vendredi 8 février 2008

La fin de XP - 08 Février

La fin pour XP : le début de la fin pour Micro$oft ?


SOURCE : http://www.radio-canada.ca/radio/techno/

Ainsi donc, la mort de Windows XP est annoncé pour le 30 juin. J'annonce par le fait même que Windows XP aura été le dernier OS de Windows chez-moi : pas question de migrer sur cette merde qu'est vista et d'ici à ce que Micro$oft ait corrigé le tire, il n'y aura que des machines tournant sous OSX chez-moi. J'ai toujours payé - et parfois le gros prix - pour mes logiciels chez Micro$oft, refusant toujours des versions pirates. Mais depuis l'ère Ballmer, Micro$oft s’enfonce dans de mauvais produits : vista et Office 2007 étant les porte étendarts de la médiocrité.



Steve Ballmer.

Désolé Mr. Ballmer, mais jamais vos produits n’auront été aussi médiocres. Sait-on jamais, dans quelques années peut-être, Bill Gates va revenir sauver un Micro$oft à la dérive, comme Steve Jobs l’a fait pour Apple, avec l’immense succès que l’on connaît. Mais d’ici là, Mac et Ubutnu auront fait beaucoup d’adeptes.

A fait, j’ai une amie qui, en fin de semaine, « switch » de Windows à Mac. Une autre...Et c'est grâce aux bons soins des gens chez Le Mac urbain que va s'opérer cette transition.

jeudi 7 février 2008

Acquisitions pour Janvier - 07 Février






Un graphique qui parle de lui-même. Petit mois...

Acquisition - 07 Février




Petit arrêt ce soir - trop court arrêt - à ma librairie de livres usagés du quartier. J'avais tout juste une heure devant moi. Mince pêche donc. J'ai promis à mon libraire que j'allais tenter de passer un autre jour en février, question de jaser un peu, de voir les nouveautés sur les étagères et aussi, pour retourner dans « l'antre ». Mais pour ça, faut que je trouve du temps ou plutôt, que cette journée là, je m’absente du bureau et qui dit absence dit aussi absence de revenu.

Bank, Melissa
Prochain arrêt au paradis (roman)
CCR :112.r/BAN

Johnson, Uwe
Deux points de vue (roman)
CCR : 141.r/JOH

Modiano, Patrick
Des inconnues (roman)
CCR :131.r/MOD

Nimier, Roger
Le hussard bleu
CCR :131.r/NIM

Moore, Lorrie
Des histoires pour rien (nouvelles)
CCR : 112.n/MOO

J’ai aussi acheté deux autres livres, mais chut ! c’est un cadeau pour l’amie Jules...

mercredi 6 février 2008

The Champions - 06 Février




Si les noms de Craig Sterling, Richard Barrett et Sharron Macready ne vous disent rien, il y de fortes chances pour que vous n’ayez pas encore la mi-quarantaine. Mais qui sont-ils ? The Champions. Une équipe d’agents secrets qui, suite à un accident d’avion au Tibet, furent recueillis par des moines tibétains qui leur ont redonné la vie, tout en leur insufflant des pouvoirs « spéciaux » (télépathie, anticipation, etc.). Cette série britannique (trente épisodes seulement) a aussi été traduite en français (Les champions). Avec les années, cette série à rejoint les rangs des séries cultes de la télévision britannique. Un culte parfois bien mal rendus, mais aux efforts louables, comme ici
http://thechampionsfan.homestead.com/
En prime : le thème musical d’ouverture de la série en format WAV a télécharger ;-)

Un détour sur wikipédia pour en savoir un peu plus (anglais) :
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Champions

Santé – 06 Février




V’la aut’chose maintenant : globalement, vivre en bonne santé coûterait plus cher au système de santé que de vivre obèse, nourrit de malbouffe et fumeur ! C’est l’indistrie de la malbouffe qui derière cette recherche ou quoi !
Et pendant ce temps, pour la première fois dans l’histroire de l’humanité, il y a plus de gens qui meurent de trop manger que de pas assez manger !

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/02/05/010-soins-sante-couts.shtml

mardi 5 février 2008

Compte de mots – 05 Février

La maladie de Sachs, Martin Winckler.




