mercredi 16 mai 2007

Compte de notes - 16 mai

« Au five-spot, 5e Rue, dans la Bowery,
vous pouvez parfois voir Thelonious Monk au
piano ; vous entrez. Si vous connaissez le
patron, vous vous installez sans payer à une
table, avec une bière [...] C’est toujours
bondé pendant le week-end. Monk est abîmé dans
ses cogitations, il promène autour de lui un
regard distrait, plaque un accord et énonce un
thème, son pied énorme battant délicatement la
mesure sur le plancher ; la tête, tournée de
ce côté, il écoute, il pénètre dans le piano. »
[...]
« Le five-spot est éclairé chichement,
les serveurs sont inquiétants, mais il y a
toujours de la bonne musique, parfois John
« Train » Coltrane fait pleuvoir tout à l’entour
les notes rudes de son gros cornet ténor. »

Jack Kerouac
scènes new-yorkaises
dans Le vagabond Solitaire
PP. 175-176, Folio No. 1187.


Monk et Coltrane ensemble, méchant duo. Nostalgique d’un temps à jamais disparu ? Jaloux de Kerouac pour ne pas avoir assisté a une telle rencontre de deux grands noms du jazz ? Faite comme moi et procurez-vous « Thelonious Monk With John Coltrane » (voir mon billet intitulé « musiques » en date du 23 avril).














Si ce n’est pas assez, Offrez-vous « Thelonious Monk Quartet With John Coltrane » (Complete Live at The Five-Spot, 1958) - il semble que la qualité de l’enregistrement laisse à désirer. Sinon, misez vos sous sur « Thelonious Monk quartet with John Coltrane at Carnegie Hall ». Des enregistrements inédits, découvert à la « Library of congress » un peu par hasard, il y a trois ou quatre ans. L’enregistrement est d’une qualité exceptionnelle à ce qu’on dit... Au fait, j’écume les boutiques de disques usagés depuis plus d’un an pour mettre la main sur ces deux albums...
















Parfois, faut pas chercher à en dire plus. Faut juste écouter...

Compte de notes - 16 mai



« Metropoli », Idea 6

Mettez ensemble six musiciens (tous italiens) bourrés de talents, dix compositions originales avec un respect total pour le jazz standard et vous obtiendrez « Metropoli », de Idea 6. J’ai comme l’impression qu’il y a un engouement de plus en plus grand pour un jazz standard - en tout cas, c’est la constatation que j’ai pu faire en me rendant dans deux grandes surfaces du disques à Montréal récemment. Faut dire que depuis les années 70, le jazz s’est éclaté et a laissé place à des influences multiples, y gagnant peu mais en y perdant beaucoup (essayez donc d’écouter ne serait-ce que 10 minutes de free jazz, d’acid jazz ou de punk jazz sans devenir fou...)

Donc, nous assistons au retour du jazz standard. Et encore mieux, avec des pièces originales qui sauront satisfaire autant l’amateur que l’amateur avertis. Et pas étonnant de retrouver un jazz d’une si grande qualité du coté de l’Europe lorsqu’on sait que les États-Unis, à cause d’une politique de replis sur soi (peur de tout ce qui est « autres ») sont condamné à répéter toujours les mêmes choses (oui, c’est une prise de position et je l’assume).

Ne boudez pas votre plaisir et plutôt que de vous rendre au FIJM (festival international de Jazz de Montréal) qui n’a de jazz que le nom, rendez-vous chez votre disquaire et faite l’expérience d’un jazz standard contemporain.

Des extraits audio de « Metropoli » sont disponibles ici, en format MP3 et WMA :
http://www.juno.co.uk/products/201401-02.htm

« Metropoli », de Idea 6
Étiquette Deja Vu (Italie) via une importation japonaise

lundi 14 mai 2007

Compte de notes - 14 mai


Eric Legnini Trio, « Miss Soul »


La musique jazz d’Eric Legnini est rayonnante et irrésistiblement entraînante. Parfois douce et mélancolique, parfois bien rythmique, le mode trio est le véhicule par excellence de cette musique. Entouré du batteur français Franck Agulhon et du contrebassiste italien Rosario Bonaccorso (remplacé par Mathias Allamane sur les pistes 1, 2, 12), le pianiste Éric Legnini (italo-belge) nous convit a de très beaux moments de jazz, comme il s’en fait de plus en plus du coté de l’Europe et de moins en moins du coté des États-Unis !

Le jazz de Legnini demeure fidèle aux valeurs fondamentales du jazz, tout en mariant une touche de modernité que même l’amateur de jazz standard fini ne pourra renier.

Enregistré du 1er au 4 septembre 2006 à Amiens, en France et sorti en janvier 2006, « Miss Soul » de Legnini est un disque que je recommande chaudement à l’amateur de jazz.

