mardi 23 octobre 2007

Le temps des pommes - 23 octobre

Publication des résultats financiers du quatrième trimestre de l'exercice financier 2007 chez Apple. Bonnes nouvelles pour l'entreprise. puisque pendant ce trimestre, Apple a livré 2 164 000 ordinateurs Macintosh et 10 200 000 baladeurs iPod. De plus, l'entreprise a vendu 1 119 000 iPhone au cours du trimestre, pour un total des ventes de 1 389 000 iPhone depuis son lancement en juin dernier.
Via le carnet Techo de Bruno Guglielminetti
http://www.radio-canada.ca/radio/techno/




Photo prise lors d'un cours à l'école de journalisme du Missouri.
Via le blogue (anglais) de Mollie Sterling
http://duggmirror.com/apple/Look_at_them_apples/

Le mot de trop - 23 octobre

Bon, faudrait pas que ça devienne une habitude ; j'ai comme l'impression cette fois-ci qu'il y a un mot de trop, non ?




Mise à jour :Tiens, la correction est déjà faite !

lundi 22 octobre 2007

Montre ou Monstre ? - 22 octobre




Euh, c'est juste moi ou bien il manque véritablement une lettre au titre de cet article dans cyberpresse ?




MISE À JOUR
C'est mieux ainsi....

Billet sur la langue - 22 octobre

Je suis un épicier...

N’ayez crainte, je ne sors pas du placard en avouant exercer le métier d’épicier plutôt que celui d’archiviste ! Non, mais en lisant le très beau texte sur la langue de notre amie « Le Vieux Bandit »[1], je n’ai pu m’empêcher de repenser à Octave Crémazie (1827-1879) et son peuple d’épicier :

« J’appelle épicier tout homme qui n’a d’autre savoir
que celui qui lui ait nécessaire pour gagner sa vie
».
- lettre du 10 août 1866 à l’abbé Casgrain

Trop souvent, on se contente du peu que l’on a, on s’assoit sur ses (pauvres) lauriers et on s’imagine que c’est assez pour avancer dans la vie. Mais est-ce vraiment assez ?

« Parfois, côté boulot, je suis un peu découragée. Il y a, d’un côté, des tonnes de gens qui ne savent pas écrire [...] et de l’autre, tout un tas de gens qui ne savent pas lire »
- Vieux Bandit (Op. Cit.)
je l’avoue, je fais partie de la première catégorie. Quiconque parcours mon blogue aura vite compris que je maîtrise la langue française que de façon approximative ; mon texte est remplis de fautes, d’anglicismes. Il me serait facile de blâmer mes maîtres du passé, le système d’éducation, le manque de temps, Internet (tout est de la faute d’Internet, non ?). Mais je dois surtout me blâmer moi pour une telle incurie. Je suis un épicier.

Mais ce qui est surprenant, c’est de constater que malgré des lacunes évidentes en français, j’ai tout de même pu me hisser jusque sur les bancs de l’université et décrocher un diplôme (il est vrai que de mon temps, il n’y avait pas d’examen d’entrée à faire. Pire : j‘ai même pas fait le cégep !). Je suis un épicier.

Encore plus ? j’ai réussis, d’une certaine façon, à berner tous mes employeurs avec mon français écrit. Est-ce donc dire que savoir lire compte plus pour un archiviste que de savoir bien écrire ? Ou peut-être que le français de mes employeurs n’était pas meilleur que le mien ! Je ne sais pas. Je suis un épicier.

« Ce qui me hérisse, au fond, c’est le manque de rigueur que je vois partout. »
- Vieux Bandit (Op. Cit.)
Oui, Vieux Bandit, le manque de rigueur est partout. Mais est-ce une raison suffisante pour baisser les bras et se faisant, perpétuer cette état de chose ? Je ne pense pas. Je suis un épicier.

