samedi 1 mai 2010

Compte de mots - 01 Mai




Je ne vais pas faire un billet à chaque fois que je termine de lire un Bob Morane. C’est inutile car la recette est sensiblement toujours la même, d’une histoire à l’autre : Bob Morane se retrouve au coeur d'une aventure «par hasard». Des méchants sont après lui. Il échappe à la mort. Il tombe dans un piège. Il découvre l’énigme de l’histoire. Il réussit à s’échapper. Des méchants - souvent les mêmes qu’au début de l’histoire - sont après lui. Il risque de mourir. Bill Ballantine arrive. À eux deux, ils se débarrassent de toute une armée de méchants. La vérité éclate au grand jour. Les méchants sont arrêtés. Bill déguste son whisky ZAT 77 et Bob sourit.
Je viens de vous raconter, en gros, les cinq Bob Morane lu depuis une semaine.

Donc, la recette d’un Bob Morane pourrait se résumenr ainsi :

1 moule
222 histoires sur 50 ans
83 BD
2 tentatives avorté de films
1 série télévisée
1 dessin animé
Et j’en passe et des meilleurs*
Il existe même une rue Bob Morane, dans le village de Kain, en Belgique.


La naissance de Bob Morane
Ce personnage, créé en 1953 par le romancier belge Charles-Henri Dewisme (sous le pseudonyme de Henri Vernes). Conçu au départ comme un aventurier justicier, le personnage évolua au cours de son demi-siècle d'existence pour se trouver impliqué dans des aventures de plus en plus complexes. Des voyages exotiques en passant par l’espionnage, les aventures rocambolesques et même, la science-fiction.

L’auteur
Henri Vernes a aussi écrit d'autres romans, nouvelles et articles (en tant que journaliste) sous divers pseudonymes, comme Jacques Colombo, Robert Davids, Duchess Holiday, C. Reynes, Jacques Seyr, Lew Shannon, Ray Stevens, ainsi que sous son vrai nom.


_________________________
* «Il existe tellement de produits dérivés que la liste exhaustive est pratiquement impossible à trouver» (wikipédia).

vendredi 30 avril 2010

Acquisition - 30 Avril





Encore des acquisitions de livres ! J’acquière plus de livres que je n’en lis depuis quelques temps. Mais je profite de la liquidation de 50% sur tous les titres en librairie chez Delteil. Encore un mois et l’aventure de cette librairie de quartier sera terminée.

L’homme vert - Kinsley Amis (roman fantastique)
Petit manuel d’histoire du Québec - Léandre Bergeron (histoire)
Histoire de la Gestapo - Jacques Delarue (histoire)

jeudi 29 avril 2010

Société - 29 Avril



Source de l'illustration.


Avoir SA carte d’assurance maladie, ça n'a pas de prix !

Pour des raisons hors de mon contrôle, je n’ai plus de carte d’assurance maladie du Québec depuis 16 ans, soit depuis 1994. Pour faire une histoire courte, je fus de ceux qui ont été «oublié» lorsque le gouvernement, dans un élan de génie, à décidé de jumeler les fichiers informatiques des permis de conduire et des cartes d’assurance maladie. Une partie des «usagers» se sont vus «éliminé» par le système. J’ai fais partie du lot car je n’avais pas - et n’ai toujours pas - de permis de conduire. Je n’ai jamais pensé renouvelé ma carte d’assurance maladie avant les années 2000. Pourquoi ? Disons simplement que j’avais oublié jusqu’à l’existence d’une telle carte. N’étant jamais malade et ne voyageant jamais à l’extérieur du pays, je n’avais jamais besoin de cette carte (et ce, même si au Québec, cette carte sert de carte d’identité ; c’est que contrairement à la Belgique par exemple, nous n’avons pas de carte du citoyen obligatoire). Bref, dans les années 90, mon insouciance mélangé a l’inutilité d’une telle carte a fait en sorte que j’ai complètement oublié d’en faire le renouvellement. Mais dans les années 2000, il en a été tout autrement : avec les événements du 11 septembre, tout a changé. Soudainement, le citoyen ordinaire devenait un suspect potentiel de terrorisme. Les contrôles se sont multipliés. Il était même rendu impossible d’acheter un téléphone cellulaire sans carte d’identité avec photo ! C’est à ce moment là que j’ai décidé de renouveler ma carte d’assurance maladie. Mais trop tard ! je n’avais plus de «preuve» de mon existence. J’ai tenté une fois, deux fois, trois fois, sans succès. Tout ce que j’ai pu obtenir, après deux ans d’efforts et grâce à la complicité de mon propriétaire, c’est mon certificat de naissance.


