lundi 2 février 2009

Compte de mots - 2 Février



Compte de mots... électronique ?


Le Kindle d'Amazon. 




Compte de mots un peu particulier aujourd'hui (et pour les prochains jours) car j'ai l'intention de vous parler de mes dernières lectures... sur support électronique. Non, je n'ai pas acquis un Kindle d'Amazon (qui n'est vendu qu'aux États-Unis) ou un eReader de Sony. Pas même un iPhone ou un iPodTouch. À mes yeux, le livre électronique tel que proposé aujourd'hui n'est pas au point :

- Trop de formats propriétaires et pas assez de format ouvert - ni même un seul format standard - outre le PDF - pour le livre, comme le format MP3 pour la musique.
- Pas de livre électronique aussi «sexy» qu'un iPod par exemple (pas même de «nom» pour ce bidule encore, quoi que le nom de «livrel» circule). Le Kindle tout particulièrement a l'air de sortir tout droit de la même usine que le Zune de Microsoft ;-)
- Pas assez d'offres de livres. On parle de quelques milliers de livres tout au plus. Mais tel livre n'est compatible qu'avec tel type de lecteur et tel autre livre avec tel autre autre type de livre électronique.
- Un produit qui se cherche encore ; on tente de faire du livre électronique (le support) un produit multimédia qui pourra faire jouer de la musique, prendre des notes vocales, etc. On en vient a oublier l'idée première du livre électronique : lire...

Avec quoi lire si on ne possède pas un livre électronique ?
N'importe quel ordinateur fera l'affaire. Dans mon cas, c'est avec mon ordinateur portable (MacBook Pro), ce qui me permet de lire autant chez-moi que dans un café. Et même pas besoin de connexion Internet : une fois le livre dans l'ordinateur, il suffit d'avoir Acrobat reader (gratuit) - ou si vous êtes sur Mac, Aperçut fonctionne merveilleusement bien.

Sous quel format ?
Je sauvegarde principalement les fichiers en PDF. Souvent, le texte est aussi offert en format MSWord ou carrément en format texte (txt). Je privilégie le PDF parce qu'il permet une mise en page beaucoup plus dynamique, une recherche dans le texte, un retour rapide à la page des matières, etc.

Lire quoi ?
Depuis une dizaine de mois, j'ai lu (s'cusez du peu, je cite de mémoire alors forcément, j'en oubli) :

«La tempête» de William Shakespeare
«On ne badine pas avec l'amour» Alfred de Musset
«Comment peut-on être autochtone» de Jean-Paul Desbiens
«Sous le soleil de la pitié» de Jean-Paul Desbiens
«Les insolences du frère Untel» de Jean-Paul Desbiens (relecture)
«Ombrageux royaume» de Jean-Paul Desbiens (article en cours de lecture)
«Lord bacon» de Justus de Liebig, traduit de l'allemand par Pierre de Tchihatchef. Édité chez L. Guérin en 1866. (livre en cours de lecture).

Si on retrouve principalement des textes «classiques» et «anciens», donc libre de tout droits, il ne faut pas être «trop malin» pour trouver des titres beaucoup plus contemporains (mais avec un copyright).

Où trouver des livres ?
Il y en a un peu partout maintenant ; trois adresses :

- Chez Google :
http://books.google.com
Google ben c'est Google : grande facilité à naviguer dans le site mais choix de livres limité. Les livres offerts dans leur intégralité relève plus de la curiosité historique que de l'intérêt contemporain. C'est du coté roman que ça risque d'être intéressant. J'y ai même trouvé des romans d'auteurs d'ici, dont «Les Velder» de Robert Choquette - les plus de 50 ans se souviendront de «La pension Velder»...

- Chez Scribd :
http://www.scribd.com
Inscription gratuite mais néanmoins nécessaire pour télécharger ; une adresse de courriel et un mot de passe suffit. Très grands choix dans de très nombreuses langues. Il est aisé de naviguer dans le site. Je recommande vivement.

Pour les oeuvres de Jean-Paul Desbiens :
http://classiques.uqac.ca/contemporains/desbiens_jean_paul/desbiens_jean_paul.html
Son oeuvre complète est en cours d'édition numérique. On pourra reprocher une chose : les innombrables fautes de retranscription que l'on retrouve dans les textes. Faut pas oublier cependant que c'est grâce au dévouement - et au bénévolat - d'un petit nombre de personnes que les textes de Desbiens sont rendus disponibles dans Internet.

