mercredi 7 novembre 2007

La langue - 07 novembre


"Nos jeunes ne savent pas écrire, mais ils réussissent très bien aux examens du ministère de l’Éducation. Réforme ou pas, il n’y aucun problème dans le merveilleux monde de l’éducation. Ne vous inquiétez pas. Continuez à regarder Occupation Double."
- Patrick Lagacé via Cyberpresse
http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70720585


C.Q.F.D.

dimanche 4 novembre 2007

Compte de mots - 04 novembre


« J’ai en quelque sorte l’impression
qu’aux États-Unis comme ailleurs dans
le monde, en dépit de notre travail de
reporters, on ne comprends pas
beaucoup le Troisième Reich, ce qu’il est,
ce qu’il prépare, où il va
».
- William Shirer, Mon journal à Berlin, 27 septembre 1937




Pas évident de parler d’un livre que vous ne pourrez sans doute jamais lire - à moins d’être chanceux. J’ai terminé la lecture du dit livre depuis plus d’une semaine maintenant, mais m’étant pris d’affection pour son auteur, j’ai passé des soirées à faire des recherches sur son oeuvre, délaissant de fait le blogue et mes autres lectures...
Quel est donc ce livre si rare ? Il s’agit de « Mon journal à Berlin » (journal d’un correspondant étranger 1934-1941) de William L. Shirer. Publié une première fois en 1941 aux États-Unis et traduit et imprimé une première fois en français en 1943 à Montréal, ce journal n’a jamais fait l’objet d’une réimpression sérieuse en français depuis, hormis une édition chez Hachette en 1946[1]. Et c’est dommage car ce journal est un témoignage de première main sur la montée du nazisme en Allemagne, vue de l’intérieur.

« Et maintenant ce sont les ténèbres.
Un monde nouveau. L’obscurcissement,
les bombes, le massacre, le nazisme,
Maintenant c’est la nuit, l’épouvante et la
barbarie.
»
Berlin, 8 octobre 1939, p.224

Il est vrai qu’il existe toutes sortes de documents du genre aujourd’hui (il s’en publie de nouveaux à tous les ans) mais le livre à ceci de particulier qu’il fut publié pendant que se déroulait les événements tragiques en Europe. Pas après ! « Mon journal à Berlin » c’est l’histoire au jour le jour d’un journaliste qui assiste, impuissant, aux balbutiements et à la naissance de la deuxième guerre mondiale.

« Je parie que d’ici quelques semaines la
guerre fera rage dans toute l’Europe. Et,
finalement, on utilisera toutes les armes:
bombardement des villes ouvertes, gaz et tout.
»
Berlin, 7 mai 1940, p.311

Il existe une suite à ce journal (en anglais seulement). J’ai bien l’intention de me procurer cette suite de même que quelques autres ouvrages de l’auteur. Je crois aussi qu’il serait temps de réhabiliter le bonhomme. Ses oeuvres ont souvent fait l’objet de contestations de la part d’historiens et d’intellectuels qui, il faut bien l’avouer, enviaient son succès. Et c’est d’autant plus facile d’attaquer Shirer aujourd’hui, maintenant qu’il n’est plus là pour se défendre. Non pas que Shirer fut infaillible, mais les attaques furent – et sont encore - souvent dures.

« Plusieurs de ses ouvrages eurent un grand
succès populaire et furent primés, mais firent
l’objet de critiques d’historiens pour leur
faiblesse à l’aune des exigences universitaires
et pour leur coloration par certains parti-pris
».
- via Wikipédia

Comme des millions de personnes à travers le monde, j’ai lu son histoire du Troisième Reich (Le Troisième Reich des origines à la chute). Les deux tomes me suivent depuis, diantre ! depuis que j’ai quitté le nid familial ! Et je suis pas prêt de m’en départir.