Chose certaine ; je ne pourrai jamais blâmer ma mère d’avoir encouragé une quelconque forme de laxisme, elle qui à toujours vue à remplir la maison de livres et de disques et qui n’a jamais été avare de son rare temps libre pour nous donner un coup de main avec les devoirs et leçons. Même après une dure et longue journée de labeur au boulot comme secrétaire. Ou après avoir fait le souper, la vaisselle et tout le reste. Je suis un fils ingrat. Je suis un épicier.

« Écrivez! Mais de grâce, reconnaissez vos limites, et par pitié, repoussez-les! »
-Vieux Bandit (Op. Cit.)
Je tacherai de faire mieux dans le futur. Mais j’ai mes limites, je le reconnais. Je suis un épicier...


Note : vous pensez sans doute que sous une forme un peu tordu d’humour, mon billet tente de ridiculiser le beau texte de VB ? C’est que vous ne connaissez pas la vénération que je porte à cette fille - bon d’accord, vénération est sans doute un peu fort : disons plutôt que c’est de l’admiration sans borne ;-)


[1] http://www.vieuxbandit.org/blog/2007/10/12/reflexions-de-travail/

vendredi 19 octobre 2007

Décès de Joey Bishop - 19 octobre

The Rat Pack


Le comédien américain Joey Bishop,
dernier survivant du « Rat Pack »
est décédé à l'âge de 89 ans.
Plus de détails ici :

http://www.ledevoir.com/2007/10/19/161061.html

jeudi 18 octobre 2007

Compte de mots - 18 octobre

« Il y a trop de choses. C’est trop long,
et aujourd’hui, les gens ne lisent plus
de livres long
»
Ernst Gombrich et Didier Eribon, Entretiens sur l’art et la science (ce que l’image nous dit).
Diderot Éditeur, 1998


Le livre de Curt Leviant Journal d'une femme adultère est présenté comme « érotique » ; c’est juste moi ou la seule chose qui soit « érotique » c’est la couverture - et encore ; pour certains, ça frôle la pornographie. Mon libraire me disait qu’il avait parfois de la difficulté à vendre le livre justement à cause de la couverture (je ne suis pas prude de nature, mais je m’imagine mal lire le bouquin dans un métro bondé voir même, dans un café).

Passer la surprise de la couverture, on découvre un livre charmant avec une histoire toute aussi charmante : deux amis se retrouvent lors d’une réunion d’anciens. Le premier, Charlie, est psychologue. Le deuxième, Guido, est photographe. Et les deux vont s’intéresser à la même femme. S’en suit un espèce de chassé croisé, de mensonges, de contre vérité, de révélations aussi. Bref, un bon roman avec beaucoup d’humour et qui porte à réflexion. Mais le livre est long. Trop long. Les confidences et les réflexions de chacun des personnages deviennent fastidieux à la longue. On finit par en savoir trop sur les personnages.

De plus, l’auteur a voulu inventer un principe qui s’apparente à l’hyperlien : il nous renvoi constamment à la fin de son livre pour des précisions. Au début, on joue le jeu. Mais on se lasse bien vite ; ça casse le rythme de lecture. Et puis, ça n’apporte pas de plus value au texte déjà très chargé.

Au final, un livre trop long qui mérite tout de même un détour si vous avez beaucoup de temps libres devant vous.


Curt Leviant
Journal d'une femme adultère
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Béatrice Vierne
Anatolia Éditeur, Collection Littérature étrangère
681 p.
ISBN : 9782354060053
CCR : 112.r/LEV

Rumeur - 18 octobre

Entendu dans un archambault près de chez-vous...

Caissière au client : « Si vous êtes intéressé, Marie Laberge sera là demain pour des dédicaces. »
Cient : « Ah oui, c’est vrai qu’elle fait de la bonne musique. » [1]

#)@(#*&*$%($#... S’cusez pour le bruit ; je viens de tomber en bas de ma chaise !



[IRONIE] Photo de Marie Laberge prise lors de la remise de son Félix pour la chanson de l’année [/IRONIE].