Encore un autre livre terminé avant mon épisode de, bon, vous savez. Au final, c’est un très beau livre avec une très belle histoire. Mais ça demande une certaine dose de courage de la part du lecteur pour passer à travers les trois cents premières pages de ce livre - qui en fait plus de six cents. Trois cents pages à l’image de l’extrait qui suit :

« Sur un petit meuble à tiroirs placé à la tête du lit bas,
tu prends l’appareil de tension, je te tends le bras droit,
tu l’entoures du brassard gris. Tu prends le stéthoscope,
tu ajustes les écouteurs à tes oreilles, tu poses le pavillon
à la saignée de mon coude, tu saisies la poire en caoutchouc
de l’appareil à tension, tu visses la molette...
» (p. 19)

Bon, vous voyer le genre. Et rien ne nous est épargné. Alors imaginez ça sur près de trois cents pages ! Horrible. J’aurais dû abandonner après trente ou cinquante pages. Mais je ne l’ai pas fait. Heureusement. Parce que les trois cents autres pages sont un baume pour le lecteur – et on finit par comprendre la raison des trois cents premières pages. C’est ce qui s’approche le plus du journal d’un médecine de campagne mais sans jamais toucher à la forme journal. Un livre qui raconte l’Humain dans ce qu’il a de plus beau et parfois, dans ce qu’il a de plus abject, parce que c’est aussi ça la vie.
C’est un livre à relire un jour...


La maladie de Sachs, Martin Winckler.
Édition J’ai lu, 632 pages.
ISBN : 9782290153529
CCR : 131.r/WIN

Marcher - 05 Février

Sortir le chien... pour faire avancer l'homme !




Article fort intéressant de François Cardinal hier matin dans cyberpresse. Le sujet ? L'homme et sa fiancée marchent de moins en moins semble t-il. Bon ça, on s'en doutait un peu, non ? Mais à ce point ? Il semble bien que si !
Au banc des accusé ? La technologie, bien sur (plus facile à blâmer que nos habitudes et choix de vie) : télécommande, ascenseur, escalier mécanique, Internet, jeux vidéos, télévision, tout ça (et plus encore) permet à l'Homme du XXIe siècle de passer une journée complète sans faire plus de 100 pas ! Mais il n’y a pas que la technologie pour nous mettre des bâtons dans... les jambes : parfois, la stupidité bureaucratique d'une petite ville de banlieue suffit. Prenons par exemple le cas de la petite municipalité défusionnée de Saint-Lambert, sur la rive-sud de Montréal, qui à décidée de ne plus déneiger les trottoirs cet hiver ! Vous devez marcher ? ben prenez la rue disent les élus de cette petite municipalité. Et laissez-moi deviner ; il doit exister une réglementation municipale à Saint-Lambert interdisant aux gens de déambuler dans les rues...
Comment avons-nous fait comme société pour inventer le bouton à quatre trous, avec de tels imbéciles au pouvoir ?

« En ce début du nouveau millénaire, sortir le chien est devenu notre seule occasion de marcher »
- Marie Demers, auteure de Pour une ville qui marche.

Je commence tranquillement à comprendre le regard halluciné des gens lorsqu'ils apprennent que je marche une douzaine de kilomètres par jour (sans compter les détours au marché, chez les amis, etc.). Et pourtant, si vous saviez combien ça se fait sans effort. Mais vous pouvez pas savoir. Vous pouvez pas, parce que vous êtes pris dans votre voiture, dans un embouteillage... encore. En plein samedi après-midi d’épicerie...


Article de François Cardinal dans cyberpresse :
http://www.cyberpresse.ca/article/20080204/CPENVIRONNEMENT/802040512/6108/CPENVIRONNEMENT

Compte de mots – 05 février




Nord-Michigan, Jim Harrison.



Bon, j’avais déjà terminé la lecture de ce livre avant mon épisode de, bon, vous savez. Mais le souvenir de ce livre est encore bien présent dans mon esprit. La critique dit que c’est le plus beau roman d’Harrison ; je suis bien prêt à le croire, Je n,ai pas lu grand chose du bonhomme, mais c’est sans doute ce qui s’approche le plus de « En marge », sa magnifique autobiographie.
Pour en revenir au roman, ça demande une petite dose d’imagination pour bien s’imaginer Joseph, un homme de quarante ans, mutilé à la jambe par un accident de ferme, médiocre fermier et tout aussi médiocre professeur de campagne, ivrogne, chasseur, se retrouver du jour au lendemain sous l’emprise d’une de ses jeunes étudiante de 17 ans qui se révèle être une véritable nymphomane. Disons que ça fait très fantasme de gars, mais l’histoire n’est pas là. L’histoire réside peut-être au fond dans cette sele phrase, à la toute fin du roman :

