samedi 29 août 2009

Cadeaux - 29 Août


Merci Alain !


Je vous ai déjà parlé de cet ami en vous disant qu'il avait un pif absolument incroyable pour dénicher des perles de livres, alors que lui-même n'est pas un grand lecteur de livres : Et bien voilà qu'il récidive en me faisant cadeau de deux livres :

«La fugitive, suivi des poèmes de Kabir» (recueil de poèmes)
Rabîndranâth Tagore (1861-1941)
Acheté dans une petite librairie du Mile-End à Montréal (The Word - Le Mot, sur Milton), ce livre de poésie est une véritable révélation pour moi. La poésie de Tagore est universelle, intemporelle et touche directement le coeur et l'âme.
Rabîndranâth Tagore, (aussi connu sous le surnom de Gurudev), Prix Nobel de littérature en 1913, fut poète, écrivain, dramaturge, compositeur, philosophe. Tel un polymathe (individu aux connaissances variées et approfondies, en particulier en art et en science - on dit aussi parfois «homme d'esprit universel») Tagore aura même touché à la peinture, alors qu'il était probablement affligé de pronatopie (déficience partielle dans le discernement des couleurs).

«Votre pensée m'accompagne sans cesse, Bien-aimée :
puissiez-vous en retour ne pas penser à moi seulement
quand vous en avez le loisir. Ma vie se passe à vous
attendre ; puissiez-vous venir à moi seulement quand vous
vous souvenez !
»
- Rabîndranâth Tagore
Pétales sur la cendre, XIII (p. 121)


L'autre livre, c'est une courte biographie (en anglais) des trois soeurs Brontë, tirée de la collection «Writers and their work » no. 4. Pourquoi une biographie datant des années 50 sur les soeurs Brontë ? Lors de ses voyages en Europe, l'ami en question me déniche toujours un ouvrage sur les soeurs Brontë : après «La famille Brontë» de Robert de Traz (Paris) et «La vie des soeurs Brontë» de Émilie et Georges Romieu (Londres ?), voici «The Brontë Sisters» par Phyllis Eleanor Bentley (1894 - 1977), acheté en juillet dernier à Édimbourg (Écosse). J'éprouve toujours beaucoup de plaisir à lire les vieilles biographies des Brontë. On trouve toujours dans ces vieux livres des perles comme celle-ci :

«The number of works of criticism on the Brontë writings is only exceeded, I believe, by those on Shakespeare»
Introduction, (P. 7)



L'ami en question m'a aussi donné deux CD : le plus récent opus de Julie Lamontagne (Jazz) et «L'album de famille» de Beau Dommage, une anthologie de cinq CD et deux DVD. J'en reparlerai un peu plus tard...


Acquisitions - 29 Août



Livres...



Nouvelles acquisitions chez mon libraire vendredi après-midi - contre vents et marées, il est toujours ouvert, au plus grand bonheur de ses fidèles clients. Et puis, avec 30% de rabais à la caisse, c'est encore plus intéressant d'y faire un tour. La librairie n'est maintenant ouverte que les jeudis et vendredi. Et si d'aventure, vous y faites un saut, dites que vous venez de ma part : il vous fera sans doute un rabais de 40% ;-)

Voici les acquisitions en question :

«Éclair de chaleur» de P.G. Wodhouse (roman)
«Correspondance de Benjamin Constant et d'Anne Lindsay» (correspondance)
«Un insondable mystère» de Ellis Peters (roman policier)
«La fille sans qualités» de Juli Zeh (roman)
«Les quatre vérités» de David Lodge (roman)
«La héronnière» de Lise Tremblay (nouvelles)
«Le coeur est un muscle involontaire» de Monique Proulx (roman)
«Mariage impossible» de Anne Perry (policier)
«Opération providence» de Gonzalo Lira (policier)


Librairie Delteil
7348 Rue Saint-Denis
Montreal, QC H2R 2E4
(514) 277-8235
Jeudi 12h - 19h
Vendredi 12h - 18 h


jeudi 27 août 2009

Acquisition - 27 août


Hé oui, j'ai fais l'acquisition hier de ceci - et de quelques objectifs et autres accessoires aussi.