Et je vous met au défi de ne pas claquer des doigts en écoutant certaines pièces !



Eric Legnini Trio, « Miss Soul »
Label Bleu

mercredi 9 mai 2007

Compte de mots - 9 mai



L’art de figurer dans son propre roman...

Je ne suis pas un habitué des romans d’aventures de Jack Higgins. Aucune raison valable. Mais je ne boude pas mon plaisir lorsque l’occasion se présente. Et en fouillant dans mes bibliothèques en fin de semaine, je suis tombé sur « L’Aigle a disparu ».
Mêlant habilement l’histoire et la fiction, j’ai très vite embarqué dans la lecture de ce petit livre dont l’action se déroule en pleine deuxième guerre.
Survivant d’une mission qui visait à enlever Chruchill, Kurt Steiner, jeune officier allemand, est capturé et gardé « au secret », dans la tour de Londres. Le général SS Schellenberg a pour mission de ramener Steiner en Allemangne. Et pour faire évader Steiner, Schellenberg fait affaire avec un mercenaire irlandais (Liam Devlin), survivant de la mission « Aigle » comme Steiner. Et c’est là que l’action et le suspense commence...
Mais avant d’en arriver là, le livre débute à Londres en... 1975 ! Et le plus curieux, c’est que l’écrivain se met en scène lui-même dans le roman, comme pour mieux dérouter le lecteur entre la réalité et la fiction de son bouquin. Le procédé - même si il n’est pas nouveau - m’a un peu surpris.

Bon roman d’aventures. Une façon agréable de passer deux heures - et des poussières - dans le monde de l’espionnage et de l’aventure de guerre.

« L’Aigle a disparu », Jack Higgins
Titre original : The Eagle has Flown
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) de Dominique Dill
Livre de Poche, 310 pages
ISBN: 9782253076209

mardi 8 mai 2007

Compte de mots - 8 mai


La vengeance est un plat qui se mange froid...

Remarquable et surprenante correspondance (fictive) entre deux marchands d’arts : un juif américain et son ancien associé, un allemand, qui retourne vivre chez lui, en Allemagne, après un séjour de plusieurs années aux États-Unis. L’échange épistolaire sera brève : débuté à la fin de 1932, elle cessera définitivement en 1934. Mais entre les deux, le monde – et deux amis – vont connaître de grands bouleversements.

Un récit très court (une nouvelle en fait) mais combien efficace - et avec un revirement de situation inattendue. Après avoir terminé la lecture de ce petite livre, je n’avais qu’une envie ; recommencer.
Je ne pense pas me départir de ce chef-d’oeuvre de la littérature États-unienne. Il ira rejoindre mes classiques de la littérature anglo-saxonne, bien en vue dans mes bibliothèques.

L’auteure (avec un e puisqu’il s’agit d’une femme) est née en 1903 à Portland, en Oregon. Elle meurt en juillet 1997, à l’âge de 94 ans.
Anecdote : Son éditeur, Whit Burnett et son mari, Elliott Taylor, jugent que « Inconnu à cette adresse » est une oeuvre «trop forte pour avoir été écrite par une femme »* et décident du pseudonyme masculin de Kressmann Taylor, pseudonyme qu’elle utilisa jusqu’à la fin de sa vie.
_________
* 91 ans après Emily Brontë et Wuthering Heights, Kathrine Kressmann Taylor (de son vrai nom) en plein XXe siècle, ne se voyait pas reconnaître pleinement son talent en tant que femme ; il fallait que son talent soit affirmé par un prénom masculin…



« Inconnu à cette adresse », Kressmann Taylor
Titre original Address Unknown
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Michèle Lévy-Bram
Postface de Whit Burnett
Éditions Autrement, collection Littératures
ISBN : 9782862609119
CCR : 112.n/TAY

lundi 7 mai 2007

Compte de mots - 7 mai



Les femmes sur les femmes...

« Il avait cette expression sur le visage
qu’ont tous les hommes quand une
femme annonce : « il faut qu’on parle ».
Un air de condamné qui signifie
mais-qu’est-ce-que-j’ai-fait ?
Et comment-en-suis-je-arrivé-là ?
Et y-a-t-il-une issue-de-secours ?
»

- Laura Jacobs, « New-Yorkaises », p. 162

Débuté lors de mon séjour à Québec, ce n’est que jeudi que j’ai terminé ce petite livre. Je serais tenté de résumer le roman avec le CV de son auteur :

Journaliste pour le Vanité Fair, Laura Jacobs est critique de mode et de danse. Originaire de Chicago, elle vit maintenant à New York.