« Le docteur pensait que la source de la plus part
de nos malheurs était ce besoin que nous avons
presque tous d’être quelque part ailleurs ou
quelqu’un d’autre.
»
p. 215

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : un médiocre fermier du centre des États-unis qui rêve de voir l’océan, qui rêve de la fille de son meilleur ami et une fois veuve, il continu de rêver d’elle dans les bras d’une jeune étudiante. Ce médiocre fermier caresse le rêve de remettre en état la ferme familiale. Ce mauvais professeur aimerait laisser quelque chose en héritage a ses médiocres élèves. Cet ivroge espère un jour cesser de boire... ou boire moins. Ça semble beaucoup pour un seul et même personnage et pourtant, tout cela demeure assez crédible.

Si vous avez déjà lu du Harrison, mais ne connaissez pas ce roman, vous aimerez à coup. Vous ne connaissez pas l’auteur ? Alors Nord-Michigan demeure un très bon tremplin.
Au fait, si le nom de Jim Harrison vous est inconnu, sachez qu’une de ses nouvelles, Légendes d’automne, fut portée à l’écran il y a quelques années, avec le « beau » Brad Pitt (mais coeur sensible s’abstenir).


Nord-Michigan, Jim Harrison.
Titre original : Farmer. Traduit par Sara Oudin.
10/18, 223 pages.
ISBN : 9782264016201
CCR : 112.r/HAR

Acquisition future - 05 Février




Pas impossible que je puisse mettre la main sur un Power Mac G4 d’Apple, identique à celui-ci. Comment ? Au bureau, on organisera bientôt un encan afin de vendre plusieurs ordinateurs usagés. Des iMac G3 principalement et quelques Power Mac G4. Le « geek » en vous aura vite compris que le modèle que je vise n’est pas des plus récents. Vrai. En fait, il a la même puissance de processeur que mon portable PowerBook Titanium G4, soit un 400Mhz. Mais si j’arrive à en tirer un prix honnête, mes amis chez Le Mac urbain (http://www.lemacurbain.com/urbain/fr/) me verrons débarquer à la boutique avec l’ordinateur sous le bras et grâce aux conseils et talents de l’équipe sur place, le G4 deviendra une bête de puissant avec :
- ajout de mémoire RAM ;
- ajout d’un second disque dur
- remplacer le disque dur existant au besoin ;
- remplacer le lecteur CD en un lecteur/graveur DVD ;

Pour l’instant, la configuration de base de l’ordinateur est trop faible pour mes besoins - le G4 roule encore sous OS9 !!!

À suivre donc.

lundi 4 février 2008

Malade (suite et fin) – 04 Février



Bon, c’est mon portefeuille qui m’a bouté hors du lit ce matin. J’aurais bien prolongé mon congé d’une journée encore, mais bon... Alors voilà, j’ai fais ma première journée sans anicroches, j’ai pas perdu connaissance dans les bras de la plantureuse réceptionniste, j’ai vomi sur personne – ché vivre criss ;-)
Et là ce soir, je suis devant mon ordinateur, je commence à lire vos commentaires* et demain sans doute, j’irai faire un tour sur vos blogues. Mais pour ce soir, je n’irai pas plus loin. Je vais me coucher tôt. Et essayer de lire un peu ; j’ai pas lu un livre depuis mercredi soir !

À demain donc. Bonne nuit !
_________
* j’ai pas encore tout lu, mais ce que j’ai lu était bien touchant. Merci, vraiment.

jeudi 31 janvier 2008

Malade - 31 Janvier

Désolé, je suis sur le carreau. Un empoisonnement ou quelqu chose du genre. J'ai pas pu me rendre au boulot ce matin. Je vous lis dès que je vais un peu mieux.

mardi 29 janvier 2008

Question - 29 Janvier



Est-ce que la science-fiction est uniquement une affaire de gars ?

samedi 26 janvier 2008

Découvertes – 26 Janvier

Bon, maintenant que j’ai Internet version TGV à la maison, j’explore à fond l’Internet qui m’était inaccessible – ou presque – en « dial-up ». Quelques sites que j’aime beaucoup :


http://www.nonfiction.fr/
portail des livres et des idées, le site traite de l’actualité du livre. On y traite beaucoup de l’actualité du livre français ; soyez-en avertis (et ne venez pas vous plaindre que la littérature québécoise n’y est pas présente ; pour messieurs les littérateurs en France, il n’y a pas de littérature au Québec, sinon celle du joual). Et attention, le site est extrêmement touffus. Difficile de s’y retrouver !



http://bibliobs.nouvelobs.com/
site littéraire du Nouvel Obs., le site traite de l’actualité du livre. À peine moins touffus que nonfiction...



http://passouline.blog.lemonde.fr/
« La république des livres » c’est le nom du blogue de Pierre Assouline. C’est pour moi un incontournable. Mais ne perdez pas votre temps à lire les commentaires laissés par les lecteurs ; que des gens qui ont besoins d’afficher leurs suffisances et leurs « kultures ».


