mardi 9 septembre 2008

Pas d'avenir pour le iPod - 09 Septembre




«Le succès de l'iPod ne se confirmera pas sur le long terme [...] comme le Mac qui a connu un grand succès avant de perdre du terrain.»

Qui, selon vous, fut assez mauvais visionnaire pour faire une telle déclaration :

A. Steve Jobs (co-fondateur de Apple et actuel CEO) ?
B. Bill Gates (fondateur de Micro$oft) ?
C. Steve Ballmer (nouveau CEO de Micro$oft) ?
D. Nicolas Sarkozy (Président de la République française) ?
E. Bozo le clown ?




Réponse : B.  Bill Gates, dans un entretien accordé en 2005 au Frankfurter Allgemein Zeitung. Hé oui, LE Bill Gates, fondateur de Micro$oft. Incroyable, non ? Remarquez, avec une déclaration semblable et un tel manque de vision, on se serait attendu à ce que se soit de Steve Ballmer voir même, Bozo le clown, mais Bill Gates lui-même ! Hum... Pour mémoire :

Avec cinq milliards de chansons vendues via sa boutique de musique en ligne iTunes (1) et avec des parts de marché de 80% dans le baladeur numérique (2), on peut dire que l'Ipod est un succès, non ? Surtout qu'Apple aurait vendu plus de 100 millions de iPod (3). Mais Business week pose tout de même une bonne question : «100 Million iPods Sold, But How Many Are Still in Use?» (4).

J'y pense, faudrait que quelqu'un m'explique : si le baladeur numérique iPod n'avait pas d'avenir en 2005, pourquoi alors Micro$oft a lancé à son tour un lecteur numérique, un an après la déclaration de son CEO* si ce n'était pour entrer en compétition avec le iPod ? Et pourquoi Micro$oft vient de lancer une nouvelle version de son baladeur numérique zune (5) au moment où Apple présente ses nouveaux iPods ?

Après ça, vous vous étonnez encore que je me paie la tête de Micro$oft !

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* et encore, qu'aux États-Unis ! Il a fallut attendre deux ans avant que le zune ne traverse la frontière pour arriver au Canada !(6). En Europe ? quelque part en 2009 (7).





(1) http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200806/19/01-18902-itunes-cinq-milliards-de-chansons-vendues.php
(2) http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/produits-electroniques/200805/26/01-18483-le-zune-au-canada-deux-ans-trop-tard.php
(3) http://www.apple.com/pr/library/2007/04/09ipod.html
ou ici en français
http://fr.techcrunch.com/2007/04/10/100-millions-dipod-vendus/
(4) http://www.businessweek.com/the_thread/techbeat/archives/2007/04/100_million_ipo.html
(5) http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/materiel-informatique/200809/09/01-20716-microsoft-lance-une-nouvelle-version-de-zune.php?utm_source=Fils&utm_medium=RSS&utm_campaign=TCN_MANCHETTES_:_ACCUEIL
(6) http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/produits-electroniques/200806/16/01-18852-les-zune-font-leurs-premiers-pas-en-terre-canadienne.php
(7) http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/produits-electroniques/200805/26/01-18483-le-zune-au-canada-deux-ans-trop-tard.php



Campagne Électorale - 09 Septembre


Campagne Électorale - premier billet

La campagne électorale fédérale ne fait que commencer que déjà, dans mon compté, il y a plusieurs affiches vandalisées. Et c'est toujours le même candidat qui est visé : le fils de... Je ne puis faire autrement que de m'en réjouir ;-)


Ma contribution à la liberté d'expression ;-)

Elvis est vivant ! - 09 Septembre


Elvis est vivant !