C’est mince. Pourtant, ça résume tout le roman - ou presque - car « New-Yorkaises » c’est l’histoire de deux femmes qui ne sont autres que l’auteure elle-même ! Résumons : Iris Biddle, la quarantaine a quitté Chicago après un divorce et vit à New York où elle confectionne des abat-jour pour une clientèle huppée. Laura Burton est journaliste, trente-quatre ans et déterminée à percer dans le milieu (très difficile) de la critique de ballet. On suit l’histoire de ces deux femmes (qui ne vont se rencontrer qu’à la fin du roman, à la page 214) qui vivent des hauts et bas dans leurs relations d’amitié, d’amour et de boulot.
Le livre aurait pu s’intituler « Les femmes sur les femmes ». Mais ce n’est pas une charge féministe contre les hommes cependant. Mais les hommes sont étrangement absents du roman. Ou plutôt, effacé.

On pourrait regretter l’absence de caricature du milieu journalistique et artistique. À la limite, c’est un peu superficiel. Pas un grand roman. Mais j’ai bien aimé les 40 ou 50 dernières pages.


« New-Yorkaises » de Laura Jacobs
Titre original Women About Town
Traduit de l’anglais (États-Unis) de Virginie Buhl
Rivages poche, Collection bibliothèque étrangère
250 pages
ISBN : 9782743614133

jeudi 3 mai 2007

Compte de mots - 3 mai

Parce qu’il est encore question de BD...

Plus tôt cette semaine, je mentionnais que je connaissais assez peu le monde de la BD. Et c’est encore vrai aujourd’hui ;-) Mais j’ai complètement oublié de dire que mon entré dans le monde de la BD, qui s’est fait bien tardivement dans ma vie, l’a été par le biais des BD de Edgar Pierre Jacobs et sa série Blake et Mortimer. Je ne sais plus comment et quand - ni par qui - j’ai découvert cette série, mais je sais cependant avec quel album : La marque jaune. Depuis, je n’ai de cesse de traquer les albums de cette série dans les boutiques de livres usagés.

Pour la petite histoire, Edgar P. Jacobs, né le 30 mars 1904 à Bruxelles, meurt le 20 février 1987. Contrairement à Hergé, Jacobs permis que l’on poursuive les aventures de Blake et Mortimer après sa mort, ce qui donne un florilège de titres avec différents scénaristes et dessinateurs.
C’est ainsi que André Juillard et Yves Sente ont unis leur efforts pour produire l’excellent album « Blake et Mortimer : La machination Voronov ». L’histoire se déroule entre Londres et Moscou, en pleine Guerre froide ; une bactérie mortelle, ramenée sur terre par un satellite Russe en déroute - qui n’est pas sans rappeler « La variété Andromède » de Michael Crichton - servira d’armes de chantage aux Russes. Vraiment, une bonne BD

Tout comme chez Hergé* (avec Tintin) ou chez Lovecraft pour l’ensemble de ses écrits, l’absence des femmes dans l’univers jacobsien de Blake et Mortimer est, comment dire... quelque chose de troublant ? Et c’est justement sur cette absence des femmes qu’ont joué Pierre Veys et Nicolas Barral pour pasticher les aventures de Blake et Mortimer avec « Les aventures de Philip et Francis : Menaces sur l'empire ». L’histoire se résume ainsi ; depuis quelques semaines, le coeur de l’empire britannique est menacé par un phénomène inconnu : l’émancipation des femmes ! Pour faire la lumière sur le phénomène, Philip Et Francis sont appelé à le rescousse puisqu’il en va de la stabilité et de la sécurité même de la société britannique..
Pour apprécier à sa juste valeur cette pastiche, il est important d’avoir au moins lu « La marque jaune »... et vue « Kill Bill » de Quentin Tarantino !
























« Blake et Mortimer : La marque Jaune » par Edgar P. Jacobs
« Les aventures de Philip et Francis : Menaces sur l'empire » par Pierre Veys et Nicolas Barral
« Blake et Mortimer : La machination Voronov » par Yves Sente et André Juillard

________
* dont Jacobs fut un ami et collaborateur pour certains albums de Tintin

mercredi 2 mai 2007

Compte de mots - 2 mai

Où il est encore question de BD... - même si je n’y connais toujours rien !

Aldébaran. Scénario et dessin de Leo

Mes amis M. et V. m’ont abondamment parlé, en fin de semaine, de cet auteur et de ce cycle, inauguré avec Aldebaran. Je me suis donc attaqué samedi à ce premier cycle de cinq albums. Ici, pas d’histoire policière ou d’espionnage, non. L'auteur raconte plutôt les efforts de l'Humanité dans ses premières tentatives pour coloniser des planètes distantes de plusieurs centaines d’années-lumière de la terre. Si cette belle et grande aventure relate les rencontres de plusieurs personnages, c’est d’abord et avant tout des aventures de Kim qu’il s’agit. Garçon manqué au début de ce premier cycle (elle a alors 13 ans), la gamine aura tôt fait de se transformer en une jeune femme de 17 ans à la fin du premier cycle.

