
Un tueur si proche
Aussi bien le dire tout de suite ; si la théorie du complot c’est pas votre tasse de thé, mieux vaut ne pas lire «Opération Providence» de Gonzalo Lira. Car dans la lutte pour le pouvoir qui se joue entre différents personnages, que de complots devrons nous essuyer avant d’arriver à la fin.
La trame du roman raconte l’improbable rencontre entre Margaret Chisholm, du FBI et Nicholas Denton, de la CIA, qui devront travailler main dans la main sur «l’opération Providence» pour sauver Soeur Marianne, qui est la cible d’un mystérieux tueur. L’histoire débute avec un attentat meurtrier qui ravage un paisible couvent du New Hampshire (en fait, ça commence pas comme ça, mais je vous laisse découvrir le début vous-même). À partir de là, tout s’accélère car la religieuse est la cible d’un deuxième attentat (manqué lui aussi). Au fil des multiples tentatives d'assassinats, Chisholm et Denton se trouvent impliqués dans une série de complots et manipulations ourdis par des gens au plus haut niveau. Ils vont découvrir que derrière tout ceci, se cachait un complot pour «forcer» les États-Unis a entrer en guerre contre «les arabes» (c’est pas moi qui le dit).
Un roman policier classique, mais avec de bons éléments, de bonnes poursuites (ça pourrait faire un bon film) et quelques rebondissements intéressants. On devine un peu la fin, mais ça ne gâche rien. Je serais pas surpris que l’on revoit le tandem Chisholm - Denton dans un autre roman policier car la fin laisse présager des retrouvailles...
J’allais oublier ; on fait intervenir des séparatistes Québécois («les autonomistes québécois» dans le roman) ; c’est pas la première fois que je lis un roman policier où l’auteur fait intervenir des séparatistes Québécois un peu terroristes sur les bords... On trouve une autre référence aux «séparatistes Québécois» dans le tout premier film «Die Hard».
«Opération Providence»
Gonzalo Lira
Titre original : Counterparts
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sylviane Lamoine
Pocket, 408 pages. 2000
ISBN : 9782266095822
CCR : 115.rp/LIR
samedi 13 février 2010
Compte de mots - 13 Février
Compte de mots - 13 Février

Les identités en crise
J’ai lu avec beaucoup d’intérêts l’essai «Les identités meurtrières» d’Amin Maalouf. Pas seulement très intéressant mais très instructif aussi. Dans cet essai, Maalouf s’interroge sur la notion d’identité, sur la passion qu’elle soulève et sur ses dérives meurtrières.
«En chacun de nous existe un Mr. Hyde ; le
tout est d’empêcher que les conditions
d’émergence du monstre ne soient rassemblées.»
- P. 40
Maalouf parle d’identités au pluriel car selon lui, nous sommes façonné par plusieurs identités. Moi-même je suis façonné par plusieurs identités : irlandaise du coté de ma grand-mère paternelle, iroquoise (on dit iroquoienne aujourd’hui) du coté de mon grand-père paternelle. Hé oui, des racines amérindienne ! Hector Grenon, historien populaire (dans le bon sens du terme) et quelque peu peu oublié aujourd’hui, disait avec beaucoup d’humour qui si brassions un peu notre arbre généalogique, il n’en tomberait pas que des feuilles, mais aussi des plumes ;-)
Mais qu’est-ce qui rends si difficile le fait d'assumer en toute liberté ses diverses appartenances ? Pourquoi faut-il que l'affirmation de soi s'accompagne si souvent par la négation d'autrui ? (le fameux si vous n’êtes pas avec nous c’est que vous êtes avec eux...). Questions difficiles mais essentielles dans un monde ou la pluralité, le nous pluriel, est de plus en plus présent.
«Ce contre quoi je m’élève ici, c’est cette
habitude que l’on a prise [...] de classer
chaque événements se déroulant dans chaque
pays musulman sous la rubrique «islam» [...].