Je sais, je sais, certains parmi vous n'y croyez tout simplement pas. Pourtant, il vous suffirait de taper «Elvis is alive» dans Google pour vous en convaincre. Encore septique ? En tout cas, Renée Martel elle, non seulement elle n'est pas sceptique comme vous mais en plus, elle a enregistrée une chanson avec lui !!!


trouvé dans Cyberpresse ce matin



«Les sceptiques seront confondus - dus -dus -dus» *

Le Capitain Bonhomme



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* pour mes amis européens essentiellement (ou pour mes amis québécois trop jeune pour l'avoir connu) «Les sceptiques seront confondus - dus -dus -dus» est une phrase prononcé par le Capitaine Bonhomme, célèbre personnage interprété par Michel Noël et qui avait le don de raconter des histoires rocambolesques. De 1961 jusqu'au milieu des années 1980 (et même plus), le «Capitaine Bonhomme» anima plusieurs séries d'émissions au populaire à la télévision. Voir Wikipédia pour une description du personnage...

lundi 8 septembre 2008

LibraryThing en français - 08 Septembre


Votre catalogue en ligne - et en français !

Vous rêvez tous (ou presque) d'avoir un catalogue de vos livres. Un espèce de grand répertoire électronique où serait répertorié l'ensemble de vos livres. Un catalogue qu'il vous serait possible de parcourir, sous forme de liste ou en affichant les couvertures de vos livres et dans lequel vous pourriez faire des recherches, les trier, modifier l'information sur chaque livre, tout en attribuant des mots-clés et des données bibliographiques. Et surtout, il serait bien pratique que ce catalogue soit accessible via Internet. Mais voilà, à moins d'avoir des connaissances en gestion de bases de données et beaucoup de temps libre devant vous, vous ne voyez pas trop comment vous y prendre. Il existe un site qui fait tout ça pour vous - et même plus : LibraryThing.
Avec LibraryThing, vous allez mettre sur pied «votre» catalogue à l'aide d'Amazon, de la bibliothèque du congrès et d'une multitudes d'autres bibliothèques dans le monde.

Plus de 30 millions de livres sont déjà indexés via LibraryThing par ses membres. Imaginez un peu ce que représente un catalogue de 30 millions de livres !

Trop beau pour être vrai ? Tout n'est pas parfait effectivement ; une partie des instructions sont encore en anglais. De plus, le site n'est gratuit que pour les 200 premiers titres. Un abonnement mensuel coûte 10$ et vous donne droit d'ajouter autant de livres que vous voulez. Même chose avec un abonnement à vie qui coûte... 25$

Il existe quelques logiciels relativement simple - et souvent gratuit - qui font à peu près la même chose. Books par exemple en est un (pour Mac seulement). Et il fonctionne très bien. Par contre, votre catalogue de livres n'est disponible qu'avec votre ordinateur.



Back to the futur - 08 Septembre


84 Charing Cross Road revisited


Vous avez aimé «84 Charing Cross Road» de Helene Hanff ? Vous planifiez un voyage à Londres mais voilà, la boutique étant fermée depuis quelques décennies déjà, il est trop tard pour y faire un saut ! Pourquoi alors ne pas emprunter la voie... numérique ? http://www.84charingcrossroad.co.uk/ tente depuis mars 2003 de ramasser le maximum d'informations sur cette mythique librairie. Et même si le site est un peu «tout croche», ça vaut le détour.

dimanche 7 septembre 2008

Mort d'un éditeur - 07 Septembre


Mort d'un éditeur



Je n'ai appris que tout récemment la mort de Francis Lacassin, survenue le 12 août dernier, à Paris. Francis qui ? Cherchez pas, Francis Lacassin était assez peu connu du grand public. On voyait son nom surtout dans les préfaces et introductions des livres de la collection «Bouquins» chez Robert Laffont. Homme d'une grande culture et doublé d'une grande curiosité, Lacassin avait ce don d'exhumer des livres et des textes qui sans lui, nous seraient demeurés inconnus.

Je lui dois une partie de ma culture littéraire. Allez, au revoir monsieur Lacassin et, bon «bouquinage» au paradis des livres !