Cette histoire de science fiction n’est pas tellement loin de nous puisque pour une fois, un auteur de SF ne fait pas tout reposer sur les miracles de la technologie, mais bien sur l’ingéniosité et la débrouillardise de ce peuple abandonné sur une planète lointaine. Et puis, il est rassurant de constater que, même dans le futur, la jalousie, le goût du pouvoir, l’amitié, l’opportunisme et... l’amour existent encore ;-)

La suite (mais pas la fin) des aventures se poursuit avec le cycle Beltégeuse. C’est donc un rendez-vous...



Aldébaran, Cycle 1 : L'intégrale (5 Albums). Scénario et dessin de Leo
Dargaud éditeur, 254 pages
ISBN pour l’intégrale de 5 albums : 9782205056686

mardi 1 mai 2007

Compte de mots - 1er mai

Où il est question de BD... - même si je n’y connais rien

Je ne suis pas un amateur de BD. Mais alors là, pas du tout. En fait, j’avoue en toute modestie ma grande ignorance du monde de la BD. Comme bien des gens sans doute, j’ai lu Tintin et Astérix. J’ai aussi lu Spirou. Mais c’est pas mal tout. Heureusement pour moi, LE maître incontesté, LA référence de la BD au Québec (dans mon livre à moi en tout cas) s’avère être un ami de Québec - Salut Ô Michel. Et lorsque je passe par Québec, j’ai toujours la chance de tomber sur quelques bonnes BD mises de coté par Michel. Et mon dernier séjour à Québec n’a pas fait exception. C’est ainsi que j’ai lu avec beaucoup d’intérêts le tome 1 et 2 de « Black OP » de Desberg et Labiano (chez Dargaud).

L’histoire débute en 1945. Le jeune Floyd, 4 ans, apprends que les « méchants » Russes viennent de tuer son père. À partir de ce moment, Floyd promet de venger sa mort. Été 1967. Floyd, nouvel agent de la CIA avec son copain d’enfance (Trent) se voit confier une première mission en Inde, en pleine Guerre Froide. Mais Trent et Floyd auront un destin bien différent. Alors que Trent ne sera jamais un espion - et profitera des « amis » de son père pour s’élever dans l’administration de la CIA, Floyd restera toujours un agent de « terrain » (le détail n’est pas anodin...). Floyd doit négocier avec un petit mouvement de rébellion en Russie, sous la gouverne de Vladen Nechkov, un agent russe « trouble » qui aura un rôle important à jouer dans la déstabilisation du régime communiste, telle que voulut par les USA. Mais en fait, la CIA qui pensait financer des fauteurs de troubles dans l’échiquier russe, finance plutôt ce qui allait devenir la mafia Russe. Est-ce donc dire que la CIA aurait joué un rôle dans l’émergence de la mafia Russe, cette mafia réputée pour être la plus violente et surtout, mondialement enracinée ?

Ce récit d'espionnage américano-soviétique est habillement monté, avec des « flash-back » et de retour dans le présent très crédible. Je recommande fortement aux amateurs du genre.

Mais Michel ne m’avait pas dit qu’il y avait un troisième tome... Je suis donc là à me ronger les ongles jusqu’au sang, en attendant de lire la suite de l’histoire dans le tome 3...

Black OP (tomes 1 et 2) Scénario de Stephen Desberg. Dessin de Hugues Labiano.


Black OP, Tome 1
Dargaud éditeur, 48 pages
ISBN : 9782205054910









Black OP, Tome 2
Dargaud éditeur, 48 pages
ISBN : 9782205056877

samedi 28 avril 2007

Compte de mots - 28 avril

Encore des livres…

C’est toujours un grand plaisir pour moi de faire un détour à la librairie Gallimard. Pour les livres bien sur. Pour toute cette littérature qui semble si… accessible. Mais surtout et avant tout, pour serrer la pince de mon ami et libraire (parce qu’il est mon ami avant d’être mon libraire), Maître « J ». Ce jeune homme - j’ai tout de même le double de son âge – est une source inépuisable de références multiples. Bien sur, il n’a pas tout lu – de toute façon, méfiez-vous de ceux qui semblent avoir tout lu* Et comme il aime et connaît à peu près tout ce que je ne connais pas, ses recommandations sont pour moi des îles inconnues à explorer, des trésors à découvrir.
Liste des livres acquis chez Gallimard vendredi soir :

ROMANS

1. « Je, François Villon », Jean Teulé
Pocket, 432 p.
CCR : 131.r/TEU

2. « Liaisons morbides », Cecilia Stefanescu
Phébus, 170 p.
CCR : en attente de classification



ESSAI – GRANDS CONFLITS ET GÉOPOLITIQUE

1. « Carnets de guerre. De Moscou à Berlin 1941-1945 »
Vassili Grossman.
Calmann-Lévy, 390 p.
CCR : en attente de classification