J’ai quelques autres sites tout aussi intéressants ; nous en reparlerons...

mercredi 23 janvier 2008

Le monde de la vitesse – 23 Janvier

Explorons ensemble les mondes étranges




Vous ne remarquez rien ? Vraiment ? Regardez encore ? Toujours rien ? Vraiment ? Regardez attentivement... Bon, faut vraiment tout vous dire ; je suis maintenant en haute vitesse à la maison. Quoi, ça ne peut se voir de chez-vous ? Ah ! bon ;-)

Alors oui, j’ai décidé de passer en vitesse supérieur. De laisser de coté le dial-up pour l’ADSL (ça explique le relatif silence depuis près de deuxe semaines). Mais pourquoi la haute vitesse ? Principalement pour ne plus occuper la ligne de téléphone chaque fois que j’aurai le goût de lire mes courriels, de publier un billet ici ou une photo chez Flickr ou même, de vous lire. Non mais c’est vrai, imaginez un peu ma frustration d’avoir manqué l’appel d’un télévendeur, parce que je naviguais dans Internet en dial-up ;-)

Donc, dans les faits, à part quelques $$$ de plus qui va sortir de mes poches à chaque mois, ça ne va pas changer grand chose dans ma vie ; je n’ai jamais téléchargé de musique ou de vidéo d’Internet et c’est pas aujourd’hui que je vais commencer. Par contre, là où ça risque de bien me servir, c’est lors de mes recherches ; je passerai moins de temps à attendre que la page s’affiche. Ibid. pour la mise à jour de logiciels, qui se fera de façon plus rapide. Mais pour le reste...

Un mot enfin pour remercier mon ami Frank pour l’installation – et qui va installer un router sans fil en fin de semaine. Merci man. En plus d’être un ami formidable, tu es une ressource indispensable dans de nombreux domaines.

mardi 22 janvier 2008

Vieillesse - 22 Janvier

Je deviens vieux !




Hé oui ! mon nom se retrouve à coté du mot vieillesse !

lundi 21 janvier 2008

Rendez-vous - 21 Janvier

Voici où je serai mercredi soir. Et vous ?


Compte de notes – 21 Janvier




Le bonheur selon Portishead

Petit moment de bonheur : je viens de lire que Portishead allait sortir un nouvel album en avril. Joie. Depuis le Portishead live, Roseland NYC en 1998 - qui fut pour moi une révélation musicale (merci Martine de m’avoir fait découvrir le groupe via ce disque) aucune production de ce groupe britannique sur disque. Et la joie est totale car sur Youtube, il est possible de trouver un extrait (live) du nouvel opus.

Sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=b5t3yMd5rbg

Site Internet de Portishead :
http://www.portishead.co.uk/

Compte de mots – 21 Janvier




Le poids des mots...

Je viens de terminer la lecture de la revue thématique Études françaises consacrée à François Villon. Comme toujours dans ce genre d’études, il y a du tout bon et du franchement mauvais. Le franchement mauvais ? Moi tout ce qui touche à la sémiotique, je suis pas capable. C’est physique - j’y suis carrément allergique : le dominant, le dominé, le vo et le veau, désolé, mais je n’y crois pas. Je ne crois pas qu’à force de décortiquer, de déchirer, de disséquer une phrase, un mot, qu’on arrive à mieux comprendre un texte. En fait, on s’enfonce tellement dans des concepts obscures qu’on en oublie l’oeuvre et son auteur, au détriment du sémiologue qui prends toute la place ! Un exemple :

« Ainsi, s’il convient de définir le sème comme unité globale de production de sens, nous voici autorisé à élever la marque de temps, dans la forme historicisante qu’elle emprunte dans l’oeuvre de Villon, au rang d’un sème dominant auquel nous donnerons le nom d’archisème puisque aussi bien c’est de sa préséance englobante que procèdent les sèmes d’écriture et de marché, que par ailleurs nous avons déjà identifiés comme inhérents, au même titre que le sème temps, au discours testamentaire. »
- Jean-Marcel Paquette, Études françaises.
Temps, écriture et change : pour une sémiosis du Testament de Villon (Pages 6-7)

Vous avez compris quelque chose vous ? Votre compréhension des textes de Villon s’est enrichie grâce à ce genre de texte bouffon ? Grand bien vous fasse !!!

