lundi 29 mars 2010

Bibliothèque - 29 Mars






Triste : Les responsables des bibliothèques publiques de Toronto cherchent 300,000 $ qu'ils veulent investir... dans l'achat de jeux vidéo ! Selon le conseiller municipal Adam Vaughan, qui siège au conseil d'administration de la bibliothèque, ça pourrait agir comme un aimant pour attirer une toute nouvelle clientèle. J’y crois pas tellement.

À lire (en anglais) via le site Internet du
Toronto Star.


Compte de mots - 29 Mars




Sherlock Holmes, l’increvable.

Je crois l’avoir déjà écrit ici ; j’ai probablement lus toutes les histoires de Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle (1859-1930) pendant mon adolescence*. C’est à se demander pourquoi j’ai acquis un court recueil de quatre enquêtes de Sherlock Holmes ? Disons simplement que sachant d’avance que j’allais devoir me taper plusieurs déplacements en métro, je trouvais intéressante l’idée de «re»lecture de quelques enquêtes du détective le plus célèbre.

Quatre brèves enquêtes donc. À mon avis, avec plus de temps (et moins de paresse ?) Doyle aurait pu transformer les quatre nouvelles en quatre romans ; il y a assez de matières et d’idées dans tout ça pour faire de bons romans. Malheureusement, sous forme de nouvelles, les histoires passent trop vite sur certains détails. Ce qui donne à l’ensemble un boulot à la limite bâclé.

«
J’ai bien peur, Watson, d’être obligé de partir, me dit Sherlock Holmes, un matin, au moment où nous prenions place pour notre petit déjeuner.
[...]
Je ne fus pas surpris.
»
P.57

Je ne peut même pas dire que je préfère une histoire à une autre. Ma plus grande déception ? pour chacune des quatre histoires, j’ai vite deviné l’auteur de chacun des crimes. Dommage...

Sur la C4, on lit que Sir Arthur Conan Doyle est l’inventeur du roman policier. C’est malheureusement faux : l’invention du roman policier revient plutôt à un auteur français complètement oublié aujourd’hui :
Émile Gaboriau (1832-1873) - ce que Doyle lui-même a reconnu. Le personnage du Commissaire Lecoq de Gaboriau a même influencé Doyle pour sa création de Sherlock Holmes.

Je ne pense pas relire un Sherlock Holmes avant longtemps.

Sir Arthur Conan Doyle
«
Les six Napoléons, suivi de trois autres récits - Sherlock Holmes»
France, 1995. 123 pages.
ISBN : 9782277300847
CCR : 121.p\DOY

Les six Napoléons, L'homme à la lèvre tordue, Silver Blaze, Le traité naval




_________
* http://archivistedejour.blogspot.com/2010/02/compte-de-mots-27-fevrier.html

Compte de mots - 29 Mars



Avant de connaître gloire et reconnaissance, Paul Auster à «tirer le Diable par la queue». C’est ce qu’il nous raconte, avec beaucoup d’humour, dans ce petit livre a saveur autobiographique : ses années de galère en France, les petits boulots, la séparation de ses parents, sa rencontre avec sa première femme, son «invention» d’un jeu de cartes basé sur les règles du Base-ball* (page 141 et suivantes). Mais c’est surtout de son rapport avec l’argent qui compose la trame de ce livre.
«
Mon argent ne me dura pas aussi longtemps que
je l’avais imaginé. [...] Dès le début, par
conséquent, j’ai dû me débattre pour garder
la tête hors de l’eau.
»
P. 92

Et pour faire de l’argent, Auster devait travailler.
«
La plus part des boulots que j’obtenais venaient
d’amis, ou d’amis d’amis, ou d’amis d’amis d’amis.
»
P. 92

Mais en dehors des contraintes d’argent, Auster écrivait. Malheureusement, la plus part des écrits de ce temps ne nous sont pas parvenus : perdu ou détruits, c’est selon («
...le tapuscrit du roman alimentaire a disparu au fond d’un sac de plastique, quasi oublié d’un déménagement à l’autre.» P. 162). Mais le souvenir de cette époque demeure très frais dans sa mémoire, ce qui nous donne un très beau livre, qui se lit comme un roman.

