
Photo : un politicien à visage découvert
Non mais, sans blague, dites-moi que vous êtes capable de lire ça sans rire :
«Les jeunes libéraux s'attaquent au cynisme. En congrès cette fin de semaine à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec, la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec s'attaque au cynisme envers la classe politique. Les jeunes libéraux se penchent entre autres sur des mesures visant à rapprocher les citoyens des élus et affermir leur confiance envers les institutions publiques.»
Source : Radio-Canada
En fait, je sais pas si on doit en rire ou en pleurer.
Mais là, deux ou trois paragraphes plus loin, c’est véritablement à pleurer :
«Une éventuelle réforme du Conseil de presse, lui octroyant plus de pouvoir de réglementation, est également au programme des discussions. Les militants croient que l'organisme de régulation du journalisme devrait protéger davantage le public et mieux faire respecter les normes d'éthique chez les journalistes.»
(Ibid.)
Hum. Belle vision que cette jeunesse libérale qui voudrait bâillonner la presse en général - et par ricochet le droit à l’information au public - et pourquoi ? Pour faire taire les journalistes. Ah ! elle est belle notre jeunesse libérale... Maurice Duplessis serait fier de vous. «Maurice qui ?» Ouais, c'est ce que je pensais...
samedi 14 août 2010
Société - 14 Août
samedi 2 mai 2009
Compte de mots - 02 Mai

Mensonges d'État : Comment Bush a perdu la guerre
«C'est vrai, il [George W. Bush] il ne montre pas une
grande curiosité intellectuelle. Tenez, je me souviens
qu'il m'a dit, une fois ; Je ne veux pas ressembler à
mon père, je veux ressembler à Ronald Reagan».
P. 615
«George W [Bush] avait passé sa jeunesse à hésiter
entre rébellion et compétition, ne sachant pas s'il
voulait s'opposer à son père ou le battre à son propre
jeu. C'était la seconde voie qu'il avait choisie et elle
aboutissait à un désastre».
P. 617
Troisième tome de cette trilogie que Bob Woodward (All the President's Men co-écrit avec Carl Bernstein, The Secret Man: The Story of Watergate's Deep Throat) a écrit sur l'administration Bush. «Mensonges d'État» est de loin le meilleur des trois.
Dans sa façon bien à lui de nous plonger au coeur du pouvoir, Woodward nous explique avec force et détails pourquoi tout a déraillé en Irak. On pourrait résumer ainsi : dans tous les cas de figure, face à deux solutions, l'administration Bush a toujours privilégié la mauvaise solution. Toujours. Même chose dans le choix des personnes pour les postes clefs : entre deux, le choix s'est toujours - toujours - porté sur le pire ; l'arrogance et l'aveuglement de Donald Rumsfeld, les doutes de Condoleezza Rice, l'omniprésence de Dick Cheney, la marginalisation de Colin Powell. Mais surtout, surtout, le déni le plus total de George W. Bush qui, avant même de mentir à l'Amérique et au monde, s'est d'abord menti à lui-même.
«L'administration Bush avait cru que Saddam Hussein
dirigeait un État moderne, efficace, et s'était imaginé
qu'une fois le ditacteur renversé, le pays recommencerait
à fonctionner. L'éffondrement général n'avait pas été
prévu, ni sa conséquence : la nécessité de tout
reconstruire à partir de zéro».
PP. 616-617
La publication aux États-Unis de ce livre a eu un tel retentissement que certains commentateurs lui ont attribué une part dans la victoire des opposants à la guerre lors des élections au Congrès de novembre 2006. Mais attention, il ne s'agit pas ici d'un livre militant mais comme toujours avec Woodward, de journalisme d'enquête implacable. Je recommande pour quiconque désire en connaître un peu plus sur l'histoire de cette minable administration et sur les dessous de la débâcle de la guerre en Irak.
Mensonges d'État : Comment Bush a perdu la guerre
Bob Woodward
Titre original «State of Denial»
Gallimard, collection Folio Documents
2008 pour cette édition. 718 pages.
ISBN : 9782070356294
CCR : 412.p/WOO
vendredi 24 octobre 2008
Je suis Partout* - 24 Octobre

Z'avez remarqué comment Nicolas Sarkozy est partout ? De la libération d'Ingrid Betancourt à sa croisade actuelle de réunir les leaders de ce monde pour faire face à la crise financière et économique mondiale, le président de la république Française joue le rôle historiquement dévolue au président des États-Unis. Mais voilà, empêtré dans des problèmes domestique sans fin - et créés de toute pièce par SON administration - George W. Bush se doit d'abandonner le rôle de leader joué par les États-Unis. Mais dans les faits, on remplace pas un Cow-boy par un autre Cow-boy ?
Tiens, en parlant du président de la République, dans un «point de vue» publié vendredi dans le quotidien Le Monde, Jean-François Lisée s'attaque au président Nicolas Sarkozy pour sa récente prise de position en faveur de l'unité canadienne.
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* merci de ne pas tenter de faire un lien entre Sarkozy et le titre de ce billet qui rappel, je le sais, le titre d'un hebdomadaire français et fasciste, journal qui connu son apogée au début des années 1940.
vendredi 7 mars 2008
La bonne question - 07 Mars

Exit le fameux "What does Québec want" ? Christian Vanasse dans son blogue pose sans doute LA bonne question :
"Les fédéralistes, eux, ce sont juste tanné de chercher la
réponse à la question: What does Quebec want's anyway ?
Ils sont juste passés à une autre étape. Ils ne posent même
plus de question. Why botter? We just don't care anymore.
J'ai comme l'impression qu'ils sont plus tannés de nous
autres qu'on peut l'être de l'hiver."
C'est tout dire !