2. « Bush s'en va-t-en guerre », Bob Woodward
Folio – Document, 560 pages
CCR : en attente de classification

3. « Plan d'attaque », Bob Woodward
Folio – Document, 644 pages
CCR : en attente de classification


Je vous laisse sur cette phrase de Jules Claretie

« Vous aimez les livres ? Vous serez heureux pour la vie. »

_________
* dans son livre « Au bonheur des mots » paru en 1989 aux éditions Robert Laffont, Claude Gagnière écrit ceci :
« Supposons un lecteur boulimique qui,
de sa dixième à sa quatre-vingtième année,
réussisse à lire un livre chaque jour de sa
vie sans jamais se reposer. Au bout de
soixante-dix ans, il aura lu 25 000 titres,
soit moins de 10% des 275 000 livres
représentant le fonds de l’édition française.
»

jeudi 26 avril 2007

Compte de notes - 26 avril



Just You, Just Me

N’allez pas croire, à la lecture du titre, que je vais vous pondre un truc hyper intime, un truc inavouable, un plaisir coupable. Noooon ! Paris-Match existe déjà vous savez ;-)
« Just You, Just Me » c’est le titre d’un disque formidable, d’un duo exceptionnel : Oliver Jones et Ranee Lee. Cette réunion, c’est la réussite d’une complicité musicale de deux de nos très grands interprètes de Jazz d’ici. Impossible de se lasser du jeu exceptionnel de Jones au piano, de la voix chaude de Ranee Lee. Comment ne pas se plonger complètement dans cette musique sublime ?

L’amateur de jazz tout comme l’amateur sérieux y trouvera son compte ; c’est un disque qui fera l’unanimité chez l’un comme chez l’autre. Les treize pièces de cet album sont tout simplement admirables.
Faite gaffe ; on ne voit pas le temps qui passe en écoutant ce disque. Accoutumance garantie...

On pourrait cependant regretter le livret unilingue anglais (pourquoi ?)




« Just You, Just Me »
Ranee Lee et Oliver Jones
Justin Time JUST 213-2
enregistré de février à avril 2005 à Montréal

mardi 24 avril 2007

Compte de mots - 24 avril


Pour faire suite à Walkups...

Et si la littérature du R.O.C. (Rest Of Canada) vous intéresse, je vous suggère fortement la lecture du dossier spécial « L’autre solitude » dans le plus récent numéro de la revue « Le libraire », No. 40 (gratuit et disponible dans les vraies libraires) ou via le site Internet.

"Le libraire", No. 40 (mai-juin 2007)
revue bimestriel des librairies indépendantes
gratuit, 66 pages.
http://www.lelibraire.org/

Compte de mots - 24 avril



Walkups disponible en français !

Dans mon « Compte de mots » du 8 janvier, je vous parlais d’un curieux petit livre en anglais écrit par un Canadien originaire de la Colombie-Britannique du nom de Lance Blomgren. Le titre du livre : « Walkups ». Bonne nouvelle, ce livre a été traduit en français par Elisabeth Robert et adaptée par l’éditrice Danielle Shelton, aux éditions Adages / Maelström.

Walkups, c’est le mot anglais qui désigne les blocs appartements sans ascenseur de Montréal. Et c’est un peu la trame des nouvelles ; des rencontres dans les escaliers en arrivant ou en quittant chez-soi. Je recommande.


Walkups, Lance Blomgren
traduction de l'anglais (Canada) par Élizabeth Robert
adaptation de Danielle Shelton
Adage - Maelström
72 pages, 18,00 $
ISBN 9782921956284
site Internet :
http://www.adage-edition.com/

Compte de mots - 24 avril



Novlangue et réforme scolaire, même combat ?

Mon ami Paulo, grand lecteur, grand cycliste et surtout, grand lettré, me disait, il y a un quelques temps déjà, que les gens qui lisent « 1984 » de George Orwell, omettent de lire « Principes de Novlangue ». Ce texte, inséré à la fin du livre, passe effectivement inaperçu. Je suis le premier à l’avouer ; j’ai lu le roman deux fois et à chaque fois, je suis passé tout droit (volontairement) sur les principes de la Novlangue.