Cette semaine, madame August a décidée de prendre ça en main. Le résultat ne c’est pas fait attendre :
- me voilà inscrit de nouveau à la RAMQ
- j’attends un formulaire qui me sera expédié d’ici dix jours par la poste.
En attendant, j’ai demandé à mon client de me faire une lettre prouvant que je suis un pigiste régulier pour la maison d'édition depuis 2001. Et en fin de semaine, j’irai me faire faire photographier.

Mais il ne faut surtout pas crier victoire trop vite. Je ne suis pas à l’abri d’un fonctionnaire dans l’âme qui pourrait faire obstruction. Par exemple, lorsque je devrai me présenter dans un CLSC avec mes papiers, on exigera que je présente une pièce d’identité avec photo (ce que je n’ai pas). Ou encore, si je franchis ce premier obstacle, il est à parier que je vais recevoir ma carte par la poste et que ce jour-là, il n’y aura personne à la maison : ma carte d’assurance maladie va se retrouver au bureau de poste et je serai «invité» à m’y rendre et en ayant soin d’avoir avec moi une pièce d’identité avec photo. Je ne suis donc pas sorti du bois...

Une histoire à suivre.


mercredi 28 avril 2010

Photo - 28 Avril




Une fin d’avril sous la neige ;
j’espère pour vous que vous n’êtes pas étonné ? Par contre, je devais bien être le seul à ne pas pester contre la neige hier (et ce matin). J’étais le seul hier après-midi a parcourir la rue avec mon appareil photo ;-)

mardi 27 avril 2010

Livre - 27 Avril





Depuis le début du mois, j’ai dû acquérir une bonne dizaine de titres de Bob Morane en livre de poche - j’en ai déjà lu près de la moitié. La question c’est «
pourquoi Bob Morane ?». Ma réponse : Parce que ;-) Parce que le plaisir de lire ne se limite pas uniquement à lire des ouvrages sérieux. Parce que le plaisir de lire c’est aussi de se faire plaisir. Parce que le plaisir de lire c’est aussi celui de découvrir. Parce que le plaisir de lire c’est de ne pas s’embêter avec des conventions idiotes régissant le plaisir de lire. Et enfin, le plaisir de lire c’est aussi celui de ne pas toujours ternir compte de l’opinion d’autrui (du genre : n’es-tu pas trop vieux pour lire du Bob Morane). Et puis, comme je n’avais jamais réellement lu de Bob Morane (du moins, dans sa version livre de poche), l’occasion était belle ici de découvrir ce héros des années 60 pour pas cher, soit environ 1$ par exemplaire. C’est dans les prix car en ce moment, il est possible d’acquérir «Formule X33» (1962) pour 1 euro sur eBay...
De mémoire, je n’ai lu qu’un seul Bob Morane en version poche (c’était pour un travail d’école). par contre, j’ai dû lire cinq ou six BD - merci Alain ;-) Mais mon tout premier Morane, je m’en souviens très bien : j’avais 10 ou 11 ans à l’époque. Il s’agissait de «
Bob Morane - Opération Chevalier noir» en BD, chez Dargaud Éditeur. J’ai conservé très longtemps cette BD. Je regrette quasiment d’avoir dû m’en défaire (je devais me considérer comme «trop vieux» pour conserver la BD...).


Bob Morane et son créateur
Robert Morane - dit Bob Morane ou Commandant Morane - est le héros de plus de 200 romans et de près d’une centaine de bandes dessinées. Créé en 1953 par le romancier belge Charles-Henri Dewisme, sous le pseudonyme de Henri Vernes, Morane était au départ un espèce d’aventurier-justicier. Le personnage devait évoluer au cours de son demi-siècle d'existence et ses aventures sont devenues de plus en plus complexes, allant de l’espionnage à la science-fiction.


lundi 26 avril 2010

Théâtre - 26 Avril





J’ai complètement oublié de vous dire que j’ai assisté à une représentation de la pièce «Huis clos» de Sartre, le vendredi 2 d’avril ! Oublié; et... pas eu le temps de vous en glisser un mot ou deux (le temps passe et coule...).

