mercredi 10 octobre 2007

Compte de mots – 10 octobre

L’amour, à la vie à la mort

J’ai terminé hier soir le très beau récit d’André Gorz intitulé « Lettre à D. (histoire d’un amour) ». J’ai vraiment adoré ce texte d’amour et d’adieu à sa femme. J’ai trouvé très touchant que cet homme se penche sur leur cinquante huit ans vie commune, qu’il nous raconte l’essentiel, avec si peu de mots. Dans le livre, Gorz rend hommage à sa femme, à celle qu'il avait oublié dans ses écrits, alors qu'elle était l'essentiel. Alors qu’elle était tout.

Tu es l’essentiel sans lequel tout le reste,
si important qu’il me paraisse tant que tu là,
perd son sens et son importance.

P. 73

Gorz a intensément aimé sa femme. Elle l’aimait au moins tout autant. Difficile d’imaginer que l’un puisse survivre à l’autre tant ils étaient unis.

La nuit je vois parfois la silhouette d’un
homme qui, sur une route vide et dans
un paysage désert, marche derrière un
corbillard. Je suis cet homme. C’est toi
que le corbillard emporte. Je ne veux
pas assister à ta crémation

P. 75

Leur mort volontaire était inscrite en toutes lettres dans ces pages d’une cruelle beauté.

Nous aimerions chacun ne pas avoir
à survivre à la mort de l’autre.

P. 75

Selon Pierre Assouline[1], le couple se serait allongés l’un contre l’autre. Sur la porte de leur maison il y avait une pancarte qui disait : « Prévenir la gendarmerie »...

Pourtant, l’espoir n’est pas mort.

Nous nous sommes souvent dit que
si, par impossible, nous avions une
seconde vie, nous voudrions la
passer ensemble.

P. 75

J’aime croire qu’ils sont toujours unis. Quelque part dans un ailleurs improbable.



[1] http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/09/26/histoire-dun-amour/



André Gorz
« Lettre à D. (histoire d’un amour) »
Broché, 75 pages
Editions Galilée, Collection : Incises
ISBN : 978-2718607276
CCR :131.re/GOR

mardi 9 octobre 2007

Amusement - 09 octobre

Bon, je sais ce que vous allez dire, mais c’est plus fort que moi, ça m’amuse ce genre de truc. Et puis, après quelques jours de repos, vous pensiez tout de même pas que j’allais pondre un long texte et sérieux en plus ;-)

Blues legend generator








http://www2.capitalgold.com/staticweb/EdFeatures/goldblues/

2007 Banned Books edition - 09 octobre

Quand livre rime avec censure

La semaine dernière avait lieu l’édition 2007 du Banned Books Week de l’ALA (American Library Association). Pour l’occasion, l’ALA a publié la liste des dix livres ayant fait le plus souvent l’objet de demandes de retrait des bibliothèques ou des écoles aux États-Unis, entre 2000 et 2005, en raison de leur contenu choquant.
À vous de juger...

1. Harry Potter (la série), de J.K. Rowling

2. "The Chocolate War", de Robert Cormier

3. Alice (la série) de Phyllis Reynolds Naylor

4. "Of Mice and Men", de John Steinbeck

5. "I Know Why the Caged Bird Sings", de Maya Angelou

6. "Fallen Angels", de Walter Dean Myers

7. "It's Perfectly Normal", de Robie Harris

8. Scary Stories (la série), de Alvin Schwartz

9. Captain Underpants (la série), de Dav Pilkey

10. "Forever", de Judy Blume

En fouillant dans le site, je suis tombé sur une article fort intéressant de Kent Olivier sur les raisons que donnent les gens pour ne pas retourner un livre : le plus souvent, les gens déclarent l’avoir perdu, se l’être fait volé, etc. Mais trop souvent, ces « excuses » cache une réalité qui est tout autre : c’est une façon de soustraire le livre à la disponibilité des usagers ; une forme de censure déguisée quoi !