Votre collaboration.
Vous avez d'autres sites à me suggérer ? Il me fera plaisir de les ajouter à cette courte liste.


dimanche 1 février 2009

La radio et moi : la rupture - 1er Février


Pourquoi je n'écoute plus la radio.




Sérieusement, vous écoutez encore la radio vous ? Pas moi. Aussi bien le dire tout de suite, j'ai abandonné l'écoute de la radio commerciale il y a plusieurs années déjà. plus précisément, au moment où la radio est devenue pute ; au moment où la radio s'est mise à ne plus renouveler les contrats de vrais animateurs et amants de musiques, pour les remplacer par des vedettes. Des humoristes. J'ai quitté le navire au moment ou la radio a préféré vendre son âme à l'industrie du sondage. Au moment où la radio a décidée de tellement ressembler à la chaîne concurrente qu'en bout de ligne, toutes les radios aujourd'hui se valent - ou presque. Et à mes yeux, elles ne valent plus grand chose...

J'ai cessé d'écouter la radio au moment ou la radio a franchit un point de non-retour dans la bêtise, délaissant le vrai talent musicale pour se mettre au service de l'industrie de la musique (les «majors»). C'est à ce moment que la radio s'est mise à faire jouer cinq, six fois, sept fois par jour, la même chanson du nouveau poulain de telle étiquette de disque ou telle chanson de telle chanteuse. Curieusement, c'est aussi a ce moment que les jeunes ont commencé a bouder la radio, au profit du baladeur, du lecteur MP3. Au profit de la musique qu'ils aiment ; pas celle qui leur est imposé. À preuve : la dernière fois que vous avez mis les pieds dans une automobile, si vous étiez avec des gens de moins de 35 ans, il y a de fortes chance pour que la radio ait fait place au baladeur MP3 (pour ne pas dire un iPod). C'est une expérience que je vis une fois par mois depuis plusieurs mois. C'est étonnant de constater à quel point la radio est vite disparue du quotidien de beaucoup de jeunes.

Pris entre la radio rock matante, la radio humour à tout prix, la radio parlé et les trop nombreuses pauses publicitaires, j'avais trouvé refuge à la radio de radio-canada ; pas celle qui diffuse du classique à 8h, du francophone à 9, du jazz a 10 et de la musique du monde à 11 ; non, pas celle-là : je parle de la radio intelligente et curieuse avec Homier-Roy, Bazzo, Giroux et Desautels. Mais depuis cet été, j'ai même déserté cet unique refuge : traitez-moi de tous les noms, mais la Charette, qui remplace Marie-France Bazzo, ben je suis tout simplement pas capable (j'y reviendrai dans un autre billet). Giroux elle, elle à préférée se faire entendre «à l'autre chaîne» de radio-canada.

N'allez surtout pas vous imaginer que je ne suis qu'un vieux râleur pour qui tout était plus beau et «plus meilleur» avant (pour paraphraser un ancien premier ministre du Canada). Mais je suis obligé de constater que la radio d'aujourd'hui me ressemble de moins en moins - et elle ressemble de moins en moins à pleins de gens autour de moi.

Mais pourquoi ai-je abandonné la radio de radio-canada cet été ? L'incident c'est déroulé au mois d'août. Pendant les olympiques. R-C a tellement misé sur les olympique que c'était quasiment indécent. Mais bon, tant que c'était limité à la télévision (que je ne regarde pas) et aux bulletins d'informations (radio et télévision) ça me posait pas de problème. Mais voilà que même à la radio, il n'y en avait plus que pour les olympiques. C'était surréaliste : R-C consacrait, à son émission du matin, un bloc de plus de 15 minutes par heure uniquement pour me parler d'Alexandre Déspatie, Émilie Hymans et tutti quanti ! S'en était trop : entendre parler d'olympique jusque dans mes céréales, ça me donnait la nausée. C'est là que j'ai définitivement décroché de la radio.

Le matin maintenant, je lis un livre...


jeudi 22 janvier 2009

Catalogage - 22 Janvier


L'hypertexte du temps...


photomontage de l'auteur


Ah ! les belles cartes de références des bibliothèques d'antan. Si comme moi, vous avez la nostalgie de ce type de classeurs de références, sachez qu'il existe plus de 3,000 photos indexé sous «card catalog» dans le site de photos Flickr.