Depuis que j’avais lu cette pièce, alors que j’étais jeune adulte (cherchez pas, ça remonte au siècle dernier) je rêvais d’assister à une représentation de Huis clos. Je n’ai pas été déçu car dans l’ensemble, j’ai bien aimé le «Huis clos», sous la direction de Lorraine Pintal. Pascale Bussière était parfaite dans son rôle de Inès. Julie Le Breton (Estelle) aussi. Pas de réserve non plus pour Patrice Robitaille (Garcin). Mais j’ai deux grandes réserves : la première, c’est sur le choix de Lorraine Pintal d’exiger des acteurs qu’ils empruntent l’accent français. Patrice Robitaille avec l’accent français, c’est pas la trouvaille du siècle. Ça passe tout juste pour Julie Le Breton. C’est Pascale Bussière qui s’en tire le mieux ici. Mon autre réserve, c’est dans la présence sur scène de garçon (joué par Sébastien Dodoge) : alors qu’à l’origine, garçon n’apparaît qu'épisodiquement, Lorraine Pintal a décidée qu’il serait présent à peu près tout le temps. Et cette présence inutile dérange (on voit garçon se promener en arrière plan avec.... une télé !). ou parfois, à l’avent scène. Cette inutile «mise en scène» de garçon n’apporte rien de nouveau à la pièce.


«L’enfer, c’est les autres»
- Jean-Paul Sartre

Qui ne connaît pas cette célèbre phrase, tirée de Huis clos ? Mais on connaît un peu mois la pièce. Ça raconte l’histoire de trois morts. Tous les trois ont mérité l’enfer. Tous se retrouvent dans un salon. Tout d’abord, il y a Garcin, un journaliste révolutionnaire. Ensuite, Inès, une employée des postes aigrie. Enfin, la jeune et riche Estelle, séductrice. C’est ça l’enfer ? Un salon fermé et décoré avec mauvais goût ? Non, l’enfer c’est l’horreur de se retrouver enfermé, à trois, et se faire souffrir les uns les autres. Pour l’éternité. Comme le décrit si bien Paul Lefebvre, dans l’argument de la pièce ;

«Avec Huis clos, Sartre a conçu une brillante
mécanique théâtrale pour montrer que si l’on
préfère la séduction à la franchise et que
l’on laisse au jugement d’autrui le soin de
définir sa vie, alors oui, il y a un enfer,
et c’est les autres.
»


N’en déplaise à l’athé que je suis, l’enfer existe donc bel et bien - et c’est peut-être sur terre que certains d’entre-nous le vivions, avec les autres...

Impôts - 26 Avril




C’est le temps de l’impôts. Contrairement à la majorité des gens, je ne déteste pas devoir payer de l’impôts. Nous payons peut-être trop d’impôts* mais cette taxe est un mal nécessaire à mon avis. Vous payez de l’impôt au provinciale cette année ? Alors avez-vous comme moi, remarqué cette anomalie : l’adresse dans la fenêtre d’expédition ne s’affiche pas au complet (voir la photo), ce qui pourrait retarder la livraison de votre chèque... Cette anomalie existait aussi l’année dernière.


__________________
* si vous faites 1 million de $ et plus, vous payez moins d’impôts que moi...

Club photo - 26 Avril



D90 avec un objectif 18-105mm.
Source de la photo.