Je le disais plus haut, il y a des moments fort drôle dans ce livre. Sa rencontre avec John Lennon est tout à fait dans le «ton» du livre :
«
Un jour ... alors qu’Arthur était sorti faire
une course, John Lennon frappa à la porte...
- Salut, dit-il en me tendant la main. Je
m’appelle John.
- Salut, répondis-je en saisissant la main et
en la secouant un bon coup, je m’appelle Paul
».
P. 126

Mais tout n’est pas rose pour autant. L’heure des bilans arrive vite. Auster doit le reconnaître ; «
Arrivé à un certain moment de sa vie, on s’aperçoit qu’on passe ses journées en compagnie des morts autant qu’en celle des vivants.» P. 127.

Après la mort de son père (qui fut la cause d’un grand chagrin intérieur chez l’écrivain) et grâce à un petit héritage laissé par son père...
«
Je me suis réinstallé à New York et j’ai continué
à écrire. Un beau jour, je suis tombé amoureux et
je me suis remarié.
»
P. 162

Un livre très intéressant qui nous permet de mieux comprendre, de mieux cerner l’univers austerien. À lire, que vous soyez un inconditionnel de l’auteur ou non.


Paul Auster
«
le Diable par la queue suivi de Pourquoi écrire ?»
Le livre de poche, 2000. 187 pages
ISBN : 9782253149200
CCR : 112.re/AUS

______________
* pour la petite histoire, Jack Kerouac avait lui aussi inventé un jeu de base-ball avec des cartes. Voir «Jack Kerouac, Memory Babe» de Gerald Necosia.


Compte de mots 29 Mars





Parce qu’un classique, ça se démode (presque) pas.

J’ai lu, pour la deuxième fois dans ma vie, «
La chasse-galerie» de Honoré Beaugrand. La première fois ? Je devais avoir 13 ou 14 ans, pas plus. Pourquoi relire ? Grande question. Peut-être parce que le gouvernement n’a pas encore taxé la relecture ;-) Non, je blague ; j’ai reçu ce livre en cadeau de ma librairie en 1998, dans le cadre de la journée mondiale du livre le 23 avril. Depuis 1998 que le livre (qui fait moins de cinquante pages) me suit. Il était temps que je le relise.

Premier constat : la présentation de l’oeuvre par François Ricard est quasiment aussi longue que l’oeuvre elle même ; généralement, c’est mauvais signe. Une fois le malaise passé, on s’attaque à l’oeuvre. J’ai beaucoup aimé. J’ai aimé cette histoire de pacte passé avec le diable - histoire hautement improbable aujourd’hui - mais qui en son temps, devait faire frémir dans les chaumières.

«
À droite ! Baptiste ! à droite ! mon vieux,
car tu vas nous envoyer chez le diable, si tu
ne gouvernes pas mieux que ça !
»
P. 42


Autre constat : cette histoire - plus une fable - gagnerait beaucoup à être raconté par un
Fred Pellerin par exemple. D’ailleurs, Honoré Beaugrand a sans aucun doute fouillé dans la tradition orale pour transposer dans l’écrit, cette belle histoire. Bien sur, cette histoire de canot volant et de pacte avec le diable ne fait pas très XXIe siècle, mais ça en dit beaucoup sur le Québec d’une autre époque. Dans la tradition des «Forestiers et voyageurs» de Joseph-Charles Taché par exemple.


Honoré Beaugrand

«La chasse-Galerie»

Fides, 1998. 47 pages.

ISBN : 9782762120523

CCR : 111,1.fa/BEA





Absence - 29 Mars


Silence...


Chambre avec vue - Photo de l'auteur



C’est pas de gaieté de coeur que j’ai dû mettre de coté le blogue ; sans entrer dans les détails, ma conjointe a dû subir une importante intervention chirurgicale. J’ai donc passé plusieurs jours à l’hôpital, auprès d’elle. Elle est de retour à la maison depuis hier. Je vais reprendre mes activités sur le blogue et sur Flickr cette semaine. En attendant, une photo prise ce matin, de la chambre.

mardi 23 mars 2010

Compte de mots - 23 Mars





Trop court ?