Pourtant, lorsqu’on s’y arrête, ce très court texte est fort instructif. Un petit rappel de ce qu’est le Novlangue. Selon ce que l’on trouve chez Wikipedia, le Novlangue est une


« simplification lexicale et syntaxique
de la langue destinée à rendre impossible
l'expression des idées subversives et à
éviter toute formulation de critique
»

Un peu plus loin, on lit que le Novlangue

« ... est proche de la langue réelle dite
politiquement correcte. L'idée fondamentale
du novlangue est de supprimer toutes les
nuances d'une langue afin de ne conserver
que des dichotomies qui renforcent
l'influence de l'État. Un rythme élevé de
syllabes est aussi visé, avec l'espoir que
la vitesse des mots empêche la réflexion.
»[1]

Au delà de son rapprochement avec la langue du politiquement correct, c’est surtout sa filiation avec la réforme scolaire québécoise qui m’a étonné. Je me demandais d’où la réforme scolaire avait tiré sa source. Maintenant je le sais ; du Novlangue d’Orwell. À défaut d’originalité, nos fonctionnaires du ministère de l’éducation ont des... lettres ;-)

Allez-y, relisez « Principes de Novlangue » en ayant en tête la réforme scolaire. Vous serez étonné !

« 1984 », George Orwell
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Amélie Audiberti
Gallimard, collection Folio, No. 822
ISBN : 9782070368228
CCR : 121.r/ORW


[1] La Novlangue sur Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Novlangue
Et pour rire un bon coup, je vous propose le dictionnaire du Novlangue selon Luttes Étudiantes
http://www.luttes-etudiantes.com/novlangue/index.htm

Librairie Pantoute - 24 avril

À la recherche d’un livre pour faire un cadeau à un de mes hôtes à Québec, c’est naturellement chez Pantoute, sur St-Joseph (dans St-Roch) que je me suis dirigé. La succursale sur St-Joseph n’est peut-être pas des plus garnies, mais n’oublions pas que Pantoute, c’est avant tout une librairie ; on y retrouve pas d’encens ni d’ensemble de thé, pas plus que de serviettes de table ou de jeux d’échecs. Bref, c’est une librairie. Chaque étagère, chaque table est occupé par des livres. C’est pas comme cette pseudo librairie qui est en fait une boutique de babioles (et accessoirement de livres). Oui, oui, ne faites pas les hypocrites, vous savez de qui je parle ; je vous voit tous les jours avec votre petit sac jaune, fier comme un pet d’y avoir acquis un livre d’astrologie... et des babioles.
Point de babioles donc chez Pantoute. De plus, les gens sur place sont de vrais libraires. Des gens qui aiment le livre. Ils sauront véritablement vous conseiller si vous êtes en panne d’inspiration.

Au fait, le livre que je cherchais était épuisé. Il y a des limites à ce que peut faire une librairie...


Librairie Pantoute
286, rue Saint-Joseph
Québec
Téléphone : (418) 692-1175

lundi 23 avril 2007

Musiques - 23 avril

Pendant mon trop court séjour à Québec, je suis passé « chez Sonny » (en fait, Musique chez Sonny), une boutique de disques usagés sur St-Jean. C’est un détour obligé pour moi. Je n’imagine même pas me rendre à Québec sans y faire un saut. Surnommé par les connaisseurs comme une caverne d’Ali baba, Sonny tient dans sa boutique environ 8,000 disques compacts et vinyles. C’est peu diront certains, mais vous trouverez-là l’essentiel et en prime, des raretés. Et puis, le roulement de disques est assez élevé pour y faire un saut quelque fois dans le mois.
Avec un budget de 40 $, j’ai mis la main sur trois disques compact sans difficulté :


1. « Thelonious Monk with John Coltrane », Thelonious Monk.
Je possède une copie vinyle de cet excellent album. Une vieille copie vinyle en mono qui a longtemps roulée. Je pensais pas retrouver ça un jour en disque compact a si bon prix. Si vous êtes amateur sérieux de Jazz, vous possédez sans aucun doute le compact disque - peut-être même possédez-vous encore la copie vinyle de ce disque. Aux autres, curieux et amateurs de jazz, je recommande fortement l’achat de ce disque. Une réserve cependant pour ceux qui ont en horreur la mono, seuls les pièces « Off Minor » et « Epistrophy » sont en stéréo.
12$








2. « Almeria Club », Hank Williams Jr.
Sonny venait tout juste de mettre la main sur ce disque compact. Et c’est sur sa recommandation que j’ai acquis le disque. « Almeria Club » est une espèce de best of qui rappel combien grand est le talent de Junior. Ici, on touche à tout : le blues, le bluegrass, le contry-folk, le blues-rock, le country, bref, un éventail très large. Il y en a pour tout les goûts. Vraiment.
12$










3. New Wine, « The Dave Brubeck Quartet » (with The Montreal International Jazz Festival Orchestra).
Je suis un grand fan de Brubeck. Je possède un échantillonnage assez large de sa musique pour oser dire que je suis un amateur passionné - mon ami Alain possède quelques vinyles rares dont je suis très jaloux ;-) Imaginez ma surprise lorsque je suis tombé sur ce disque compact, enregistré à Montréal, dont je ne soupçonnait même pas l’existence. Hélas ! j’ai décidé de m’en départir pour le donner en cadeau à mon ami Alain. Il ne me reste que quelques jours pour l’écouter...
12$






