mercredi 7 février 2007

Compte de mots – 06 février



L’univers de Jane Austen (1775-1817) m’a toujours attiré. Mais jamais encore je n’avais abordé un de ses romans. Du moins, jusqu’à cet été. Plutôt que d’acheter son oeuvre (six romans majeurs, quelques oeuvres mineures inachevés pour la plus part) en autant de livre de poche, j’ai décidé de m’offrir les deux tomes de son oeuvres romanesque complète chez Omnibus. Je me suis donc attaqué cet été au premier pavé (1037 pages). J’ai lu coup sur coup « Raison et sentiments » (que j’ai aimé) et « Orgueil et préjugés » (que j’ai adoré). Je pensais m’attaquer aussi vite a « Emma » et « Lady Susan » (roman mineur), mais j’avais le goût de retourner au XXIe siècle. J’ai donc laissé ce premier tome pour passer à autres choses, à d’autres livres. Mais en fin de semaine, j’ai eu le goût de replonger dans le siècle de Jane Austen. J’ai donc entrepris la lecture de « Emma ». Le plaisir est intact !

Je sais qu’en ce moment, « la mode » est au roman historique. Avec Jane Austen, c’est tout autre chose. Tout d’abord, Jane Austen a vue et vécut ce que certains aujourd’hui tentent, avec plus ou moins de succès, de décrire. Ensuite, il y a le talent indéniable de Jane Austen à décrire son époque, parfois avec humour (si ! si !).
Mais c’est surtout la sincérité du ton qui, chez Austen, prime - et qui fait tant défaut chez certains auteurs moderne de « romans historique ».

« Emma », qui fut écrit il y a tout près de 200 ans, conserve encore toute sa fraîcheur.

Décédée à l’âge de 41 ans, le 18 juillet 1817, Jane Austen fut enterrée en la cathédrale de Winchester. L’inscription funéraire gravé par la famille, sur une dalle de la cathédrale, souligne les qualités inestimables de son caractère. Mais pas un mot, pas la moindre allusion à son oeuvre. Un an plus tard, le 30 juillet 1818, naissait une certaine Emily Brontë...



Jane Austen, Romans 1.
Omnibus, 1037 p.
ISBN : 9782258045101

samedi 3 février 2007

Compte de mots – 03 février



C’est avec « Pensées secrètes », lu en juillet dernier, que j’ai découvert l’écrivain anglais David Lodge. Je me souviens encore de mon émerveillement devant l’univers bien particulier de ce roman. Un monde si onirique et pourtant, si près de nous, avec des personnages remplis de contradictions. Un monde à part qui nous ressemble un peu. Et cette façon qu’il a de nous raconter une histoire, avec humour et intelligence...

C’est donc avec un plaisir mal dissimulé que je me suis attaqué, plus tôt cette semaine, a la lecture de « La chute du British Museum ». Je n’avais pas lu quinze pages que déjà, j’avais ri quatre fois. Pas un petit rire discret qui serait passé inaperçu, caché derrière mon livre, non ; un vrai grand rire sonore. Heureusement pour moi, je ne lisais pas dans un café ;-)

Adam Appleby, personnage principal du roman, s’interroge sur la religion catholique (dans un monde protestant), sur la sexualité, les enfants. Mais voilà qu’une série d’aventures incroyables vont transformer la vie d’Appleby.

Le roman est truffé de références littéraires, l’auteur s’amusant à pasticher quelques uns de ses contemporains (il s’en explique dans une préface aux lecteurs français). Mais selon moi, les divagations d’Appleby relèves plus du syndrome de Walter Mitty que de la littérature [1]. Et même si les interrogations d’Appleby sont un peu loin de nous maintenant, il n’en demeure pas moins que ce roman est un petit bijou.


David Lodge, « La chute du British Museum »
Titre original : The British Museum is Falling Down
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Laurent Dufour
Rivages, coll. Rivages poche.
264 p. 2004
ISBN : 9782869306554

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[1] syndrome de Walter Mitty. c’est ni plus ni moins que la faculté de rêver tout en demeurant éveillé. Inspiré par le roman de James Thurber (1894-1961) « la vie secrète de Walter Mitty ».