Le D90 de Nikon est un appareil pro, au prix «semi-pro» mettons. Mais pas question de me prendre pour un pro : j'ai pas l'ego assez puissant pour ça ;-) J'ai pas tellement eu l'occasion de mettre l'appareil à ma main - je ne l'ai que depuis hier en fin d'après-midi. Mais depuis deux semaines, je regardais le DVD d'initiation et de formation au D90 - ce qui explique le relatif ralentissement ici (j'écris relatif car j'ai tout de même lu six livres ces deux dernières semaines).

Un mot sur la boutique Photo St-Denis, où j'ai acquis cet appareil. Ça doit faire 10 ans que je fréquente cette boutique. Mais c'est la première fois que j'y fais un achat aussi important. Pourquoi cette boutique plutôt qu'une grande surface ? Premièrement, pour le service, impeccable. Ensuite, parce que le personnel n'hésite pas à passer du temps avec le client. Et aussi parce que l'on vous reconnaît à chacune de vos visites.

mardi 18 août 2009

Température - 18 Août



Température dans le bureau un peu après 15h cet après-midi

Je parle assez peu de température. Je ne consulte pas le site Internet de Météomédia et je me fous pas mal de la température qu'il devrait faire la semaine prochaine, pas plus que je ne suis intéressé par le type d'hiver que nous aurons l'année prochaine. Pour tout vous dire, vous entendre parler de météo - surtout pour vous plaindre - ça m'ennuie autant que la télévision ; et ça tombe bien, je ne regarde pas la télé et je ne participe pas à vos conversations sur le temps qu'il va faire, qu'il a fait (et si peu sur la température qu'il fait en ce moment). Faut dire que je m'adapte - et je ferme ma gueule. Il pleut ? j'ai un ciré. Ou je reste à la maison Il fait chaud ? je m'habille plus léger et je marche lentement (tout en traînant avec moi une bouteille d'eau). Ou je vais passer du temps dans un parc, sous un arbre, près d'un point d'eau. Voyez le genre. Et même si je suis typiquement un gars d'automne, je ne chiale pas de toute cette chaleur qui nous tombe dessus. La preuve ? C'est que j'aurais pu me rendre au bureau aujourd'hui, et travailler à l'air climatisé. Mais non, j'ai préféré travailler à la maison. Et vous savez quoi ; j'aime ça. Est-ce qu'il fait chaud ? Oui, mais avec le vent qui entre à pleine fenêtre, je n'ai pas à m'en plaindre - et le Mac non plus : la température de l'ordinateur dépasse rarement les 50C.

Alors faites-vous plaisir et cessez de vous plaindre de la température. Vivez un peu !


lundi 17 août 2009

Lecture - 17 Août



When I wrote the novel I was Barney Panofsky, but not before and not after.
- Mordecai Richler




Comme je l'écrivais un peu plus tôt, je lisais «Le monde de Barney» (Barney's version en V.O.) de Mordecai Richler il y a peu de temps (faudrait d'ailleurs que j'écrive un billet sur le roman). Et ce matin, je tombe (boum !) sur ceci :

«Le tournage de l'adaptation cinématographique du roman «Le monde de Barney»,
de l'écrivain montréalais Mordecai Richler, doit débuter lundi
».
- Cyberpresse

J'apprends aussi que c'est Paul Giamatti qui incarnera Barney Panofsky, le protagoniste désagréable du roman. Paul qui ? Paul Giamatti, qui incarna magnifiquement le 2e président des États-Unis dans une mini-série absolument remarquable : «John Adams». Laura Linney lui donne la réplique dans le rôle D'Abigail Adams, la femme de John Adams. Tous deux sont absolument criants de vérité. C'est une mini-série à voir et à revoir absolument (j'ai même acheté le coffret DVD).

jeudi 13 août 2009

Commande - 13 Août


Amazon (et une question)



Je viens de commander trois items chez Amazon :
- deux DVD (un cadeau). Deux films des frères Taviani. «Kaos» et «The night of the Shooting star»
- un CD. Pas de titre, pas de nom. Qu'est-ce selon vous ?




