mercredi 7 mai 2008
mardi 6 mai 2008
Mea Culpa Saab - 06 Mai

Mea culpa, mea maxima culpa (amis de la réforme, cherchez pas, c'est du latin). Notre amie Saab qui connaît tout en musique, mais alors là tout (si ! si !) m'a fait une fleur l'autre jour et j'ai pas trouvé le temps de la remercier ; je m'empresse donc de corriger le tir : c'est qu'après lui avoir écrit ma parfaite ignorance de Amy Winehouse, Saab a mis en ligne sur son blogue, de très importantes références à Amy Winehouse, juste pour moi. Moi qui ne connaissais de cette chanteuse que les frasques nombreuses, mais pas l'immense talent (en fait, j'avais jamais entendu une seule chanson d'Amy Winehouse avant) j'ai passé beaucoup de temps à écouter et ré-écouter (et revisionner aussi) du Amy Winehouse.
Alors merci Saab pour voir à mon éducation musicale. Tu es vraiment chouette.
Zune au Canada - 06 mai

Le Zune disponible au Canada dès le 13 juin ! Le quoi ? Le Zune. C'est le balladeur de micro$oft (mais dans les faits c'est un Toshiba) qui devrait concurrencer le iPod. Je dis bien devrait car ce baladeur arrive au Canada avec près d'un an et demi de retard - et pour penser faire concurrence au iPod, faut se lever tôt... Surtout que ce baladeur n'est compatible qu'avec XP - et vista depuis une mise-à-jour*
« Pour les Canadiens, Zune va bien au-delà du lecteur de musique; il s'agit d'une expérience sociale partagée », a indiqué dans un communiqué Craig Tullett, directeur de Groupe, Zune Canada.
Source
Au fond, si les canadiens ne voulaient qu'un bon lecteur MP3, sans vivre une "expérience sociale partagée", ils devraient acquérir un iPod, c'est bien ça ;-) Et puis, pour un baladeur qui se veut social, il manque une section PodCast...
Intéressant : le nom micro$oft ne figure nulle part sur le lecteur !
___________
* imaginez : le Zune n'était même pas compatible avec vista à la sortie de ce dernier ! Faut l'faire comme dirait l'autre !
lundi 5 mai 2008
Fin de journée - 05 Mai
À venir... - 05 Mai

Faut croire que c'est la saison des vacances pour les libraires : Maître J., mon libraire (et ami) chez Gallimard est en ce moment quelque part en Turquie, avec sa douce. Dans un peu plus d'une semaine, mon libraire chez Delteil quitte pour passer trois semaines en Californie - avec un détour obligé à San Francisco (c'est tout de même le 50e anniversaire de publication de "On the road"). Je ne pense pas trouver le temps pour faire le plein de livres chez Delteil avant son départ (c'est partie remise pour juin) mais dès le retour de Maître J., je lui passe la commande suivante :
1. "Blake et Mortimer - le sanctuaire de Gondwana" (BD)
2. "Le dernier maître espion, Gayle Lynds" (espionnage-aventure)
3. "L'un des nôtres", Stella Rimington (espionnage-aventure)
4. "Jeune fille", Anne Wiazemsky (roman)
Et la liste risque de s'allonger ; je viens de recevoir quatre de plus récents Livres-Hebdo...
Et vous, votre libraire est en vacances ? Vous êtes vous même en vacances et n'êtes pas libraire - c'est donc dire que vous êtes un joueur du canadien ;-))
dimanche 4 mai 2008
Compte de mots - 04 mai

"Du pauvre monde les Montréalais, je sais pas comment
ils font, loin de la rivière, des collines, loin de tout. [...]
J'ai déjà essayé de vivre là une fois, pas toffé un an.
Sale, chaud, trop de monde, trop d'affaires, de bruit,
même pas beau..." (pp. 124-5)
- Le père
Ruelle océan,
Rachel Leclerc
Jamais un livre sur le Montréal des laissés pour compte n'aura autant fait référence a un village de la Gaspésie. Pas la Gaspésie des cartes postale, avec des idées de bord de l'eau, mais la Gaspésie "dans les terres", loin de la mer. Mais si la Gaspésie est là en toile de fond, Montréal n'est jamais bien loin. Ne serait-ce que parce que c'est là qu'aboutissent une fille, jeune infirmière, et son père, après avoir habité un village dans la vallée. Mais s'ils aboutissent à Montréal, c'est pas tellement par choix que parce qu'un "drame" commun mais vécu de façon différente les obligent à aboutir à Montréal, dans la grande ville. Et on sait combien parfois la grande ville peut être dure envers les êtres sensibles.
Deuxième roman de cette auteure surtout connue pour sa poésie, "Ruelle océan" est un roman qui oscille entre douceur et dureté. Entre souvenirs et moment présent, entre la Gaspésie et le Montréal des laissés pour compte. J'ai bien aimé cette histoire. Et sans être un grand roman, je recommanderais tout de même la lecture de ce livre, parce que parfois, c'est pas toujours le meilleur qui gagne...
"Ruelle océan"
Rachel Leclerc
Boréal, 169 pages
ISBN : 9782764600856
CCR : 111,1.r/LEC
Libellés :
Littérature québécoise,
Rachel Leclerc
samedi 3 mai 2008
Compte de mots - 03 Mai