Il y a des histoires comme ça que j’aimerais lire sans fin (ou presque). Il y a des livres comme ça que j’aimerais débuter, tout en sachant qu’il ne se termineront jamais. Et c’est ce que j’aurais aimé de ce trop court roman de Florence Sevyos, «Comme au cinéma». Avec ses 91 pages, c’est même pas tout à fait un roman : tout juste une longue nouvelle. Pourtant, ce livre porte en lui la graine d’un bon roman. Et comme c’est souvent le cas avec les belles et bonnes histoires, rien de bien compliqué : Éric, 13 ans, rêve de cinéma. Pas tellement de jouer dans un film que de tourner un film. Des films en fait. Ce jeune adolescent, un peu trop éveillé pour son âge, mature avant son temps, est entouré de crétins (c’est du moins sa vision des choses) ; une soeur grosse et un peu conne qui ne pense qu’à s’empiffrer, parler au téléphone et regarder de mauvaise émissions de télé (ça existe ça des bonnes émissions de télé ?). Des professeurs qu’il ne porte pas spécialement dans son coeur (mais à cet âge, qui porte ses professeurs dans son coeur ?). Les parents passent aussi par la moulinette d’Éric : un père absent (quasi inexistant même) qui répète toujours la même chose, une mère tragédienne - qui s’avère être comédienne de théâtre. Bref, tout le monde écope. Éric lui-même n’échappera pas à sa propre médecine et il devra en payer le prix. Vraiment ?

«Les gens n’aiment pas qu’on les dérange
dans leur mauvaise humeur, surtout par
temps de pluie
».
P. 56

Au début, j’ai eu peur d’être tombé sur un livre tellement... français ;

«La seule chose qu’elle sache faire c’est parler avec deux carambars dans la bouche.» (vous dites ?)
P. 12

ou encore ;

«le brontosaure chougnait à longueur de journée...» (de kessé ?)
P.13

Mais a mon grand soulagement, ce fut tout ; plus de carambars en bouche, plus de brontosaure chougnant. Restait qu’un plaisir de lire cette belle histoire ; un très court moment dans la vie d’Éric. On en redemande.


Florence Sayvos
«Comme au cinéma»
Gallimard, Page blanche.
1989, 91 pages.
ISBN : 9782070564620
CCR : 131.r/SEY


Compte de mots - 23 Mars




Mauvais...

Je ne vais pas m’éterniser sur ce très mauvais livre - j’ai fais des lectures drôlement plus intéressantes ces dernières semaines. Juste quelques mots pour dire que ce livre, qui est décrit comme «le thriller le plus célèbre de William Katz, auteur de renommée internationale» (on trouve ça sur la C4), est tout sauf bon. Je n’arrive même pas à trouver un petit quelque chose de positif à dire !

L’histoire, qui est prévisible comme 10, va comme suit : tous les 5 décembre, quelqu’un tue une femme aux cheveux châtains. Et cette année, c’est la femme du tueur qui va écoper. Est-ce que Samantha pourra faire le lien entre Marty et le monstre sadique du 5 décembre ? ZZZZZZ !


William Katz
«Fête fatale»
Traduction de l’anglais (États-Unis) de D. Michel-Chich
Titre original : Surprise Party
Le livre de poche, 254 pages.
1997 pour cette édition.
ISBN : 9782253042884
CCR : 112.p/KAT


jeudi 18 mars 2010

Acquisitions - 18 Mars





Quelques achats avant la fermeture définitive, à la fin du mois, de la libraire Delteil (rue St-Denis, au coin de De Castelnau) :

Élise Turcotte - La voix de Carla (poésie)
Élise Turcotte - Le bruit des choses vivantes (roman)
Alice Parizeau - L’amour de Jeanne (roman)
Jacques Poulin - Volkswagen Blues (roman)
Lise Tremblay - La dance juive (roman)
Robert de Rocquebrune - Quartier Saint-Louis (roman)
Louis Hamelin - Le joueur de flûte (roman)
Léo-Paul Lauzon - Contes et comptes du prof Lauzon (Chroniques)
Léo-Paul Lauzon - Contes et comptes du prof Lauzon II (Chroniques)

Maurice Rheims - La vie étrange des objets (essai)
François Nourissier - Le maître de maison (roman)
Florence Seyvos - Comme aun cinéma (roman)
Marguerite Yourcenar - Souvenirs pieux (biographie)