http://www.ala.org/





Précision : l’ALA n’est pas une association de libraires mais bien de bibliothécaires : en anglais le mot library désigne une bibliothèque, pas une librairie. Une librairie en anglais ? bookstore...
Une dernière : en anglais, doit-on dire (prononcez) ananas ou (prononcez) ananasss ? Vous avez tout faux, c’est pineapple ;-)

lundi 8 octobre 2007

Carnet de vacances – 08 octobre

La vallée de la peur qui ennuie le lecteur

Avant de me lancer dans la confection d’une bonne soupe avec des légumes de saison, j’avais pensé, question de profiter de cette dernière journée de vacances, lire « La vallée de la peur », une enquête de Sherlock Homes, de Sir Arthur Conan Doyle. Si la première moitié du livre est acceptable (sans plus), l’autre partie est lamentable. À mon humble avis, Sir Doyle se surpasse dans les courtes nouvelles. Mais lorsqu’il se risque dans quelque chose d’un peu plus solide, il m’ennuie. Tenter de justifier l’acte d’un homme en racontant son passé sur la moitié d’un livre, c’est trop pour moi. Un autre livre qui va s’ajouter à ma PAV (pile à vendre)... Ça tombe bien car avec mes acquisitions récentes, je commence à manquer de place dans mes bibliothèque.



Sir Arthur Conan Doyle
« La vallée de la peur »
Le livre de poche, Collection Policier
Paris, 255 p.
pas de ISBN
CCR : 121.rp/DOY

dimanche 7 octobre 2007

Carnet de vacances – 07 octobre

Acquisitions et promenade

Petite promenade au centre-ville ce midi et arrêt obligé chez HMV. J’ai acquis les disques suivants :

1) L. V. Beethoven, Concerto pour piano no. 5 et sonate no. 28
Hélène Grimaud, piano, la Staatskapelle Dresden sous la direction de Vladimir Jurowski – étiquette Deutsche Grammophon
2) Antonin Dvorak, Piano quatre mains, Vol. 1
Silke-Thora Matties et Christian Köhn piano
Étiquette Naxos
3) Antonin Dvorak, Piano quatre mains, Vol. 2
Silke-Thora Matties et Christian Köhn piano
Étiquette Naxos
4) Charles Ives, Symphonie No. 3
Northern Sinfonia sous la direction de James Sinclair
Étiquette Naxos
5) Steve Reich, Phases (coffret de cinq CD)
Rétrospective des oeuvres de Steve Reich chez Nonesuch
(musique dite du XXe siècle)

Je vous rassure, je ne cultive pas le pas le culte Hélène Grimaud, comme certains le font. Mais j’aime profondément ce que cette artiste fait en général. J’ai même eu la chance de l’entendre en concert le 06 janvier 1999, dans le cadre des « Grands concerts » avec l’OSM : son interprétation du quatrième concerto pour piano et orchestre de Beethoven était tout simplement splendide (et son enregistrement de ce même quatrième concerto avec Kurt Masur et le New York Philharmonic est une pure merveille). Mais impossible d’en dire autant du chef invité qui lui, était carrément pourri.
Naxos est capable du meilleur comme du pire. Chez Naxos donc, pas de place pour le moyen-terme en musique. C’est pourquoi je choisi avec circonspection les disques de cette étiquette dite populaire (lire : bas prix). Sur plus d’une centaines de disques Naxos à la maison, je suis mal tombé sur un seul disque ; ma moyenne est donc assez bonne ;-)
Finalement, j’ai opté pour le coffret Steve Reich – même si je possède déjà un des cinq disques – car me procurer individuellement les autres disques de ce grand compositeur du XXe siècle m’aurait coûté près du double du prix du seul coffret. Ah ! oui, j'allais oublier ; si vous n'aimez pas la musique de Philip Glass, vous n’aimerez pas celle de Steve Reich...


J’ai poursuivis ma ballade dans le centre-ville puis, je me suis dirigé vers le mythique Plateau Mont-Royal, à la librairie Gallimard. J’ai acquis :

1. « Bourgault », Jean-François Nadeau (c’est un cadeau)
biographie, LUX éditeur.
2. « Lettre à D. histoire d’un amour », André Gorz
récit, Galilée.
3. « C’est quand le bonheur », Martine Delvaux
roman, Héliotrope.
4. « J’étais derrière toi », Nicolas Fargues
roman, Folio.
5. « 44 Scotland Street », Alexander McCall Smith
roman, 10/18.