Vous pouvez même faire comme moi et générer vos propres cartes, en passant par le générateur de carte de catalogage.

A bien y penser, ce type de carte c'est un peu l'ancêtre de nos liens hypertexte. Si ! si ! Il fallait remplir une carte pour le nom de l'auteur, une autre pour le titre, une autre encore sur le sujet, etc. Et il fallait classer tout ça dans l'ordre (aphabétique généralement. Numérique dans le cas d'une indexation par chiffres). Il y avait donc autant de champs de recherches possibles que de cartes. Tous ça est remplacé aujourd'hui par de solides bases de données. Et l'hypertexte. Mais à la base il y a encore quelqu'un, quelque part, qui doit entrer les informations dans une base de données. Heureusement, comme pour FileMaker Pro, on entre l'information une seule fois et hop ! il est possible de faire des recherches dans tous les champs disponibles.

Dans Flickr, j'ai un faible pour une photo de la Library of Congress prise en 1951, avec une vue en plongée sur les classeurs de références.

Commande - 22 Janvier

Commande...



Je viens de placer une commande de quatre CD sur Amazon. Quelques mots sur les interprètes...

1. Marie-Marine (Lévesque) - «Heritage Humain»
Fille du poète auteur compositeur et interprète Raymond Lévesque, Marie-Marine mériterait d'être plus connue. Sa voix, le choix de ses textes, sa grande maîtrise du rythme en font une interprète à part entière. Nous sommes loin, très loin ici des «nunuches» à la star académie.

2. Philip Glass - «Organ Works»
La musique de Philip Glass est synonyme de musiques dites sérielles. Cette musique ne plaît pas à tous. Certains d'entre vous ont été «initié» à cette forme particulière de musique avec la trame sonore du film «The Hours».

3. Philip Glass - «Two Pages/Contrary Motion/Music in Fifths/Music in Similar Motion»
Je cherche cet enregistrement depuis quelques années déjà. Je me souviens l'avoir vu à plus de 30$ chez HMV il y a quelques années ; il est à 20$ chez Amazon.ca

4. Steve Reich - «Four Organs; Phase Patterns»
Tout comme Glass, Steve Reich est essentiellement connu comme compositeur de musiques dites sérielles. Comme j'aime beaucoup l'orgue, j'ai bien hâte d'entendre de la musique sérielle sur cet instrument.




samedi 17 janvier 2009

Techno - 17 Janvier


Ma base de données de livres sous FileMaker Pro


cliquer pour agrandir


Comme promis, une prise d'écran (avec explications) de ma base de données de livres...

vendredi 16 janvier 2009

Techno - 16 Janvier

iTunes au bureau




Après avoir ajouté les CD de Daniel Taylor «The Voice of Bach» (classique), Death Cab for Cutie «Plan» et Modest Mouse «Good News For People Who Love Bad News» (indie-rock), Melody Gardot «Worrisome Heart» et John Pizzarelli «With A Song In My Heart» (jazz) et John Mayall «Blues Breakers With Eric Clapton» (blues), le logiciel iTunes de mon Mac Pro au bureau affichait 3, 512 morceau pour pratiquement 11 jours de musiques en continue ! Une bibliothèque musicale fort remplies et surtout, pour tous les goûts puisque via le réseau au bureau, tous et chacun ont accès à ma bibliothèque de musiques sur leur ordinateur (Mac ou PC).

Techno - 16 Janvier




Pendant les fêtes, j'ai beaucoup bossé sur FileMaker Pro 8. FileMaker Pro est un logiciel de gestion de bases de données qui fonctionne sous Mac OS et sous Windows. Secondé par «The Missing Manual : FileMaker Pro 8» et fort de mon expérience de coordonateur des métadonnées. j'ai créer une base de données de mes livres (environ un millier de livres). En fait, j'ai créé un canevas (ou design) et une fois satisfait, je suis passé en mode test (Beta) avec une vingtaine de titres. Après trois semaines - et quelques modifications - j'ai basculé en alpha : à partir d'une base de données Excel existante, j'ai importé mes données dans FileMaker Pro. Je n'ai rencontré aucun pépin. Je vous ferai une prise d'écran très bientôt.

dimanche 11 janvier 2009

Compte de mots - 11 Janvier

Le rapport de Brodeck




Quelle belle histoire. Touchante. Bouleversante. Une histoire sur le devoir de mémoire. Une histoire sur la vérité, le mensonge, les hommes, la guerre et même, sur l'amour de jeunesse qui se poursuit bien au delà des ans.