Vous aurez sans doute remarqué l’absence de point (la ponctuation) dans le texte de Paquette ; on « sème » ainsi le lecteur pour mieux le détourner du texte de Villon et ainsi, donner toute la place au sémiologue. De toute façon, la ponctuation, c’est bon pour les pleutres ! Le sémiologue, le vrai, n’a pas besoin de recourir à de tels artifices (parce que le sémiologue, le vrai, écrit sans point ni virgule).

On dit que la sémiotique permet une plus grande compréhension des écrits. Moi j’ai plutôt l’impression qu’elle permet surtout à une gang de bouffons de se mettre en avant plan, sans donner de véritables clefs pour une plus grande compréhension des textes. Car ne nous leurrons pas ; une grande part de l’oeuvre de Villon (tout comme sa vie) nous sera toujours étrangère. Rappelons-nous ce que Marot disait à ce sujet :

« pour suffissamment cognoistre et entendre Villon, il fauldroit avoir esté de son temps à Paris, et avoir cogneu les lieux, les choses et les hommes dont il parle. »
- Clément Marot [1]

Et Marot ne fut pas le seul à le penser ; chaque nouvelle percée dans l’oeuvre de Villon apportait aussi son lot de détracteurs.

« Après tant d’efforts pour rendre au lecteur moderne cette importante partie de l’oeuvre villoniennne [RE : Les Ballades en jargon] voilà que le fondement même, posé avec soins [...] semble s’effriter dans la conscience des chercheurs. »
Ionela Manolesco, Études françaises .
Quatre Ballades de Villon en jargon traduites en français moderne, Op. Cit., page 75

Je ne pense pas qu’il faille faire fi de toutes recherches. Il existe des efforts louables. Il existe de vrais chercheurs. C’est grâce à eux que nous pouvons approcher l’oeuvre de Villon avec une plus grande compréhension.

« Les poésies de maître François Villon formeraient un très mince volume si on réduisait à ce qui lui appartient authentiquement. Le Petit Testament, le Grand Testament, quelques pièces détachées et le Jargon, voilà tout ce qui constitue l’oeuvre incontestable du pauvre écolier parisien. »
- Louis Moland, Avertissement dans Oeuvres complètes François Villon, page V

On sait bien peu de choses de sa vie.
« Après le Grand Testament, maître François disparaît complètement à nos yeux. [...] À quelle époque et en quelles circonstances Villon mourut-il ? C’est ce qu’on ignore entièrement. »
- Louis Moland, Op. Cit. pages XXXVIII et XXXIX

Celui qui, à mon avis, a le mieux synthétisé la vie de Villon, c’est Jean Teulé. Il en a fait un très beau roman : Je, François Villon. J’en avais dit beaucoup de bien quelque part dans ce blogue. Je le pense encore.



[1] un rappel pas inutile : c’est sur l’ordre du Roi François Ier que Clément Marot de Cahors publie une première édition officielle en quelque sorte, des poésies de Villon.

Études françaises, Villon testateur
Les Presses de l’Université de Montréal
Avril 1980 (No. 16/1)
ISBN : 2760604896
CCR : 111,1.e/COLL

Autres références :
Oeuvres complètes, François Villon, édition établie et présentée par Louis Morand. Classique Garnier, 1942 ;
Je, François Villon, Jean Teulé. Pocket, 2006 ;
Villon, Poésies complètes , édition établie et présentée par Robert Guiette, Le livre de poche classique, 1964.

Compte de mots – 21 Janvier




Le meurtrier empoisonneur

Un roman policier dont l’action se déroule dans l’Angleterre du XIIe siècle ? C’est pas banal ! - j’avoue avoir sursauté un peu en lisant le quatrième de couverture. Trouvé au fond d’une boîte chez mon libraire, j’ai longtemps hésité avant d’acquérir le livre. Je ne voyais pas comment un auteur* pouvais sérieusement envisager rendre plausible une intrigue policière se déroulant au XIIe siècle. Je dois humblement avouer que c’est plutôt réussit. Sans être un grand roman policier, l’intrigue, quoi que mince, est plausible. La description de l’époque me semble plutôt juste – du moins, de ce que nous en connaissons aujourd’hui. L’histoire est relativement simple :
« Le capuchon du moine » n’est pas seulement le nom du roman ; c’est aussi le nom d'un onguent pour soigner les rhumatismes. Malheureusement, c'est aussi un violent poison si ingurgité. De plus, il n’en faut qu’une petite quantité pour tuer un homme : Maître Bonnel en a fait les frais. C’est à partir de cet incident que débute l’enquête. Mais puisque cette enquête fut bâclée par les gens d’armes du village, frère Cadfael décide de faire sa propre enquête, ne serait-ce que pour innocenter le jeune homme que les gens d’armes désignent comme coupable.