Comme je lirais pas le « Bourgault », je n’en dirai rien de plus – non mais, c’est un cadeau ; je vais tout de même pas le lire avant de le donner ! Et puis, de toute façon, il est déjà enveloppé (merci J., ami, libraire et homme aux multiples talents).
Dès que j’ai appris la mort de André Gorz et de sa femme, j’ai passé la commande du livre à mon ami libraire. Le livre est pas donné, (25,95 $) mais je pense que le livre est la clef qui explique le geste de Gorz et sa femme...
C’est en lisant « Le libraire » (www.lelibraire.org) que je suis tombé sur une courte critique du livre de Martine Delvaux.
Ça fait plus d’un an que j’attendais la sortie en poche de « J’étais derrière toi » ; c’est maintenant dans la poche (jeu de mots ici...)
Finalement, c’est suite à une critique du livre chez une blogueuse-lectrice (mais j’ai oublié qui !) que j’ai décidé de commander « 44 Scotland Street ».


Maintenant, les comptes :-(

vendredi 5 octobre 2007

Carnet de vacances – 05 octobre

Statistiques

Je ne suis pas très fort en chiffres et statistiques. N’empêche, depuis plusieurs mois, je note tous mes achats de livres. Le graphique dit tout : par période de 45 jours, je dépense en moyenne 174 $ de livres. Mais la véritable surprise pour moi, c’est que le montant en argent investit dans l’achat de livres neufs est pratiquement le même que pour l’achat de livres usagés ! De quoi démolir le mythe que j’achète beaucoup plus de livres usagés (en dollars) que de livres neufs !



Carnet de vacances – 05 octobre




Acquisitions

Hier après-midi, je me suis fait plaisir – après tout, je suis en vacances : j’ai fais un saut à la librairie Delteil (rue St-Denis). J’y ai acquis les livres suivants :






Collectif, Histoires de mutants (science-fiction)
Collectif, Histoires de machines (science-fiction)
Frederik Pohl, Casse-tête chinois (science-fiction)
Martin Amis, Les monstres d'Einstein (science-fiction)
Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes et la vallée de la peur (policier)
Constance et Gweneth Little, L'oeil noir (policier)
Mary Shelley, Mathilda (roman)
David Lodge, Changement de décor (roman)
David Lodge, Un tout petit monde (roman)
William-L. Shirer, Mon journal à Berlin (journal de guerre)

Deux livres retiennent mon attention. Le premier est celui de William-L. Shirer, Mon journal à Berlin. Le nom de Shirer ne vous est peut-être pas inconnu ; c’est en effet l’auteur de l’excellent essai historique « Le troisième Reich », publié en deux tomes au début des années 60 et que l’on retrouve assez souvent dans l’usagé. Je savais que cet auteur avait tenu un « journal » puisque qu’il s’y réfère à l’occasion dans « Le troisième Reich ». C’est un peu par hasard si je suis tombé sur le journal de Shirer ; je promenais mon regard dans un coin sombre de la librairie et difficilement accessible au regard (parce que sur une étagère très haute) lorsque je suis tombé sur le livre. Le livre en lui même est assez impressionnant : d’un assez grand format, il fait un peu plus de 560 pages mais surtout, il est d’une épaisseur de 5cm (ou 2 pouces) ! Et quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce livre fut imprimé à Montréal en 1943, soit trois ans après sa publication initiale aux États-Unis. Le livre fut donc imprimé alors que nos étions en pleine guerre ! Ouvrage de propagande en faveur de la présence de nos soldats en sol Européen ? Outil de pédagogie pour expliquer le nazisme aux canadiens-français ? Le mystère reste entier...