Vous pourriez lire dis gros volumes sur
l’histoire de l’islam de^puis les origines,
vous ne comprendriez rien à ce qui se passe
en Algérie. Lisez trente pages sur la
colonisation et la décolonisation, vous
comprendrez beaucoup mieux.»
- P. 90
Même si le livre fut écrit avant un certain mois de septembre 2001, il est encore tout brûlant d’actualité. Un livre à lire et à relire. Et puis, le livre est pas mal plus intéressant que la commission Bouchard-Taylor - et sans dérapage ni dérive.
Les identités meurtrières
Amin Maalouf
Grasset
France, 1999. 211 pages
ISBN : 9782246548812
CCR : 081.l/MAA
vendredi 12 février 2010
Photographie - 12 Février

Aperture 3
Aperture, c’est un logiciel produit par Apple et destiné à assister les photographes professionnels et amateurs sérieux en post production : retouches, développement des images en format RAW, traitement des images et catalogueur. Jusqu’à maintenant, je me suis contenté de iPhoto, qui fait vraiment un bon boulot. Et puis, mes besoins sont minimes car je retouche assez peu mes photos : une balance des blancs et des noirs et c’est à peu près tout. Le reste, je m’en charge au moment de prendre la photo : un bon cadrage, une bonne lumière et le tour est joué (un bon sujet aussi ça aide). Mais là, avec la toute nouvelle mouture de Aperture, j’hésite ; j’ai comme l’impression que pour la toute première fois, je pourrais réellement utiliser un logiciel comme ça. Mais bon, avant d’acheter le logiciel je vais attendre de lire les commentaires dans la blogsphère. Et puis, il y a Lightroom (de Adobe) qui fait aussi très bien l’affaire (mais pour plus cher). Je sens que j’aurai des lectures à faire en fin de semaine...
Aperture 3 sur le site d'Apple Canada - en français.
Cadeau - 12 Février
Ben oui, encore un autre cadeau - bande de jaloux ;-) Il s'agit du plus récent disque d’Isabelle Mayereau. Vous connaissez Isabelle Mayereau ? Moi, plutôt ; j’ai assisté à un de ses rares spectacles en sol québécois (à la fin des années 80 ? Au début des années 90 ?). En tout cas, c’était au spectrum. Et j’avais quelques uns de ses albums. Des vinyles il va s’en dire, vue l’époque. Mais je n’ai rien sur CD. Du moins, je n’avais rien jusqu’à ce que l’ami Alain dépose dans ma boîte aux lettres ce très beau cadeau.
Son nouvel album est tout simplement Magnifique. Ambiance jazz, des mots justes et si bien domptés par une voix suave et inchangée malgré les années. Et que dire de cette musique inventive aux accents de jazz. Un clin d’oeil intéressant parmi les nouveautés ; la reprise de «l'Enfance» et «Tu m'écris», des pièces d’un autre temps et qui, même sous le couvert jazz, sont toujours superbes. Car oui, cet album est résolument aux accents jazz.
Merci Alain. Mais faudrait bien que tu passes à la maison pour en faire l’écoute ; je suis certain que tu aimerais...
Courte biographie.
Isabelle Mayereau est une chanteuse française née à Bordeaux, le 3 septembre 1947. En 1978, elle remporte le premier prix du Festival de Spa avec le titre Tu m’écris. (source : wiki).
Timide, peu loquace en spectacle, Isabelle Mayereau demeure une voix encore trop méconnue dans l’espace francophone et plus spécialement au Québec.
Découverte.
On retrouve sur l’album «Le décor» de Stefie Shock, une chanson intitulé «il, elle» ; paroles Isabelle Mayereau et musique de Stefie Shock.