Média - 13 Août


Jacques Languirand tassé par Tout le monde en parle




Radio-Canada le confirme : Tout le monde en parle sera diffusée simultanément à la télé et à la radio de Radio-Canada dès le dimanche 27 septembre, à 20h. La diffusion à la radio du «spectacle» de Guy A. Lepage sera suivie d’une tribune.
C’est donc dire que Par 4 chemins, animée de main de maître par Jacques Languirand depuis près de quarante ans, sera tassé le samedi soir. C'est ce qui s'appelle «Le syndrome tasse-toé mononcle». Ou si vous préférez :

Tout le monde en parle 1
Par 4 chemins 0


Mais bon, c'est dans la suite logique des choses : depuis quelques années, Radio-Canada mise sur le divertissement, au détriment de l'information. Être divertis, c'est ce que VOUS voulez au fond. VOUS ne voulez pas être informé. Une preuve ? Regardez les côtes d'écoutes de Tout le monde en parle, versus le Téléjournal, Zone Doc, etc.


mercredi 12 août 2009

Commande - 12 Août

Je viens de commander le livre suivant par Internet, chez un libraire de la Floride, via Amazon.



"Letters of Teilhard de Chardin and Lucile Swan" dans l'édition King/Wood Gilbert. C'est la première fois que je fais affaire avec un fournisseur hors Amazon (même si la commande est certifié par Amazon).

En ce moment je suis plongé dans la lecture du livre «Le phénomène humain» de Teilhard de Chardin, que je lis en version PDF (livre électronique) sur mon MacBook Pro. Livre électronique ; c'est aussi laid comme nom que eBook... et je suis pas certain de vouloir adopter le nom de Livrel... J'oublie toujours de vous parler de mes lectures «électronique»...


Sur Teilhard de Chardin...

La question n'est pas tant de savoir qui était Teilhard De Chardin (wikipédia vous donnera une bonne idée) mais pourquoi Teilhard De Chardin ? Ma «rencontre» avec ce grand théologien s'est fait via une série d'émissions à la radio de Radio-Canada, il y a des années de cela (au siècle dernier en fait). C'est un peu par hasard que je suis «tombé» sur cette série d'émission fascinantes. Cet homme, profondément humain, m'a touché. Toute sa vie, il a cherché à réconcilier la science et le christianisme, sans y voir une réelle dichotomie. Il n'était pas le seul à chercher cette unification : Einstein lui-même cherchait, à la même époque que Teilhard de Chardin, a unifier deux autres «forces» incompatibles.

Peut-être vous posez-vous la question : qui était Lucile Swan ? Pourquoi était-elle si importante pour Teilhard de Chardin ? Quel genre de personne était-elle ? Née à Sioux City, dans l'Iowa en 1890. Peintre et sculptrice, elle rencontra Teilhard de Chardin en Chine à la fin des années 1920. Une profonde amitié naquit entre l'artiste et le théologien (qui était aussi un jésuite, un chercheur, un paléontologue et un philosophe). Il venait fréquemment prendre le thé chez elle à Pékin. Les heures passaient en interminables conversations. Lucile Swan eut une influence sur l'écriture du livre «Le Phénomène humain».

«Ils trouvaient de la beauté dans la vie de manière
probablement différente de tout le monde, mais malgré
les difficultés diverses que leur amitié provoquait
c'était pour eux la source d'un trésor inestimable ainsi
que de grands progrès personnels
».
- Mary Wood Gilbert, sur la relation entre Teilhard de Chardin et Lucile Swan
Conférence sur Teilhard de Chardin, Georgetown University, 11 Avril 2005.

Qu'en est-il de cette relation au juste ? Est-elle restée platonique ? La relation a-t-elle été amoureuse? La réponse est oui. Cette relation a-t-elle été consommée ? La réponse est : on s'en fout un peu (mais il semblerait que non). Toutefois, l'intérêt de cette relation n'est elle pas les conversations transcendantes qui en résultèrent et qui participèrent à la réalisation du livre «Le Phénomène Humain» ? Je crois que oui. D'où l'intérêt que je porte à la correspondance entre Teilhard de Chardin et Lucile Swan.