«Cela raconte beaucoup de choses une rivière,
pour peu que l'on sache l'écouter. Mais les gens
n'écoutent jamais ce que leur racontent les
rivières, ce que leur racontent les forêts, les
bêtes, les arbres, le ciel, les rochers des
montagnes, les autres hommes. Il faut pourtant
un temps pour dire, et un temps pour écouter.
»
(p. 399)


Ce roman aurait pu être qu'un autre livre sur l'horreur des camps, sur la 2e guerre, les nazis, les juifs. Mais le roman et son auteur vont beaucoup plus loin, ne serait-ce qu'en omettant de dire (ou plutôt, d'écrire) le nom des méchants, des persécutés. En omettant même de nommer le pays ou l'action se déroule.

Chargé par la population d'écrire un rapport sur les «événements», Brodeck profite de la rédaction de ce «témoignage» pour se souvenir : son arrivé tout jeune dans ce village, l'amour, la guerre, la déportation, la vie dans le camps, son retour au village - d'où il n'était plus attendu. Village et villageois qui ne sont pas tout à fait innocent.
C'est un roman tout en finesse qui dit les choses sans les nommer directement.

«Vivre, continuer à vivre, c'est peut-être décider
que le réel ne l'est pas tout à fait, c'est peut-être
choisir une autre réalité lorsque celle que nous
avons connue devient d'un poids insupportable ?
»
(p. 384)

Le rapport de Brodeck est un roman universel sur l'amour de la vie, sur la fidélité du coeur, sur l'humanité. À lire, absolument.


Le rapport de Brodeck
Philippe Claudel
Stock, paris, 2007. 400 pages
ISBN : 9782234057739
CCR : 121.r/CLA


Photo - 11 Janvier


La bicylette bleue


rue Guizot à Montréal, 11 janvier 2009



mardi 30 décembre 2008

Compte de mots - 30 décembre

«Ma chienne de vie» de James Thurber



J'ai découvert l'univers loufoque de James Thurber (1894-1961) au début des années 70, par un article dans le Reader's Digest. Jusqu'à tout récemment encore, j'avais conservé cet article dans mes archives personnelles. Difficile de décrire Thurber : il est tout à la fois chroniqueur, illustrateur, humoriste, journaliste et.... excentrique.

«Selon Benvenuto Cellini, tout homme devrait avoir atteint au moins l'âge de quarante ans
avant de s'essayer à une entreprise aussi noble que de coucher sur le papier l'histoire de
sa vie. Il a ajouté que l'auteur d'une autobiographie se devait d'avoir excellé en quelque
manière. De nos jours, nul quidam possédant une machine à écrire ne tient le moindre
compte des préceptes surannés du vieux maître. Personnellement, je n'ai excellé en aucun
domaine, si ce n'est une remarquable et - aux dire de plusieurs amis - inexplicable
aptitude à atteindre des bouteilles de ginger ale vides avec des petits cailloux, a une
distance de trente pas
»
(p. 9)

L'humour de Thurber est particulier, pour ne pas dire unique. Son autobiographie l'est tout autant. L'auteur s'attache plus a décrire l'excentricité de sa famille que sa propre excentricité. Et quelle famille en plus ! Tous le monde est un peu détraqué. Même le chien ! En fait, en refermant le livre un peu plus tôt cette semaine, j'avais le sentiment que rien - ou presque - dans cette autobiographie était vraie. J'avais l'impression que Thurber nous menait en bateau. Parfois, dépeindre à gros traits n'est pas la meilleure des solutions. C'est la voie qu'a emprunté l'auteur toute sa vie. C'est parfois drôle mais parfois, pas du tout.

«My Life and Hard Times» fut publié en 1933 et est dédié à sa mère, Mary Agnes Fisher Thurber


James Thurber
«Ma chienne de vie»
Titre original : My Life and Hard Times
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jeanne Guyon
Rivages.
2008 pour cette édition. 143 pages
ISBN : 9782743618209
CCR : 112.au/THU

lundi 29 décembre 2008

Compte de mots - 29 Décembre

«Howards End» de E. M. Forster



Comme j'ai pu aimer ce roman qui dans sa facture, doit beaucoup a Jane Austen et ce, même si le roman de E.M. Forster fut publié près de 100 ans après «Orgueil et préjugés». J'ai pris tout mon temps pour savourer ce coté vieille Angleterre, cet affrontement entre deux familles, deux mondes que tout oppose : l'humanisme des Schlegel et le matérialisme des Wilcox. Mais c'est surtout dans la difficulté à communiquer avec autrui que se construit cette histoire.