L’autre livre qui a retenue mon attention est le roman policier des soeurs Little : L'oeil noir de Constance et Gweneth Little. C’est aussi par hasard que je suis tombé sur le livre car il n’était pas classé dans la section des policiers, mais dans littérature étrangère. Publié en France en 1947 aux éditions de la Table Ronde (collection Les romans policiers de la table ronde) ce petit livre fait 239 pages et 1,5 cm d’épaisseur. Mais ce qui a surtout retenu mon attention, c’est l’absence de prénom des auteurs. En effet, sur la C1 on lit C. et G Little. J’ai eu beau fouillé à l’intérieur du livre, mais pas d’indice sur C. et G. Little. Une fois chez-moi, j’ai interrogé Google, mais j’ai dû user d’astuces et d’un peu de patience pour enfin découvrir que C. et G. Little étaient deux soeurs (Constance et Gweneth) toutes deux originaires de l’Australie et décédées dans les années 80 aux États-Unis. Je reparlerai plus longuement des soeurs Little et de leurs romans un peu plus tard.

Enfin, avec l’acquisition de Histoires de mutants et Histoires de machines, je poursuis ma collection de La grande anthologie de la science-fiction parue chez Le livre de poche. Cette anthologie, monumentale il faut l'avouer, regroupe tous les grands thèmes de la science-fiction, en 36 volumes. Cinq volumes supplémentaires viendront compléter cette anthologie, avec un regard sur la science-fiction française. Au total, cette anthologie fait plus 18,000 pages, près de 600 nouvelles, couvrant la période de 1930 à 1989.
Me reste plus maintenant qu’à trouver les 32 titres manquants à ma collection !

mercredi 3 octobre 2007

Carnet de vacances – 03 octobre

« Il nous a bien servis, ce mythe du Christ »
Léon X, (XVIe siècle)

Un ami m’a prêté un livre très tendance - style Dan Brown, conspiration de l’église, aveuglement de l’état, etc., voyez un peu le genre ! Il s’agit du roman « Le dernier templier » de Raymond Khoury (un coup de coeur réno-bray ; yerk !). Bon, aussi bien mettre cartes sur table tout de suite ; moi ce genre de livre, c’est vraiment pas ma tasse de thé. Pas du tout en fait. Mais disons tout de même que la première moitié du livre est intéressante. Le vol audacieux, la quête des méchants, les morts en cours de route, tout ça à des allures de roman policier. Mais l’auteur annonce trop vite ses couleurs ; dès les premières pages le lecteur pas même futé pour deux sous devine qu’il y aura une affaire de coeur entre la belle archéologiste (Tess) et un agent du FBI (Reilly) – je vous dévoile rien tellement c’est évident. Malgré tout, c’est pas si mauvais. Mais lorsque Tess trouve seule et à la seule force de déduction ce que des équipes complètes du FBI ne trouvent pas, on se dit forcément : ben dit donc, quel cerveau cette femme ! Et c’est à ce moment qu’elle a l’idée de fausser compagnie à la police – et de son agent du FBI - pour partir seule, quelque part au moyen orient. Et c’est là que j’ai décroché : ce qui avait encore un semblant de vraisemblance devient d’une telle fiction que non, désolé, mais j’ai décroché.
Rendons tout de même à César... c’est relativement bien écrit et l’histoire saura plaire à l’amateur du genre. Mais on n’invente rien ici : c’est du déjà lu...

À l’instar de Léon X qui écrivit Il nous a bien servis, ce mythe du Christ, j’ajouterais « surtout aux écrivains en mal de conspiration ».




Raymond Khoury
Le dernier templier
Presse de la cité, 460 p.
ISBN : 9782258069664

Carnet de vacances – 03 octobre

« Si j’avais les ailes d’un ange
je partirais pour Québec
»
- Robert Charlebois

J’avais effectivement trouvé une paire d’ailes pour Québec, via Orléans Express, mais voilà que le père de l’amie chez qui je devais habiter est décédé subitement. Quelle tristesse pour cette amie de perdre ainsi un être cher. Avec sa générosité habituelle, cette amie (M) m’a écrit pour me dire que je pouvais tout de même passer quelques jours chez-elle, en son absence – ses parents habitent à l’extérieur de Québec. Mais le coeur n’y est pas. Je ne me vois pas habiter chez-elle sans entendre son rire, sans voir son sourire, sans avoir la chance d’échanger avec elle sur les petits et grands sujets de la vie. En plus de passer quelques heures avec cette amie, j’avais imaginé passer un peu de temps avec son copain pour l’initier à GarageBand. J'imaginais qu’à deux, nous aurions pu faire quelques bonnes « tounes » - surtout que lui, c’est un sapré bon musicien, pas comme moi qui sait même pas lire la musique... Je pensais aussi passer une soirée cette semaine avec mon amie C. et me taper un bon souper avec mon amie L. Il semble que se sera pour une autre fois ! Pour l’instant, mon coeur et mes pensées sont avec M. et sa famille...