Dans sa conférence sur sur Teilhard de Chardin, Mary Wood Gilbert (co-éditrice des «Letters...» et nièce de Lucile Swan), nous laisse sur ce beau portrait (trop beau pour être vrai ?) sur la véritable nature de la relation entre Teilhard de Chardin et Lucile Swan

«Un soir, pendant les dernières semaines de sa vie,
Teilhard, alors qu'il faisait sa promenade de santé
le long d'une rue qui traverse d'est en ouest la ville
de New York, subit une attaque cardiaque et il tomba
sur le trottoir. Des passants l'emmenèrent aussitôt
chez le médecin le plus proche. Teilhard était
suffisamment conscient pour lui demander d'appeler
Lucile. Le médecin l'a appelée aussitôt en lui précisant
que c'était là la demande de Teilhard et qu'il la priait
de venir le rejoindre d'urgence. Ce qu'elle fit aussitôt.
Quand elle arriva chez le médecin elle trouva Teilhard
sur le point d'être enlevé par plusieurs de ses confrères
jésuites. Elle se mit à ses côtés, lui prit la main et lui dit
qu'elle l'aimait. Ensuite, il fut rapidement emmené par
ses confrères.
Ce fut la dernière fois qu'elle le vit
».
- Mary Wood Gilbert, Op. Cit.


Société - 12 Août


Gé-guerre Montréal-Québec en vue à propos du changement de date des francofolies de Montréal ? On dirait bien !



Mon grain de sel sur le sujet un peu plus tard aujourd'hui....





Jeu - 12 Août

Who wants some?





Trop drôle ! je lis ce matin que Duke Nukem 3d est maintenant disponible pour iPhone et iPod touch, deux jours après avoir parlé de ce jeu ici même !

Lien sur Cult of Mac :
Classic Shooter Duke Nukem Kicks Alien Butt on iPhone and iPod touch


lundi 10 août 2009

Jeu - 10 Août


My name is Duke Nukem - and I'm coming to get the rest of you alien bastards!




Je l'ai déjà écrit à quelques reprises ici, je ne suis pas un joueur (dans le sens de gamer). Lorsque la révolution des jeux vidéo tels Atari est arrivé dans nos chaumières, j'étais juste un peu trop âgé pour m'y intéresser - faut dire que quelques mois auparavant j'avais découvert un univers pas mal plus intriguant : l'univers.... des filles ;-) Donc, je n'ai jamais eu de console de jeux à la maison - et mon seul essai avec un X-Box l'année dernière m'a fait comprendre que j'étais vraiment pas doué pour ça. Je n'ai jamais eu de jeux dans mes ordinateurs, à une exception près. Avec mon premier PC*, l'ami Paulo m'avait refilé un jeu intitulé «Duke Nukem 3d». Se fut instantanément un succès : je passais quelques heures par semaines à tuer des extra-terrestres et sauver la terre des envahisseurs. J'ai même sauver la vie du président Clinton dans l'épisode «Duke It in Washington D.C.» (un Add-On). Le jeu m'a suivit dans mes trois PC. Mais lorsque je suis tombé définitivement dans le monde du Mac, point de salut. J'ai donc conservé longtemps un PC qui ne fonctionnait que pour ce jeu - ce qui était, il faut l'avouer, un peu ridicule. Puis, j'ai appris que «Duke Nukem 3d» existait pour Mac ! Ô joie - mais j'ai vite déchanté : je ne trouvais nulle part la version pour Mac, version que j'étais prêt a acheter a bon prix pourtant. Finalement, j'ai dû me résoudre à installer que le premier épisode, qui existe gratuitement en téléchargement via le site de Apple (pas de blague).
Depuis un an maintenant, je roule cette version «shareware» avec un seul épisode...

Samedi soir, un ami chez qui j'avais été inviter à souper, m'a appris qu'il pouvait me trouver un version pour Mac en un rien de temps : et il avait raison, il m'a non seulement trouvé la version complète, mais il a mis la main sur la version «Atomic» qui contient un quatrième épisode (que je ne connais pas) : Ô Joie ! Installé hier après-midi dans mon MacBook Pro (en deux clics de souris), je suis redevenu accro à ce jeu débile, macho et qui, en terme de longévité, bat sans doute des records. C'est mon coté gars et je l'assume pleinement !