Conan Doyle - Sherlock Holmes ; les six napoléons suivi de trois autres récits (nouvelles policière)
P.G. Wodehouse - Merci Jeeves (roman)

Michael Crichton - Un train d’or pour la Crimée (rpman)
John Steinbeck - Tendre jeudi (roman)
E. M. Nathanson - Douze salopards (roman)



Si vous avez la chance, passez y faire un tour : tout, mais alors là tout est à 50% !

dimanche 14 mars 2010

Compte de mots - 14 Mars





La vie d’Elle

Plaidoirie d’un amoureux frileux, «Vie d’Anne-Sophie Bonenfant» m’a séduit dès les premières lignes. Pourtant, l’entreprise de l’auteur était tout aussi périlleuse qu’audacieuse car l’histoire n’est pas banale : amoureux d’une jeune fille inconnue, un écrivain se met en tête d’écrire la biographie de la belle «Anne-So», 24 ans. L’auteur ne nous épargne rien : des événements qui avaient cours à sa naissance jusqu’à ses ancêtres en Nouvelle-France, en passant par ses amitiés du secondaire, le lecteur connaîtra tout (ou presque) de la belle Anne-Sophie Bonenfant.

L’auteur - François Blais - sait raconter une histoire ; par exemple, juste avec la rencontre des parents D’Anne-Sophie, il y a là matière à un autre roman.

«Ne restait qu’à attendre le oui ou le non.
Ce fut un oui. Ce fut un baiser. Et Anne-Sophie
devenait possible.
»
P. 52

Version an 2000 de l’amour galant, «Vie d’Anne-Sophie Bonenfant» m’a fait sourire - plus d’une fois - et m’a aussi fait réfléchir. Il a le sens du comique et de l’autocritique.

Vie d’Anne-Sophie Bonenfant est un très beau roman qui pourrait avoir une suite.... dans 20 ans peut-être, alors qu’Anne-Sophie sera à la veille de ses 45 ans.


Vie d’Anne-Sophie Bonenfant
François Blais
Édition L'instant même
Collection Roman
2009 - 246 pages
ISBN : 9782895022862
CCR : 111,1.r/BLA

Photo - 14 Mars





En principe, je devais faire de la photo dans le Mile End sous la pluie cet après-midi. Mais il pleut tellement fort que je préfère attendre un autre jour de pluie. Et puis, un de mes buts était de me rendre à la librairie «The Word» sur Milton et, renseignement pris, la librairie est fermée le dimanche... Me reste cette photo noir et blanc du balcon arrière, sous la pluie de mars.

Compte de mots - 14 Mars




Les grandes marées ; les grandes déceptions...

J’ai fais mes débuts dans l’univers romanesque de Jacques Poulin avec son merveilleux roman «La tournée d’automne». J’avais donc vraiment hâte de lire ce que plusieurs considèrent être son chef-d’oeuvre voir même comme un classique de la littérature québécoise : «Les grandes marrées». Désolé, mais moi je n’ai absolument pas embarqué dans ce cirque étrange. Disons que le premier tiers du livre m’a plu ; sa rencontre avec Marie, le temps qu’ils mettent à s’apprivoiser, se connaître et s’aimer est très beau, mais le reste du roman est un cirque étrange qui a gâché mon plaisir de retrouver Jacques Poulin, avec des personnages plus invraisemblables les uns que les autres. Une oeuvre triste comme un dimanche de pluie au mois de mars.

J’ai vite fait de mettre le roman sur pile des livres à donner sans regret...


Jacques Poulin
«Les grandes marées»
Babel
Août 2008 pour cette édition
ISBN : 9782742706792
CCR : 111,1.r/POU

jeudi 11 mars 2010

Chiffres - 11 Mars




C'est le temps des impôts...