- William L. Shirer - Rome, Circa 1940. Sans doute février 1939, à la mort du pape Pie XI, (voir p.155 du Journal)


un mot sur l'auteur.
Né le 23 février 1904 à Chicago et décédé le 28 décembre 1993 à Boston, William Lawrence Shirer fut tout à tour journaliste, historien et écrivain. Si Shirer s’est surtout fait connaître avec The Rise and Fall of the Third Reich en 1960 (en français Le Troisième Reich des origines à la chute), c’est avec ses émissions de radio en provenance de Berlin qu’il s’est tout d’abord fait connaître du public américain. Dans les années 50, un peu trop près de la gauche américaine aux yeux du gouvernement et victime du maccarthysme, il perdit son emploi de journaliste. C’est alors qu’il eut l’idée d’écrire son histoire de Troisième Reich, avec le succès que l’on sait. Il est décédé à Boston un peu avant son 90e anniversaire de naissance.

« Tout indique que nous avons fait un coup
extraordinaire en fait de reportage hier !
Nous avons été les premiers dans le monde
à annoncer la signature de l’armistice, sans
parler de la description détailée que nous
avons diffusée de la scène. [...] Jusqu’à ce
matin, je n’avais la moindre idée que nous
avions été les premiers à annoncer à avoir
annoncé la nouvelle.
»
Paris, 23 juin 1940, pp. 400-401

__________________
[1] le titre de l’ouvrage diffère quelque peu selon qu’il s’agit de l’édition canadienne publié par Les éditions de La Revue Moderne (Mon journal à Berlin, le journal d’un correspondant étranger 1934-1941) ou l’édition française, chez Hachette (A Berlin, journal d’un correspondant Américain, 1934-1941).



William L. Shirer
Mon journal à Berlin, le journal d’un correspondant étranger 1934-1941
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Albert Pascal
Les éditions de La Revue Moderne
Montréal, 1943, 2e édition

Photo - 04 novembre

Un autre jour qui se termine en ville...




En attendant mon billet sur le livre "Mon journal à Berlin" de William Shirer - et un billet sur Charles Baudelaire - une photo prise au coucher du soleil hier (samedi). Photo prise à partir de mon balcon avant...

vendredi 2 novembre 2007

Comptes - 02 novembre


Acheter n'est pas lire (pour paraphraser le titre d'un certain livre...)


Selon ma feuille Excel, j’aurais acquis pour 205 $ de livres en octobre et pourtant, c’est le mois où j’ai le moins lu dans toute l’année ! Et novembre débute mal ; je dois travailler en fin de semaine !



jeudi 1 novembre 2007

TROP-PLEIN - 1er novembre







Je me réclame moi aussi du 1%...




TROP-PLEIN
« De notre sondage CROP d'hier: 55% des
Québécois sont plutôt insatisfaits du
gouvernement. 43% plutôt satisfaits.
3% sont sans opinion.
Ben oui, ça fait 101%.
Ben non, ce n'est pas une erreur.
C'est une nouvelle catégorie de citoyens
dont je fais partie: ceux qui débordent. Le
trop-plein. On n'est pas vraiment là, on a
sauté du bocal, on écoute les gens de la
commission Machin, on écoute le capitaine
Talbot et on se dit qu'on s'est sûrement
trompé de pays. On écoute le cardinal
Ouellet et on se dit qu'on s'est sûrement
trompé, aussi, d'époque. »


- Pierre Foglia
http://www.cyberpresse.ca/article/20071101/CPOPINIONS/711010659/6730/CPACTUALITES

lundi 29 octobre 2007

Photo - 29 octobre


Arbre sur fond de ciel. Parc Jarry, Montréal, dimanche.

dimanche 28 octobre 2007

Léopard – 28 octobre


« An Apple today keep vista away »


C’est vendredi à 18h00 qu’Apple lançait la version 10.5 de Mac OSX. Beaucoup d’articles et de réactions à chaud sont disponibles via Internet. Quelques commentaires...

Le chroniqueur du magazine spécialisé Wired estime que Léopard pourrait convaincre bien des utilisateurs de Windows de faire le saut chez Mac et ainsi, grossir le nombre de switcher.

Walter Mossberg, du Wall Street Journal, avoue que Léopard est meilleur et plus rapide que Vista. Il poursuit en disant qu’avec les nouvelles fonctionnalités de Léopard, les Macs seront encore plus faciles à utiliser.

