertissement à lire assis au pied d’un arbre...

Et la vague les emporta...
KEANE, Molly
Traduction de « The Rising Tide ». Traduit par Frédérique Daber. Préface de Gilles Brochard
Édition de la Table Ronde, collection La petite vermillion (no. 101)
386 p., 1999
EAN : 9782710308799
CCR : 122.r/KEA

jeudi 12 juillet 2007

Compte de mots – 12 juillet




Refaire sa vie

Qui n’a pas rêvé un jour de tout abandonné pour refaire sa vie ? Tout abandonner et partir pour faire ce dont on a toujours rêvé ? Mettre les voiles pour enfin devenir peintre, écrivain ou lutteur sumo ! C’est ce que fit Ben Bradford suite à une altercation qui devait mal tournée : cet habile avocat de New York simule sa mort et hop ! le voilà parti à la reconquête de soi - avec une nouvelle identité. À la conquête de ce qu’il a toujours voulut être : un photographe.
Et c’est dans le Montana que Bradford va jeter l’ancre (s’il avait été écrivain, il aurait pu jeter l’encre, mais bon, Douglas Kennedy a fait du personnage un photographe...). Le Montana, un endroit rêvé pour refaire anonymement sa vie. C’est du moins ce que croyait Bradford. Mais même dans le Montana, le passé le rattrape. Et il se voit contraint de fuir. Encore. De simuler sa mort. Encore une fois.

Kennedy frappe juste et fort avec ce roman. Assez pour insuffler chez son lecteur le goût de mettre les voiles et tout laisser derrière ? Sans doute pas. C’est le genre de livre qu’on ne voudrait jamais vouloir se terminer, afin de suivre la course de Bradford à travers les États-Unis. Je recommande fortement.

KENNEDY, Douglas
L'homme qui voulait vivre sa vie
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Bernard Cohen
Pocket, collection Pocket
469 p., 2004
ISBN : 9782266087988
CCR : 112.r/KEN

mercredi 11 juillet 2007

Photos - 11 juillet



CLIC, prise 2

Vous voyez ça, vous voyez ce magnifique appareil photo, ben il est maintenant officiellement à moi. Là, maintenant. Avouez qu’il a de la gueule ce boîtier !

Bon, d’accord, c’est pas un appareil neuf. Ce n’est pas un mythique Nikon non plus. Et non sa résolution n’est pas de dix-huit triziliard de mégatonnes de pixels. Il ne fait pas le café via son câble USB, pas plus qu’il a un accès à iTunes via Bluetooth. Et pas d’écran tactile non plus. Non, rien de tout ça. Mais vous savez quoi ? je m’en fous. Complètement.
J’ai connu un type dans l’temps qui faisait de la photo époustouflante avec un simple K1000 et un 50mm. L’appareil n’est pas tout ; ça prend aussi - surtout - le talent (et le temps, et la patience...). Et puis, parlant talent, Édouard Boubat (1923-1999) n’a pas connu la révolution numérique, ce qui ne l’a pas empêché de faire quelques unes des photos les plus immortelles de l’histoire de la photographie[1]. Lui et beaucoup d’autres aussi, dont un certain Ansel Adams... et un duo de photographes d’ici : Mia et Klaus...

Allez, je vous en veux pas d’être un peu jaloux tout de même ;-)

______
[1] dans Google images, faites « Lella Boubat »...

mardi 10 juillet 2007

Compte de mots – 10 juillet



La quatrième dimension

Court recueil de quatre nouvelles de Robert Bloch, tirées du film du même nom. Je n’ai pas vue le film. Je sais par contre qu’une certaine controverse existe au sujet du tournage (trois morts accidentelles, un procès avorté). Bref, c’est pas la joie. Comme dans le livre. Aucune des personnages du livre n’en sort tout à fait indemne. Mais que le lecteur se rassure, les nouvelles ne sont pas si terrifiantes. En fait, nous sommes loin de Lovecraft qui savais si bien créer une ambiance, une tension chez son lecteur (je pense à « L’Affaire Charles Dexter Ward » entre autre). J’ai deviné la fin de trois des quatre nouvelles bien avant d’en arriver à la conclusion – cela dit en toute modestie.