Est-ce que trois personnes suffisent pour former un club ? Je m’explique : J’ai découvert ce matin qu’au bureau, nous étions trois personnes a posséder un D90 de Nikon. Sachant que nous ne sommes que 30 au bureau, c’est donc dire qu’une personne sur trois possède un D90 au bureau : c’est pas mal, mais est-ce assez pour mettre sur pied un club photo ;-) Ce n’est pas tout, le bureau, via le directeur de l’informatique, vient tout juste d’acquérir un D90 (avec un objectif 18-105mm et un trépied Manfrotto). Et c’est à moi qu’incombera la tâche d’offrir une petite formation à deux ou trois personnes, doublant ainsi le nombre de personnes sachant utiliser un D90 au bureau ! Je savais que cet appareil était «populaire» ; c’est avec ce boîtier moyen de gamme que Nikon tente de reconquérir un public longtemps fidèle, mais qui depuis cinq ans, a migré vers Canon. Mais à ce point populaire, je ne le pensais pas. D’ailleurs, sur Flickr, le D90 est maintenant l’appareil plus «populaire» chez les utilisateurs d’appareils photos Nikon - et le seul toujours en progression (voir le graphique).



Source du graphique

dimanche 25 avril 2010

Photo - 25 Avril




Photo prise hier (samedi) dans le parc Jarry. Pas de photoshop...

Acquisitions - 25 Avril




Le blogue tourne au ralentit : problème de connexion Internet, la lessiveuse qui vient de nous lâcher, beaucoup de boulot... J’espère me rattraper dès lundi soir. En attendant, la liste de mes acquisitions de livres cette semaine, à la librairie Delteil.

Le secret de l'Antarctique - Bob Morane
Henri Vernes

Les papillons de l'ombre jaune - Bob Morane
Henri Vernes
(exemplaire signé par l’auteur (?))

Panique dans le ciel - Bob Morane
Henri vernes

Le retour de l’ombre jaune - Bob Morane
Henri Verne

La rivière de perles - Bob Morane
Henri Vernes

Les jardins de l'Ombre jaune - Bob Morane
Henri Vernes

La cité de l'Ombre jaune - Bob Morane
Henri Vernes

Le président ne mourra pas - Bob Morane
Henri Vernes

Le mystérieux docteur Xhatan - Bob Morane
Henri Vernes

La vapeur du passé - Bob Morane
Henri Vernes

Oasis K ne répond plus - Bob Morane
Henri Vernes

Le châtiment de l'Ombre jaune - Bob Morane
Henri Vernes
(ouvrage ayant appartenu à la Bibliothèque Dominique Savio (dite bibliothèque des jeunes) de Saint-Laurent.)

Le long du Richelieu
Hector Grenon

Le sac de Couffignal
Dashiell Hammett

Sang Maudit
Dashiell Hammett

Chacal
Frederick Forsyth

Le café du pauvre
Alphone Boudard

Les patriotes de 1837-1838
Laurent-Olivier David
(livre de 1937 publié pour le centenaire du soulèvement populaire des Patriotes.)

L’Été solitaire
Elizabeth Von Arnim

Wolfgang Amédée Mozart - Sa vie musicale et son oeuvre. IV. L'épanouissement 1784-1788
George de Saint-Foix

Compartiment tueurs
Sébastien Japrisot

Lumière
Eva Figes

La mort dans l'âme
Ian Rankin

Lettres
Raymond Chandler

Échos de Québec, tome 1
Napoléon Legendre
(année de publication : 1877)


dimanche 18 avril 2010

Web télé - 18 Avril




Je ne suis pas un téléphage. J’ai même passé plusieurs années sans télévision. Pour vous dire franchement, la télévision m’ennuie énormément. C’est pourquoi je ne la regarde pas. Plutôt que de «chialer» sur la pauvreté du contenu et des propos, je préfère me taire et faire autres choses. n’allez pas croire que je suis snob. Non. Mais si vous me donnez le choix entre passer une soirée entre amis - ou une soirée tranquille à lire ou à écouter de la musique - et une soirée écrasé dans mon fauteuil à regarder la télé, télécommande dans une main, il me semble que le choix s’impose de lui-même : c’est la télé qui perd à tous les coups. Mais qu’en est-il de la «web-télé» ? Rien de plus que de la (mauvais) télé sur Internet si j’ai bien compris. Alors quel est l’intérêt ? Je n’en vois qu’un seul : celui de regarder l’émission au moment qui me plaît. Ici, c’est pas le diffuseur qui décide de l’heure, mais moi. C’est ainsi que j’ai pu regarder le documentaire (le mot est une peu fort mais il n’est pas de moi) «
Et Laflaque cra... Labeaume» ce matin, alors que l’émission est programmée pour être vue sur le réseau de Radio-Canada ce dimanche à... 22h55 ! Moi, je suis couché à cet heure là (pas vous ?).