Un ami qui a fait la file au Apple Store de Laval vendredi soir pour se procurer Léopard, m’écrivait dans un courriel plus tôt aujourd’hui que Leopard était installé dans son iMac et que les applications Apple semblait fonctionner beaucoup plus rapidement – le 64bits aidant... Pour les autres applications comme messenger, firefox et Office, il ne semble pas y avoir de pas de changement visible... sauf peut-être pour messenger qui semble avoir quelques problèmes de stabilité.

Finalement, Pour Steve Jobs, fondateur et PDG d'Apple, Léopard est la meilleure mise à jour jamais réalisée par la firme de Cupertino. Mais bon, Steve Ballmer et Bill Gates n’ont ils pas affirmé la même chose pour vista, avec les résultats que nous connaissons tous...

Pour ma part, il n’est pas question de migrer vers Léopard. Pourquoi ? Essentiellement parce que mon vieux Powerbook Titanium a beau avoir 1GO de mémoire vive, son processeur de 400Mhz n’est pas assez puissant pour accueillir Léopard. De plus, avec un disque dur de 40Go, Léopard, iLife et quelques autres logiciels seraient bien à l’étroit. Tout de même, mon Powerbook est équipé de OSX 10.4.10, ce qui en fait une machine fort honnête et encore bien utile. Mais il y a une autre raison pour laquelle je ne voudrait pas migrer vers Léopard, même ayant été en possession d’un MacBook Pro ; j’aurais attendu quelques mois – au moins jusqu’en janvier ou février – le temps de régler les petits bugs de départ.

Suis-je triste de savoir que je ne pourrai jamais embarquer Léopard sur mon PowerBook Titanium ? Non. Et vous savez, il y a pire ; imaginez les pauvres gens aux prises avec vista ;-)





- MISE À JOUR -
Trop drôle : Une partie des utilisateurs de la nouvelle version de Léopard doivent faire face à l'écran bleu. Une information qui devrait faire sourire les développeurs de Microsoft et faire enrager les macophiles habitués à une stabilité à toute épreuve de Mac OS.

jeudi 25 octobre 2007

Photo d'automne - 25 octobre



Au Québec, il n'y a pas que le feuillage qui soit beau en automne ; nous avons parfois - souvent en fait - de très beaux couchers de soleil, comme en fait foi cette photo prise sur le balcon avant de mon appartement à Montréal, hier.

mercredi 24 octobre 2007

Hector de Saint-Denys Garneau – 24 octobre



13 juin 1912 – 24 octobre 1943

Acquisition – 24 octobre

« Pays lointains,
Mers inconnues...
»
- Pierre Flynn (Octobre) Voyage en mer

Au retour des courses du marché Jean-Talon, je suis passé par hasard (bien sur) devant ma libraire de livres usagés. Impossible de ne pas arrêter faire un tour et saluer le propriétaire, M. Bélanger. J’en ai profité pour acquérir deux petits livres :

Andrea Camilleri (Italie)
« L’opéra de Vigata »
Roman

Zoé Valdéz (Cuba)
« Trafiquants de beauté »
Recueil de nouvelles


Je suis pas très bavard sur mes lectures ; c’est que je me suis attaqué de front à plusieurs livres costaux. Je lis en ce moment :
- « Mon journal à Berlin » de William L. Shirer
- « Mémoires intérieurs » de François Mauriac
- Plusieurs ouvrages de poésie (Villon, Baudelaire, Emily Dickinson, Emily Brontë)
- Je révise certaines notions de philosophie
- Relecture des oeuvres d’Hector de Saint-Denys Garneau (correspondance, poésie, journal, articles de La Relève)

J’espère être en mesure de vous parler de tout ceci – et d’autres lectures – très bientôt. En attendant, je replonge dans l’enfer nazi avec Shirer.

mardi 23 octobre 2007

Le temps des pommes - 23 octobre

Publication des résultats financiers du quatrième trimestre de l'exercice financier 2007 chez Apple. Bonnes nouvelles pour l'entreprise. puisque pendant ce trimestre, Apple a livré 2 164 000 ordinateurs Macintosh et 10 200 000 baladeurs iPod. De plus, l'entreprise a vendu 1 119 000 iPhone au cours du trimestre, pour un total des ventes de 1 389 000 iPhone depuis son lancement en juin dernier.
Via le carnet Techo de Bruno Guglielminetti
http://www.radio-canada.ca/radio/techno/




Photo prise lors d'un cours à l'école de journalisme du Missouri.
Via le blogue (anglais) de Mollie Sterling
http://duggmirror.com/apple/Look_at_them_apples/

Le mot de trop - 23 octobre

Bon, faudrait pas que ça devienne une habitude ; j'ai comme l'impression cette fois-ci qu'il y a un mot de trop, non ?