[1] http://entenduaquebec.wordpress.com/2007/10/12/marie-laberge-et-son-grammys/

Absence et retour - 18 octobre



Tais-toi beaucoup pour avoir quelque chose à dire qui vaille d'être entendu. Mais encore tais-toi pour t'entendre toi-même.
- Lanza del Vasco
Extrait de Principes et préceptes du retour à l'évidence (1945)


Désolé d’avoir quitté le navire si abruptement ; je tente de terminer quatre gros livres en même temps. De plus, j’écoute beaucoup de musique en ce moment - et comme je n’écoute pas de musique en même temps que je lis, ben forcément, ça réduit mon temps libre... Mais j’ai tout de même deux billets en chantier. De plus, n’ayez crainte blogueurs/blogueuses, je vous lis ici, via vos commentaires et sur vos blogues. Pour les autres silencieux qui me lisez sans intervenir - et vous êtes légions - je serai de retour cet après-midi avec un billet.

Et vous, ça va ?

dimanche 14 octobre 2007

Ordinateurs – 14 octobre

La saison des pommes

Hier, j’ai passé tout mon après-midi pluvieux au café Java Mythe. Dans ce petit café, nous étions quatre devant un ordinateur portable : deux MAC et deux PC (un Toshiba et un HP il me semble). Partout autour de moi je constate le phénomène ; les ordinateurs Mac sont en nette progression. En fait, dans mon entourage immédiat (amis et famille) il y a maintenant plus d’utilisateurs de Mac que de PC. Mais bon, mes amis et ma famille ne sont pas des indicateurs statistiques. C’est pourquoi, lorsque je suis tombé sur cette nouvelle, je me suis dit ; ça y est, on détient « enfin » une statistique intéressante :

Aux États-Unis, selon la maison de recherche NPD Group,
20 % des licences Office vendues dans ce pays seraient
achetés par des utilisateurs Mac. Plus intéressant encore,
10 % des licences des versions Professionnelle et Intégrale
du système d'exploitation Vista sont achetées par des
utilisateurs Mac. Avec des parts de marché comme ça, c'est
la preuve que les ordinateurs Mac prennent de plus en plus
de place dans le parc informatique. Probablement beaucoup
plus que les 5 % qu'on donne ordinairement au Mac.

(SOURCE : http://www.radio-canada.ca/radio/techno/accueil-10-09-2007.shtml)

Alors, si c’est plus de 5%, c’est combien exactement ? 8% ? 12% ? Plus encore ? Franchement, tous ces chiffres ça me laisse de glace. Pourquoi ? C’est qu’au fond, Mac ou PC c’est pas important : vous aimez votre OS ? Votre « machine » va bien ? Alors l’utilisateur que vous êtes est heureux et c’est tout ce qui compte. En fait, il n’y a qu’une seule chose qui me chiffonne : vous êtes sous Vista et vous vous dites heureux de votre choix ! Euh ! je comprends pas là...

samedi 13 octobre 2007

Compte de mots – 13 octobre

L’histoire sous les yeux

J’ai débuté hier la lecture de « Mon journal à Berlin » de William L. Shirer (voir le « Carnet de vacances – 05 octobre). L’auteur raconte ses années à Berlin comme correspondant (journaliste) à la pige, pendant les années fastes d’Hitler (1934-1941). Force m’est de constater qu’il y eut, pendant cette période trouble de l’Allemagne, deux sortes d’observateurs :
un premier, qui ne voyait pas de véritable menace pour l’Europe (et pour le monde) de la montée en puissance de Hitler. Jean-Paul Sartre fut un de ces observateurs aveugles – et ils étaient légions [1] – à ne rien voir et ce, malgré le fait qu’il ait passé toute une année en Allemagne en 1935, afin d’étudier plus a fond la phénoménologie de Husserl.
un deuxième qui lui, voyait très bien se qui se déroulait et qui tentait d’alerter le monde - malheureusement sans grand résultat [2]. C’est dans cette deuxième catégorie d’observateur que se situe Shirer.
Et c’est un des aspects fort intéressant de ce journal ; la confession d’un journaliste qui assiste impuissant, à la nazification de l’Allemagne, à la montée de l’idole d’un peuple : Adolf Hitler.