___________
* un P 133 avec un disque dur de 1Go et un écran 15 pouces. Une grosse machine quoi pour l'époque - le siècle dernier ;-)



vendredi 7 août 2009

Acquisitions - 07 Août



Nouvelles acquisitions




Nouvelles acquisitions faites chez mon libraire dans l'usagé en fin d'après-midi.
Ne figure pas dans le tableau : «Jane Eyre» de Charlotte Brontë et «Wuthering Heights» de Emily Brontë que je donne en cadeau a un ami (j'ai déjà lu et relu l'oeuvre complète des Brontë).


Mise à jour

D'oh ! j'avais oublié un livre au fond de mon sac : «Le peuple de l'ombre» de Tony Hillerman

jeudi 6 août 2009

Photo - 06 Août




Photo prise par l'auteur il y a quelques jours...


L'été un peu bizarre que nous connaissons cette année encore me permet de faire des photos parfois étranges, comme la photo ci-haut...


Le 6 Août 1945



Extrait d'un vidéo tourné quelques jours après l'explosion de la bombe atomique sur Hisoshima


«L'emploi de la bombe ne fut pas tant le dernier acte militaire de la seconde guerre mondiale, que la première opération majeure de la Guerre froide avec la Russie.»

- Christian Destremau
«Ce que savaient les alliés !»
Perrin (2007)


Le 6 août 1945, à 8 h 15 heure locale, les États-Unis larguait la première bombe nucléaire de l'histoire de l'humanité sur la ville d'Hiroshima, au Japon. Soixante-quatre ans plus tard, l'horreur est toujours aussi grande. L'incompréhension aussi. Pour comprendre «de l'intérieur» ce qu'a pu vivre des milliers de personnes, je vous recommande la lecture du livre «Journal d'Hiroshima» du Dr. Michihiko Hachiya (1903-1980). Le livre est depuis longtemps disparu des étagères (malheureusement) Mais il existe de larges extraits dans Internet. NE boudez pas votre plaisir et rendez-vous ici pour lire de larges extraits du journal du Dr. Hachiya. C'est ce que j'ai lu de plus touchant et de plus profond sur le sujet. 

Il est aussi possible de lire des extraits du journal du docteur Marcel Junod, premier praticien étranger à être arrivé à Hiroshima après l’explosion de la bombe atomique, le 6 août 1945, et à avoir traité quelques-unes des victimes.


dimanche 2 août 2009

Compte de mots - 02 Août





«...le problème est ailleurs. Le problème c'est que nous aimons être malheureux en famille.»
- Au retour des oies blanche, page 40


Pièce de Marcel Dubé écrit au milieu des années 60, «Au retour des oies blanches» dépeint une famille qui sombre tout en tentant de sauver les apparences. Je ne vais pas m'éterniser en vous parlant de cette pièce que j'ai profondément détesté. Sachez tout de même que cette pièce, qui est maintenant à des années lumières de nous, n'a pas su transcender le temps. On dit de cette pièce qu'elle fait partie du répertoire classique du théâtre québécois... J'ai encore préféré lire «Florence» du même auteur : c'est peut-être une pièce de théâtre plus loin de nous dans le temps que «Au retour des oies blanche» mais elle a au moins le mérite de dire les choses. Dans «Au retour des oies blanche», on parle sans nommer les choses : on y traite de l'homosexualité en parlant d'amitié particulière, on parle de dépression en évitant surtout de «le dire», on traite d'alcoolisme sans le nommer, de drogues en faisant allusion à des cigarettes, d'inceste sans être clair, bref, c'est un théâtre qui ne dit rien à force de ne pas mettre les mots sur les choses telles qu'elles sont.

On pourrait aussi reprocher à l'éditeur - Leméac - de ne pas avoir fait d'introduction à l'oeuvre, se contenant de reprendre le texte tel quel. Un travail de paresseux si vous voulez mon avis.