Site Internet d’Isabelle Mayereau :
http://www.isabellemayereau.com/
Isabelle Mayereau
«Hors-piste»
Le chant du monde/Harmonia Mundi
1 CD. Jazz/Francophone
Média - 12 Février

Planète olympiques
À compter d’aujourd’hui et pour une quinzaine de jours, plus rien d’autre n’existera dans nos médias que les «zolympiques». Je suis certain que même Haïti sera relégué au second plan. Des drames humanitaires ? des guerres ? des famines ? des morts inutiles ? les sans-abris ? les pauvres ? Pffft ! Ça n’a aucun poids face aux «zolympiques». Pendant une quinzaines de jours donc, nous serons encore moins bien informés de ce qui se passe à l’extérieur de «notre» monde que nous le sommes généralement (faut dire qu’en dehors du mélo-drame quotidien du Canadien et de la chicane des banlieues, il n’y a pas grand chose dans nos médias pour captiver l’homme et sa fiancée...).
Bon, vous pensez que j’exagère : La Presse aura sur place une équipe de 10 journalistes. Dix, bordel ! Bon, d’accord, huit journalistes et deux photographes. Même RueFrontenac mettra au service de ses lecteurs «neuf journalistes, quatre chroniqueurs, quatre statisticiens et trois infographistes». Pfff !
Je pourrais passer ma journée à chialer ; je vais plutôt me débrancher du monde des médias pendant toute la période des «zolympiques». J’ai justement quelques bons livres à lire, quelques bons disques à écouter et re-écouter. Et puis, si la température le permet, j’ai des heures de photos à rattraper. Voyez, je vais pas m’ennuyer ;-)
Drôle : Il y a 30 ans, le Canada appelait à un boycott des jeux olympiques de Moscou, car l'URSS venait d'envahir l'Afghanistan. Aujourd'hui, en 2010, les jeux ont lieu au Canada alors que son armée est déployée en Afghanistan. Mais je pense pas que la Russie va boycotter les jeux de Vancouver. Est-ce qu’il y a seulement encore quelqu’un pour se rappeler de ce boycotte ?
Technologie - 12 Février

Qu’est-ce que c’est ? C’est ma nouvelle page d’accueil. Lorsque j’ouvre Safari, c’est cette page qui s’affiche : Quatre images représentant autant de sites Internet. Dans l’ordre ;
Gmail
Agenda Google
Blogger
Flickr
Vous pouvez avoir la vôtre (et personnaliser votre page d’accueil avec vos sites préférés) en vous rendant ici.
Travail - 12 Février
mardi 9 février 2010
Nouveau design - 09 Février
Technologie - 09 Février
Mort d’un disque dur.
Acomdata 250Go
Mon plus «vieux» disque dur est mort cet après-midi. J’ai eu le temps de récupérer ce qui s’y trouvait avant de le débrancher définitivement. Je sais plus depuis combien de temps je possédais ce disque. Des années en tout cas. Il m’a fidèlement servit - et coûté un bras dans l’temps. Aujourd’hui, un disque dur de 250Go c’est pratiquement impossible à trouver ailleurs que dans l’usagé. J’ai acquis un disque dur de 1 To un peu avant les fêtes, pour 200 $ Espérons qu’il va me durer aussi longtemps que l’Acomdata.
samedi 6 février 2010
Compte de mots - 06 Février
Helene Hanff en voyage à Londres
«La duchesse de Bloomsbury Street», c’est la suite logique à l’excellent livre «84, Charing Cross Road», du même auteur. Avec «84, Charing...», Hanff racontait vingt ans de correspondance (1949-1969) entre elle, new yorkaise un peu déjantée et amante des anciennes éditions de livres et une librairie londonienne (Marks and Co) et son personnel, spécialisée en livres rares. Cette correspondance, au départ, purement professionnelle, devient tranquillement personnelle. IL faut lire l'humour corrosif de cette new yorkaise et les répliques très flegmatique du britannique Frank Doel, l'employé de Marks & Co avec qui elle correspond le plus. Cette correspondance prendra fin abruptement avec le décès de Doel - et avec la fermeture de la librairie. Le rêve d’Helene Hanff de visiter Londres et ses «amis» de la librairie ne se fit jamais, du moins, du vivant de Doel. C’est donc «après toute une vie d’attente» qu’Hanff débarque à Londres, en juin 1971. Elle y est accueillit par la veuve de Frank Doel et la fille de se dernier. Et c’est ce que raconte «La duchesse de Bloomsbury Street». La forme emprunté cette fois-ci, c’est le journal : Helene Hanff note tout, consciente que son voyage à Londres (ses premières vacances depuis 50 ans) seront sans doute les seuls vacances là-bas. Dans ce livre, on retrouve la Helene Hanff des lettres de «84, Charing...» : le ton est incisif, les colères bien senties, mais aussi, toute sa lucidité et ses réflexions sont présentent dans chaque page.