Malraux s'est trompé ! - 07 Septembre



«Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas».
- André Malraux





André Malraux (1901-1976) est censé avoir dit que le 21e siècle serait religieux (ou spirituel ou mystique) ou ne serait pas. Cette phrase continue de faire couler de l'encre et à provoquer des nombres controverses. Maintenant que nous avons les deux pieds au 21e siècle, les uns contestent, prétendant qu'une telle phrase ne peut pas être de Malraux - Malraux lui-même a nié l'avoir prononcée. D'autres pensent que Malraux aurait effectivement prononcé cette phrase, quitte à ergoter sur le terme exact qu'il aurait employé («religieux», «spiritituel» ou «mystique»). Peu importe, il avait tout faux : le 21e sicle ne sera pas religieux ou spirituel ou mystique mais il sera numérique. Notre musique est déjà numérique depuis l'apparition du CD - et encore plus avec la démocratisation de la musique par le MP3. Nos films aussi son numérique, via nos DVD et depuis un certain temps, via nos ordinateurs. Nos photos aussi sont numériques, via nos appareils photos. De plus en plus, chacun de nos petits gestes sont numériques. Mais il manquait le livre. Ah ! le livre. Alors là, pas de problème, le livre sera épargné par la vague numérique. C'est ce que nous semblons tous croire, assis bien confortablement chez-soi, la tête enfouis dans un livre. Erreur ! Grave erreur ! Tous les jours - je dis bien tous les jours - j'ai des preuves du contraire : le monde du livre se dirige la tête la première vers la déferlante numérique, alors que l'industrie du livre continue de nier le fait, comme l'a fait l'industrie de la musique et du film en son temps.
Je vais vous reparler plus longuement de cette déferlante numérique sur le monde du livre très bientôt : j'achève un bref «essai» à ce sujet.

En attenant de lire plus longuement sur le sujet, je vous laisse tout de même avec une de mes conclusions : ce qui fait de plus en plus peur à l'Industrie (avec un grand I, que se soit l'industrie du livre, de la musique, du film, etc.) c'est pas le numérique en lui-même ; c'est plutôt que numérique rime de plus en plus avec gratuité.

E. A. Poe - 07 Septembre


On s'arrache le cadavre de Edgar Allan Poe !


Source de la photo

Incroyable mais vrai : à l'approche du bicentenaire de sa naissance (17 janvier 1809), diverses villes des États-Unis réclame les restes d'Edgar Allan Poe, un des auteurs les plus connus de l'histoire de la littérature États-Uniennes, tous genres littéraires confondus. Et pas n'importe quelles villes : Philadelphie, New York (Brooklyn), Richmond en Virginie, L’île de Sulivan, près de Charleston, en Caroline du sud...
En fait, la seule ville à ne pas le réclamer, c'est sa ville natale (Boston) car comme le souligne Pierre Assouline, «Il a écrit de telles horreurs à son sujet que l’on chercherait en vain une statue ou un musée en son honneur. Juste une plaque sur sa maison natale, posée comme à regret.»

Mais finalement, il y en aura pour tous le monde car selon Wikipédia, Poe aurait plusieurs sépultures - et deux monuments officiels avec de mauvaises dates de naissance et de décès !



lundi 1 septembre 2008

Cadeaux - 1er Septembre


De quoi parfaire mes connaissances musicales, non !


1. Swing Kids - Music from the original picture soundtrack
2. Nirvana - From the Muddy Banks of the Wishkah
3. Coldplay - A Rush of Blood to the Head
4. Savage Garden - Savage Gardnen




Rien de bien neuf direz-vous, mais vous savez, lorsque j'écoute des pièces pour orgue de Diderik Hansen Buxtehude (1637-1707) je ne me demande pas si j'écoute de la «vieille» musique ; alors pourquoi le ferai-je pour de la musique pas mal plus contemporaine !