Mise à jour :Tiens, la correction est déjà faite !

lundi 22 octobre 2007

Montre ou Monstre ? - 22 octobre




Euh, c'est juste moi ou bien il manque véritablement une lettre au titre de cet article dans cyberpresse ?




MISE À JOUR
C'est mieux ainsi....

Billet sur la langue - 22 octobre

Je suis un épicier...

N’ayez crainte, je ne sors pas du placard en avouant exercer le métier d’épicier plutôt que celui d’archiviste ! Non, mais en lisant le très beau texte sur la langue de notre amie « Le Vieux Bandit »[1], je n’ai pu m’empêcher de repenser à Octave Crémazie (1827-1879) et son peuple d’épicier :

« J’appelle épicier tout homme qui n’a d’autre savoir
que celui qui lui ait nécessaire pour gagner sa vie
».
- lettre du 10 août 1866 à l’abbé Casgrain

Trop souvent, on se contente du peu que l’on a, on s’assoit sur ses (pauvres) lauriers et on s’imagine que c’est assez pour avancer dans la vie. Mais est-ce vraiment assez ?

« Parfois, côté boulot, je suis un peu découragée. Il y a, d’un côté, des tonnes de gens qui ne savent pas écrire [...] et de l’autre, tout un tas de gens qui ne savent pas lire »
- Vieux Bandit (Op. Cit.)
je l’avoue, je fais partie de la première catégorie. Quiconque parcours mon blogue aura vite compris que je maîtrise la langue française que de façon approximative ; mon texte est remplis de fautes, d’anglicismes. Il me serait facile de blâmer mes maîtres du passé, le système d’éducation, le manque de temps, Internet (tout est de la faute d’Internet, non ?). Mais je dois surtout me blâmer moi pour une telle incurie. Je suis un épicier.

Mais ce qui est surprenant, c’est de constater que malgré des lacunes évidentes en français, j’ai tout de même pu me hisser jusque sur les bancs de l’université et décrocher un diplôme (il est vrai que de mon temps, il n’y avait pas d’examen d’entrée à faire. Pire : j‘ai même pas fait le cégep !). Je suis un épicier.

Encore plus ? j’ai réussis, d’une certaine façon, à berner tous mes employeurs avec mon français écrit. Est-ce donc dire que savoir lire compte plus pour un archiviste que de savoir bien écrire ? Ou peut-être que le français de mes employeurs n’était pas meilleur que le mien ! Je ne sais pas. Je suis un épicier.

« Ce qui me hérisse, au fond, c’est le manque de rigueur que je vois partout. »
- Vieux Bandit (Op. Cit.)
Oui, Vieux Bandit, le manque de rigueur est partout. Mais est-ce une raison suffisante pour baisser les bras et se faisant, perpétuer cette état de chose ? Je ne pense pas. Je suis un épicier.

Chose certaine ; je ne pourrai jamais blâmer ma mère d’avoir encouragé une quelconque forme de laxisme, elle qui à toujours vue à remplir la maison de livres et de disques et qui n’a jamais été avare de son rare temps libre pour nous donner un coup de main avec les devoirs et leçons. Même après une dure et longue journée de labeur au boulot comme secrétaire. Ou après avoir fait le souper, la vaisselle et tout le reste. Je suis un fils ingrat. Je suis un épicier.

« Écrivez! Mais de grâce, reconnaissez vos limites, et par pitié, repoussez-les! »
-Vieux Bandit (Op. Cit.)
Je tacherai de faire mieux dans le futur. Mais j’ai mes limites, je le reconnais. Je suis un épicier...