Je reparlerai plus longuement de ce journal lorsque j’en aurai terminé la lecture. Chose certaine, c’est très intéressant. Un bémol ? Oui et un sérieux : si vous n’avez pas une connaissance solide de la pré histoire et de l’histoire de la deuxième guerre mondiale, vous n’y comprendrez pas grands choses et serez vite perdu dans cette mer de noms des dirigeants de cette époque. Je dois confesser que j’ai beaucoup lu sur cette période, entre autre l’excellent « Le troisième Reich », en deux tomes, de ce même William L. Shirer.

http://www.historyplace.com/worldwar2/ww2-pix/warsaw.jpg



[1] il y avait plus d’aveugles que de lucides à cette époque...
[2] il fallut attendre la découverte des camps de la mort pour que le monde puisse prendre la véritable mesure de l’horreur nazi.

Compte de mots – 13 octobre

Féministes s’abstenir...

Lorsque je lis un livre d’histoire qui fut écrit il y a fort longtemps (mettons plus de cinquante ans) je m’étonne toujours de constater tout le chemin parcourus dans les procédés d’écriture. Ça demande parfois un certain... détachement. Je lis en ce moment le « Marie Stuart » de Stefan Zweig (1881-1942). Écrit en 1936, alors que l’écrivain était exilé en Angleterre, son livre sur cette Reine d’Écosse est remplis de phrases qu’il serait impensable d’écrire aujourd’hui. Quelques exemples ? Allons-y :

« Malgré leur envergure extraordinaire, ces deux femmes
[Élizabeth et Marie Stuart] restent toujours deux femmes et
elles ne peuvent pas surmonter les faiblesses de leur sexe
».
(p. 117)

« Sans penser, sans réfléchir, elle voit en lui,
comme font souvent les femmes, l’être unique,
celui dont elle avaient rêvé
»
(p. 133)

« Mais demander de la logique à une femme
amoureuse serait vouloir l’impossible
»
(P. 133)

J’en passe et des meilleurs ;-) Car oui, le livre est truffé d’allusions au sexe faible (oh ! c’est pas moi qui le dit). Il est essentiel de lire ce genre de bouquin avec un certain détachement, un certain recul. Il faut garder en tête l’époque, le contexte. Ça n’excuse en rien Zweig, mais qui disait déjà « autre temps autre moeurs ».


mercredi 10 octobre 2007

Compte de mots – 10 octobre

L’amour, à la vie à la mort

J’ai terminé hier soir le très beau récit d’André Gorz intitulé « Lettre à D. (histoire d’un amour) ». J’ai vraiment adoré ce texte d’amour et d’adieu à sa femme. J’ai trouvé très touchant que cet homme se penche sur leur cinquante huit ans vie commune, qu’il nous raconte l’essentiel, avec si peu de mots. Dans le livre, Gorz rend hommage à sa femme, à celle qu'il avait oublié dans ses écrits, alors qu'elle était l'essentiel. Alors qu’elle était tout.

Tu es l’essentiel sans lequel tout le reste,
si important qu’il me paraisse tant que tu là,
perd son sens et son importance.

P. 73

Gorz a intensément aimé sa femme. Elle l’aimait au moins tout autant. Difficile d’imaginer que l’un puisse survivre à l’autre tant ils étaient unis.

La nuit je vois parfois la silhouette d’un
homme qui, sur une route vide et dans
un paysage désert, marche derrière un
corbillard. Je suis cet homme. C’est toi
que le corbillard emporte. Je ne veux
pas assister à ta crémation

P. 75

Leur mort volontaire était inscrite en toutes lettres dans ces pages d’une cruelle beauté.