Mon silence s’explique par un seul mot : impôts ! C’est le temps des impôts et pour les pigistes, c’est pas mal plus compliqué de faire ses impôts que pour le commun des mortels. Bonne nouvelle cependant ; je lis toujours autant. À mon «retour», j’aurai donc bien des lectures à partager avec vous.

mercredi 3 mars 2010

Chiffre - 03 Mars




Le montant du jour : 21,10 $ : ça représente le montant en «coupons-rabais» de chez Raffin que j’ai accumulé au cours des derniers mois. J’ai déjà une bonne idée des livres que je pourrais acquérir avec mes coupons rabais :

«Coventry» - Helen Humphreys (roman)
«La chute du mur» - Annie Cloutier (roman)
«Robert Rumilly, l’homme de Duplessis» - Jean-François Nadeau (essai)
«N’espérez pas vous débarrasser des livres» - Jean-Claude Carrière et Umberto Eco (essai)
«Quelque chose comme un grand peuple» - Joseph Facal (essai)
«La renarde et le mal peigné» - Pauline Julien et Gérald Godin (correspondance)
«Iphigénie en haute ville» - François Blais (roman)
«Le temps n’est rien» - Audrey Niffenegger (roman recommandé par mon amie Martine)

Hum ! J’aurai pas assez de mes coupons rabais finalement...

mardi 2 mars 2010

Livre - 02 Mars




«- ENFIN ! s’écria t-il !»

Oui, enfin ; j’ai finalement mon exemplaire de «Sonate en fou mineur» de l'ami Éloi Paré entre les mains. Bon, faut maintenant que je termine la lecture des deux romans et d'un essai que je suis en train de lire cette semaine...


dimanche 28 février 2010

Acquisitions - 28 Février





Les aventures de Blake et Mortimer - en attendant le roman de l'ami Éloi.....

Samedi, je suis passé à la librairie Raffin de la rue St-Hubert, pensant enfin récupérer le roman de l’ami Éloi, roman que j’avais commandé il y a une dizaine de jours déjà. Malheureusement, le livre n’était pas encore arrivé ! Disons-le franchement, j’étais un peu perplexe : toujours rien après 10 jours d’attente pour un livre d’un auteur d’ici, publié pas une maison d’édition d’ici et imprimé ici ! Le distributeur à les deux mains dans les poches ou quoi ? La semaine prochaine peut-être...
J’ai tout de même profité de mon passage chez Raffin pour acquérir :

«Le secret de l’espadon» (l’intégral de trois albums), les aventures de Blake et Mortimer d’Edgar P. Jacobs.
«Les sarcophages du 6e continent» (tome I et II), les aventures de Blake et Mortimer, de Sente et Julliard, d’après les personnages d’Edgar P. Jacobs.

Je crois en avoir déjà parlé ici ; je ne suis pas un amateur de bande-dessinées. En fait, je n’y connais rien. Un jour - c’était à la libraire «Bonheur d’occasion» je crois - je suis tombé sur un album des aventures de Blake et Mortimer («La marque jaune»). J’ai immédiatement adoré. Depuis, je n’ai de cesse d’acheter les albums de cette série - bien inégale il faut l’avouer.

samedi 27 février 2010

Cinéma - 27 Février



Prise d'écran de l'auteur.



Miss Marple au cinéma.

En effectuant quelques recherches sur Miss Marple et Agatha Christie plus tôt ce matin, je suis tombé sur un film en noir et blanc de 1961 (en cinq épisode) avec
Margaret Rutherford dans le rôle de Miss Marple : «Murder she said» (doublé en français). Si vous avez une petite heure et demi de libre, faut pas hésiter !


Épisode 1
http://www.dailymotion.com/video/xa2h2m_le-t-de-16h50-ac-01-de-05_travel

Épisode 2
http://www.dailymotion.com/video/xa2hd6_le-t-de-16h50-ac-02-de-05_travel

Épisode 3
http://www.dailymotion.com/video/xa2hq2_le-t-de-16h50-ac-03-de-05_travel

Épisode 4
http://www.dailymotion.com/video/xa2hwr_le-t-de-16h50-ac-04-de-05_travel

Épisode 5
http://www.dailymotion.com/video/xa2i1w_le-t-de-16h50-ac-05-de-05_travel

Compte de mots - 27 Février




Les mardis de Miss Marple

Ça fait des années que je lis les oeuvres d’Agatha Christie. Je sais qu’il est de bon ton de se moquer de cette grande dame du crime - surtout depuis qu’elle est décédée - quel courage en effet de «bitcher» sur une personne morte... Mais franchement, quoi qu’on en dise, je m’en fous complètement car j’assume - et très bien merci - le fait d’aimer lire les romans policiers d’Agatha Christie. D’ailleurs, chaque fois que je met les pieds dans une librairie de livres d’occasions, je jette toujours un oeil sur les ouvrages de cette grande dame du crime.