"L'amour est ce qui se passe entre deux êtres qui s'aiment" - Roger Villand
C'est bien d'amour dont il est question dans ce tout petit livre de Philippe Labro intitulé " Franz et Clara". D'amour oui, mais un amour triste et impossible (même si rien n'est impossible en amour). C'est une histoire d'amour en deux temps. Un amour qui, à la fin, n'est pas aussi impossible qu'il y parait. Franz et Clara sont très attachants, chacun dans leur univers. Le livre - l'histoire en fait - se termine un peu abruptement (mais le bonheur, semble t-il, c'est la malheur accepté). J'aurais aimé cheminer plus longuement avec eux. Se lit en un peu plus d'une heure. Parfait pour un samedi avant-midi de pluie.
"Franz et Clara"
Philippe Labro
Gallimard, Collection Folio
Septembre 2007 pour cette édition. 179 pages
ISBN : 9782070344994
CCR : 131.r/LAB
vendredi 2 mai 2008
Neige - 02 Mai
Compte de mots - 02 Mai
Maladroit mais sympa !

Un petit livre de science-fiction pour changer du présent, pourquoi pas ! J'ai arrêté mon choix sur "Le sceptre du hasard" de Gérard Klein. Une petit livre bien maladroit car si l'histoire est intéressante, l'écriture est ma foi assez quelconque. On aurait aimé une écriture plus resserré, des personnages plus vrais et surtout, on aurait aimé que cette histoire, qui se déroule au XIVe siècle, cesse de continuellement se référer au XXe siècle. Mais l'histoire est sympa malgré tout :
Ingmar Langdon ne rêvait que d'une seule chose ; de tranquillité et de livres. À une époque où le livre de papier n'existe plus vraiment, Langdon promène avec lui, dans son vaisseau planétaire, plusieurs milliers de livres. Mais le hasard a voulut qu'il soit désigné comme nouveau chef suprême de l'humanité. Comme il n'avait aucune envie d'exercer le pouvoir, il prends la fuite. Repris, il est conduit au palais impériale pour mieux fuir dans la mêlée générale. Il trouve refuge sous terre, là ou les "anormaux" (les humains imparfaits) se cachent. Après plusieurs mois à réfléchir sur le sort des anormaux, il décide de suivre le mouvement de la révolution, avec les Démos pour libérer et donner accès à tous à la surface de la terre - et en même temps, empêcher une guerre intersidérale entre les "étrangers" de l'espace et quelques terriens, avides de pouvoir. Pas mal comme programme pour une homme qui aspirait à un peu de calme et beaucoup de livres ;-)
C'est loin d'être un chef d'oeuvre, même si le livre est supposé être un classique de la SF française. Mais c'est un divertissement assuré, pour une bonne heure de lecture. Et puis, c'est tout de même moins ennuyant qu'une partie de hockey...
"Le sceptre du hasard"
Gérard Klein
LGF - Le livre de poche
Collection Science-Fiction
186 pages, 2002 pour cette édition
ISBN : 9782253072461
CCR : 131.sf/KLE