Le livre est divisé en quatre chapitres :
I – Bill
II – Valentin
III – Helen
IV – Bloom

Dans chaque chapitre, on décrit le devenir d’un personnage : Bill, qui déteste tout et tout le monde, se voit jeter aux sources mêmes de sa haine. Valentin est le seul passager de l’avion a apercevoir, accroché à l’aile de l’avion, un monstre qui risque d’entraîner tous le monde dans une chute fatale. Anthony se découvre un pouvoir mental infini et c’est Helen qui va l’aider à canaliser cette énergie. Bloom redonne l’espoir de vivre aux « vieux » qui croupissent dans des centres pour personnes âgées.

C’est sans doute les deux derniers personnages qui sont les plus attachants. Pas un très grand livre. Qui sait si, pour une fois, le film est meilleur que le livre ? À lire de préférence un dimanche de pluie, avant de s’endormir…


BLOCH, Robert
La Quatrième dimension (Twilight Zone - The Movie)
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Monique Lebailly
J'ai lu, No. 1530, collection Science Fiction
1983, 190 p.
ISBN : 9782277215301
CCR : 112.sf/BLO

lundi 9 juillet 2007

Lire avec Stepen Harper - 09 juillet


De Man Booker Prize à Professeur !

Nous le savons tous, l'écrivain Yann Martel, auteur du livre Histoire de Pi et récipiendaire du prestigieux Man Booker Prize 2002 a décidé, il y a quelques mois déjà, d’initier le premier sinistre Stephen Harper à la littérature. Depuis avril donc, Martel lui envoie un roman toutes les deux semaines, un projet que l’auteur compte poursuivre tout au long du règne Harper à By Town*. Non content de lui envoyer un livre, il accompagne son envoi d’une lettre d’introduction au livre, lettre qui ne manque pas d’humour. Dans le but de mieux faire connaître son projet, Yann Martel a également créé le site Internet What is Stephen Harper reading ? Jusqu'à tout récemment, le site n'existait qu'en anglais. Mais voilà que la version francophone est maintenant disponible. Je vous incite fortement à y faire un saut - et c’est par ici...
http://www.whatisstephenharperreading.ca/quelitstephenharper.html

Je l’avoue, le ton enjoué des lettres de Martel au premier sinistre m’a tellement séduit que je songe sérieusement a me procurer son fameux « Histoire de Pi », livre que je n’avais pas l’intention de lire... Nah ! pas par snobisme, mais parce que l’histoire me disait rien. L’histoire ne me séduit pas plus maintenant, mais j’ai comme soudainement hâte de découvrir l’écriture de Martel.

_______
* l’ancien nom d’Ottawa

vendredi 6 juillet 2007

Compte de mots - 06 juillet

Encore une bonne pêche !

Détour (mais est-ce vraiment un détour ?) vendredi en fin d’après-midi, chez mon libraire* Toujours en aussi grande forme mon libraire - et pour cause puisqu’il arrivait d’une semaine de vacances. Dans sa libraire, il y avait encore plus de boîtes de livres que lors de mon dernier passage ! Et des boîtes, il y en avait partout : dans les allées, dans l’entrée, sous les tables, derrière le comptoir, dans l’arrière boutique… je me suis promené dans la librairie pendant un peu plus d’une heure, sans avoir vue la moitié de tous ces trésors enfouis sous la poussière et le carton. Tout de même, j’ai rapporté dix-huit (18) livres. Une belle pêche donc ! Ça m’a coûté des sous, mais bon prince, mon libraire m’a fait un bon prix, ce qui ne l’a pas empêché de faire de bonnes affaires.


ROMANS
BACHMANN, Ingeborg. Malina
CATHER, Willa. Des ombres sur le rocher
DECOIN, Didier. Docile
GAVALDA, Anna. Je l’aimais
HARDY, Thomas. Tess d’Urberville
KEANE, Milly. Et la vague l’emporta…
SPARK, Muriel. Ne pas déranger
YOURCENAR, Marguerite. L’Oeuvre au noir

POLICIER
AMBLER, Eric. Énergie du désespoir
COONTS, Stephen. Le cavalier rouge
HAMMETT, Dashiell. La clé de verre
JAMES, P.D. Mort d’un expert
MARININA, Alexandra. La mort et un peu d’amour

SCIENCE-FICTION
VONARBURG, Élizabeth. Le silence de la cité
Collectif. Histoires de planètes

JOURNAL/ÉCRIT INTIME
HUGUENIN, Jean-René. Journal (édition intégrale)

AUTOBIOGRAPHIE
CHARRIÈRE, Henri. Papillon

DOCUMENT
STEINER, Jean-François. Treblinka

______________
* Librairie Delteil, rue St-Denis. Voir dans ce blogue :
Compte de mots – 14 janvier 2007
Acquisitions - 17 mars 2007
Compte de mots - 19 mars 2007