J’ai beaucoup aimé ce livre. Surtout parce que j’avais lu «84, Charing Cross Road» avant. Ma préférence va sans doute à «84, Charing...», mais «La duchesse...» demeure un ouvrage à lire. C’est comme le point final à l’aventure d’Helene Hanff - et à notre aventure comme lecteur. Je recommande...

Le 84 Charing Cross Road
La duchesse de Bloomsbury Street
Helene Hanff
France, 2004. 190 pages.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Noël Liaut
Petite bibliothèque Payot
ISBN : 9782228898928
CCR : 112.j/HAN
Théâtre - 06 Février
Coup de théâtre
Soirée de théâtre hier soir au TNM pour voir «Le bourgeois gentilhomme» de Molière. L’histoire, tous le monde - ou presque - connaît : Monsieur Jourdain, homme d’affaires prospère, vit à Paris sous le règne de Louis XIV. Son ambition sociale lui fait perdre tout sens de la convenance et du bon goût. Il désire à n’importe quel prix appartenir à la noblesse. Mais à défaut d’être noble, il faut faire comme. Et ne reculant devant rien, surtout pas du ridicule, il décide de suivre les extravagances de la mode. Une pièce qui est encore beaucoup d’actualité donc.
Débutons avec les fleurs : Guy Jodoin (Monsieur Jourdain) y est excellent. Il porte la pièce sur ses épaules, rien de moins. Ce gars-là doit perdre trois kilos par représentation, juste en sueurs. Il se donne à fond dans son rôle et ça donne un personnage crédible.
Vient ensuite Nathalie Mallette qui est parfaite dans son rôle de Nicole (une servante). Dans son jeu, dans sa voix, dans sa façon de se déplacer, elle est parfaite. On y croit du début à la fin.
Alain Zouvi est, dans son rôle de Maître de philosophe, très convaincant aussi.
Le reste de la distribution est aussi très bien. Le décor est une belle trouvaille : des miroirs partout, comme pour faire éclater au grand jour la vanité de monsieur Jourdain. Mais (le pot arrive...) la mise en scène de Benoît Brière est une catastrophe. N’ayant sans doute plus l’âge (ou la forme physique) pour jouer les bouffons lui-même (a t-il faut autre chose ?), Brière fait endosser son rôle de bouffon à tous les personnages ; tous (ou presque) chantent trop fort, parlent trop fort, trépignes trop, font trop de grimaces, trop de répétitions, pas assez d’inventions... En fait, n’eut été des comédiens en général (mais surtout du trio Jodoin - Mallette - Zouvi qui ont réussit à bien intérioriser leurs personnages) cette pièce aurait été une sinistre farce, tout juste bonne pour un public adolescent ignorant tout du second degré de cette pièce. D’ailleurs, il y avait beaucoup d’adolescents à la représentation d’hier soir et ils se sont esclaffés des pitreries, des grimaces, mais je suis pas certains qu’ils aient compris quoi que se soit au réel propos de cette pièce. Et à voir cette mauvaise mise en scène, comment les blâmer. C’est donc un gros bravo à la distribution et un gros zéro à monsieur Brière et sa mise en scène. Dommage pour les comédiens...