Musique chez Sonny
664 St-Jean
Québec. 418.640-0590

vendredi 20 avril 2007

Québec City - 20 avril



Mise à jour 24 avril

J'ai lu, d'une couverture à l'autre, dans l'autobus qui me conduisait vers Québec, "Le diable par la queue, suivi de Pourquoi écrire ?" de Paul Auster. Chaudement recommandé par mon libraire, je dois avouer qu'il avait tout à fait raison ; c'est un récit très intéressant à lire pour mieux comprendre la genèse de l'oeuvre de l'écrivain.
Petit problème ; comme j'avais terminé le seul livre qui voyagait avec moi, je me retrouvais sans rien à lire ! Tant pis, j'ai fais un saut au "Comptoir du livre" sur St-Joseph (dans St-Roch). Dans cette caverne d'Ali Baba, j'ai trouvé :



Tom Sharpe "La grande poursuite", Gallimard, Folio

Laura jacobs "New-Yorkaises", Rivages poche / Bibliothèque étrangère


J'ai débuté le Jacobs. Pour l'instant, c'est tout bon.



"Le diable par la queue, suivi de Pourquoi écrire ?", Paul Auster
Le livre de poche
ISBN : 978-2253149200
CCR : 112.re/AUS

jeudi 19 avril 2007

Compte de mots - 19 avril



« il n'est rien de plus noble que de s'accommoder
des quelques désagréments que nous apportent les
serpents et la poussière pour jouir d'une liberté absolue
».
- Jack Kerouac

Je me suis jeté mardi dans la lecture du recueil de nouvelles « Le vagabond solitaire » de Jack Kerouac. C’est inégal mais tout bon. Avec « Le vagabond solitaire », Kerouac donne une bonne idée de son immense talent de conteur. À partir de souvenirs personnel, il arrive à tisser une trame de vie palpitante de l’Amérique d’après-guerre. Pas celle de l’Americain Way of life, mais celle des marginaux, des laissés pour compte, des clochards célestes, du hobo américain*. Le texte qui m’a le plus touché est sans contredit celui intitulé « Le vagabond américain en voie de disparition ». Kerouac y dépeint une Amérique remplis d’interdits pour le « voyageur solitaire ». Je n’imaginais pas que l’Amérique du temps de Kerouac pouvait être si répressive envers ses propres citoyens. La nouvelle « Grand voyage en Europe » nous montre un Kerouac un peu naïf - mais très attachant.

Un bon livre qui m’aura permis surtout de « voyager » à travers l’Amérique, moi qui n’est pas un bon voyageur. Je fais mienne cette phrase du journal de Mauriac :

« Un voyage rapide, même par les voies les plus
ordinaires ne me laisse que des souvenirs de
poussière, de fatigue, d’insommie (sic) et de
dispersion
».
- François Mauriac, Journal, Tome I
page 45, dans l’édition Grasset imprimé pour les Éditions Variétés, en mars 1944, à Montréal.

Jack Kerouac « Le vagabond solitaire »
Gallimard, collection Folio
277 pages
ISBN : 9782070371877
112.n/KER (nouvelles)

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* si l’histoire du hobo américain vous intéresse, un article court mais fort intéressant (en anglais) chez Wikipedia
http://en.wikipedia.org/wiki/Hobo

mardi 17 avril 2007

Acquisitions - 17 mars

J’ai fais un saut jeudi dernier chez mon libraire de quartier - si vous êtes un habitué de ce blogue, vous savez que je parle ici de la librairie de livres usagés Delteil, rue Saint-Denis. Je n’avais que quelques minutes, alors impossible de m’attarder longuement dans les allées (soupirs !).
J’ai tout de même mis la main sur trois bouquins prometteurs :

Joseph Roth
« La fuite sans fin »
CCR : 141.r/ROT (roman)

Kressmann Taylor
« Inconnu à cet adresse »
CCR : 112.r/TAY (roman)

Paul Auster
« Le diable par la queue, suivi de Pourquoi écrire ? »
CCR : 112.re/AUS (récit et essai)


Et vous, qu’est-ce que vous avec acquis récemment ?

Édito - 17 mars

Est-ce que nous travaillons trop et trop vite ?
Pourquoi cette question ? Dans mes nombreuses tâches comme archiviste, j’ai la responsabilité de faire parvenir au dépôt légal deux exemplaires des livres que nous publions* Hier, je reçois une lettre - bilingue - du dépôt légal d’Ottawa, m’indiquant que depuis le 1er janvier 2007, il y avait des modifications au dépôt légal. Bon, déjà que la lettre me soit parvenue trois mois et demi après l’entrée en vigueur des modifications dénote un manque flagrant de respect et de laisser allez épouvantable - mais ça, de la part du gouvernement, nous y sommes habitués. Alors pas de surprise.