Nous aimerions chacun ne pas avoir
à survivre à la mort de l’autre.

P. 75

Selon Pierre Assouline[1], le couple se serait allongés l’un contre l’autre. Sur la porte de leur maison il y avait une pancarte qui disait : « Prévenir la gendarmerie »...

Pourtant, l’espoir n’est pas mort.

Nous nous sommes souvent dit que
si, par impossible, nous avions une
seconde vie, nous voudrions la
passer ensemble.

P. 75

J’aime croire qu’ils sont toujours unis. Quelque part dans un ailleurs improbable.



[1] http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/09/26/histoire-dun-amour/



André Gorz
« Lettre à D. (histoire d’un amour) »
Broché, 75 pages
Editions Galilée, Collection : Incises
ISBN : 978-2718607276
CCR :131.re/GOR

mardi 9 octobre 2007

Amusement - 09 octobre

Bon, je sais ce que vous allez dire, mais c’est plus fort que moi, ça m’amuse ce genre de truc. Et puis, après quelques jours de repos, vous pensiez tout de même pas que j’allais pondre un long texte et sérieux en plus ;-)

Blues legend generator








http://www2.capitalgold.com/staticweb/EdFeatures/goldblues/

2007 Banned Books edition - 09 octobre

Quand livre rime avec censure

La semaine dernière avait lieu l’édition 2007 du Banned Books Week de l’ALA (American Library Association). Pour l’occasion, l’ALA a publié la liste des dix livres ayant fait le plus souvent l’objet de demandes de retrait des bibliothèques ou des écoles aux États-Unis, entre 2000 et 2005, en raison de leur contenu choquant.
À vous de juger...

1. Harry Potter (la série), de J.K. Rowling

2. "The Chocolate War", de Robert Cormier

3. Alice (la série) de Phyllis Reynolds Naylor

4. "Of Mice and Men", de John Steinbeck

5. "I Know Why the Caged Bird Sings", de Maya Angelou

6. "Fallen Angels", de Walter Dean Myers

7. "It's Perfectly Normal", de Robie Harris

8. Scary Stories (la série), de Alvin Schwartz

9. Captain Underpants (la série), de Dav Pilkey

10. "Forever", de Judy Blume

En fouillant dans le site, je suis tombé sur une article fort intéressant de Kent Olivier sur les raisons que donnent les gens pour ne pas retourner un livre : le plus souvent, les gens déclarent l’avoir perdu, se l’être fait volé, etc. Mais trop souvent, ces « excuses » cache une réalité qui est tout autre : c’est une façon de soustraire le livre à la disponibilité des usagers ; une forme de censure déguisée quoi !




http://www.ala.org/





Précision : l’ALA n’est pas une association de libraires mais bien de bibliothécaires : en anglais le mot library désigne une bibliothèque, pas une librairie. Une librairie en anglais ? bookstore...
Une dernière : en anglais, doit-on dire (prononcez) ananas ou (prononcez) ananasss ? Vous avez tout faux, c’est pineapple ;-)

lundi 8 octobre 2007

Carnet de vacances – 08 octobre

La vallée de la peur qui ennuie le lecteur

Avant de me lancer dans la confection d’une bonne soupe avec des légumes de saison, j’avais pensé, question de profiter de cette dernière journée de vacances, lire « La vallée de la peur », une enquête de Sherlock Homes, de Sir Arthur Conan Doyle. Si la première moitié du livre est acceptable (sans plus), l’autre partie est lamentable. À mon humble avis, Sir Doyle se surpasse dans les courtes nouvelles. Mais lorsqu’il se risque dans quelque chose d’un peu plus solide, il m’ennuie. Tenter de justifier l’acte d’un homme en racontant son passé sur la moitié d’un livre, c’est trop pour moi. Un autre livre qui va s’ajouter à ma PAV (pile à vendre)... Ça tombe bien car avec mes acquisitions récentes, je commence à manquer de place dans mes bibliothèque.