mardi 2 octobre 2007

Carnet de vacances – 02 octobre

Ballade dans le 450


J’ai passé plus d’une heure et demi chez Le Mac Urbain cet après-midi. Juste pour le plaisir de jaser, d’échanger – et le temps d’acheter une nouvelle batterie pour mon PowerBook Titanium et un tapis pour protéger l’écran du portable. Les nouveaux iMac sont tellement beaux... Les affaires sont bonnes car le téléphone ne dérougit pas. Sans parler de la valse des clients qui passent qui pour une information sur un logiciel FTP, qui sur quel produit utiliser pour nettoyer l’écran d’un portable MAC, qui pour s’informer de l’arrivée d’un clavier Bluetooth... Et tout ça, dans la bonne humeur. Et bonne nouvelle ; Le Mac Urbain déménage dans de nouveaux locaux, juste la porte d’à coté ; François m’a fait visité : se sera beau et fin près pour l’ouverture dans deux semaines.
Drôle ; un technicien certifié Apple installait des composantes PC dans un G5 : ouaip ! les utilisateurs de PC veulent des boîtiers MAC à présent ;-))) Comme si avoir un boîtier MAC allait faire en sorte que Vista roulerait bien ;-)

Par contre, l’autobus c’est pas gratuit dans Longueuil : 3,25 $ par passage ! Heureusement, du métro Longueuil, il y a toujours un bus en partance pour Le Mac Urbain (circuits 8, 23 (ou 28 ?), 88)



Le Mac Urbain
1324 Chemin Chambly, Longueuil
450.640-8777
www.lemacurbain.com

Carnet de vacances – 02 octobre

Cherchez-moé pus à Saint-Martin
Parce que demain j'sacre mon camp

- Louise Forestier


Ouaip ! je me paie (parce que je ne suis pas payé pour le faire) quelques jours de vacances. Pas grand chose en fait : quatre jours ! La dernière fois que j’ai pris des vacances, j’étais plus jeune de quelques années – et j’avais plus de cheveux aussi ;-)

Pour débuter mes vacances en beauté, je me paie une virée chez HMV centre-ville pour faire le plein de musique (ben oui, j’achète encore des CD plutôt que de télécharger des MP3 via Internet), je vais me payer une batterie neuve pour mon PowerBook Titanium (merci à l’équipe Le Mac Urbain à Longueuil). Coté lecture, je débute le « Marie Stuart » de Stefan Zweig, suivi de « Une petite fin du monde (carnet devant la mort) » de Laurent-Michel Vacher. J’espérais me payer une virée chez mon ami et libraire (Gallimard) mais j’arrive pas à coordonner mes temps libres avec sa présence à la librairie ! Bah ! tant pis, je vais me reprendre un peu plus tard ;-)

Bon ben, je vous laisse car avant toute chose, je vais passer une heure ou deux dans un petit café du quartier. C’est un secret bien gardé, mais le Café Java Mythe fait un des meilleurs café en ville. Allez, parce que je vous aime bien, je vous donne les coordonnées :

Café Java Mythe
301 rue Guizot, coin Henri Julien
(à 2 pas de la rue St-Denis, direction ouest)
entre le métro Jarry et Crémazie, dans l’arrondissement Villeray

http://www.javamythe.com/

En plus, le café est une zone Wi-Fi

lundi 1 octobre 2007

Automne – 01 octobre

Signes d’automne...