Note : vous pensez sans doute que sous une forme un peu tordu d’humour, mon billet tente de ridiculiser le beau texte de VB ? C’est que vous ne connaissez pas la vénération que je porte à cette fille - bon d’accord, vénération est sans doute un peu fort : disons plutôt que c’est de l’admiration sans borne ;-)


[1] http://www.vieuxbandit.org/blog/2007/10/12/reflexions-de-travail/

vendredi 19 octobre 2007

Décès de Joey Bishop - 19 octobre

The Rat Pack


Le comédien américain Joey Bishop,
dernier survivant du « Rat Pack »
est décédé à l'âge de 89 ans.
Plus de détails ici :

http://www.ledevoir.com/2007/10/19/161061.html

jeudi 18 octobre 2007

Compte de mots - 18 octobre

« Il y a trop de choses. C’est trop long,
et aujourd’hui, les gens ne lisent plus
de livres long
»
Ernst Gombrich et Didier Eribon, Entretiens sur l’art et la science (ce que l’image nous dit).
Diderot Éditeur, 1998


Le livre de Curt Leviant Journal d'une femme adultère est présenté comme « érotique » ; c’est juste moi ou la seule chose qui soit « érotique » c’est la couverture - et encore ; pour certains, ça frôle la pornographie. Mon libraire me disait qu’il avait parfois de la difficulté à vendre le livre justement à cause de la couverture (je ne suis pas prude de nature, mais je m’imagine mal lire le bouquin dans un métro bondé voir même, dans un café).

Passer la surprise de la couverture, on découvre un livre charmant avec une histoire toute aussi charmante : deux amis se retrouvent lors d’une réunion d’anciens. Le premier, Charlie, est psychologue. Le deuxième, Guido, est photographe. Et les deux vont s’intéresser à la même femme. S’en suit un espèce de chassé croisé, de mensonges, de contre vérité, de révélations aussi. Bref, un bon roman avec beaucoup d’humour et qui porte à réflexion. Mais le livre est long. Trop long. Les confidences et les réflexions de chacun des personnages deviennent fastidieux à la longue. On finit par en savoir trop sur les personnages.

De plus, l’auteur a voulu inventer un principe qui s’apparente à l’hyperlien : il nous renvoi constamment à la fin de son livre pour des précisions. Au début, on joue le jeu. Mais on se lasse bien vite ; ça casse le rythme de lecture. Et puis, ça n’apporte pas de plus value au texte déjà très chargé.

Au final, un livre trop long qui mérite tout de même un détour si vous avez beaucoup de temps libres devant vous.


Curt Leviant
Journal d'une femme adultère
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Béatrice Vierne
Anatolia Éditeur, Collection Littérature étrangère
681 p.
ISBN : 9782354060053
CCR : 112.r/LEV

Rumeur - 18 octobre

Entendu dans un archambault près de chez-vous...

Caissière au client : « Si vous êtes intéressé, Marie Laberge sera là demain pour des dédicaces. »
Cient : « Ah oui, c’est vrai qu’elle fait de la bonne musique. » [1]

#)@(#*&*$%($#... S’cusez pour le bruit ; je viens de tomber en bas de ma chaise !



[IRONIE] Photo de Marie Laberge prise lors de la remise de son Félix pour la chanson de l’année [/IRONIE].



[1] http://entenduaquebec.wordpress.com/2007/10/12/marie-laberge-et-son-grammys/

Absence et retour - 18 octobre



Tais-toi beaucoup pour avoir quelque chose à dire qui vaille d'être entendu. Mais encore tais-toi pour t'entendre toi-même.
- Lanza del Vasco
Extrait de Principes et préceptes du retour à l'évidence (1945)


Désolé d’avoir quitté le navire si abruptement ; je tente de terminer quatre gros livres en même temps. De plus, j’écoute beaucoup de musique en ce moment - et comme je n’écoute pas de musique en même temps que je lis, ben forcément, ça réduit mon temps libre... Mais j’ai tout de même deux billets en chantier. De plus, n’ayez crainte blogueurs/blogueuses, je vous lis ici, via vos commentaires et sur vos blogues. Pour les autres silencieux qui me lisez sans intervenir - et vous êtes légions - je serai de retour cet après-midi avec un billet.