Bref, j’aime bien l’idée de regarder ce qui me plaît et à l’heure qui me plaît, mais j’ai pas du tout l’intention de «m’abonner» à la web-télé ; ça fera pas de moi un «web-téléphage» ;-)


Les parapluies - 18 Avril




C'est la journées des parapluies, grands comme petits ;-)

Acquisitions - 18 Avril




Encore des Bob Morane !

Hé oui, encore quelques acquisitions de livres usagés cette semaine chez Delteil. C’est que cette librairie, véritable caverne d’Ali Baba pour moi, est comme un gouffre sans fin : il y a toujours de «nouveaux» livres qui arrivent de l’arrière boutique. Et comme tous les livres sont soldés à 50%, ça vaux la peine de se laisser tenter par des titres moins accrocheurs.

Henri Vernes - Bob Morane, Rendez-vous à nulle part (collection Pocket Marabout)
Henri Vernes - Bob Morane, Les joyaux du Maharajah (collection Pocket Marabout)
Henri Vernes - Bob Morane, Les sosies de l’Ombre jaune (collection Junior Marabout)
Henri Vernes - Bob Morane, Le roi des archipels (collection Junior Marabout)
Philip K. Dick - Ubik (J’ai Lu)
Pierre Saligner - Avec Kennedy (J’ai lu)

Et pour la modique somme de 6$, j’ai mis la main sur d’anciens exemplaires de la revue Solaris (Science-fiction et fantastique. Il s’agit des numéros 32 à 34, 38 à 41, 45 à 50 (de avril 1980 à avril 1983). La même journée, je recevais par la poste la plus récente parution de la revue Solaris, le numéro 174 ! Que de chemin parcourus depuis le numéro 32 - je vous en reparlerai.

dimanche 11 avril 2010

Travaux - 11 Avril




Rénovation et Mozart

Une amie vient tout juste de s'acheter une petite maison tout près de chez-moi. C’est une maison solide, dont la première partie fut bâtit vers 1910. De forme carrée, cette maison a été agrandie une première fois dans les années 1950 (agrandissement de la cuisine et de la salle à dîner et ajout d’un escalier intérieur pour accéder à la cave de service.). La maison devait connaître, dans les années 1970, une autre phase d’agrandissement : ce qui tenait lieu de balcon depuis les années 1950 est devenu une «véranda». Habitée jusqu’au début de l’année par une personne âgée, cette maison avait besoin de rénovations importantes :

01. Refaire entièrement la cuisine.
02. Agrandir la salle de bain.
03. Refaire un garde-robe.
04. Refaire l’entrée (créer une aire ouverte avec le salon et l’espace bureau).
05. Changer le plancher de la véranda.


Nous nous sommes attaqué à enlever le plancher de marqueterie de la véranda. Mais comme c’est souvent le cas avec les travaux de rénovations, on part d’une idée toute simple et des découvertes en cours de route viennent modifier l’idée originale. C’est ainsi que si l’idée de base était de simplement enlever le plancher de marqueterie, pour permettre a un spécialiste en rénovation de le remplacer par un plancher de bois-francs, c’est pas tout à fait ça qui c’est passé ; explication en dix étapes :

01. Enlever le plancher de marqueterie.
02. Découvrir que le plancher de «plywood» sous la marqueterie dégage une «drôle» d’odeur dans un coin.
03. Découvre que le plancher de «plywood» n’est pas au niveau - et ne semble pas solide.
04. Décide d’enlever tout le «plywood».
05. Découvrir que le «plywood» était visé directement sur le plancher de ce qui était auparavant le balcon extérieur.
06. Décide d’enlever le plancher du balcon.
07. Découvre la source de la mauvaise odeur (urine de chat).
08. Retirer la laine minérale.
09. Découvrir un mur de brique.
10. Décide de mettre à nu le mur de brique pour ajouter un cachet à cette pièce.


Mais pourquoi Mozart dans le titre ? C’est que pendant les travaux, nous avons écouté la retransmission en direct du MET, l’opéra Die Zauberflöte (La flûte enchantée) de Mozart.