«Après le petit déjeuner, elle lui demanda un bref entretien»
- «Mais oui, dit-il. Bien sûr, j'ai du temps, ma chère amie. Que demandez-vous ?»
- «Rien.»
(page 242)

Le livre s'ouvre avec une lettre d'Helen, qui séjourne à Howards End et le livre se termine à Howards End : mais entre les deux, que de détours, que d'aventures, de déchirements aussi. Un beau portrait de la société anglaise d'avant guerre, dans ce qu'elle avait de plus noble et de plus détestable. À lire et à relire.

Mais fidèle à son exécrable habitude, 10/18 aura su être médiocre jusque dans les 19 petites phrases de la C4 en écrivant «En devenant la seconde Mrs. Wilcox, Helen Schlegel...» Tous le monde sait bien que ce n'est pas Helen qui deviendra la seconde épouse de Mr. Wilcox, mais bien Meg (Margaret). Et si sur la C4 on écrit le nom de Helen à l'anglaise, à l'intérieur du livre, on francise son nom en Hélène : c'est pas sérieux, c'est un ou l'autre. Cette maison d'éditions fantoche ne mérite plus que j'achète ne serait-ce qu'un seul livre neuf ; je vais me contenter - comme pour ce livre - d'acheter usagé. Ainsi, cette médiocre maison d'éditions n'aura plus un seul sous de moi.

On dit de «Howards End» que c'est le véritable chef d'oeuvre de Forster, plus que «La route des Indes». Au lecteur d'en juger...

E. M. Forster
«Howards End» (roman)
Traduit de l'anglais par Charles Mauron
10/18, collection Domaines étrangers
1992 pour cette édition. 379 pages
ISBN :9782264017932
CCR : 121.r/FOR



dimanche 28 décembre 2008

Compte de mots - 28 Décembre

La douceur des hommes



Ne dit-on pas que «dans les petits pots les meilleurs onguents» ? En tout cas, ça s'applique à merveille a ce tout petit roman - son premier en fait - de Simonetta Greggio et intitulé «La douceur des hommes». Le roman de format poche fait tout juste 154 pages et mise à part pour la dernière partie du roman qui est à mon avis de trop (mais ça se rattrape pour les toutes dernières pages), tout le roman est d'un grand bonheur. C'est un roman qui nous parle de l'amour de la Vie et de l'Amour tout court. C'est une histoire tout en douceur et tout en désir.

- «Vous lui avez dit [...] que vous l'aimiez ?»
Non, c'était trop tôt... et puis tout d'un coup, ça été trop tard».
(page 141)

«La douceur des hommes» c'est l'histoire de Fosca qui, au seuil de sa vie, se raconte. Ce qu'elle raconte ? Essentiellement, son rapport avec les hommes qu'elle a aimé. Mais c'est aussi un ode à la vie. À l'importance de croquer le présent. Et c'est Constance, sa petite fille «adoptive», qui l'écoute, le temps d'un «road trip» vers l'Italie. Après la mort de Fosca, Constance découvre des lettres, un journal et la vérité sur ce qui l'unit à Fodca.

Un très beau roman donc, qui nous réconcilie avec la Vie et L'Amour, avec les hommes et les femmes. Du moins, durant 154 pages...



Simonetta Greggio
«La douceur des hommes»
Le livre de poche, 153 pages
2007 pour cette édition
ISBN : 9782253116073
CCR :143.r/GR

Église - 28 décembre

Église de la paroisse Saint-Vincent-Ferrier


Photo de l'auteur - 28 décembre 2008

Tout juste derrière le parc Charles Sandwith Campbell, se trouve l'imposante église de la paroisse Saint-Vincent-Ferrier. Située sur la rue Jarry [1], L'église fut construite en 1930-1931, selon les plans de l'architecte Ludger Lemieux. La bâtiment, qui reprend la forme d'une croix latine, est de la taille d'une cathédrale. À l'intérieur de l'église, on retrouve un orgue magnifique qui fut construit par la maison Casavant Frères de Saint-Hyacinthe [2]. Malheureusement, l'orgue, qui n'a jamais été restauré et qui n'a fait l'objet que d'entretiens sporadiques, est très fragile.