Sir Arthur Conan Doyle
« La vallée de la peur »
Le livre de poche, Collection Policier
Paris, 255 p.
pas de ISBN
CCR : 121.rp/DOY

dimanche 7 octobre 2007

Carnet de vacances – 07 octobre

Acquisitions et promenade

Petite promenade au centre-ville ce midi et arrêt obligé chez HMV. J’ai acquis les disques suivants :

1) L. V. Beethoven, Concerto pour piano no. 5 et sonate no. 28
Hélène Grimaud, piano, la Staatskapelle Dresden sous la direction de Vladimir Jurowski – étiquette Deutsche Grammophon
2) Antonin Dvorak, Piano quatre mains, Vol. 1
Silke-Thora Matties et Christian Köhn piano
Étiquette Naxos
3) Antonin Dvorak, Piano quatre mains, Vol. 2
Silke-Thora Matties et Christian Köhn piano
Étiquette Naxos
4) Charles Ives, Symphonie No. 3
Northern Sinfonia sous la direction de James Sinclair
Étiquette Naxos
5) Steve Reich, Phases (coffret de cinq CD)
Rétrospective des oeuvres de Steve Reich chez Nonesuch
(musique dite du XXe siècle)

Je vous rassure, je ne cultive pas le pas le culte Hélène Grimaud, comme certains le font. Mais j’aime profondément ce que cette artiste fait en général. J’ai même eu la chance de l’entendre en concert le 06 janvier 1999, dans le cadre des « Grands concerts » avec l’OSM : son interprétation du quatrième concerto pour piano et orchestre de Beethoven était tout simplement splendide (et son enregistrement de ce même quatrième concerto avec Kurt Masur et le New York Philharmonic est une pure merveille). Mais impossible d’en dire autant du chef invité qui lui, était carrément pourri.
Naxos est capable du meilleur comme du pire. Chez Naxos donc, pas de place pour le moyen-terme en musique. C’est pourquoi je choisi avec circonspection les disques de cette étiquette dite populaire (lire : bas prix). Sur plus d’une centaines de disques Naxos à la maison, je suis mal tombé sur un seul disque ; ma moyenne est donc assez bonne ;-)
Finalement, j’ai opté pour le coffret Steve Reich – même si je possède déjà un des cinq disques – car me procurer individuellement les autres disques de ce grand compositeur du XXe siècle m’aurait coûté près du double du prix du seul coffret. Ah ! oui, j'allais oublier ; si vous n'aimez pas la musique de Philip Glass, vous n’aimerez pas celle de Steve Reich...


J’ai poursuivis ma ballade dans le centre-ville puis, je me suis dirigé vers le mythique Plateau Mont-Royal, à la librairie Gallimard. J’ai acquis :

1. « Bourgault », Jean-François Nadeau (c’est un cadeau)
biographie, LUX éditeur.
2. « Lettre à D. histoire d’un amour », André Gorz
récit, Galilée.
3. « C’est quand le bonheur », Martine Delvaux
roman, Héliotrope.
4. « J’étais derrière toi », Nicolas Fargues
roman, Folio.
5. « 44 Scotland Street », Alexander McCall Smith
roman, 10/18.

Comme je lirais pas le « Bourgault », je n’en dirai rien de plus – non mais, c’est un cadeau ; je vais tout de même pas le lire avant de le donner ! Et puis, de toute façon, il est déjà enveloppé (merci J., ami, libraire et homme aux multiples talents).
Dès que j’ai appris la mort de André Gorz et de sa femme, j’ai passé la commande du livre à mon ami libraire. Le livre est pas donné, (25,95 $) mais je pense que le livre est la clef qui explique le geste de Gorz et sa femme...
C’est en lisant « Le libraire » (www.lelibraire.org) que je suis tombé sur une courte critique du livre de Martine Delvaux.
Ça fait plus d’un an que j’attendais la sortie en poche de « J’étais derrière toi » ; c’est maintenant dans la poche (jeu de mots ici...)
Finalement, c’est suite à une critique du livre chez une blogueuse-lectrice (mais j’ai oublié qui !) que j’ai décidé de commander « 44 Scotland Street ».