dimanche 31 août 2008

Achat ou consommation ? - 31 Août


J'ai fais hier soir ce que la majorité d'entres-vous avez déjà fait - et à plusieurs reprises ; j'ai achetés des «biens» via Internet, avec ma carte de crédit. Plus précisément, j'ai acheté trois CD sur Amazon Canada. J'avais utilisé ma carte de crédit par deux autres fois dans le passé, mais c'était pour acheter des «services» (abonnement, etc.) via Internet. Pour la première fois hier, j'ai acheté des «produits». Pourquoi ? Parce que ce que je voulais acquérir n'était pas disponible chez les deux «grands» disquaires de Montréal (HMV et Archambault). Parce que chez iTunes, le format proposé ne me permettait pas de télécharger les chansons dans mon lecteur MP3 (non, ce n'est pas un iPod. Et certainement pas un «zune»). Et surtout, surtout, parce que j'ai toujours aimé partager mes disques, je trouvais plus pratique de me retrouver avec des CD (objet) qu'avec des fichiers numérique (virtuel).

Les trois disques acquis hier via Amazon ?
1. Kaki King, «Dreaming of Revange»
2. Dawn Landes, «Fireproof»
3. Joan as a Police Woman, «Real Life»


J'ai donc procédé à mes premiers achats hier soir. Ça s'est très bien fait. J'aurai mes disques vers le 20 septembre. Honnêtement, je pensais pas acheter mes disques un jour ailleurs que chez un disquaire. Faut croire que j'en suis rendu là. Les livres ? Ah ! ça, je suis pas encore prêt à faire le saut. J'aime trop le contact avec mes libraires, jeter un oeil sur (et dans) les livres, etc.

Mais la vraie question demeure : vais-je passer plus souvent par Amazon pour acheter mes disques dorénavant ? J'ai bien peur que oui. Surtout que mes dernières visites chez les grands disquaires furent très décevantes : pas de service, de moins en moins de disques sur les tablettes - hormis le «top 40» et les stupidités qui tournent inlassablement à la radio commerciale. Sans parler du bruit - bordel, lorsque je mets les pieds chez un disquaire, je désire pas vivre «l'expérience» d'une discothèque ! Et puis, faire des achats de chez-soi, un samedi soir a 21h00, «priceless» comme dirait l'autre !

vendredi 29 août 2008

Photo - 29 Août


Remains of the Day


Photo de l'auteur.


Dire que j'ai déjà possédé plus de 2,550 vinyles. Il m'en reste un peu moins de 700 aujourd'hui...

Compte de mots - 29 Août


L'ubiquité comme passe-temps !



Malgré une ou deux réserves, j'ai adoré ce tout petit roman, premier roman en fait, de Claire Wolniewicz, «Ubiquité». L'histoire, la situation, l'absurdité crédible, le rythme, tout y est pour en faire un bon roman.

L'histoire ? Adam Volladier, personnage on ne peut plus effacé, tellement banal qu'on pourrait l'oublier, se découvre soudainement un don d'ubiquité sociale : sans raison aucune, des gens reconnaissent en lui un dentiste, un acteur, un ami... Si au début, Adam résiste, il faiblit bien vite, ne pouvant résister au pouvoir d'être reconnu partout, même si ce n'est jamais «lui» qu'on reconnaît. Il prends plaisir a endosser des identités, des vies qui ne sont pas sienne. Tout va bien jusqu'au jour où une femme ravissante le prends pour un autre - encore - mais que cet autre s'avère être un escroc que ses complices recherchent.

Je dois avouer qu'avec un sujet pareil, le roman aurait pu basculer dans le monde de la science-fiction ; mais il n'en est rien. On reste toujours dans les limites du «possible». Mes bémols ? À partir du moment où il endosse la personnalité de cet escroc, plus personne ne le prends pour quelqu'un d'autre ! Comme si son don d'ubiquité multiples était disparu. De plus, le personnage semble à l'aise trop vite avec son don. Lui qui n'a jamais mis les pieds à Paris - hormis une fois lorsqu'il avait 12 ans - le voilà qui se ballade (à l'aide d'une carte) dans un Paris qui lui paraît familier ! Ça et quelques petites choses encore. De petits détails donc. Mais je pardonne aisément à l'auteure - après tout, c'est son premier roman. Et puis, ne boudez pas votre plaisir, lisez plutôt. Je recommande.