Compte de mots - 06 juillet



Bush s’en va-t-en guerre

Avec ce livre, Bob Woodward raconte ni plus ni moins que l’histoire, heure par heure, des cent premiers jours qui ont suivi les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis et de la mise en place de la formidable machine de guerre américaine en Afghanistan. Cette guerre, la seconde de l'histoire contemporaine de l’Afghanistan opposa, d’octobre à novembre 2001, les États-Unis, l'Alliance du Nord et plusieurs nations occidentales - dont le Royaume-Uni, la France et le Canada - contre le régime Taliban en place.

Livre fascinant pour quiconque est intéressé par l’histoire qui s’écrit au jour le jour depuis les événements de septembre 2001. Woodward n’est pas avare d’informations de toutes sortes ; interviews, notes, propos, mémos, transcriptions et documents divers. On sort de ce livre un peu étourdit de tous ces noms, lieux et dates. Étourdit, mais un peu plus riche sur la connaissance du déroulement de la guerre en Afghanistan. Woodward lève aussi le voile sur une question essentielle à mon avis : pourquoi envahir l’Irak si les attaques du 11 septembre furent commandés de l’Afghanistan. On en apprend un peu plus aussi sur le rôle du Pakistan et sur le président du Pakistan, le Général Pervez Musharraf, de même que sur Hamid Karzaï, le président actuel de l’Afghanistan.

Une chose qui m’a étonné ? de constater tous ces gens importants qui gravitait dans l’entourage du président et qui sont, aujourd’hui, tombés en disgrâce : Donald Rumsfeld, Carl Rover, Colin Powell, Jon Ashcroft, Lewis, « Scooter » Libby, George Tenet…

Dans ce livre, Woodward fait la belle part à Bush ; c’est trop beau pour y croire - et cela lui fut très durement reproché. Comment croire qu’un type qui, tous les jours, nous démontre sa profonde stupidité, ait pu dire ceci, à propos de l’Afghanistan :

« Je m’oppose à ce que l’armée serve
à construire une nation. Une fois
terminé, nos forces ne sont pas chargés
du maintien de la paix. Nous devrions
mettre en place une force de protection
des Nations unies et partir…
»

Non, franchement, c’est trop beau pour être vrai.


Pour ce qui est de la traduction, l’utilisation des mots anglais se généralise chez nos amis français (et dire qu’ils nous reprochent de féminiser à outrance). Pourtant, il existe des mots simples dans la langue de Molière :

Highjackers (p.62) pour pirates de l’air
Sponsorisaient (p. 65) pour commanditaires
Prime time (p. 369) pour heure de grande écoute

Et j’en passe et des meilleurs ! Et que dire de l’utilisation abusive de mots anglais pour des expressions du monde du sports (principalement du base-ball). Comme si les équivalents français étaient inexistant !

Conclusion
Ce livre, le premier d’une trilogie maintenant disponible en français, est assurément a ajouter à vos lectures d’été si l’actualité vous intéresse - et si vous aimez le style de Bob Woodward.

Tome 1 : Bush s'en va-t-en guerre
Tome 2 : Plan d'attaque
Tome 3 : Mensonges d'Etat. Bush en guerre


WOODWARD, Bob
Bush s'en va-t-en guerre
Traduction de Bush at War
Folio, collection Folio Documents
2003, 560 p.
ISBN : 9782070313013
CCR : 412.p/WOO

jeudi 5 juillet 2007

Projet Gutenberg - 05 juillet



Un mot sur le projet Gutenberg Canada

Si vous êtes un tant soit peu familier avec Internet - et amoureux de la littérature - le projet Gutenberg ne vous est pas inconnu. Mais ce qu’il y a de nouveau, c’est le projet Gutenberg Canada. Le site Internet permet de télécharger un peu plus de 200 oeuvres du domaine public[1] d’auteurs canadiens : autobiographies, romans, livres d'enfants et récits d'explorateurs. Pour l’instant, 80% du contenus est en anglais, mais dans les oeuvres francophones on retrouve notamment Maria Chapdelaine de Louis Hémon, Voyage de Jacques Cartier au Canada, La chasse galerie de Honoré Beaugrand, L'influence d'un livre de Philippe Aubert de Gaspé, les oeuvres de Champlain et des oeuvres d’auteurs qui me sont inconnus (désolé, mais Henri-Émile Chevalier ça me dit rien !).