Des photos de l'église (intérieur et extérieur) de même que de l'orgue sont disponibles ici.


_____________________________
[1] 301 rue Jarry Est, tout à coté de la station de Métro Jarry, dans le quartier Villeray.
[2] http://www.uquebec.ca/musique/orgues/quebec/svincentfm.html





De retour... 28 Décembre

De retour de vacances... 

Je ne suis pas allé bien loin ; je suis resté à Montréal en fait, mais j'avais grandement besoin de me reposer et de me tenir loin de tout. Même de mon blogue. Me voici de retour, reposé et en grande forme (je passe sous silence quelques maux dû au fait que je vieillis). Et je suis en vacances pour encore plus d'une semaine !

Beaucoup de musiques, de lectures, de photos aussi sont au programme de mes vacances. Tiens, une petite photo faite cet après-midi de grands vents dans le parc Charles Sandwith Campbell (1858-1923) dans Villeray.


Chêne avec ses feuilles en plein hiver, dimanche 28 décembre 2008


Un mot ou deux sur Charles Sandwith Campbell :

Né en 1858 a Kingston en Ontario, Campbell a passé la plus grande partie de sa vie au Québec. Il a fait ses études au collège Bishop à lennoxville puis à l'université Laval à Québec, ou il fut reçu avec «grande distinction».

Philanthrope, avocat et humaniste, il devait fonder le plus grand et le plus influent cabinet d'avocats de Montréal de son temps : Campbell, Meredith & Allan.

À sa mort en 1923, l’avocat montréalais (célibataire) laissa un important fonds (1, 000,000 $) destiné à la présentation de concerts gratuits dans les parcs, et ce, à perpétuité. Ce don par testament avait pour but de faire la promotion des artistes d’ici, tout en permettant à la population des quartiers populeux d’assister à des concerts gratuits. Et encore aujourd'hui, la tradition se poursuit ; plus de 5 000 concerts en plein air ont été présentés par la Succession Charles S. Campbell.

Anecdote : il existe trois parcs au nom de Charles Sandwith Campbell à Montréal.



dimanche 14 décembre 2008

Cadeaux - 14 Décembre


Cadeaux de la Californie




Nous sommes encore loin du 25 décembre et pourtant, me voilà avec des cadeaux, en direct de la Californie, USA :

1. «The Greedy Bastard Diary» - Eric Idle (des Monty Phthon)
2. «Critique et vérité» - Roland Barthes (hé oui, on lit en français en Californie)
3. un signet, avec vue sur le pont de San Francisco

Sapin - 14 Décembre





Installation du sapin de Noël cet après-midi (l'opération décoration aura lieu en fin d'après-midi). Quoi, un sapin naturel ! N'ai-je pas honte de contribuer ainsi à a déforestation ? Non, car il s'agit d'un sapin de culture. De plus, je préfère encourager une industrie d'ici plutôt que d'encourager une industrie en Chine, via une grande chaîne de magasins des États-Unis, avec un sapin en plastique qui dans six ans, sera tout juste bon pour les poubelles. Toujours hésitant ? Sachez qu'il vous faudrait conserver votre sapin artificiel pendant un minimum de 20 ans pour proclamer votre achat plus écologique qu'un sapin naturel...


Maintenant, libre à vous d'avoir un sapin artificiel ou non. À chacun sa façon. Car le sapin artificiel possède des atouts. Mais comme le disait ce matin avec beaucoup de justesse Marie-Claude Lortie : «une plante, c'est mieux qu'une créature de plastique venue de Chine.»

mardi 9 décembre 2008

Invitation - 09 Décembre


Belle inconnue (Petrus Christus, Portrait of a young girl)



On fait parfois des rencontres cruciales et déterminantes dans sa vie. Des «individus» (appelons-les ainsi) qui croisent notre vie et qui ont une influence pour les années à venir. J'écris ça au pluriel, mais plus souvent qu'autrement, c'est au singulier que se vivent les rencontres de ce genre. Et c'est mon cas. Il y a plusieurs années, la Vie a mis sur mon chemin une fille absolument formidable. Pour des raisons qui me sont personnelles, je ne vous parlerai pas beaucoup de cette fille, pas plus que des liens qui m'ont unis à cette fille que j'aime encore beaucoup. Mais sachez que depuis peu, elle écrit à son tour chez blogger (Miss Val raconte...). Ce qu'elle raconte ? son quotidien de fille de banlieue, de professionnelle de la finance avec un gros boulot au centre-ville, dans sa jeune trentaine avec un chum et un jeune garçon aux prises avec un TED (troubles envahissants du développement). Pas banal - et pas toujours rose non plus. Et c'est peut-être pour ça que je vous invite a y faire un tour. Parce que vous y lirez une histoire pas banale aux accents de sincérité profonde.