En dehors des teintes d’ors et de feux dont se parent en ce moment les feuilles des arbres, à part le froid et le déclin de la lumière, il y a certains signes qui ne trompent pas : pour moi, l’automne est bien arrivé lorsque...

- je me lève le matin (vers 06h00) et qu’il fait encore nuit ;
- je dois allumer la lumière de la salle de bain le matin pour me raser (malgré un puit de lumière) ;
- pour lire au parc, au balcon, je dois revêtir un bon chandail de laine ;
- j’ai besoin de 7hrs (et plus) de sommeil ;
- je n’ai plus le goût de limonade ou de thé glacé ;
- j’ai le goût d’un bon thé chaud l’après-midi ;
- a 20h00, il n’y a plus un chat dans les rues du quartier (pour plusieurs, vous êtes sans doute « ben assis » devant votre télé...) ;
- je dois « acheter » mon basilic au marché plutôt que de cueillir les feuilles à même les plants sous ma fenêtre de cuisine ;
- je dois « acheter » ma ciboulette au marché plutôt que de couper les feuilles à même les plants sous ma fenêtre de cuisine ;
- les géraniums du balcon sont maintenant dans le salon ;
- malgré la présence d’une fenêtre dans mon nouveau bureau, je dois allumer quatre lampes sur pied pour y voir clair (je déteste les néons...) ;
- j’ai le goût de faire de la soupe ;
- j’ai le goût de relire « mes » classiques de la littérature ;
- j’ai le goût d’être en vacances ;
- Noël – et le retour de l’hiver - est dans moins de trois mois ;-)

dimanche 30 septembre 2007

Compte de mots – 30 septembre

Aucun homme sur la terre n’est assez riche
pour se payer du tourisme dans l’espace
.
(p. 54)

Un peu moins de vingt-cinq ans après la première parution de son premier recueil de nouvelles (1958), Gérard Klein a fait paraître chez Denoël (collection Présence du futur) une nouvelle édition de Les perles du temps. Cette édition (1982) est présentée avec une préface et accompagné d’un court commentaire de l’auteur à la fin de chacune des nouvelles (étrangement, exception pour une seule ; oublie de l’éditeur ?).

La plus part des nouvelles ont mal vieillies ; elles traversent moins bien l’épreuve du temps que par exemple, des nouvelles de Lovecraft. Et ça s’explique par le fait que le jeune Klein de 1958 était trop influencé par l’univers d’un Ray Bradbury (et dans ses commentaires, Klein ne s’en cache pas). Mais les bonnes idées ne manquent pas : la mort de l’univers avec l’extinction des soleils, un monstre qui cherche la compagnie d’un couple, L’Iliade et l’Odyssée retrouvées après la guerre atomique grâce aux bandes dessinées, les voix de l’espace, les émissaires du soleil sur la terre, etc. Mais le défaut principal de ce recueil de nouvelles c’est le lyrisme qui accompagne toutes les histoires. Mais si vous avez conservé votre sens de l’émerveillement, « Les perles du temps » est un recueil de nouvelles tout indiqué pour vous. Pour les autres, rien d’autre qu’un saut en 1958 avec ce qui se faisait comme science-fiction en France.



Gérard Klein
Les perles du temps
Denoël, collection Présence du futur (no. 26)
Paris, 1982. 251 pages
ISBN : 2207300269
CCR : 131.sf/KLE

vendredi 28 septembre 2007

Mort d’André Gorz - 28 septembre

J’apprends à l’instant (et avec consternation) la mort d’André Gorz. Parce que les mots me manquent, passez donc lire le court texte que Pierre Assouline à consacré à la mort du philosophe[1]. Peu de mots, mais tout y est...
Et pour en savoir un peu plus, vous pouvez toujours faire un saut par ici [2]...

______________
[1] http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/09/26/histoire-dun-amour/#comments
[2] http://www.rue89.com/2007/09/24/le-philosophe-andre-gorz-et-sa-femme-unis-jusque-dans-la-mort

Compte de mots - 28 septembre


Oeuvres pour mémoire

Certains disent qu’il s’agit là d’une autobiographie atypique. D’autres, qu’il s’agit plutôt de mémoire. Pour ma part, j’aime à penser qu’avec Mémoires intérieurs, François Mauriac (1885-1970) a fait ce qu’il faisait de mieux : se souvenir et se raconter, tout simplement. Tout au long de ce premier « Mémoires intérieurs », Mauriac raconte son enfance, ses lectures, ses rencontres et ses amitiés.