Compte de mots - 11 Avril





La vie «en région» à la fin des années 60

Comme beaucoup de montréalais j’imagine, je connais assez peu de choses sur la vie «en région
*». J’ai donc plongé avec beaucoup de plaisir dans «La soeur de Judith» de Lise Tremblay, dont l’action se déroule à Chicoutimi-Nord** L’auteurs y décrit avec beaucoup de finesse les rouages complexes de la fin de l’enfance et le début de l’adolescence, vécut à travers les yeux de la narratrice qui est l’amie de la «Soeur de Judith». Mais qui est donc cette Judith ? C’est la plus belle fille de Chicoutimi-Nord et la «petite amie» d'un fils de médecin, futur médecin lui-même. Mais le rêve d’épouser le futur médecin - et celui de devenir une danseuse à gogo pour Bruce (le chanteur des Sultans) - est brisé par un accident qui va la laissée défiguré.


«
Depuis l’accident de Claire, tout a changé. Même avec Judith qui est ma meilleur amie depuis toujours, ce n’est plus pareil.»
P. 127

Mais au fond, cette triste histoire n’est qu’un prétexte pour mieux exprimer comment différents individus ont vécu la fin d’un mode de vie traditionnel (une époque diront certains), pour laisser place à un mode de vie plus moderne : les années 70 et tous ses «possibles», surtout pour la jeune génération.
Tout ça ressemble beaucoup à la vie en banlieue de Montréal que j’ai connu au tout début des années 70.

«
... je suis retournée à la voiture et mon père parlait toujours avec la gars de la compagnie. Ça m’a apparu interminable. [...] J’ai fini par klaxonner mais, en voyant son regard, je me suis arrêtée tout de suite. Dans la voiture, il a bougonné en me disant que j’avais été impolie.»
P. 31

Mais ce qui ressort le plus de ce livre à mon avis, c’est la détresse des mères : c’est pas croyable comme elles semblent toutes névrosées. Et elles sont décrites sans ménagement : femmes frustrées et condamnées à vivre et rêver dans leur foyer. Les pères, assez absents dans le livre, non pas non plus le plus beau rôle.

«
Lorsque ma mère est rentrée, elle m’a demandé où j’étais passée. J’ai menti. Je lui ai dit que que je m’étais égratignée en allant voir s’il y avait beaucoup de noisettes dans la forêt noire. J’avais peur qu’elle n’explose et qu’elle ne parte sa chanson que je suis toujours en train de me mettre les pieds dans les plats et que j’étais comme ça depuis que je suis toute petite. Quand elle partait là-dessus, elle n’en finissait plus et tout y passait : comment j’avais rapportée toutes les maladies de l’école, de la rubéole à la coqueluche, et que j’avais contaminé toute la famille. Comment j’avais renversé le pied deux fois de suite en jouant au ballon-prisonnier. Cette fois-ci, elle a juste ajouté que j’aurais l’ai fin mardi à la journée d’accueil. Mais c’est plus fort que moi, même si elle n’explose pas, on dirait que je l’entends quand même, comme un disque qui partirait tout seul.»
P. 145

Au final, un très beau roman sur la fin de l’enfance et le début de l’adolescence, sur une époque qui laisse place à une autre.



Lise Tremblay
La soeur de Judith
Boréal
2007. 176 Pages
ISBN : 9782764605394
CCR : 111,1.r/TRE

__________
* mais contrairement à bien des montréalais, je ne fais pas de Montréal un espèce de centre, entouré de «régions» ; pour moi, Montréal n’est qu’une autre région parmi d’autres régions du Québec.
** est-ce à dire qu’il y a (ou avait) un Chicoutimi-Sud, un Chicoutimi-est et un Chicoutimi-Ouest. Peut-être même un Chicoutimi-Station ;-)

Acquisitions - 11 Avril




Encore trois livres - de la science fiction/fantastique - acquis chez Delteil vendredi dernier :

Jean Mazarin -
L’univers fêlé
Fleuve noir - collection Anticipation, no. 865

G.-J. Arnaud -
Les chasseurs des glaces
Fleuve noir - collection Anticipation, no. 1077

LEo Perutz -
Le maître du jugement dernier
Le Masque - Collection Fantastique

Faut vraiment que je trouve le temps de vous parler de mes dernières lectures car autrement, ce blogue devra changer de nom pour «
Acquisition de jour» ;-)

mardi 6 avril 2010

Compte de mots - 06 Avril




Un libraire d’exception ne fait pas nécessairement un écrivain de talent.