Bon, la page d’accueil du site ne paie pas de mine – n’ayons pas peur, c’est carrément affreux. Mais bon, on s’en fout un peu.
De plus, on promet de nouveaux titres francophones d'ici les prochaines semaines.

Lire à l’écran ne vous branche pas ? Vous pouvez toujours imprimer ce qui vous intéresse. Enfin, trois millions de livres sont téléchargés chaque mois, précise le site principal du Projet Gutenberg.
___________________
[1] c’est-à-dire libérées de leurs droits d'auteurs


le projet Gutenberg Canada
http://www.gutenberg.ca/

mercredi 4 juillet 2007

Compte de mots - 04 juillet



La vie est injuste

Plusieurs jours après avoir refermé le recueil de nouvelles Vies Cruelles de Lorrie Mooore, je demeure tout aussi perplexe. Perplexe parce que tous les personnages des nouvelles sont des êtres vulnérables, quelques fois délurés, souvent près de la folie. Tous un peu à coté de la « track ». Perplexe aussi parce que Loorie Moore jongle entre différents styles, sans jamais prendre appuie. On passe de l’humour des Marx Brothers au monde onirique de Paul Auster à la gravité du monde et de la désespérance de l’espèce humaine : c’est beaucoup pour une seul recueil de nouvelles.

Et avec sa dernière nouvelle, qui porte le titre de Vies cruelles, l’auteure est, comment dire, difficile à suivre.

Ce qui aurait pu être un bel exercice sur la vie des gens bizarres et détraqués se transforme vite en bouge de l’âme humaine.

Je vous laisse tout de même sur la seule chose qui m’a fait sourire. Pour qui aime le genre, c’est digne de Groucho Marx ; c’est l’histoire d’un type qui rend visite à son docteur et le docteur lui dit :
- « Eh bien, je suis désolé de devoir vous informer qu’il vous reste six semaines à vivre. »
- « Je veux une seconde opinion. »
- « Vous voulez une seconde opinion ? O.K. dit le docteur. Et, en plus, vous êtes moche. »
Pages 112-113


MOORE, Lorrie
Vies cruelles
Traduction de Like Life.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Édith Soonckindt-Bielok
Paris, Rivages poche / Bibliothèque étrangère, 1991, 250 p. Illustré.
ISBN : 9782869305229
CCR : 312.n/MOO

mardi 3 juillet 2007

Compte de mots - 03 juillet



Compte de mots... électronique !

Je suis littéralement plongé dans la lecture de « Angler : The Cheney Vice Presidency », une série d’articles publié sur le site du Washington Post (hyperlien plus bas). C’est tout simplement fascinant - si la politique intérieur états-uniennes vous intéresse.

Pendant longtemps, la fonction de vice-président des États-Unis se résumait à une fonction protocolaire ; une fonction de remplacement : en l’absence du président, le vice-président prenait la relève. Sans plus. Mais avec Cheney, tout a changé : cet homme est sans aucune doute le plus influent et le plus puissant de tous les vice-président états-uniens. L’homme est secret, a en horreur la presse, est un habile manipulateur (menteur diront certains), et est doté d’une grande intelligence. Mais sa grande intelligence, il l’a met au service de son propre pouvoir (et de celui de Bush), au détriment des intérêts du son pays. Et selon un éditorialiste du Washington Post, Il faudra des années pour réparer les dommages causé par Cheney.

Et c’est pas l’Affaire Libby qui va redorer son blason : on pensait que la décision d’épargner la prison à Lewis (Scooter) Libby ne relevait que du président Bush, mais...

« Confronté mardi matin à un feu nourri
de questions, le porte-parole de la
Maison-Blanche, Tony Snow, a tenté
d'expliquer que la décision n'était pas
politique mais liée au caractère «excessif»
de la peine, tout en laissant entendre que
M. Cheney avait pris part à la décision
».

Source : Agence France-Presse, Washington. Un article de Fanny Carrier


Il ne serait pas étranger non plus a l’approbation de techniques d’interrogatoire proche de la torture - et autres traitements cruels- interdits par les lois internationales.
Une lecture bien édifiantes finalement, qui vient confirmer ce que nous soupçonnions tous : George W. Bush n’est pas l’homme du pouvoir à Washington.


The Washington Post
http://www.washingtonpost.com/

Angler : The Cheney Vice Presidency, une série en quatre parties
http://blog.washingtonpost.com/cheney/