Et vous, ça va ?

dimanche 14 octobre 2007

Ordinateurs – 14 octobre

La saison des pommes

Hier, j’ai passé tout mon après-midi pluvieux au café Java Mythe. Dans ce petit café, nous étions quatre devant un ordinateur portable : deux MAC et deux PC (un Toshiba et un HP il me semble). Partout autour de moi je constate le phénomène ; les ordinateurs Mac sont en nette progression. En fait, dans mon entourage immédiat (amis et famille) il y a maintenant plus d’utilisateurs de Mac que de PC. Mais bon, mes amis et ma famille ne sont pas des indicateurs statistiques. C’est pourquoi, lorsque je suis tombé sur cette nouvelle, je me suis dit ; ça y est, on détient « enfin » une statistique intéressante :

Aux États-Unis, selon la maison de recherche NPD Group,
20 % des licences Office vendues dans ce pays seraient
achetés par des utilisateurs Mac. Plus intéressant encore,
10 % des licences des versions Professionnelle et Intégrale
du système d'exploitation Vista sont achetées par des
utilisateurs Mac. Avec des parts de marché comme ça, c'est
la preuve que les ordinateurs Mac prennent de plus en plus
de place dans le parc informatique. Probablement beaucoup
plus que les 5 % qu'on donne ordinairement au Mac.

(SOURCE : http://www.radio-canada.ca/radio/techno/accueil-10-09-2007.shtml)

Alors, si c’est plus de 5%, c’est combien exactement ? 8% ? 12% ? Plus encore ? Franchement, tous ces chiffres ça me laisse de glace. Pourquoi ? C’est qu’au fond, Mac ou PC c’est pas important : vous aimez votre OS ? Votre « machine » va bien ? Alors l’utilisateur que vous êtes est heureux et c’est tout ce qui compte. En fait, il n’y a qu’une seule chose qui me chiffonne : vous êtes sous Vista et vous vous dites heureux de votre choix ! Euh ! je comprends pas là...

samedi 13 octobre 2007

Compte de mots – 13 octobre

L’histoire sous les yeux

J’ai débuté hier la lecture de « Mon journal à Berlin » de William L. Shirer (voir le « Carnet de vacances – 05 octobre). L’auteur raconte ses années à Berlin comme correspondant (journaliste) à la pige, pendant les années fastes d’Hitler (1934-1941). Force m’est de constater qu’il y eut, pendant cette période trouble de l’Allemagne, deux sortes d’observateurs :
un premier, qui ne voyait pas de véritable menace pour l’Europe (et pour le monde) de la montée en puissance de Hitler. Jean-Paul Sartre fut un de ces observateurs aveugles – et ils étaient légions [1] – à ne rien voir et ce, malgré le fait qu’il ait passé toute une année en Allemagne en 1935, afin d’étudier plus a fond la phénoménologie de Husserl.
un deuxième qui lui, voyait très bien se qui se déroulait et qui tentait d’alerter le monde - malheureusement sans grand résultat [2]. C’est dans cette deuxième catégorie d’observateur que se situe Shirer.
Et c’est un des aspects fort intéressant de ce journal ; la confession d’un journaliste qui assiste impuissant, à la nazification de l’Allemagne, à la montée de l’idole d’un peuple : Adolf Hitler.

Je reparlerai plus longuement de ce journal lorsque j’en aurai terminé la lecture. Chose certaine, c’est très intéressant. Un bémol ? Oui et un sérieux : si vous n’avez pas une connaissance solide de la pré histoire et de l’histoire de la deuxième guerre mondiale, vous n’y comprendrez pas grands choses et serez vite perdu dans cette mer de noms des dirigeants de cette époque. Je dois confesser que j’ai beaucoup lu sur cette période, entre autre l’excellent « Le troisième Reich », en deux tomes, de ce même William L. Shirer.

http://www.historyplace.com/worldwar2/ww2-pix/warsaw.jpg



[1] il y avait plus d’aveugles que de lucides à cette époque...
[2] il fallut attendre la découverte des camps de la mort pour que le monde puisse prendre la véritable mesure de l’horreur nazi.