Maintenant, les comptes :-(

vendredi 5 octobre 2007

Carnet de vacances – 05 octobre

Statistiques

Je ne suis pas très fort en chiffres et statistiques. N’empêche, depuis plusieurs mois, je note tous mes achats de livres. Le graphique dit tout : par période de 45 jours, je dépense en moyenne 174 $ de livres. Mais la véritable surprise pour moi, c’est que le montant en argent investit dans l’achat de livres neufs est pratiquement le même que pour l’achat de livres usagés ! De quoi démolir le mythe que j’achète beaucoup plus de livres usagés (en dollars) que de livres neufs !



Carnet de vacances – 05 octobre




Acquisitions

Hier après-midi, je me suis fait plaisir – après tout, je suis en vacances : j’ai fais un saut à la librairie Delteil (rue St-Denis). J’y ai acquis les livres suivants :






Collectif, Histoires de mutants (science-fiction)
Collectif, Histoires de machines (science-fiction)
Frederik Pohl, Casse-tête chinois (science-fiction)
Martin Amis, Les monstres d'Einstein (science-fiction)
Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes et la vallée de la peur (policier)
Constance et Gweneth Little, L'oeil noir (policier)
Mary Shelley, Mathilda (roman)
David Lodge, Changement de décor (roman)
David Lodge, Un tout petit monde (roman)
William-L. Shirer, Mon journal à Berlin (journal de guerre)

Deux livres retiennent mon attention. Le premier est celui de William-L. Shirer, Mon journal à Berlin. Le nom de Shirer ne vous est peut-être pas inconnu ; c’est en effet l’auteur de l’excellent essai historique « Le troisième Reich », publié en deux tomes au début des années 60 et que l’on retrouve assez souvent dans l’usagé. Je savais que cet auteur avait tenu un « journal » puisque qu’il s’y réfère à l’occasion dans « Le troisième Reich ». C’est un peu par hasard si je suis tombé sur le journal de Shirer ; je promenais mon regard dans un coin sombre de la librairie et difficilement accessible au regard (parce que sur une étagère très haute) lorsque je suis tombé sur le livre. Le livre en lui même est assez impressionnant : d’un assez grand format, il fait un peu plus de 560 pages mais surtout, il est d’une épaisseur de 5cm (ou 2 pouces) ! Et quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce livre fut imprimé à Montréal en 1943, soit trois ans après sa publication initiale aux États-Unis. Le livre fut donc imprimé alors que nos étions en pleine guerre ! Ouvrage de propagande en faveur de la présence de nos soldats en sol Européen ? Outil de pédagogie pour expliquer le nazisme aux canadiens-français ? Le mystère reste entier...

L’autre livre qui a retenue mon attention est le roman policier des soeurs Little : L'oeil noir de Constance et Gweneth Little. C’est aussi par hasard que je suis tombé sur le livre car il n’était pas classé dans la section des policiers, mais dans littérature étrangère. Publié en France en 1947 aux éditions de la Table Ronde (collection Les romans policiers de la table ronde) ce petit livre fait 239 pages et 1,5 cm d’épaisseur. Mais ce qui a surtout retenu mon attention, c’est l’absence de prénom des auteurs. En effet, sur la C1 on lit C. et G Little. J’ai eu beau fouillé à l’intérieur du livre, mais pas d’indice sur C. et G. Little. Une fois chez-moi, j’ai interrogé Google, mais j’ai dû user d’astuces et d’un peu de patience pour enfin découvrir que C. et G. Little étaient deux soeurs (Constance et Gweneth) toutes deux originaires de l’Australie et décédées dans les années 80 aux États-Unis. Je reparlerai plus longuement des soeurs Little et de leurs romans un peu plus tard.