Le Bourgeois gentilhomme
de Molière
Du 12 janvier au 6 février 2010
Supplémentaires du 9 au 18 février 2010
Théâtre du Nouveau Monde
Mise en scène de Benoît Brière
jeudi 4 février 2010
Noël en février ! - 04 Février
Ouate de phoque*
S'cusez pour la piètre qualité de l'image ; j'avais pas mon trépied
Trop, c'est trop ! Des lumières de Noël un 4 février, c'est un peu «too much» comme ils disent en latin.
Photo prise dans l'arrondissement Villeray un peu plus tôt ce soir.
_____________
* Mon amie Vieux bandit possède un copyright là-dessus.
Les Brontë - 04 Février
Les Brontë
Anne, Emily, Branwell (effacé) et Charlotte Brontë
Je n’ai jamais caché ma passion pour les soeurs Brontë, pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’oeuvre et à la vie des soeurs Brontë. J’ai même un ami (merci encore Alain) qui m’aide grandement dans ma «quête» de collection des biographies sur les Brontë, en me rapportant d’Europe des biographies anciennes et forcément rares (je ne collection rien d’autres). L’oeuvre des soeurs Brontë occupe même un espace «à part» dans mes bibliothèques ; j’ai tout réunis en un corpus ; les oeuvres, les biographies, les photos et même, une carte Michelin de la région. Je n’ai jamais voyagé - et n’ai pas l’intention de voyager un jour. Mais si je devais le faire, j’aimerais explorer à pied cette région avec un guide. Mais forcément, je serais déçu : c’est un des coins du Royaume-Uni le plus visité par les touristes...
Bref, cette introduction inutile pour vous dire que la semaine dernière, en terminant le «journal» de Helene Hanff sur son séjour à Londres, je suis tombé sur ce passage :
«Nous avons déjeuné chez Panzer puis nous sommes
retournées à la Nationale Portrait Gallery. J’ai
vu Jane Austen, Leigh Hunt, Willie Hazlitt et le
portrait des Brontë, qui donne le frisson : les
trois soeurs , et au beau milieu une tache grise
recouvrant le visage de Branwell.
Selon la légende, il se serait peint aux cotés de
ses soeurs avant de se faire disparaître dans un
accès de haine dirigé contre lui-même. Bien sûr,
j’ai été incapable de me concentrer sur les trois
femmes, le tableau est dominé par cette tache grise.
On ne peut s’empêcher de se demander si Branwell
savait qu’il en serait ainsi.»
Helene Hanff, «La duchesse de Bloomsbury Street», p. 177
Je n’avais jamais pensé que cet acte délibéré de Branwell pouvait au fond cacher une envie «d’éternité», d’accéder à la gloire, comme ses soeurs. Intéressant... Une piste à suivre.
La version de la peinture de Branwell avant restauration ici (2,400 × 2,908 pixels, 1,27 Mo)
la version de la peinture de Branwell restaurée en numérique ici (2,400 × 2,908 pixels, 2,09 Mo).
Acquisitions - 04 Février
- «Mais on ne peut tout avoir...»
- «Et pourquoi pas ? Si certains n’ont rien, pourquoi n’existerait-il pas des gens qui auraient tout !».
(lu quelque part, je ne me souviens plus trop où)
Au retour d’un rendez-vous d’affaires, je suis passé devant la libraire Raffin, rue St-Hubert ; difficile de résister ;-)
J’ai acquis les livres suivants :
Mordecai Richler - «Rue Saint-Urbain» (roman)
Jacques Poulin - «Les grandes marées» (roman)
Martine Delvaux - «Rose Amer» (roman)
François Blais - «Vie d’Anne-Sophie Bonenfant» (roman)
Alice Munro - «Du coté du Castle Rock» (nouvelles)
Philip Kerr - «La trilogie berlinoise» (romans)
plus cadeau qui arrivera la semaine prochaine...