J’ai fais ma B.A. pour la semaine ; je suis passé à travers le très mauvais livre d’Henri Tranquille «1984 - Les gens du livre». Ce journal, constitué de notes prises au jour le jour tout au long de l’année 1984 par le célèbre libraire, est d’un ennui, mais d’un ennui... Dans son «journal», le libraire nous fait part, à travers des longueurs et des noms périmés, de ses réflexions sur presque tout, mais pas assez souvent sur les livres. Pour un journal «...portant particulièrement sur le monde des Lettres au Québec» (dixit la C4 du livre), il est drôlement question de télévision, de journaux et de potins. Dommage car l’homme était vraiment un être d’exception :
«C'était un homme flamboyant, un diffuseur extraordinaire de la littérature. Sa librairie était fréquentée par tout ce qu'il y
avait de personnages littéraires et politiques de l'époque
».
- Yves Gauthier (son biographe).
Car libraire il le fut, plus que tout autre ; de 1937 à 1975 il a été à la tête de la «librairie Tranquille», rue Ste-Catherine. Difficile d’imaginer aujourd’hui ce que ça représentait d’être libraire au Québec, pendant les années noires où le clergé avait la main mise sur la circulation des livres. Ainsi, en 1948, les 400 exemplaires du Manifeste du Refus global furent mise en vente chez Tranquille (ce qui ne faisait pas l’affaire du clergé). En 1950, la librairie a souligné le centenaire d'Honoré de Balzac et ce, malgré l'interdiction du clergé catholique de l’époque.
Grand lecteur, il était aussi un passionné des jeux de dames et d’échecs - jeune adolescent, j’ai appris à jouer aux échecs avec son livre «Voir clair aux échecs» (cadeau de ma mère). Plus tard, j’ai perfectionné mon jeu avec «Échec et mat par les noirs» (aussi un cadeau de ma mère). J’avais encore ses livres dans mes bibliothèques il y a un an à peine. Faute de place - et d’intérêt - j’ai finalement donné mes livres.

En 1999, Henri Tranquille est fait Chevalier de l’Ordre national du Québec. Il meurt en 2005, en plein Salon du livre - quelle ironie ! - alors qu’il avait encore mille projets en tête.


Un libraire d’exception et un homme passionné par le livre qui «Pour des générations de lecteurs, d’étudiants et d’auteurs, Henri Tranquille fut non seulement un libraire, mais aussi un conseiller, un mentor, un homme de lettres et un lecteur accessible et passionné, orienteur de maintes carrières littéraires, éditeur à ses heures, écrivain et animateur de la vie culturelle».
Suzanne Couture et Julie Fecteau,
description du fonds Henri Tranquille (P.11) dans
«Répertoire du fonds Henri Tranquille»,
Université de Sherbrooke, août 2006.


Henri Tranquille
«1984 - Les gens du livre»
Édition du Méridien, 1990. 211 pages
ISBN : 2920417835
CCR : 111,1.j/TRA


lundi 5 avril 2010

Cadeaux - 05 Avril





Mon ami Alain m’a fait cadeau de la pochette de presse de Melissa Auf Der Maur - en attendant la sortie de son album demain.

Dossier de presse ;
Pin ;
Vinyle ;
CD (3 chansons) ;
Auto-collant ;
Carte.


Merci Alain !

Acquisition - 05 Avril





Quelques acquisitions de dernières minutes chez Delteil, avant la fermeture définitive de la librairie - les bons livres commencent à se faire de plus en plus rares....