«Au retour des oies blanche» ou famille, je te déteste. Ou encore, comment aborder les grands thèmes sans les nommer !

«Au retour des oies blanche»
Marcel Dubé
Leméac - Théâtre
Montréal, 2004 pour cette édition.
149 pages avec les jugements critiques
ISBN : 0776100092
CCR : 111,1.t/DUB

Compte de mots - 02 Août





«Instruit par Musset, je savais que les amoureux romantiques
choisissent toujours une matinée froide et ensoleillée de
décembre pour se séparer à jamais…
»
- Au temps du fleuve amour.


C'est avec «Le testament français», lu il y a plusieurs années déjà, que j'ai découvert ce grand auteur Russe (et un peu Français) qu'est Andreï Makine. Depuis, je n'ai de cesse de lire ses livres. Je n'ai pas été déçu une seule fois encore. Et avec «Au temps du fleuve Amour», la magie opère toujours, avec autant d'éclats.

Le roman, dont l'action se déroule dans un petit village de la Sibérie orientale, s'ouvre sur une scène un peu déroutante ; un espèce de fantasme à l'occidentale. Puis cette histoire disparaît pour ne trouver son sens qu'à la toute fin. Entre les deux, une très belle histoire d'amour, d'amitié, de neige et de froid entre le narrateur du texte et ses deux amis. À eux trois, ils nous font partager l'expérience de ce passage si tenue entre l'enfance et l'adolescence et des découvertes qui en découle. Les éléments sont très présent dans cette histoire : l'hiver, nécessairement long. Le printemps, toujours trop court. L'eau (le fleuve Amour) qui purifie, mais qui peut-être tragique. Le train aussi joue un rôle très important : espérance de fuite vers ailleurs.

Autre découverte très importante pour nos trois adolescents : l'occident, qui se fait par le biais du cinéma et plus précisément, par le cinéma de Jean-Paul Belmondo.

Au total, un parcours de découvertes qui va mener les trois adolescents à embrasser chacun une carrière bien différente, une vie bien différente. Et une très belle histoire.
Je recommande. Vivement.


Au temps du fleuve Amour
Andreï Makine
Le Félin éditeur,
collection La nouvelle bibliothèque
Paris, 210 pages. 1993 pour cette édition
ISBN : 9782866451608
CCR : 151.r/MAK


Aussi disponible en livre de poche chez Gallimard/Folio


Logiciel - 02 Août


Tofu pour lire...

J'ai toujours pensé que le principal obstacle à la lecture à l'écran était dû au fait que la lecture de haut en bas, imposé par l'écran, était contre nature à nous qui, depuis nos premières lecture, avons l'habitude de lire de gauche à droite. Heureusement pour les propriétaires de Mac, il existe un tout petit logiciel - et gratuit en plus - qui permet de «transformer» un texte dans un format plus proche de celle d'un livre. Et ce logiciel se nomme Tofu - oui, c'est accessible même aux carnivores que vous êtes ;-) Comme quoi les végétariens ne sont pas exclusifs ;-)


Plus sérieusement, ce petit logiciel est assez formidable. Il est possible de modifier l'affichage, les couleurs, la police de caractères, la largeur des colonnes, etc. Il ouvre les fichier TXT, HTML, PDF et même, les Web Archive de Mac. Et le plus merveilleux de tout, c'est que vous pouvez fermer Tofu en plein milieu d'une page ; lorsque vous voudrez lire la suite du texte, Tofu va ouvrir le texte exactement là ou vous l'avez laissé.

Le texte directement à l'écran


Le même texte, un fois passé par Tofu


Musique - 02 Août


Garageband



photo de l'auteur

Quoi faire un dimanche après-midi de pluie, après avoir lu pendant plusieurs heures en matinée ? Si vous avez un ordinateur Mac, pourquoi ne pas vous initier à Garageband ? Je connais Garageband depuis un peu plus de deux ans. Je m'amuse comme un fou avec ce logiciel de création musicale. Mais je dois l'avouer, ce logiciel demande beaucoup de temps libre. Alors quoi de mieux qu'un dimanche après-midi de pluie pour s'y consacrer !


jeudi 23 juillet 2009

Compte de mots - 23 Juillet





Genre, tsé...