C’est avec son personnage d’Hercule Poirot que j’ai fais mes premiers pas dans le monde du roman policier (suivit de très près par Sir Conan Doyle et son Sherlock Holmes). Je devais avoir 12 ou 13 ans à l’époque. Depuis ce temps, j’ai dû lire l’ensemble des enquêtes d’Hercule Poirot - ibidem pour Sherlock Holmes. Selon
Wikipédia, il y aurait, dans l’oeuvre de Christie, 33 romans et 51 nouvelles (publiés entre 1920 et 1975) avec le personnage d’Hercule Poirot.
Ayant donc fait le tour des enquêtes de Poirot (allant jusqu’à relire à tous les noëls, «Le Noël d'Hercule Poirot» et à tous les deux ans à peu près, «Le Meurtre de Roger Ackroyd»), j’ai pensé qu’il serait sage de m’attaquer à l’autre personnage célèbre dans l’oeuvre de Christie ; Miss Jane Marple. Donc, lorsque je suis tombé sur un tout petit recueil de nouvelles intitulé «Le club du mardi continue»*, je n’ai pas hésité une seule seconde.

C’est dans un salon où se réunissent des amis de longue date que Miss Marple, bien assise pendant que ses mains actives tricotent, écoute avec attention chaque membre de ce club raconter, à tour de rôle, une énigme toujours un peu mystérieuse. Le conteur demande alors aux autres comment, selon eux, se termine son histoire. Miss Marple trouve la solution à tout coup, ce qui sidère ses compagnons, sachant qu’elle ne quitte guère son village de St Mary Mead. Si Miss Marple arrive si bien à tirer son épingle du jeu c’est que, selon ses dires, ses déductions sont fondées sur les expériences au sein du village de de St Mary Mead.

A lire sans hésiter, si on aime le genre, malgré le style un peu désuet.

Agatha Christie
«Le club du mardi continue»
Traduit de l'anglais (Angleterre) par Pauline Verdun
Le livre de poche, 1986, 189 pages.
ISBN : 9782253039372
CCR : 121.p/CHR

_____
*En France, le recueil initiale de 13 nouvelles a été scindé en deux volumes publiés en 1966 sous les titres «Miss Marple au Club du Mardi» et «Le Club du Mardi continue».


Presse - 27 Février


Bouquinistes du plateau.


Source de la photo


Je ne suis pas un lecteur du journal La Presse (trop de papiers, trop de publicités, trop de cahiers que je ne lis jamais). Je préfère Le Devoir - ce n’est plus «snob» de lire Le Devoir vous savez... Je ne suis pas un lecteur régulier du site Internet de La Presse non lus (Cyberpresse). Je m’arrête à l’occasion pour y lire les grands titres, sans plus. Ce matin, je suis tombé sur un article, beaucoup trop court à mon avis, sur les bouquinistes du plateau Mont-Royal*. C’est ici - mais ne vous attendez pas à grand chose ; c’est du journalisme pour un lectorat pressé et paresseux, soucieux de vite passer à «autres choses» (comme le sport et les «zolympiques» sans doute).

On parle de «crise des médias». On pointe du doigt Internet et les usagers qui ne veulent plus payer. C'est un peu vrai que nous ne voulons plus payer pour des journalistes paresseux...


____
*Encore un article tellement montréalais, qui nourrit le mythe qu’en dehors du plateau, rien n’existe. Comme si le marché du livre usagés n’existait pas en dehors du plateau. Comme si ailleurs en province, c’était le désert.... D’où l’expression «en régions», comme si Montréal n’était pas aussi une région. Enfin...