Cependant, certains extraits du livre sont passablement obscure pour l’homme du XXIe siècle, notamment son passage au mouvement le Sillon, de Marc Sangnier. Pour moi, Le mot Sillon[s] évoque nécessairement l’excellente boutique de disques de Québec[1]... J’ai fais quelques recherches dans Internet pour finalement apprendre que ;

Le Sillon était un mouvement politique
et idéologique fondé par Marc Sangnier et qui
visait à rapprocher le catholicisme et les ouvriers,
en offrant une alternative aux mouvements de
la gauche anticléricale.

(source : Wikipédia).

Mais la somme de son oeuvre littéraire - car il fut aussi journaliste* - est sans contre dit « Un adolescent d’autrefois », écrit en 1969, un an avant son décès. Cette oeuvre est sans doute la plus autobiographique et la plus forte aussi. J’aurai l’occasion d’en reparler sous peu puisque je vais bientôt relire ce très grand roman de la littérature française qu’est « Un adolescent d’autrefois ».

La lecture de Mémoires intérieurs sera surtout utile aux aficionados de Mauriac. Pour les autres, rabattez-vous sur son oeuvre romanesque.

______________
* Mauriac a connue une brillante carrière de journaliste. Son fameux « Bloc-notes » qu'il publia dans Le Figaro littéraire de 1952-1969 et, pendant une « parenthèse » de sept ans, dans L'Express, de 1954 à 1961 est maintenant disponible en cinq tomes.

[1] http://www.sillons.com/


François Mauriac
Mémoires intérieurs
Données bibliographiques à venir

jeudi 27 septembre 2007

Compte de mots - 27 septembre



Et pourtant, je l’aimais...

Si l’idée de passer une heure et demi de pur ravissement vous intéresse, je ne saurais trop vous recommander la lecture de « Je l’aimais » de Anna Gavalda. Quel beau petit roman.

Vous êtes plusieurs sans doute a connaître « Ensemble c’est tout », le roman qui devait mettre Anna Gavalda sur la carte des auteurs à lire. Mais Gavalda avait déjà fait ses preuves comme romancière avec « Je l’aimais » - son tout premier roman en fait. Sans oublier « Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part », un beau recueil de nouvelles.

Je l’aimais : À la lecture des premières pages, on imagine qu’il s’agira d’un roman dont le sujet principal sera la séparation, mais c’est plutôt d’amour qu’il sera question ici. Je l’aimais aurait pu être cette histoire d’une femme abandonnée avec ses deux petites filles par un mari volage et qui échoue chez ses beaux-parents. C’est plutôt l’histoire du beau-père qui un jour lui aussi, a aimé une « autre » femme, et qui se laisse aller aux confidences, l’espace d’une nuit. Une nuit où il vide son sac et raconte tout : les rencontres, les folies, les moments du bonheur fugaces mais aussi l’amertume de n’avoir jamais fait le saut de tout quitter pour cette femme.

À lire pour tous ceux et celles qui « ont » aimé et hésité, un jour...



Je l’aimais
Anna Gavalda
J'ai Lu, collection : J'ai lu Roman
Poche, 154 pages
ISBN : 9782290340783
CCR : 131.r/GAV

Déménagement - 27 septembre


Déménagement

Depuis ce matin, j’occupe un nouveau bureau. Luxe ; j’ai même une fenêtre. Terminé donc l’épisode du bureau dans un corridor ; me voilà enfin avec mon équipe, juste à coté du bureau de ma patronne. Si je suis heureux ? Vous devriez me voir le sourire !

mercredi 26 septembre 2007

De Kessé ? - 26 septembre

Euh ! C'est juste moi où bien il y a quelque chose qui cloche ici
(capture d'écran du site Internet de Radio-Canada cet après-midi)

mardi 25 septembre 2007

Batterie - 25 septembre

Oui, le bon service après vente existe !