Enfin, avec l’acquisition de Histoires de mutants et Histoires de machines, je poursuis ma collection de La grande anthologie de la science-fiction parue chez Le livre de poche. Cette anthologie, monumentale il faut l'avouer, regroupe tous les grands thèmes de la science-fiction, en 36 volumes. Cinq volumes supplémentaires viendront compléter cette anthologie, avec un regard sur la science-fiction française. Au total, cette anthologie fait plus 18,000 pages, près de 600 nouvelles, couvrant la période de 1930 à 1989.
Me reste plus maintenant qu’à trouver les 32 titres manquants à ma collection !

mercredi 3 octobre 2007

Carnet de vacances – 03 octobre

« Il nous a bien servis, ce mythe du Christ »
Léon X, (XVIe siècle)

Un ami m’a prêté un livre très tendance - style Dan Brown, conspiration de l’église, aveuglement de l’état, etc., voyez un peu le genre ! Il s’agit du roman « Le dernier templier » de Raymond Khoury (un coup de coeur réno-bray ; yerk !). Bon, aussi bien mettre cartes sur table tout de suite ; moi ce genre de livre, c’est vraiment pas ma tasse de thé. Pas du tout en fait. Mais disons tout de même que la première moitié du livre est intéressante. Le vol audacieux, la quête des méchants, les morts en cours de route, tout ça à des allures de roman policier. Mais l’auteur annonce trop vite ses couleurs ; dès les premières pages le lecteur pas même futé pour deux sous devine qu’il y aura une affaire de coeur entre la belle archéologiste (Tess) et un agent du FBI (Reilly) – je vous dévoile rien tellement c’est évident. Malgré tout, c’est pas si mauvais. Mais lorsque Tess trouve seule et à la seule force de déduction ce que des équipes complètes du FBI ne trouvent pas, on se dit forcément : ben dit donc, quel cerveau cette femme ! Et c’est à ce moment qu’elle a l’idée de fausser compagnie à la police – et de son agent du FBI - pour partir seule, quelque part au moyen orient. Et c’est là que j’ai décroché : ce qui avait encore un semblant de vraisemblance devient d’une telle fiction que non, désolé, mais j’ai décroché.
Rendons tout de même à César... c’est relativement bien écrit et l’histoire saura plaire à l’amateur du genre. Mais on n’invente rien ici : c’est du déjà lu...

À l’instar de Léon X qui écrivit Il nous a bien servis, ce mythe du Christ, j’ajouterais « surtout aux écrivains en mal de conspiration ».




Raymond Khoury
Le dernier templier
Presse de la cité, 460 p.
ISBN : 9782258069664

Carnet de vacances – 03 octobre

« Si j’avais les ailes d’un ange
je partirais pour Québec
»
- Robert Charlebois

J’avais effectivement trouvé une paire d’ailes pour Québec, via Orléans Express, mais voilà que le père de l’amie chez qui je devais habiter est décédé subitement. Quelle tristesse pour cette amie de perdre ainsi un être cher. Avec sa générosité habituelle, cette amie (M) m’a écrit pour me dire que je pouvais tout de même passer quelques jours chez-elle, en son absence – ses parents habitent à l’extérieur de Québec. Mais le coeur n’y est pas. Je ne me vois pas habiter chez-elle sans entendre son rire, sans voir son sourire, sans avoir la chance d’échanger avec elle sur les petits et grands sujets de la vie. En plus de passer quelques heures avec cette amie, j’avais imaginé passer un peu de temps avec son copain pour l’initier à GarageBand. J'imaginais qu’à deux, nous aurions pu faire quelques bonnes « tounes » - surtout que lui, c’est un sapré bon musicien, pas comme moi qui sait même pas lire la musique... Je pensais aussi passer une soirée cette semaine avec mon amie C. et me taper un bon souper avec mon amie L. Il semble que se sera pour une autre fois ! Pour l’instant, mon coeur et mes pensées sont avec M. et sa famille...