Un petit livre de science-fiction pour changer du présent, pourquoi pas ! J'ai arrêté mon choix sur "Le sceptre du hasard" de Gérard Klein. Une petit livre bien maladroit car si l'histoire est intéressante, l'écriture est ma foi assez quelconque. On aurait aimé une écriture plus resserré, des personnages plus vrais et surtout, on aurait aimé que cette histoire, qui se déroule au XIVe siècle, cesse de continuellement se référer au XXe siècle. Mais l'histoire est sympa malgré tout :
Ingmar Langdon ne rêvait que d'une seule chose ; de tranquillité et de livres. À une époque où le livre de papier n'existe plus vraiment, Langdon promène avec lui, dans son vaisseau planétaire, plusieurs milliers de livres. Mais le hasard a voulut qu'il soit désigné comme nouveau chef suprême de l'humanité. Comme il n'avait aucune envie d'exercer le pouvoir, il prends la fuite. Repris, il est conduit au palais impériale pour mieux fuir dans la mêlée générale. Il trouve refuge sous terre, là ou les "anormaux" (les humains imparfaits) se cachent. Après plusieurs mois à réfléchir sur le sort des anormaux, il décide de suivre le mouvement de la révolution, avec les Démos pour libérer et donner accès à tous à la surface de la terre - et en même temps, empêcher une guerre intersidérale entre les "étrangers" de l'espace et quelques terriens, avides de pouvoir. Pas mal comme programme pour une homme qui aspirait à un peu de calme et beaucoup de livres ;-)
C'est loin d'être un chef d'oeuvre, même si le livre est supposé être un classique de la SF française. Mais c'est un divertissement assuré, pour une bonne heure de lecture. Et puis, c'est tout de même moins ennuyant qu'une partie de hockey...
"Le sceptre du hasard"
Gérard Klein
LGF - Le livre de poche
Collection Science-Fiction
186 pages, 2002 pour cette édition
ISBN : 9782253072461
CCR : 131.sf/KLE
Compte de mots - 02 Mai
Goulag, une histoire.

Goulag : un mot qui évoque l'horreur la plus complète. Goulag : c'est un instrument de répression politique et qui devait vite se transformer en réservoir de main-d'œuvre forcée pour l'industrialisation soviétique. Goulag : c'est aussi l'absurdité des arrestations, la cadence infernale des travaux, la terreur, les violences, les conditions pitoyables d'hygiène et la mort omniprésente. Goulag : au delà des chiffres (plus de 18 millions d'individus en furent les victimes, 4,5 millions n'en revinrent jamais) c'est l'histoire de tout un peuple.
J'ai beaucoup lus sur les goulags et pourtant, j'ai encore appris énormément de choses avec l'essai de Anne Applebaum. Malgré le sujet pas très "joyeux" de ce livre de 1062 pages, j'ai dévoré cet ouvrage à coup de 150 pages par jour. À travers l'horreur la plus complète, l'essayiste nous raconte aussi un goulag au quotidien, avec les stratégies de survie, les tentatives d'évasion, l'espoir et la solidarité, un goulag avec ses propres lois, sa diversité, sa littérature, son folklore, son argot et ses coutumes. Essai important donc pour mieux saisir, au delà des clichés, la réalité des goulags qui ont existé jusque dans les années 1980.
À lire pour compléter la littérature - abondante - sur le sujet (Soljenitsyne, Chalamov, Guinzbourg...)
"Goulag, une histoire"
Anne Applebaum
Traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat
Editions Gallimard (31 janvier 2008 pour l'édition en poche)
Collection : Folio histoire, 1062 pages.
ISBN : 9782070348725

Goulag : un mot qui évoque l'horreur la plus complète. Goulag : c'est un instrument de répression politique et qui devait vite se transformer en réservoir de main-d'œuvre forcée pour l'industrialisation soviétique. Goulag : c'est aussi l'absurdité des arrestations, la cadence infernale des travaux, la terreur, les violences, les conditions pitoyables d'hygiène et la mort omniprésente. Goulag : au delà des chiffres (plus de 18 millions d'individus en furent les victimes, 4,5 millions n'en revinrent jamais) c'est l'histoire de tout un peuple.
J'ai beaucoup lus sur les goulags et pourtant, j'ai encore appris énormément de choses avec l'essai de Anne Applebaum. Malgré le sujet pas très "joyeux" de ce livre de 1062 pages, j'ai dévoré cet ouvrage à coup de 150 pages par jour. À travers l'horreur la plus complète, l'essayiste nous raconte aussi un goulag au quotidien, avec les stratégies de survie, les tentatives d'évasion, l'espoir et la solidarité, un goulag avec ses propres lois, sa diversité, sa littérature, son folklore, son argot et ses coutumes. Essai important donc pour mieux saisir, au delà des clichés, la réalité des goulags qui ont existé jusque dans les années 1980.
À lire pour compléter la littérature - abondante - sur le sujet (Soljenitsyne, Chalamov, Guinzbourg...)
"Goulag, une histoire"
Anne Applebaum
Traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat
Editions Gallimard (31 janvier 2008 pour l'édition en poche)
Collection : Folio histoire, 1062 pages.
ISBN : 9782070348725
jeudi 1 mai 2008
Compte de mots - 01 Mai
À l'ombre des mots obscures, il y a un lecteur frustré !