Bon, j’ai pas trouvé le plus récent opus de l’ami Éloi, mais ce n’est que partie remise : j’en ferai l’acquisition la semaine prochaine - là, j’en ai tout de même pour 175 $ de livres : je sais pourquoi je ferai du sur-temps ce soir ;-)
mardi 2 février 2010
Au menu - 02 Février
samedi 30 janvier 2010
Littérature 101 - 30 Janvier
«Au Québec, un élève peut entrer à l'université sans jamais avoir lu une oeuvre de Michel Tremblay.»
- Marie-Christine Beaudry, professeure de didactique à l'UQÀM [1] 
Photo de l'auteur.
On lit ça un peu vite un samedi matin et on sursaute ! Quoi, pas même une pièce de théâtre, rien de ce «grand» dramaturge joué partout dans le monde (ou presque) ? On s’indigne, on s’offusque puis, on prends un grand respire et on se dit qu’au fond, c’est tout à fait normal: au Québec, il n’y a pas d’auteurs ou de titres obligatoires à lire, que se soit au secondaire ou au Cégep. La décision revient donc à l’école voir même, aux enseignants de choisir auteurs et textes. On croit rêver ; pas une seule règle pour encadrer un choix de lectures. En fait si, il existe une règle (une seule) depuis 1995 : l’obligation qu’ont les enseignants de faire lire cinq oeuvres par année, qui doivent représenter trois genres différents. Et la moitié des ouvrages lus doivent être québécois. Mais dans les faits, il n’y a aucun contrôle de la part du «sinistre» de l’éducation. Faut-il s’étonner alors qu’on ne lise plus Tremblay à l’école ? De toute façon, on ne lit plus Molière non plus... Le plus beau de tout ? les enseignants des différents niveaux ne se consultent pas lorsque vient le temps de choisir des oeuvres. Donc, il y a danger de dédoublement, sans compter l’absence de «progression» : «Des jeunes peuvent lire Les trois mousquetaires en première secondaire et lire des romans de La Courte Échelle en deuxième.»[1]
Mais ne pas lire Michel Tremblay au secondaire, ce n’est rien de nouveau ; moi-même du temps que je fréquentais l'école secondaire (au siècle dernier), on m’a fait lire les «Chroniques martiennes» de Bradbury, «les chiens de baskerville» de Conan Doyle - hé oui, du Sherlock Holmes. Pour faire rager mes professeurs, j’avais toujours avec moi, dans le cours de français, un roman policier d’Aghata Christie, préférablement les aventures d’Hercule Poirot ;-) Qu’ai-je lu aussi... Ah ! oui, je me souviens qu’on voulait nous obliger à lire le journal - si ! si ! pas de blague. J’ai encore souvenir de ce professeur qui voulait forcer nos parents à nous acheter Le Devoir ;-))) Je crois me souvenir que j’ai lu «Les trois mousquetaires», mais pas de Michel Tremblay.
Mais bon, je me demande si se serait une si bonne idée de remettre entre les mains de la «sinistre» de l’éducation la décision de fournir une liste obligatoire d’auteurs et de textes à lire, sachant que c’est ce même «sinistrère» qui a accouché de la réforme...
«Il n'y a rien de tel que d'allécher l'appétit et l'affection des enfants, autrement on ne fait que des ânes chargés de livres», disait Montaigne. Sans en arriver à imposer une seule et même liste sacrée de livres obligatoires, peut-on à tout le moins s'efforcer d'allécher l'appétit littéraire des élèves en leur proposant autre chose que de la malbouffe?»[2]
Mise-à-jour
Dans les commentaires, l'amie Jules nous parle de son expérience de lecture au Cégep : je reproduis intégralement son propos - très pertinent (Merci Jules).
«Tremblay serait beaucoup plus digeste que Rimbaud, Nerval, Vercors ou encore Alain Fournier que j'ai eu à lire au CEGEP! Et je ne me serais pas retrouvée à mon âge n'ayant lu que quelques auteurs de ma province et très peu de mon pays en général!»