Marcel Achard -
Nouvelles histoires d'amour (récits)
La Table ronde - Paris - 1950

Jacques Rivière et Alain-Fournier Correspondance 1905-1914 deux tomes (correspondance)
Gallimard NRF - Paris - 1948

George Steiner et Ramin Jahanbegloo, Entretiens (Entretiens)
Éditions du félin - Philosophie - France - 1992

Philip K. Dick -
L'homme Doré (recueil de nouvelles)
J'ai lu - 1982

Léonard Daventry -
Degré XII (Science fiction)
Bibliothèque Marabout - Science-Fiction - 1973

Jack Williamson -
Plus noir que vous ne pensez (Science fiction)
Éditions Denoël - Présence du futur No. 151/152 - 1972

Ray Bradbury -
Les pommes d'or du soleil (Science fiction)
Éditions Denoël - Présence du futur No. 14

Annie Cohen-Solal -
Sartre 1905-1980 (biographie)
Gallimard - Folio - Essais (remplace l’édition originale en grand format qui était une ruine de papiers) 1986

H.P. Lovecraft - Night Ocean et autres nouvelles (fantastique)
J’ai lu - 1989. Un Lovecraft que je ne connaissais pas !


mardi 30 mars 2010

Acquisition - 30 Mars




La libraire Delteil fermera définitivement ses portes quelque part d’ici la fin mai. C’est pas la première librairie à fermer ses portes depuis deux ans à Montréal - et au Québec en général. Mais tel le Phénix (ou Phoenix), cette librairie va peut-être renaître de ses cendres tout près de chez-moi, avec de nouveaux propriétaires (une histoire à suivre)...
En attendant la résurrection prochaine - se sera Pâques bientôt, il n’est donc pas interdit de croire au miracle - j’ai acquis les livres suivants :

Jean-Paul Sartre - «L’engrenage». J’étais stupéfait de «découvrir» une oeuvre de Sartre que non seulement je n’avais pas lu, mais dont je ne soupçonnait même pas l’existence ! En fouillant un peu, j’ai tout de même trouvé ceci dans Internet :
«Le scénario de L'engrenage a été écrit en 1946. Ce qui m'amusait, au départ, c'était de transposer à l'écran une technique que les romanciers anglo-saxons utilisaient couramment avant la guerre : la pluralité des points de vue. L'idée était dans l'air...»
http://www.amazon.fr/LEngrenage-Jean-Paul-Sartre/dp/2070394816
Voir aussi ici
http://huiswerk.leerlingen.com/bekijken.php?id=25697
Et puisque c’est «dans l’air», ce vendredi je serai au théâtre pour voir la pièce «Huis clos» de... Sartre.
Au fait, ce livre (L’engrenage), publié par Nagel en 1962, n’a jamais été lu : il n’a pas été coupé !


Eugénie de Guérin - «Journal» (deux tomes). Je ne connais absolument pas cette femme. Tout ce que je sais c’est qu’elle fut la soeur aînée du poète Maurice de Guérin. Très près du poète, elle commence à rédiger un journal à partir de 1834. Ce journal, elle le destine à son frère. Elle l'achèvera en 1841, deux ans après la mort de Maurice. Le journal fut publié en 1946 chez Fides et acheté à la librairie Tranquille (selon l'indication à l'intérieur des livres).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eugénie_de_Guérin


Henri Tranquille - «1984 Les gens du livre». Il s’agit en fait d’un journal écrit au jour le jour, par ce grand libraire et amateur d’échec. «De 1937 à 1975, il est libraire à Montréal et incite à la lecture plusieurs générations de Québécois. Durant les années 40 à 60, il participe aux débats littéraires qui agitent le Québec, conseille et aide les auteurs et fait connaître dans sa librairie, devenue un lieu d'exposition, bien des peintres : notamment ceux [...] de «Refus Global».
http://www.litterature.org/recherche/ecrivains/tranquille-henri-739/


Robert Rumilly - «Le frère Marie-Victorin et son temps». Ultra-nationaliste de droite qui luttait contre le communisme, Rumilly a fondé un centre d'études qui diffusait des pamphlets politiques en faveur de l'Union nationale. Il rédigera aussi de nombreuses biographies. Il est surtout connu pour sa monumentale «Histoire de la province de Québec», en 41 volumes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Rumilly


Finalement, j’ai acquis un autre livre, mais j’ai pas le droit de vous en parler avant un certain 10 juin, car c’est un cadeau... même si ce n’en est pas un... (Indice : c’est le livre photographié du coté opposé à la tranche, sous la pile).