"A l'ombre des majorités silencieuses ou La fin du social" de Jean Baudrillard est un essai tout aussi verbeux que nébuleux sur les majorités silencieuse. Dommage car l'extrait du C4 (le quatrième de couverture) laissait présager un bon sujet :
"La majorité silencieuse : tous les systèmes actuels fonctionnent sur cette
entité nébuleuse, dont l'existence n'est plus que statistique, dont le seul mode
d'apparition est le sondage. Les masses qui la constituent ne sont bonnes
conductrices ni du politique, ni du social, ni du sens en général. Tout les
traverse, tout les aimante, mais s'y diffuse sans laisser de traces."
Bon, jusque là, ça va bien. On se dit même ; voilà un petit livre qui semble intéressant et instructif. Mais quelques pages suffisent pour se rendre compte que se sera plutôt barbant. J'ai poussé l'audace de lire le livre jusqu'au milieu de la page 61 (sur 114). Ensuite, j'ai abandonné.
"A l'ombre des majorités silencieuses ou La fin du social"
(suivi de "L'extase du socialisme")
Jean Baudrillard
Denoël/Gonthier, Bibliothèque médiations, no 226
Poche: 114 pages, 1982.
ISBN : 978-2282302263
CCR : 431.s/BAU

"A l'ombre des majorités silencieuses ou La fin du social" de Jean Baudrillard est un essai tout aussi verbeux que nébuleux sur les majorités silencieuse. Dommage car l'extrait du C4 (le quatrième de couverture) laissait présager un bon sujet :
"La majorité silencieuse : tous les systèmes actuels fonctionnent sur cette
entité nébuleuse, dont l'existence n'est plus que statistique, dont le seul mode
d'apparition est le sondage. Les masses qui la constituent ne sont bonnes
conductrices ni du politique, ni du social, ni du sens en général. Tout les
traverse, tout les aimante, mais s'y diffuse sans laisser de traces."
Bon, jusque là, ça va bien. On se dit même ; voilà un petit livre qui semble intéressant et instructif. Mais quelques pages suffisent pour se rendre compte que se sera plutôt barbant. J'ai poussé l'audace de lire le livre jusqu'au milieu de la page 61 (sur 114). Ensuite, j'ai abandonné.
"A l'ombre des majorités silencieuses ou La fin du social"
(suivi de "L'extase du socialisme")
Jean Baudrillard
Denoël/Gonthier, Bibliothèque médiations, no 226
Poche: 114 pages, 1982.
ISBN : 978-2282302263
CCR : 431.s/BAU
Compte de mots - 01 Mai

Un roman cette fois-ci - et un très bon roman : "La vie aux aguets" de William Boyd. Roman d'aventure et d'espionnage qui va plaire à tous, même à ceux et celles pour qui le genre n'est qu'une littérature de... genre. Des personnages attachants et crédibles, pas de super héros, pas d'aventures rocambolesques, mais une histoire racontée avec intelligence. Comme l'écrivait un critique de "Livres hebdo" (désolé, j'ai perdu la référence), ce livre est un "hommage aux romans d'espionnage, romantique et tragique". L'histoire est simple, ce qui n'en fait pas une histoire simpliste :
Pendant la canicule de l’été de 1976, dans la campagne anglaise, pendant la canicule de 1976, une jeune femme rend visite à sa mère, dont les gestes et les propos la désarçonnent. Que penser lorsque votre mère vous annonce tout de go qu’elle n’est pas qui celle femme si anglaise qu'elle prétend être mais bien une émigrée russe et ex-espionne ? À travers le récit de cette vie, le passé et le présent se juxtaposent, mais sans jamais perdre le lecteur dans le dédale du temps. Drôle : il y a même une incursion au Québec ;-)
Un seul bémol - tout petit : dans la traduction, Christiane Besse choisit maladroitement de traduire "Quebec city" par "Québec ville" !!!! Euh ! est-ce possible de tomber dans un tel piège de traduction en 2008 ? Difficile de croire qu'en 2008, une traductrice ne sache pas faire la différence entre À Québec et AU Québec ! Mais bon, faut croire que C. Besse habite Paris Town ;-)
"La vie aux aguets"
William Boyd
trraduction de l'anglais par Christiane Besse
Points, 2008. 396 pages.
ISBN : 9782757807101
CCR : 121.ae/BOY
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