Je viens de terminer la lecture de «La lettre volée et autres contes» de Edgar Allan Poe, publié chez ERPI en 2007. Le livre, qui fait un peu moins de 100 pages, s'adresse à la clientèle du niveau Cégep. Présenté par Johanne Charbonneau (du Cégep Marie-Victorin) et dans une traduction de Charles Baudelaire, le recueil est composé de cinq contes extraits des «Histoires extraordinaires» et des «Nouvelles histoires extraordinaires». Ayant lu les deux livres étant adolescent (je crois que je possède toujours mon exemplaires des «Nouvelles histoires extraordinaires»), il s'agissait donc plus d'un exercice de relecture que de lecture. Disons que j'étais curieux de voir si j'allais me rappeler des histoires que j'avais lu au «siècle dernier» - ben oui, c'est au XXe siècle que j'ai vécu mon adolescence moi ;-)

Mais avant de m'attaquer aux cinq contes, j'ai débuté ma lecture par le texte de présentation de Johanne Charbonneau. Dans l'avant-propos, à la page XII (amis de la réforme, XII est un chiffre romain qui indique qu'il s'agit de la page 12...) je tombe sur le paragraphe suivant :

«Il continue d'habiter chez sa tante, Maria Clemm, et de donner
des conférences sur la philosophie de la composition et sur le
principe poétique, essai qu'il publiera en 1850. Bien que ses
conférences soient très courues, sa situation financière demeure
très précaire ; ses épisodes alcooliques s'intensifient et, le
3 octobre 1849, il est retrouvé très mal en point sur un trottoir
de Baltimore, près d'un bureau de vote. Hospitalisé, il meurt
quelques jours plus tard d'une crise de delirium tremens
».
(P. XII)

Ainsi donc, Poe publiera son essai sur «le principe poétique» en 1850, mais meurt quelques jours après le 3 octobre... 1849 ! (plus précisément le 7 octobre 1849). Et après ça vous vous plaignez que nos jeunes ont une connaissance «wikipédiesque» des choses ! Faudrait peut-être commencer par bien leur enseigner les choses, non ! Les choses ? Oui, genre tsé que jusqu'à preuve du contraire nous ne pouvons pas publier un texte après notre mort !

Encore une fois, un texte de présentation sans doute écrit à toute vapeur, sans relecture de la part de l'éditeur. Bof ! pas important j'imagine puisque ce texte de 12 pages s'adresse à nos étudiants......


Pour ce qui est des cinq contes, rien à redire sinon que j'aime toujours relire les textes de Poe - et que je n'avais pas oublié les histoires ni les intrigues, malgré la distance dans le temps. Et ça me donne le goût de relire Poe, mais en évitant cette fois-ci les mauvaises présentations de textes...

«La lettre volée et autres contes»
Edgar Allan Poe
Présentation de Johanne Charbonneau
ERPI éditeur, collection Littérature
ISBN : 9782761322911
CCR : 112.n/POE
5,95 $

Technologie - 23 Juillet

Lu cet après-mid, cette dépêche de l'agence France-Presse :

Internet haute vitesse arrive en Afrique orientale
Agence France-Presse (Johannesburg)
23 juillet 2009 | 13 h 17
Les pays africains ayant une façade avec l'océan Indien, à l'exception de la Somalie,
ont désormais accès à l'internet haute vitesse via un câble sous-marin de fibre
optique, ce qui va réduire le coût d'accès à l'internet, a annoncé jeudi la société qui
a installé ce câble. C'est un jour historique pour l'Afrique, qui marque le début d'une
nouvelle ère pour les communications entre le continent et le reste du monde», a
déclaré Brian Herlihy, le directeur général de la société de télécommunications
SEA Cable System (Seacom) qui a posé le câble.



Bravo, mais quid de la Gaspésie ? Faudrait sans doute demander à la société de télécommunications SEA Cable System de venir brancher la Gaspésie, ce que Bell et les autres compagnies de téléphonies canadiennes semblent incapables de faire... Quelqu'un a le numéro de téléphone de Brian Herlihy ?