Société - 27 Février


Je me fais vieux - et je lis des mensonges

À quoi reconnaît-on qu’on est devenu vieux ! Une question, mille réponses j’imagine. Ce qui explique que la réponse sera différente d’un individu à l’autre. Pour certain, c’est l’apparition des cheveux blancs. Pour d’autres, se sera une baisse de «régime». Ou le fait de perdre la tête (mais ça, c’est pas uniquement réservé aux vieux). Pour ma part, j’ai su que j’étais devenu vieux ce soir en me retrouvant chez Tamusik.ca. Voilà l’histoire en gros ; suite à une nouvelle paru dans le carnet techno de Bruno Guglielminetti, à l’effet que Tamusik.ca (opéré par Rogers) changeait son approche et vendait dorénavant des fichiers MP3 sans DMR (ou système de gestion des droits numériques), je me suis dit que se serait une bonne idée d’y faire un saut.
Sur la page d’accueil de Tamusik.ca, il y avait une douzaines d’albums en promotion. Sur le lot, je ne connaissais qu’un seul des douze musiciens, un vieux : Jonny Cash. Le bonhomme est tellement vieux qu’il est mort. Et dire que c’est le seul que je connaissais.


Pas grave que je me dis, simple coïncidence, je vais me rendre à la page dédié à la musique rock : mais se fut pire ! Sur les 20 chansons présentes sur la page, je n’en connaissais aucune. Et comme si ça pouvait être pire encore, je ne «connaissais» qu’un seul groupe : Bon Jovi.


Et connaître est un bien grand mot ; je ne suis pas de la génération Bon Jovi moi. En plus, j’ai le même âge que le chanteur ! Bref, j’ai compris que j’étais devenu vieux car je n’avais plus aucune référence musicale récente.

Question de me remonter le moral, j’ai fais quelques recherches dans le site et je suis tombé sur un artiste contemporain que je connais - et qui vient de sortir un nouvel album : Champion. Mais Ô déception, contrairement à ce que Bruno Guglielminetti avançait, il y a toujours des DMR (gestion des droits numériques) sur la musique.



Moral ? Je suis vieux et je lis des mensonges...

mardi 23 février 2010

Compte de mots - 23 Février





La jeunesse en trois temps, trois mouvements...

J’ai lu deux livres en fin de semaine. Mais j’aimerais m’attarder plus spécialement sur un seul des deux : «Rose amer» de Martine Delvaux.
J’avais adoré son opus antérieur («c’est quand le bonheur?»). Encore une découverte de l’ami Julien. Et c’est encore lui qui m’a écrit l’automne dernier pour m’annoncer que Martine Delvaux s’apprêtait à sortir un nouveau roman. Mais j’ai dû attendre tout ce temps avant de mettre la main sur le livre.

Des les premiers mots, on sait que «Rose amer» sera très différent de «c’est quand le bonheur?». Mais c’est toujours aussi beau. Toujours aussi vrai. Le roman raconte une histoire en trois temps, trois lieux : la campagne, la banlieue, la ville. Et trois âges dans la vie d’une jeune fille (l’enfance, l’adolescence et jeune adulte). L’apprentissage de la vie se fera loin des hommes, car «Rose amer» est un univers essentiellement féminin (les hommes y sont quasiment absents).

«Je suis arrivée dans un monde où on
ne parlait plus des hommes. Ce n'était
pas un sujet de conversation parce
qu'ils n'existaient pas vraiment,
seulement les grands-pères, les
patrons, les voisins, les médecins
»
P. 9

«Rose amer» c’est aussi l’histoire de Manon-juste-Manon, BB, Valence Berri et de combien d’autres qui, dans une village de campagne perdu ou dans une banlieue désoeuvrée, rêvent pour échapper à la violence insoupçonnée de l’ordinaire.

«Pendant deux ans, dans ce village
maudit, ma meiulleure amie c’était
Valence Berri. À la vie à la mort,
on avait promis de ne jamais s’oublier.
[...] Peu de temps après mes dix ans,
elle m’avait laissé tomber.
»
P. 70

J’ai vraiment aimé «Rose amer». Plus que «c’est quand le bonheur?» ? Non. Mais se sont tellement deux univers différents qu’il m’est difficile de dire lequel des deux romans j’ai préféré. Ce que je sais en revanche, c’est que si j’aimais beaucoup Martine Delvaux ; maintenant, je l’adore ;-)

«Rose amer»
Martine Delvaux
Heliotrope, 2009. 148 pages.
ISBN : 9782923511184
CCR : 111,1.r/DEL