____________________
[1] http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201001/30/01-944626-lectures-scolaires-kafka-ou-twilight.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-title_article_ECRAN1POS3
[2] http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/rima-elkouri/201001/30/01-944662-non-a-la-malbouffe-culturelle-a-lecole.php
vendredi 29 janvier 2010
Photo - 29 Janvier
Technologie - 29 Janvier
R.I.P. Silverlight
Est mort - et ne sera pas regretté - après quelques années de très mauvais service, le lecteur Silverlight de Radio-Canada. Silverlight c’est un «plugin»* pour navigateur Internet (principalement Internet Explorer de Microsoft), qui fonctionne de façon similaire à Adobe Flash, mais en plus mal. En fait, Siverlight fonctionne tellement mal que personne n’arrive à en dire du bien. Vous pensez que je fais une montée de lait parce qu’il s’agit d’un produit Microsoft ? Erreur : même Microsoft n’utilise pas Silverlight (c’est vous dire). Tenter de regarder une émission sur la zone télé de radio-canada avec Siverlight est une source de jurons sans fin.
C’est donc sans regret que nous disons adieu Silverlight et ce, grâce au tout nouveau site Internet www.tou.tv, un grand portail francophone d'émissions de télévision (Radio-Canada, Télé-Québec, TV5...).
Et pour une fois, la technologie utilisée est assez universelle (Flash, d’Adobe). Mais ça nécessite tout de même trois choses :
- une machine récente et véloce
- un fureteur Internet récent
- un connexion Internet haute-vitesse
Spécifications
J’ai essayé de regarder une émission de «La semaine verte» avec ma connexion «moyenne vitesse» : oubliez ça ! Ça prends vraiment la haute vitesse. Mais bon, je ne regardais déjà pas la télévision avec un téléviseur, je ne vais pas commencer à regarder des émissions de télé parce que c’est disponible via Internet. Je vais encore privilégié une soirée passé avec madame ou avec des amis, un bon livre ou quelques bons disques.
www.tou.tv c’est tout de même un bel effort qui méritait d’être souligné.
*Le terme plugiciel a été proposé par l'Office québécois de la langue française.
mardi 26 janvier 2010
Montréal - 26 Janvier
mardi 19 janvier 2010
Putain de mois de janvier - 19 Janvier
Kate McGarrigle 1946-2010
Kate et Anna McGarrigle
Photo : Photo Ivanoh Demers, La Presse
Si je croyais en dieu, je dirais qu’il s’ennuie ferme «là-haut» dans son paradis pour ramener à lui Lhasa de Sela et Kate McGarrigle le même mois. Mais voilà, je ne crois pas au grand type barbu qui nous regarderait, nous «sa» création, du haut de son nuage. Alors faut croire que c’est la Vie (avec un grand V) qui nous ravit ainsi deux grandes Artistes (avec un grand A).
Ma découverte des Soeurs McGarrigle remonte à 1976 ou 1977, avec l’album éponyme «Kate and Anna McGarrigle». Puis, j’ai acheté le «French album» (Entre la jeunesse et la sagesse) et finalement, «Love over and over». Je n’ai jamais cessé tout à fait d’écouter les soeurs McGarrigle et pourtant, je ne possède plus les albums vinyles et je n’ai jamais pensé à acquérir les CD. Lacune que je vais m’empresser de réparer...
Il se trouvera sans doute quelques tarlas (de Québec ou d’ailleurs) pour prétendre que tout comme pour Lhasa de Sela, les soeurs McGarrigle ne représentaient pas grand chose au fond ; diantre, naître idiot et demeurer idiot toute sa vie c’est sans doute le lot de pleins de «sans talent». On peut bien sur ne pas aimer les Kate McGarrigle et Lhasa de Sela de ce monde, mais faut être bien petit pour refuser de reconnaître le talent immense de ces deux femmes...
Putain de mois de janvier...