C'est tout ce que vous saurez d'elle ici - et vous n'en saurez pas plus sur moi chez-elle ;-)

samedi 29 novembre 2008

Acquisitions - 29 Novembre





Acquisitions et... cadeaux de mon libraire. Allons-y dans l'ordre, avec la photo.
Tout d'abord en haut, de gauche à droite :

a) Sac réutilisable de Gallimard Montréal. Gratuit avec tout achat de 50$ ou plus.

b) Acquisitions (six livres) :

1. Larry Beinhart - Le bibliothécaire (Policier)
États-Unis. Grand prix de littérature policière 2006
2. Anonyme - Une femme à Berlin, journal. 20 avril-22 juin 1945 (Journal)
Allemagne
3. James Thuber - Ma chienne de vie (récit autobiographique)
États-Unis
4. David Leavitt - Le manuscrit perdu de Jonah Boyd (roman)
États-Unis
5. Travis Holland - Loubianka (roman)
États-Unis
6. Stella Rimington - L'un des nôtres (policier)
Angleterre

c) Cadeaux de mon libraire* (7 livres) :

1. Simonetta Greggio - La douceur des hommes (roman)
Italie
2. Divers auteurs - Vers de nouveaux horizons (récits)
France
3. Divers auteurs - 20 ans de faits divers - Enquêtes sur les crimes qui ont secoué la France. (enquêtes). France
4. Michel Onfray - Théorie du voyage, poétique de la géographie (essai)
Frace
5. Paul Doherty - Sous le masque de Rê (policier)
Angleterre
6. Iain Pears - L'affaire Raphaël (policier)
Angleterre
7. Anne Perry - Avant la tourmente (policier)
Angleterre
En fait, il y avait un huitième livre, mais mon libraire, occupé aujourd'hui avec de nombreux clients, m'a offert deux fois le même livre (Paul Doherty - Sous le masque de Rê).


En bas, à gauche, sous le sac Gallimard.

d) Des trucs gratuits :

1. Le libraire
2. Le guide Folio policier
3. Le bulletin Gallimard de septembre 2008
4. Quelques signets


_____________________
* chacun des livres porte la mention : ce livre vous est offert par votre libraire. Ne peut être vendu.

jeudi 27 novembre 2008

Primeur - 27 Novembre


En primeur... 

juste pour vous - et pour faire suite à mon billet d'hier : la C1 (couverture) de la traduction des aventures de Tintin «Coke en Stock» en Québécois !

mercredi 26 novembre 2008

Traduction - 26 Novembre





L'édition électronique de la revue Livres Hebdo (sur abonnement seulement) nous apprends que Casterman s'apprête a traduire en québécois un premier Tintin : «Coke en stock». Incroyable ! Ça va donner encore plus de poids à ceux et celles qui, dans l'hexagone, pensent que le français parlé et écrit au Québec est tellement loin de l'idée d'un certain français «standard», que nous n'arrivons même plus à lire Tintin dans le texte ! Tant qu'a sombrer dans l'idiotie, je vais de ce pas écrire à Casterman pour leur suggérer de québéciser le titre. Ben oui, sachant qu'au Québec on boit moins de coke que l'autre cola, je verrais bien comme titre de remplacement à «Coke en stock», «Pepsi en masse». Et pourquoi s'arrêter au titre : je vais suggérer à l'éditeur quelques jurons bien d'ici pour remplacer les «milles milliards de milles sabords», «ectoplasmes» «bachibouzouk» et autres expressions du capitaine Haddock.

Et comme le conseil un lecteur du Devoir dans la section Vos réactions :
«Que l'on daigne au moins confier la traduction (sic) en langue du terroir à Pierre Falardeau... là, ça va avoir l'air vrai..


Plus de détails dans Le Devoir
et 
toujours dans Le Devoir