Hier après-midi, surprise dans ma boîte de courriel : François, de chez Le Mac Urbain[1] m’écrivait dans son courriel qu’il avait trouvé une batterie pour mon « vieux » PowerBook Titanium. Comment diable pouvait-il se souvenir de cette information ? Nous n’avons qu’effleurer le sujet lors de mon passage à la boutique (voir mon billet « Mise à niveau - 09 août »). Bref, il s’est débrouillé pour me trouver une batterie. Difficile de dire non - surtout que je considère qu’il me fait un bon prix* Alors voilà, mon « vieux » PowerBook G4 se retrouvera bientôt avec une nouvelle batterie sous le capot. Un gars comblé vous dites ;-) Ouaip !
___________
* François, si tu lis ça avant de lire mon courriel, je confirme : garde-moi une batterie et je passe à la boutique la semaine prochaine.


[1] http://www.lemacurbain.com/urbain/fr/index.php

Compte de mots - 25 septembre

« La Mort est mon Métier n'a pas manqué de lecteurs. Seul leur âge a varié : ceux qui le lisent maintenant sont nés après 1945. Pour eux, La Mort est mon Métier, c'est un « livre d'histoire. Et dans une large mesure, je leur donne raison. »
Robert Merle, préface (1976)





Quel fin roman. Quelle belle plume. Et quelle histoire ! ça se lit d’une couverture à l’autre, sans pause.
Je ne connaissais l’auteur que de nom ; il est maintenant sur ma liste des auteurs à surveiller.

Ce roman, écrit en 1952, retrace les grands pans de la vie de Rudolf Lang. Mais ce Rudolf Lang n’est en fait nul autre que Rudolf Hoess, commandant du camp d'extermination d'Auschwitz, un triste personnage qui a véritablement existé. Ce mélange de fiction et d’histoire est mené de main de maître par Merle. Un autre que lui aurait facilement pu tomber dans l’excès ; Merle, jamais.

L’auteur démonte un a un les rouages d’un mécanisme quasi parfait de l’ordre et de la soumission aveugle qui a guidé des hommes qui, sous l’égide d’Hitler, sont devenus des instruments de la mort. D’aucune façon l’auteur tente de justifier l’Horreur (avec un grand « H ») nazi. Parfois, chercher l’homme derrière l’indicible aide à saisir le pourquoi, mais le comment, rarement.

La fin est un peu précipité il me semble, mais ne boudez pas votre plaisir pour si peu ; je recommande vivement, ne serait-ce que parce que nous ne devons jamais oublié...



« La mort est mon métier »
Robert Merle
Gallimard, collection Folio
Poche: 369 pages, 26 avril 1976
ISBN : 9782070367894
CCR : en attente de classification


Pour en savoir un peu plus sur Rudolf Hoess, je vous invite à lire l’ouvrage suivant :

Le commandant d'Auschwitz parle
de Rudolf Hoess (auteur) et Geneviève Decrop pour la préface, dans une édition mise à jour.
Editions La Découverte; Édition mise à jour (16 septembre 2004)
Collection La Découverte/Poche
ISBN : 9782707144997

Présentation de l’éditeur (extraits) :
C'est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l'attente du procès, que l'ancien commandant du camp d'Auschwitz a rédigé cette autobiographie sur le conseil de ses avocats et des personnalités polonaises chargées de l'enquête sur les crimes de guerre nazis en Pologne. [...] Conçu dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d'atténuer la responsabilité de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses égaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumière accablante sur la genèse et l'évolution de la "Solution finale" et du système concentrationnaire. Ce "compte rendu sincère" représente l'un des actes d'accusation les plus écrasants qu'il nous ait été donné de connaître contre le régime dont se réclame l'accusé, et au nom duquel il a sacrifié, comme ses pairs et supérieurs, des millions d'êtres humains en abdiquant sa propre humanité. " La préface de Geneviève Decrop replace en perspective ce texte fondamental. Et dans la post-face inédite à cette édition de poche, elle montre en quoi les avancées récentes de l'historiographie de la Shoah renouvellent la portée de sa lecture.