Un bémol à la maison d’édition 10/18 qui se démarque encore un fois par sa médiocrité ; c’est qu’elle ne semble pas connaître le nom exact de son traducteur pour cet ouvrage ; c’est Serge Schwat ou Chwat, selon que l’on regarde dans le livre ou sur la C4. Vous me direz que c’est un détail. Moi je trouve pas ; quand une maison d’édition n’est même pas capable d’écrire correctement le nom d’un de ses correcteurs, c’est qu’il y a des coups de pied là ou nous l’imaginons qui se perdent !


* en fait, Ellis Peters est un femme - et en plus, c’est un pseudonyme...

Le capuchon du moine
Ellis Peters
Traduction de Monk’s Hood.
Traduit par Serge Schwat ou Chwat
10-18, Collection : Les grands détectives
1985, 286 pages
ISBN : 9782264012586
CCR 121.rp/PET

Compte de mots – 21 Janvier



44 Scotland St.

Ce qui aurait pu être un bon roman, parce que l’idée de départ était intéressante, n’est en fait qu’une succession de tableaux et de personnages qui se croisent. 44 Scotland Street d’Alexander McCall Smith c’est surtout (mais pas exclusivement) l’histoire de Pat, une fille sympa qui entreprend sa deuxième année sabbatique en louant une chambre dans un grand appartement occupé par Bruce, un beau « mec » très imbue de sa personne. Le reste de l’histoire, qui tourne autour de Pat et Bruce, est décevante ; ça part dans toutes les directions mais rien, absolument rien n’aboutit. Si on se lance dans une piste, c’est pour mieux l’abandonner ensuite. Il y a bien cette histoire de tableau qui est un espèce de fil conducteur entre certains personnages. Mais même là, cette histoire de tableau n’est pas très crédible. De plus, c’est un roman trop régionaliste, trop centré sur l’Écosse. Voir, sur Édimbourg. On reproche parfois aux auteurs québécois d’écrire que pour le lecteur québécois, d’où la difficulté d’exporter les ouvrages ailleurs dans la francophonie ; McCall Smith fait la même erreur, d’où les nombreux renvois en bas de page pour nous expliquer qui est tel personnage, ect.* Faut dire que ce roman, dans sa forme originale, fut publié en feuilletons dans le journal The Scotsman ; il était donc destiné avant tout à un public écossais. Mais alors pourquoi en faire un roman sans un minimum d’adaptation ? Comme nous le rappel si bien l’auteur dans sa préface :
« La structure d’un roman à épisodes diffère totalement de celle d’un livre traditionnel. ».
Je repose donc ma question : pourquoi en faire un roman, sans un minimum d’adaptation ? Une petite voix me dit : pour faire de l’argent...

Grande, très grande déception donc. Mais ce n’est rien à coté de la déception – pour ne pas dire de la pitié – que m’inspire la maison d’édition 10/18 qui, cette fois-ci, s’est véritablement surpassée dans la médiocrité. J’avais commencé à répertorier les nombreuses fautes en laissant dépasser des petits noto-collants jaune. Mais après le cinquantième (oui, oui, 50 !) noto-collants, j’ai abandonné ! Pourquoi ? Plutôt que de pleurer sur l’absence d’un véritable travail d’édition sur le livre, j’ai décidé d’écrire à la maison d’édition et de boycotter leurs livres : j’épuise ce qui me reste de livres parus chez 10/18 dans mes bibliothèques et je n’achète plus de livre de ce pseudo éditeur. Disons que je suis réellement écoeuré d’encourager la médiocrité.

* je suis plongé en ce moment dans la lecture d’un essai de Umberto Eco (La guerre du faux) qui contient moins de renvois de bas de page que le roman de McCall Smith !

44 Scotland Street
Alexander McCall Smith
Traduit de l’anglais (Écosse) par Élisabeth Kern
10/18, 2007. 414 p.
ISBN : 9782264043276
CCR : 121.r/MCC