«Ubiquité»
Claire Wolniewicz, (roman)
Viviane Hamy, éditeur
Paris, 2005. 142 pages
ISBN : 9782878582147
CCR : 131.r/WOL

Découverte, prise II - 29 Août


Dawn Landes et "Fireproof"


Mais c'est qu'elle le fait volontairement :  Saab récidive avec un coup de coeur terrible : Dawn Landes et son album "Fireproof". Attention, risque d'accoutumance très élevé... et compte en banque qui pique du nez si ça continue - mon comptable sera pas content, alors là, pas du tout ;-)


Découverte - 29 Août




C'est sa faute si je vais devoir casquer une fortune sur des disques. Pourquoi ? c'est qu'en passant sur son blogue, je suis tombé sur la musique de Kaki King (de son vrai nom Katherine King) et de son album "Dreaming of Revange" : coup de foudre instantanné. Alors si tout comme moi, vous tombez sous le charme de cette chanteuse et guitariste pas comme les autres, vous pourrez dire comme moi : c'est pas ma faute, c'est la faute de Saab ;-)))

Merci Saab pour cette découverte. Si un jour je deviens riche, promis, je vais te refiler un paquet de pognon afin que tu puisses poursuivre ton boulot de «découvreur» pour nous inonder de bonheur...

Michel Vastel vivant - 29 Août


Michel Vastel 1940-2008


Michel Vastel en compagnie de son ex-collègue Mylène Moisan, lors de la présentation du budget provincial de 2004.
Un détail : tous les journalistes sur cette photo ont un Mac...
Source de la photo : phototèque Le Soleil/Patrice Laroche












Le jour où il se retire sur ses terres, il meurt. C'est absurde la mort, même si c'est une conséquence de la vie... Vastel, comme tous le monde l'appelait, n'a laissé personne indifférent. On pouvait parfois le trouver arrogant, franc-tireur, mais n'empêche, «le journaliste audacieux et le chroniqueur irrévérencieux» qui est décédé hier à l'âge de 68 ans va laisser un grand vide. Je vais m'ennuyer de ses coups de gueule qui avaient pour but de faire réfléchir tout autant que de dénoncer. Allez, salut Vastel ! Si dieu existait, il te craindrait un peu...


Livres creux - 29 Août


La vie vide des gens riches



Un ami (merci P.) me souligne à l'instant un phénomène complètement absurde chez les gens riches ; une fausse bibliothèque ! À l'ère du faux (lire à cet effet l'excellent essai de Umberto Eco «La guerre du faux») rien de plus facile pour les gens riches de se payer le luxe d'une pièce remplis de livres.... creux ! Pas de blague : une compagnie aux États-Unis (where else !) se spécialise dans le livre décoratif creux. Si ! si ! Votre bibliothèque vous semble un peu vide, son style ne fait pas assez «vieux livres» ? pas de problème, faites appel aux experts (hum !) de chez Bookdecor et recevez des livres creux au pied ou à la verge* Vous pouvez même choisir votre style : "Unusual Colors", "French", "Designer Mix", "Jewel Tone", etc.

- "My dear, your books look so French
- But dear, they are French. Empty, but French".


Plus déplorable encore à mon avis est l'attitude de La Presse qui fait l'éloge de ce genre de commerce, plutôt que de dénoncer. Venant du journal de Montréal, je dis pas, mais de La Presse ! Ça me confirme une chose ; La Presse n'est qu'un journal de Montréal de plus, mais imprimé dans l'autre sens...

Et que penser de la journaliste qui dans son article, écrit ceci :

«Book Décor comblera particulièrement ceux qui
adorent juger les livres à leur couverture.
»

Mais qui quelques lignes plus haut, écrit ceci :

«Un livre en dit beaucoup sur la personne qui le possède.»

Effectivement m'ame chose... Et je passe sous silence cet autre fabriquant qui se spécialise dans le livre-objet offrant un espace de rangement...