Dans la lettre, on nous explique en sept (7) petites lignes la teneur des modification. Puis, juste dessous, la phrase suivante :
« Pour de plus amples renseignements,
nous conseillons au lecteur de consulter le
lien suivant
» (suit une adresse Internet).
Bon, déjà dans l’adresse, je décèle une erreur. Comme l’adresse termine la phrase, le fonctionnaire qui a écrit cette lettre a foutu un point (.) à la fin. J’ai assez d’expérience pour savoir qu’une adresse Internet ne se termine pas par un point. Encore là, pas de surprise car même en 2007, c’est encore une erreur courante (soupirs) ! Alors Je tape l’adresse dans Safari (je suis sous Mac OSX au bureau) tout en omettant le point final et... rien ! Safari ne parvient pas à trouver le serveur ! Je retape l’adresse en respectant les 55 caractères (un mélange de lettres, chiffres, barres obliques, traits d’union, points et le point final). Rien à faire, le serveur est introuvable. Je vérifie une autre fois - c’est tellement facile d’oublier un caractère - mais non, tout est là ! Je décide donc d’utiliser Firefox, même si j’ai des doutes. Et effectivement, je ne suis pas plus chanceux avec Firefox. À partir de là, je me pose toutes sortes de question :
- Se pourrait-il que le serveur du gouvernement soit « down » ?
- Un problème de compatibilité avec le MAC ?
- Les fureteurs ne sont pas compatible ?
- J’ai comme le goût d’un espresso - oups, c’est hors sujet ;-)

Je retourne la feuille pour lire la version anglaise et constate que l’adresse du site est identique (au point d’avoir répété l’erreur du point finale dans l’adresse) à l’exception d’un caractère, qui sert de code de langue. Dans l’adresse en français il y a la lettre « f » isolée par un point et un trait d’union (pour french) et en anglais, c’est la lettre... ben oui, vous avez deviné, la lettre « e » pour english. Je décide donc de taper l’adresse Internet en anglais (en me disant qu’une fois dans la page du site, je trouverai bien le moyen de basculer dans le site en français) mais ô surprise, le serveur est encore introuvable !

Pendant quelques secondes, je me retrouve en panne d’inspiration, ne sachant pas trop quoi faire. Puis, l’idée qu’il pourrait y avoir une seconde erreur (la première étant le point final) dans l’adresse Internet devient de plus en plus plausible. Et cette erreur se serait répercuté autant dans l’adresse en anglais qu’en français.
Je décide alors de lancer une recherche via Google. Et Google fut mon ami ; après avoir tapé deux mots contenus dans l’adresse et en faisant suivre des mots "dépôt légal", Google pointe exactement la bonne page. Et mon intuition était bonne :
1. il n’y a pas de point final dans l’adresse (première erreur)
2. il y a deux caractères de trop dans l’adresse inscrite sur le document papier (deuxième erreur).
L’erreur ? On avait ajouté dans l’adresse Internet du document papier l’extension gc (pour gouvernement canada) alors que dans l’adresse réelle, l’extension gc n’existe pas !

La saga aurait pu s’arrêter là - après tout, je n’ai perdu que quinze minutes ! Mais je n’étais pas au bout de mes peines. Comme la lettre indiquait que
« Pour de plus amples renseignements,
nous conseillons au lecteur de consulter le
lien suivant
»
je me disais que se serait une bonne idée d’en savoir un peu plus. Car avouons-le, les sept petites lignes du document ne disaient pas grand chose. Alors quel ne fut pas mon étonnement de constater que l’information dans le site Internet était identique au contenus de la lettre ! Identique au point d’avoir respecter exactement la même mise en page avec les points de formes, etc. !
Tabarn... Je me suis tapé tout çà pour rien ! Tout çà, sans avoir une miette d’information supplémentaire ! Grrrr !

Alors je relance la question du début :
Est-ce que nous travaillons trop et trop vite ? Pour moi il est clair qu’au dépôt légal :
1. personne n’a pris la peine de relire la lettre
2. personne n’a pris le temps de tester le lien Internet suggéré
3. personne ne s’est rendu compte que le site Internet était une copie conforme de la lettre - et que dans un cas semblable, on ne devrait jamais inciter les gens à se rendre sur le site Internet pour "de plus amples renseignements".

Pour moi, il est clair que quelqu’un au dépôt légal a travaillé trop vite. Beaucoup trop vite. Et c’est une « maladie » qui se propage partout, au nom de la sainte productivité : en son nom, il faut produire et encore produire (et toujours à moindre coût) même si en bout de ligne, le résultat est bâclé.

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* deux exemplaires au dépôt légal à Québec et deux autres exemplaires au dépôt légal à Ottawa. C’est la loi et nous ne pouvons nous y soustraire.