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* pour mes amis européen : pied et verge sont des mesures encore en vigueur aux États-Unis, pour qui le système métrique, en vigueur à peu près partout sur la planète, est sans doute trop «communiste» pour eux ;-)



jeudi 28 août 2008

Dans le jus - 28 Août


Gros mandat !




Bon, faut pas vous surprendre si ce blogue tourne au ralentit ; on m'a donné plus tôt cette semaine un très gros mandat d'un mois au bureau, avec deux délais impossibles à tenir. Mais comme le DG s'est engagé auprès des tuiles de Toronto.... Bref, je vais faire des heures supp. les soirs et les week-ends. Remarquez, ça commence plutôt bien car aujourd'hui, je boss de la maison;-)

Je m'accorde tout de même du temps pour la lecture et la musique ; j'ai terminé un livre sur - et de - Coluche (Les entretiens Coluche par Coluche) de même qu'un très beau roman de Claire Wolniewicz (Ubiquité).

En prime, une photo de mon "home office" à la maison.

Photo de l'auteur - 28 août au matin

lundi 25 août 2008

Compte de mots - 25 Août



"...mais de par ma constitution, je suis obligé
souvent de m'éloigner de la musique. C'est un
exil, un labeur et une erreur...
"
Goran Tunström, "L'Oratorio de Noël", p. 234

Cherchez pas, "L'Oratorio de Noël" de Bach n'est qu'un prétexte dans cette histoire un peu compliqué d'une famille dérangé et raconté sur trois générations. Une histoire très inégale et inutilement compliquée par les délires de certains personnages (la folie semble un lieu commun dans cette famille). C'est bien dommage car l'histoire aurait pu être intéressante. Ça débute même fort bien avec un homme qui retourne au village de son enfance, rencontre un ami resté "là-bas". Et ça se termine assez bien aussi. C'est ce qu'il y a entre les deux qui n'est pas très convaincant, à une exception près : la relation épistolaire et le voyage d'un des personnage vers la Nouvelle-Zélande et sa conclusion par le fils. Le reste ? le manque de cohésion et les envolés poétiques tuent l'histoire du roman. Dommage... Vraiment dommage ; le sujet était là...


Goran Tunström
"L"oratorio de Noël"
Traduit du suédois par Marc de Gouvenain
Babel, 510 pages.
ISBN : 9782868699299

Quatre mois... - 25 Août


oui, dans quatre mois, se sera Nowell !



La neige, les tempêtes, le vent - sans oublier votre pelle, vos habits d'hiver, les bottes ; vous avez hâte, avouez-le ;-)

Compte de mots - 25 Août





"L"accélération de la vie nous a rendus paresseux et
impatients, le transports aérien et la congélation ont
émoussé notre perception des saisons tandis que la
grande disponibilité des produits étrangers nous
pousse à dédaigner les nôtres
".
- Julian Barnes, "Un homme dans la cuisine", P. 84

Le court essai autobiographique de cuisine (??) de Julian Barnes et beaucoup plus drôle (pour qui aime l'humour British) et pas mal moins pessimiste que pourrait le laisser deviner le court extrait ci-haut. En fait, Barnes raconte comment il (et toute la société anglaise) en est arrivé a ne plus considérer la cuisine anglaise comme devant nécessairement être apprêté avec une sauce à la menthe et de la viande grise. Drôle, éducatif et étonnant, ce petit livre raconte les trouvailles et les échecs culinaires de l'auteur (un lièvre sauce au chocolat ça vous dit !). Il semble donc que se ne soit plus une mission impossible de bien manger en Angleterre. Euh ! c'est pas ce que m'a raconté un ami de passage à Liverpool le mois dernier cependant... Je laisse à Mr. Barnes ses espérances les plus folles de voir un jour la cuisine anglaise triompher... Je vais me contenter de la cuisine italienne et méditerranéenne ;-)



Julian Barnes
"Un homme dans la cuisine" ("A Pedant in the kitchen")
Traduit de l'anglais (Angleterre) par Josette Chicheportiche
Folio, 156 pages.
ISBN : 9782070343393